6me année - N. t
SPEDIZIONE IN ABBONAMENTO posrALE (Secondo gruppo)
~
Le numéro L. 20 -
15 Janvier 1959
==
Paraissant deux fois par mois
Rédaction el Administration au Siège de
L' UNION VALDOTAINE
AOSTE
Téléph. 42.20
ABONNEMENTS
Ordinaire l. 500 - (semf'stre l. 300)
Etranger. L. 800
SoulIen: L 1000
19. Rue Fe5.taz
•
ft
Organe
du
Mouvel""i'"'\ent
de
JI.
L'UNION VALDOTAINE
pour
la
défense
de la ,.,..,inoritè
~, DEMANDE
a nos "amis" du "Pays d'Aoste"
UNE SIMPLE
~
Dans «Le Pays d'Aoste» du 1er
janvier 1959, nous lisons que la DC
«condusse una lotta sotto la bandiera della democrazia, facendone pagare le , spese alla stessa democrazia», mais l'auteur de cet aveu ajoute aussitôt: «La democrazia, condi·
zionata dai suoi alleati di destra,
ha dovuto spesso rin unziare ai suoi
principi informatori».
Il y a des mois que le «Pays d'Aoste» fait ce jeu: il reconnaît que la
D.C. s'est comportée d'une façon
antidémocratique et antivaldôtaine,
mais il en donne la faute à d'autres: à l'orgueil de certains hommes
politiques, à la bureaucratie centrale, au communisme, aux partis de
droite, etc ...
En expliquant par l'orgueil ou
l'arnbition le comportement antidémocratique d'un homme politique,
l'on n'explique rien et l'on n'apporte aucune solution. C'est comme si
l'on imputait à la force de gravité
la chute d'un maçon d'un échafaudage pourri. En se contentant de
remplacer ce maçon par un autre,
on ne fait que condamner le remplaçant à la même fin que son prédécesseur. Ce qu'il faut changer,
c'est l'échafaudage.
De même si l'on prétend expliquer par des sentiments antivaldôtains la conduite antivaldôtaine
d'un homme inscrit à un parti où
les valdôtains se trouvent dans les
proportions de 1 à 500 (proportions
entre les habitants de la Vallée
d'Aoste et ceux de toute l'Italie).
Pour expliquer la conduite antivaldôtaine de cet homme, il faut voir
ayant tout quelle est la politique de
son parti à l'égard de l'autonomie
valdôtaine. Or la politique du parti
au gouvernement à l'égard de l'autonomie valdôtaine est claire: c'est
une politique de sabotage. M. Chenalle reconnaît, quand il écrit dans
le numéro du 20-11-58 du «Pays
d'Aoste»: «On note, en Vallée d'Aoste, une emprise continuelle et effrontée des conceptions nationalistes et immobilistes de la bureaucratie centrale. Si nous allons de ce
pas, on ne concevra bientôt plus
rien, on ne réalisera bientôt plus
rien sans l'avis des fonctionnaires
romains ... Dans un Etat mon oc entrique mais décentralisé comme
voudrait être le nôtre, c'est la capitale qui devrait avoir de l'égard et
de la considération pour la périphérie. Nous sommes bien loin de cette réalité».
Il est vrai que notre homme s'efforce d'escamoter la chose en remplaçant «gouvernement démochrétien» par «bureaucratie centrale» et
par «capitale» . Mais ce tour de passe-passe ne trompe personne. La
D.C. gouvernant l'Italie depuis douze ans, il n'y a que des aveugles volontaires qui puissent encore compter SUl' eUe pour faire cesser cette
,~emprise continuelle
et effrontée
des conceptions nationalistes et immobilistes de la bureaucratie centrale» . Ce qu'il faut, c'est obliger le
gO}lvernement central à faire cesser
cette emprise en Vallée d'Aoste; et
cela nous ne pouvons l 'obtenir qu'en
montrant aux gouvernementaux
que nous sommes bien décidés à les
battre.
L'excuse du «danger» communiste n'est pas plus solide. De 1949 à
1954 la Région fut administrée par
une majorité formée de démochrétiens et d'unionistes; les communistes étaient à l'opposition; malgré
cela le gouvernement central renvoya indéfiniment l'exécution du
Statut Valdôtain sanctionné par la
Constitution. En agissant de la
serte, il fit exactem.ent ce qu'il fallait pour renforcer la position des
communistes en Vallée d'Aoste, briser l'alliance UV-De dont le «Pays
d'Aoste» se fait aujourd'hui le paladin et obliger les démochrétiens
valdôtains à s'allier avec les partis
de droite.
La dernière trouvaille de ces messieurs du «Pays d'Aoste», qui pren-
(suite page 3)
ethnique et linguistique
valdôtaine
Ille lettre ouverte à M. Bondaz
par un ex - démochrétien
LA REGION AUX INDEPENDANTS DES PARTIS
Monsieur le Président,
Dès l'instauration de notre Région Autonome, nous assistons à un spectacle
qui serait émouvant, s'il n'était par trop
paradoxal. Les partis politiques qui agrémentent notre Pays rivalisent er,
manifestations de sympathie - du moins
verbales - envers notre autonomie, S e
disputant, à l'envi, les faveùrs des valdôtains.
Nous avons lieu de nous méfier! Ce
qu'ils cherchent, c'est d'accaparer des
votes pour leur pat ti. L'amour pour 1ft
Région n'est .qu'une feinte!
C'est bien simple : un parti politique
ne peut être, par nature, que centralisateur, donc antiautonomiste. Ces partis acceptent forcément l'institution de
la Région, faisant bonne mine à mauvais jeu, du morllf:nt que la ConstitutIon prévoit la déatieFl d'autonomies
régionales pour tout le Pays. Mais leur
but est de s'emparer de la Région pour
l'amener à leurs fins.
Voilà ce qui se passe: tant que les
intérêts de la Région coïncident avec
ceux du Parti, tout marche à souhait,
mais dès qu'ils sont opposés, la Région
a le dessous.
Ces quatre ans d'administration Bondaz nous ont dessillé les yeux à cet égard, en d issipant définitivement les illusions dont nous nous étions bercés.
En réalité trois faits d'importance capitale nous donnent raison:
l' - la lutte obstinée, acharnée
contre l'U.V. de la part de
la D. C.
Ce contraste qui avait sa cause dans
les circonstances contingentes de 1954,
se serait attenué, à notre avis, jusqu'à
disparaitre si la D.C., après sa victoire
dans les élections régionales, avait pratiqué, à l'égard de ru. V., une politique
accorte, sereine,... chrétienne, repoussant tout sentiment de vengeance, une
poEtique vraiment . valdôtaine.
Cette ligne de conduite, raisonnable.
patriotique, aurait dû être imposée par
la direction du Parti. Mais ce dernier ne
peut voir de bon oeil la naissance d'un
fort mouvement régionaliste et par conséquent est plus disposé à attiser le feu
qu'à l'éteindre. De là la situation intolérable que · nous connaissons tous, malheureusement.
2' - la question de la langue
francaise
,
Le Statut régional a défini une fois
pour toutes la position du français dans
M. Bondaz a ouvert, à Paris,
la campagne électorale
Le 35ème Arbre de Noël des enfants valdôtains de la Région parisienne a eu lieu le 28 décembre.
Le chanoine Pession, qui ne manque pas de finesse, avait dédié cette manifestation à la mémoire de
l'abbé Petigat, ce qui avait attiré
beaucoup de Valdôtains désireux de
rendre un juste hommage à celui
qui fut le promoteur de cette fête,
devenue traditionnelle,
L'Union valdôtaine de Paris, la
Pro-Schola de Champdepraz, le Rideau valdôtain, le Groupe théâtral,
l'Association sportive y avaient été
conviés. Le Comité d'Entente éga-
lement, quoique avec beaucoup de
réticence. Les dirigeants de ces sociétés et organisations avaient tenu à être présents à cette fête, dont
le principe même excluait toute
tendance politique.
La présence, discrètement annoncée, de M. Bondaz; président de la
Junte régionale, et de plusieurs assesseurs, si insolite qu'elle ait pu
paraître d'abord à ceux qui connaissent la façon d'agir habituelle de
ces messieurs, pouvait cependant
se justifier comme un hommage à
l'abbé 'Petigat.
Tout alla bien jusqu'à la fin de
la première partie du spectacle, au
cours de laquelle les jeunes artistes
du Rideau valdôtain et du Groupe
théâtral firent des prodiges pour in··
téresser, amuser, enchanter . leur
auditoire, et y parvinrent. Quant à
la chorale de st. Ours, que les Valdôtains de Paris entendaient pour
la première fois, elle fut au dessus
de tout éloge. Sous la direction impeccable du chan. Domaine elle fit
entendre des chansons valdôtaines.
en français et en patois, exécutées
avec une maîtrise parfaite et une
simplicité de bon goût.
Avant l'entracte, le chanoine Pession, dans le même style émollient
qui caractérise ses articles de «La
Vallée d'Aoste» et qui a fait de ce
journal, autrefois si net, vigoureux
et franc, une merveille de fadeur et
d'inconsistance, prononça une allocution dans laquelle l'hommage à
l'abbé Petigat fut bientôt recouvert
par d'obséquieux remerciements à
Bondaz, daignant honorer de sa présence les Valdôtains de Paris, lequel,
flanqué de M. Berthet et de M. Bionaz, écoutait tout cela avec dignité.
On espérait enfin le Père Noël. Ce
fut M. Bondaz qui apparut sur la
scène, tenant à la main un discours
écrit, qu'il infligea imperturbablement et impitoyablement à tous,
petits et grands, et dont la plus longue partie était un éloge sans retenue de son administration.
L'auditoire qui, dans la circons··
tance, s'attendait à tout autre chose, dut souffrir - les grandes personnes avec beaucoup de gêne, les
enfants avec une visible impatiense - l'énoncé fastidieux de l'oeuvre
accomplie par M. Bondaz et son
gouvernement, oeuvre «gigantesque» grâce à laquelle tout va aujourd'hui pour le mieux en Vallée
d'Aoste, comme chacun sait. dans
tous les domaines : finances, économie, agriculture, grands travaux, et
même dans celui de l'enseignement
où - qui l'eût dit? - la langue et
la culture françaises sont en pleine
renaissance.
Parmi ceux qui entendirent ces
belles paroles, il en est sans doute
qui, mal informés, les crurent.
Mais qui n'a pas senti l'incongruité d'un tel discours dans cette
fête enfantine?
Qui n'a pas déploré que le président de la Région autonome valdôtaine ait manque a ce point de
psychologie et de tact?
Un spectateur
la Vallée. Rappelons ici que cette Chart e a été établie et approuvée en des circonstances exceptionnellement fa vorables aux valdôtains, circonstances qui ne
se reproduiraient certainement plus aujourd'hui. On peut affirmer que les
chefs de la D. C. ne peuvent être favorables à un regain du français chez
nous, s'agissant là d'une m a tière régiOnaliste par excellence.
L'action superficielle, stérile de l'Administration Bondaz dans ce champ,
est là pour nous le prouver.
Une fois de plus, le Parti s'est joué
de la Région.
3' -la question de la Zone
Franche
En
véJ,'ité, quoiqu'ils s'en défendent,
par pudeur, nos dirigeants ont toujours
été partisans du régime dit «des contingents», c'est à dire d'un avorton de Zone Franche et si la D. C. finira - ce
dont nous doutons fort - par céder aux
justes requêtes de notre Conseil, ce ne
sera qu'«in articulo mOTtis» c'est à dire
devant le danger mortel des prochaines
élections régionales.
Nous avons donc démontré que dans
l'exécution de son mandat, Mr. le Président de la Junte régionale a fait passer les intérêts du Parti avant ceux de
la Région, et qu'il a trahi, ainsi, en quelque sorte, la confiance dont les valdôtains l'avaient honoré.
Il est de toute évidence que l'esprit
régional, dans son acception pure et
légitime, ne peut sortir qu'appauvri,
mutilé, des mains de la D.C. (comme,
d'allleurs de tout autre parti politique)
notamment dans le cas de notre autonomie, dont la naissance n'a pas eu lieu
simplement sous l'enseigne de la décentralisation administrative, mais a été
marquée au sceau de la particulière
physionomie ethnique et linguistiquf'
qui nous distingue des autres régions
italiennes et dont nous avons le droL
et le devoir de sauvegarder l'intégrité.
Valdôtains! ne laissons plus que notre région soit l'instrument d'un parti
politique. Nous pouvons accepter sa col··
••••••••••••••••••••••••••••••
•••
•
(J h.nnn el'nen t il a
•••
•
~
"Peuple
Valdôtain"
:
•
•
•
•
••••••••••••• g ••••••••••••••
laboration, mais nous repoussons dér.idément son hégémonie.
Il est temps que les Independants des
Partis prennent les rênes de la Région
avec le programme suivant:
1. - Sauvegarder jalousement nos tra··
ditions religieuses;
2. - Veiller à la conservation et à l'exaltation de notre langue maternelle, le
Français;
3. - Donner pleine application aux
dispositions du Statut Régional;
4. - Encourager et aider toutes les initiatives propres à consolider notre autonomie;
5. - Resserrer les liens qui nous unissent à nos frères émigrés;
6, - Veiller à ce que nos droits conss,crés par le Statut Régional soient strictement respectés par les organes du
Gouvernement central.
Le Peuple Valdôtain
2
billet de
l'ér.r~igré
COMPARons POUR COMPREnDRE
La Suisse et la Vallée de la Doire
Baltée étaient, à l'origine, deux
pays présentant les mêmes caractères physique, climatique, économique et humain.
Aujourd'hui, leur dissemblance
est énorme : le même potentiel dE
base n 'a pas évolué identiquement.
Il s'agit bien toujours des mêmes
pays alpins, au sol ingrat, mais
pendant que la Suisse, organisée en
Confédération indépendante, ' réussissait à donner à sa population,
dans la Paix et la Liberté vraie, un
niveau de vie et d'instruction digne
d'exemple, la Vallée d'Aoste, soumise au régime de colonie d'exploitation et de peuplement, demeurait
pauvre, sous-développée, avec une
population techniquement arriérée,
condamnée aux reniements linguistiques et culturels, vouée aux conditions ancillaires et , acculée à l'émigration.
A l'origine, les deux régions étaient également mal loties; leurs
surfaces cultivables, par tête d'habitant, étaient équivalentes en
quantité et qualité; le Val d'Aoste,
plus ramassé, plus homogène, était
même avantagé par une incontestable unité physique -naturelle ainsi
que par son unité linguistique et
religieuse, sans compter les richesses de son sous-sol.
Aujourd'hui, pendant que la Suisse, libre et bien administrée, rationnellement -mise en valeur et
soucieuse de son indépendance,
constitue une nation féconde et
prospère, le Pays d'Aoste voit toujours les meilleurs de ses fils émigrer, ses richesses naturelles exploitée par et pour les gens d'en bas,
ses campagnes condamnées à la
misère et à l'abandon.
Voici une courte et éloquente statistique datant de 1954 et relative
aux échanges économiques de la
Suisse:
Import. Export.
Matières premIeres
34%
4%
Produits fabriqués
43 % 91 %
Produits alimentaires 21 % 5%
main-d'oeuvre. On calcule, par exemple, qu'un Kllogr. de montres
vam '(00 Ïrancs suisse, alors que la
matière première nécessaire à sa
production vaut 4 francs. L'énorme
écart de prix entre ces deux stades
de la production sert à amortir l'outillage, à former une main-d'oeuvre
hautement spécialisée et à rémunérer le travail. Voilà comment la
Suisse a pratiquement supprimé
son émigration et comment elle assure à. ses habitants un très haut
standard de vie.
Si nous dressions le même tableau
pour la Vallée et à la même date.
nous constaterions que ce pays e,xporte três peu de produits fabri··
qués, environ 510, tandis qu'il exporte le 95 % de ses matières premières, dont son énergie électrique,
et le 25 % de sa main-d'oeuvre; celle~ci, sans formation technique aucune, étant destinée aux occupations ancillaires.
On s'aperçoit ainsi que, 10 ans
après la mise en oeuvre d'une Administration semi-autonome, malgré des travaux spectaculaires et
des progrès d'autant plus remarqua.
bles qu'il s'agissait d'une région davantage sous-développée, rien ou
presque n'est changé quant au problème de base: le problème humain.
Ce problème conditionne toute
l'économie et il s'appelle: Autonomie véritable des ressources, Emigration, Immigration, Instruction
et Formation tec.hnique locales. A
quoi servent les richesses du sol et
du sous-sol, à quoi sert le Tourisme si le pays ne possède pas les cadres et les techniciens autochtones capables de les utiliser et de les
faire produire?
A l'heure actuelle, on a trop pris
l'habitude de ne baser l'Economie
que sur les Capitaux. On oublie que
sa base est humaine e,t que les investissements les plus fantastiques
ne sont rien sans des techniciens
suffisants en nombre et en qualité.
La construction de grands Hôtels
et de Palaces, l'implantation de circuits touristiques et de Stations
bien équipées, l'établissement d'un
réseau routier impeccable, la production de millions de tonnes d'acier et de milliards de kilowats-heure ne profiteront presque pas à la
Vallée, tant qu'elle sera réduite à ne
fournir que les manoeuvres-balais,
les brique urs dè plancher et les vendeurs de sueur.
Un pays qui emprunte ses cadres
et ses techniciens est comdamné à
la dépersonnalisation, à la décadence culturelle, au mimétisme linguistique et moral. Il abdique lentement mais sûrement. Son économie
n'est que le reflet de sa déchéance.
Supposer que les administrateurs
de la Région Autonome valdôtaine,
que ses élus locaux ou régionaux,
ne sont pas conscients de cet état
de fait, serait faire injure à leur intelligence et les taxer d'ignorance.
Ils savent pertinemment qu'ils n'ont
Jusqu'ici. résolu aucun des problèmes vitaux dont dépend l'avenir du
Pays et son autonomie; ils dévient
systématiquement les questions, ils
taisent leur embarras, ils cachent
leurs doutes pour ne faire état que
de réalisations dont profitent surtout les immigrés et les capitalistes
d'en bas. L'oeuvre qu'ils ont menée
à bonne fin et dont ils se vantent,
est une oeuvre de faillite valdôtaine: faillite culturelle, faillite humaine, la plus grave qui puisse peser sur la conscience des hommes.
Souhaitons que les Valdôtains
comprennent qu'on les trompe,
qu'on les conduit vers le renoncement au patrimoine de leurs aïeux,
qu'aucun progrès matériel ne comptera tant que certains problèmes
humains de base n'auront pas été
résolus. Aux problèmes valdôtains,
il faut des solutions valdôtaines. La
religion et l'idéologie politique n'ont
rien à voir là dedans. Elles ne font
que compliquer les problèmes et
masquer la vérité.
L'EMIGRE
100% 100%
L'interprétation de ce tableau
permet de découvrir le secret de la
prospérité suisse.
On s'aperçoit que la Suisse exporte surtout des produits fabriqués, c'est à dire le travail de sa
De quoi vous
plaignez - VOUS?
Lu dans «La Stampa» du 6 janvier,
sous la rubTique «Specchio dei tempi »:
"Il 2 gennaio la RAI a messo in onda
una trasmissione dedicata a Fiorenza
Nightingale, una delle più degne donne
deI secolo diciannovesimo, ed ha citato
la guerra di Crimea, dicendo testualmente che: "L'Italia entra in guerra a
fianco dell'Inghilterra e della Francia",
"Sono un giovane orgoglioso deI Piemonte. Ti prego, caro «Specchio dei
tempi» , ricorda alla RAI che a sostenere l'onere finanziario e quello ancor più
gravoso delle perdite umane, fu il vecchio e glorioso Regno di Sardegna. Ma
si sa che il Pie monte è sempre in un
a ngolo in tutti i sensi".
"Il Pie monte è sempre in un angolo
in tutti i sensi" ... le Piémont est tou-
jours oublié ! C'est ce qu'on pouvait dire également et à plus forte raison de la
Vallée d'Aoste . Mais les Valdôtains ont
su réagir, ils ont su reconquérir leur autonomie, seule façon de ne pas devemr
les esclaves de ces autres Italiens que
nous avons «libérés», qui ne demandaient pas d'être «libérés» et qui auraient raison de nous répondre: "De
quoi vous plaignez-vous? ... Ne vous êtesvous pas mis de vous-mêmes «in un angolo in tutti i sensi? »... N'avez..,vous pas
voulu que la «grande» Rome devînt votre capitale? .. Les gloires du Piémont
ne sont-elles pas les gloires de l'Italie? ..
Non siamo forse tutti italiani?".
LE PRESIDIj)NT
DE LA V ALT-d'EE
C'est ce que l'on est convenu d'appeler "un brave homme", bien élevé, probe, voire vertuel[X, mais ... mais .. .
Sou s les chastes dehors de l'humble
violette, un fond de suffisance mêlée
de méfi.ance vous rend perplexe.
Sur le s lèvres minces un sourire dessiné en permanence, qui pou.rrait de
prime abord paraître accueiliant, se révèle bien vite purement décoratif, tel
le rouge az..x levres d'une jeune fille.
Il vous écoute, ou feint de vous écouter, les yeux demi-clos, ne trahissant
jamais "es impressions , si bien qu'en
prenant congé vous ne savez au juste
s'il vous approuve ou s'il vous donne
tort.
Dans les deux cas, d'ailleurs, il vous
congédiera avec force sourires et poignées de main.
Caractère faible et craintif, les initiatives hardies l'épouvantent; il repousse (f.' insttm.ct les solutions radicales et nettes. Il est pour les mesures dilatoires et la "procrastination" qu' il appelle : "prudence".
Une véritable terreur de la critique et
de la publ ;::;ité le tient, lui rogne les ailes , et en entrave l'essor.
C'est due que notre personnage n 'est
pas un oiseau de haut vol; il bat de l'aile fréquemment et les hautes cimes lui
donnent le vertige.
Aussi, manquant du recul nécessaire,
son oeil ne perçoit pas les choses dans
leurs véritables proportions, de sorte
qu'il est porté à envisager les délicats
et .vastes problèmes de la Région avec
la même étroitesse de vues que s'il s'agissait d'une modeste et obscure municipalité .
Jaloux à l'excès du pouvoir que Iv.i
ont conférè les électeurs, et au mépris
des principes d'une' vraie démocratie, il
tient soigneusement la population dans
l'ignorance des projets et des procédés
de 1'.4.dministration.
Ainsi. ce démocrate à rebours, reniant
son origine, n'a cure de l'approbation
d'en bas, c'est à dire du peuple; il lU'l
suffit de l'assentiment d'en haut, c'est
à dire du Parti, c'est à dire de Rome.
Il manque enfin à ce trotte-menu
l'élan, l'inspiration, le souffle qui vivifie et qui crée.
NEMO VIR MAGNUS SINE AFFLATU
DIVINO UNQUAM FUIT (Cicéron )
Lignes générales d'un programme Un
Ce programme fait
part~e
de l'article
«Le français est-il destiné à disparaître
de la Vallée d'Aoste? » ("Deuxième lettre ouveTte à M. le Prés i dent Bondaz" ,
par un ' ex-démochrétien) , paru dan;;
notre numéro précédent.
* * :):
PREMIER POINT:
AU PALAIS
SIEGE DE L'ADMINISTRATION
Un écu aux armoiries de la Vallée et
portant l'inscription: GOUVERNEMENT
REGIONAL DE LA VALLEE D'AOSTE
devra surmonter la Porte principale du
Palais auquel nous donnerons le nom
d'un Valdôtain illustre, par exemple:
DE TILLIER.
Dans l'intérieur, les indications des
divers Bureaux devront être rédigées , en
français, de sorte que, soit le personnel
de l'Administration, soit le public, auront
l'immédiate ~- et salutaire - sensation
en franch'.ssant la porte du Palais de
la Vallée, que le français est bien la
langue fondamentale de la Région. (1)
Ce principe établi, le Président de la
Junte devra s'y conformer; il devra obtenir que le français soit la langue Of'dinairement employée dans les séances
du Conseil et de la Junte, et que les actes relatifs soient rédigés en français! (l i
Le Président, les membres de la Junte et du Conseil devront, dans leurs contacts avec la population locale, s'inspirer de la nécessité de se servir uniquement de leur langue maternelle.
L'exemple doit partir d'en haut, dit~
on avec raison, et c'est précisément cet
exemp,le que nous sollicitons de nos dirigeants.
On entend dire: le français est passé
de mode chez nous. Eh bien: remettons-le à la mode!
DEUXIEME POINT:
LE FRANÇAIS DANS NOS ECOLES
Dans le but d'inspirer aux nouvelles
générations l'amour du français, nous
suggerons que dans chaque école, élémentaires et supérieures, des écriteaux
rappellent brièvement les origines de
notre langue et les raisons morales et
pratiques qui nous font un devoir de la
parler, de la cultiver, de l'aimer, en un
mot.
A cet effet, l'Assesseur à l'Instruction
Publique devrait faire dresser une carte du 3ème Royaume de Bourgogne
(882-1032) qui comprenait les reglOns
suivantes: Bourgogne, Franche Comté,
Suisse, Valais, Chablais, Genevois, Pays
de Vaud, Vallée d'Aoste.
L'appartenance de notre Vallée au
3ème Royaume de Bourgogne constitue
réellement l'acte de naissance du français chez nous.
TROISIEME POINT:
PUBLICATIONS FRANÇAISES
Nos enfants lisent beaucoup: les kiosques sont littéralement pris d'assaut par
des étudiants avides de connaissances,
de récits d'a ventures, d'histoires. etc.
Mais ils ne trouvent, hélas, que des revues et des journaux italiens.
Les autorités régionales devraient inviter - en leur facilitant la tâche, les librairies et les agents des journaux,
à mettre en vente des publications françaises pour enfants, jeunes gens et jeunes filles.
L'Assessorat à l'Instruction publique
ferait chose excellente en décernant aux
meilleurs étudiants des prix, sous forme d'abonnements personnels à des publications françaises.
QUATRIEME POINT:
LES minoritÉS EthniqUES
Et leurs vepl'ÉSEntants
REVUE REGIONALE
Nous souhaitons vivement que Mr.
l'Assesseur à l'Instruction Publique fasse renaître une Revue Régionale destinée à remplir le vide laissé par l'Augusta Praetoria.
«La Voix d'Alsace - Lorraine », organe
de la minorité de langue allemande en
France, a publié dernièrement un interview accordé par M. le député Caveri au journaliste suisse Dr. Christophe Baschlin.
M. Baschlin, qui est correspondant il.
Rome de plusieurs journaux de langue
allemande, a déjà écrit de nombreux
articles sur la Vallée d'Aoste et contribué grandement à faire connaître nos '
problèmes à l'étranger. L'article en langue allemande qu'il a écrit pour «La
Voix d'Alsace » est intitulé: «C'est ainsi
que travaillent de vrais représentants
du peuple».
dE
visant à ranimer chez les valdôtains
l'amour de la langue maternelle
A ce propos pourquoi ne choisirait-on
pas un titre de signification plus
largement valdôtaine? Par exemple Revue Valdôtaine, tout court?
La Revue dont nous parlons devrait,
à notre avis, être rédigé~ exclusivement
en français, car elle n'a pas à pratiquer
le bilinguisme.
L'alternance du français et de l'italien obéit à une réelle nécessité des journaux et revues poursuivant un but politique, commercial ou touristique et
s'adressant, par conséquent, à un public ne connaissant pas toujours notre
langue.
La nouvelle publication, au caractère
nettement régional, devrait constituer
la citadelle, le château-fort du français
chez nous, dont l'accès veut être réservé aux productions littéraires, scienti-
n
"Pa
fiques ou autres, exprimée& en langue
française.
La Vallée d'Aoste, il est bon de le rappeler, n'est bilingue que par nécessité ,
mais reste un pays foncièrement de langue française.
La Revue donnera la préférence à des
articles et productions valdôtaines, le~
oeuvres publiées seront généreusement
rétribuées.
(suite (
nent 1'1
versa, (
fluence
portem
tirégior
tral. M
qui ait
CINQUIEME POINT:
est le
PRIX LITTERAIRES
considé
Nous suggérons l'institution d'un ou mocrat
plusieurs prix à décerner aux meilleurs
est con
auteurs valdôtains d'ouvrages en langue
tion dl
française.
vans el
SIXIEME POINT:
GUIDE DE LA VALLEE'
Il est grand temps que l'Administration régionale mette au concours la publication d'un Guide de la Vallée d'Aoste en langue française, dont le besoin
se fait réellement sentir.
statut
SEPTIEME POINT:
ENSEIGNES
COMMERCIALES
La rédaction de nos enseignes commerciales dans la seule langue italienne ne laisse pas de surprendre - guère
flatteusement - les étrangers de passage.
L'éminent prof. Guy Heraut de l'Université de Montpellier, dans un article
paru sur «La Vallée d'Aoste» écrit à ce
propos: «A Aoste les enseignes commerciales sont toutes rédigées en italien et
seulement en italien, à tel point que le
bilinguisme est presque inexistant aux
yeux des étrangers.
L'observation du Prof. Héraut est jus- .
te et pertinente. Faisons donc cesser cet
état de choses paradoxal et incongru.
. Nous pensons que MM. les Assesseurs
au Tourisme et au Commerce pourraient
facilement, de concert avec les autorités municipales, convaincre (2) les commerçants de' la Ville et des bourg'ades
à rédiger leurs enseignes en français (1 )
ou au moins dans les deux langues.
Après tout, les commerçants y trouveraient leur compte, ce léger cachet
d'internationalisme ne pouvant que
constituer un attrait pour le touriste de
passage.
HUITIEME POINT :
CALENDRIER VALDOTAIN
Nous suggérons la distribution annuelle à titre gratuit à toutes les familles de nos campagnes, d'un calendrier
en langue française, dans lequel on
pourra rappeler aux valdôtains noms de
personnalités, dates et faits mémorables
de son histoire.
Ce simple hommage, en apparence
puéril et futile, pourra agir, efficacement, à notre avis, par' sa présence quotidienne, ininterrompue dans chaque
foyer.
NEUVIEME POINT:
ECOLES
DE FRANÇAIS POUR
NON-VALDOTAINS
présen1
naîtrai
la régi
statut
parti l
depuis
choses
LES
Nous suggérons l'institution de cours
de français pour les non-valdôtains.
Nous nous plaignons qu'un flot d'étrangers à la Vallée menace de nous submerger: eh bien, enseignons-leur notre
langue, ils finiront par la parler avec
nous.
NOTE:
BUREAU REGIONAL
L'institution d'un Bureau régional
chargé de veiller à la mise au point d'un
programme organique que l'Administration de la Vallée aura adopté pour' la
conservation de la langue française.
NOTES DE LA REDACTION
1) Nous avouons que notre ex-démochrétien dont nous apprécions par
ailleurs la collaboration .- nous inquiète un peu: ill veut être plus radical que
les un ionistes, qui se contenteraient
très bien du bilinguisme. Il ne s'agit pas
de reporter la Vallée d'Aoste à l'année
1859, ce qui serait impossible et antihistorique, ni à l'année 1930, comme il
a été fa it par nos administrateurs actuels; il s'agit de faire ce qui peut et
doit être fait en l'année 1959.
2) Ce "convaincre" ne nous plaît guère: il nous rappelle la manière dont on
nous "convainquit" à remplacer le français par l'italien, sans parler de la manière dont on tenta de "convaincre"
les unionistes à devenir démochrétiens .
"Ne fais pas aux autres ...".
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fluence des partis de droite le com-
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tral. Mais l'unique parti de droite
qui ait fait partie du gouvernement
est le libéral, qui n'a jamais été
considéré comme un parti antidémocratique. Il est vrai que ce parti
est contraire en général à l'institution des régions, mais si nous devons en croire M. Pedrini, qui le représente en Vallée d'Aoste, il reconnaîtrait l'utilité et la nécessité de
la région autonome valdôtaine à
statut spécial. De toute façon ce
parti n'est plus au gouvernement
depuis longtemps, eh pourtant les
choses n'ont pas changé: "Notre
statut spécial - écrit le «Pays
d'Aoste» - n'est pas appliqué dans
son essenCe véritable. Les articles
2 et 3 concernant le pouvoir législatif primaire et secondaire dévolué à la Région sont encore lettre
morte à peu de choses près .. . On note en Vallée d'Aoste une emprise
cont inuelle et effrontée des concep·
tions nationalistes et immobilistes
de la bureaucratie centrale. Si nous
allons de ce pas, on ne concevra
bientôt plus rien, on ne réalis era
bientôt plus rien sans l ' avis des
fonctionnaires r omains". Aujour-
d'hui nous avons un gouvernement
démochrétien qui se qualifie de
centre-gauche, mais ce gouvernement se comporte envers nous de
la même façon que ses prédécesseurs: le projet de zone franche du
Conseil de la Vallée a été repoussé
et l'on refuse toujours d'accorder à
la Vallée d'Aoste ce système électoral proportionnel demandé par la
majorité des valdôtains et appliqué
partout ailleurs en Italie.
Mais ces messieurs du «Pays
d'Aoste» n'ont pas le courage de regarder la vérité en face. S'obstinant
à fermer les yeux sur la véritable
cause du mal, ils s'agitent inutile··
ment, se contredisent dans chaque ·
ligne, n'apportent aucune solution
au problème et ne font que déso ..
rienter leurs lecteurs.
Ils combattent M. Bondaz et les
autres fanfaniens du Conseil de la
Vallée ... et en mëme temps ils écri··
vent des articles du plus plat conformisme sur le gouvernement Fanfani.
Ils souhaitent un rapprochement
avec l'U.V ... et repoussent le système proportionnel demandé par celle-ci. Ils souhaitent un rapprochement avec l'U.V.... et font de celleci un portrait qui est une caricature.
lis font appel à l'union des valdôtains de tous les partis «par dessus la frontière des passions politiques et des équivoques ... » puis ils
écartent les valdôtains de droite et
de gauche.
Ils se donnent de grands airs de
valdôtains ... mais se taisent prudemment sur la «solution» du problème de l'Ecole valdôtaine et sur
le projet de zone franche repoussé
par le gouvernement.
Ils écrivent: "Il faut se différencier: tout en restant dans l'esprit
de la Constitution, il faut vivre une
vie qui soit vraiment nôtre, qui
n'appartienne qu'à nous".. . et ils
sont incapables de sortir d'un parti
qui n 'est pas un parti valdôtain, ils
condamnent la politique de Milazzo en Sicile, ils condamnent les
francs-tireurs démochrétiens, ils
sont plus gouvernementaux que jamais, ils sont gouverneme:ntaux et
combattent M. Bondaz, qui est é-
gaIement gouvernemental!
Ils écrivent: "C'est à cause de la
politique que nombre de valdôtains
ne mettent plus les pieds à l'église.
que l'alcoolisme (!?) est en hausse
dans nos communes, que l 'immoral ité (!?) serpente partout".. . mais
ils continuent à faire de la politique et admettent que les prêtres en
fassent.
Ils écrivent: " On note en Vallée
d'Aoste une emprise continuelle et
effrontée des conceptions national istes et immobilistes de la bureaucratie centrale ... Dans un Etat monocentrique mais décentralisé comme voudrait être l z nôtre, c'est la
capitale qui devrait avoir de l'égard
et de la considération pour la périphérie. Nous sommes bien loin de
cette réalité... Nous ne sommes pas
des traîtres: nos soldats morts pour
la Patrie en témoignent. Nous ne
sommes pas des ingrats: nous
payons de nos revenus - et largement - pour l'émancipation sociale d es zones sous-développées d1t
Mid.i. Mais nous ne sommes pas des
imbécil es: nous n e demandons que
ce qui nous appartient; no,!!s devons
nous sentir disposés à défendre no"
tre héritage au prix des plus durs
sacrifices, d.es plus épouvantables
épreuves" ... Mais ils écrivent également : " L es valdôtains sont des
enfants gâtés; ils ne savent pas apprécier suffisamment la situation
enviable que... les événements leur
confèrent".
Nous subissons «une emprise continuelle et effrontée de la bureaucratie centrale», nous sommes considérés injustement comme des
«traîtres» et des <<ingrats», on nous
prend pour des «imbéciles», nous
devons nous préparer «à défendre
notre héritage au prix des plus durs
sacrifices, des plus épouvantables
épreuves», cependant notre situation est enviable et nous ne sommes que . des enfants gâtés!
Et des gens qui raisonnent de la
sorte voudraient que les unionistes
les prennent au sérieux et leur fassent confiance!
Ils sont gouvernementaux dans
l'âme , ils tremblent d'être excommuniés par leur parti (qui n'est pas un
parti valdôtain), ils n'ont pas le
3
courage de regarder la réalité en
face, ils hésitent, ils tergiversent,
ils louvoient, ils se contredisent, ils
jettent les fautes du gouvernement
sur les valdôtains (ces enfants gâtés! )... et ils parlent après cela de
«défendre l'héritage valdôtain au
prix d es plus durs sacrifices, des
plus épouvantables épreuves!".
Nous avons besoin de savoir, avant de l eur faire confiance, quels
sont exactement ces «durs sacrifices», ces «épouvantables épreuves»
qu'ils seraient disposés à subir, car
nous -ne voyons rien, dans leur conduite passée et présente, qui prouve l ~ ur capacité de faire le moindre
sacrifice pour la Vallée d'Aoste.
E. P.
L'ombra ian su de derso
.
L'eue i toran torne cliéa
Le méinou dzoion i bie, i botciôn de
la biéa
Lo solài beuche euncô su le becque
Méi l'est dza quase ià
Et on sent de tceu côté que s'approtze
10 na.
Mon coeur houi l'est tristo et dze
penso :
L'est-i, comme semble, 10 veulladzo
d'eun cou
La via, l'amour, la mondo di ten de
nohre vioux ?
Dze m'aitzo a l'entor: Pierre de Gueuste
à seizj'ans
Aitze di côté de Veulla, di côté de l'usina
Eun pensen d'atzetéi 'na petroletta ou
'na machina.
Le bréche tzéison et le meur
derotzon
S'en aperça~ proi Gigé, fort et valido,
Méi "Que arendjéi-fée? Atteignen
10 sussido".
Lo maelZié l'est mort. Le cliotze sôon a
la mécanique
na pas été fondée par M. Berthet
-----------------------------------------
Dans le discours électoral qu'il a
prononcé à Paris, au beau milieu du
Noël des enfants valdôtains, M.
Bondaz a dit, entre autres inexactitudes, que la revue pédagogique
«L'Ecole Valdôtaine» avait été fondée par l'Assessorat à l'Instruction
publique, ce qui a pu en faire attribuer le mérite, par les auditeurs de
M. Bondaz, à son ami M. Berthet.
La vérité est bien différente.
«L'Ecole Valdôtaine» a été fondée
à Paris en 1946, sur l'initiative de
Città mendicanti
C'est le titre d' un ar ticle paru dans
le "G~zzettino ( bergamasco)" du 15 novembre dernier et. dont l'auteur, M.
Gui do CalderoZi, est un de nos fidèles
abonnés.
* *
Nel Media Evo
Mendicanti.
vi
era l'Ordine dei
abbiamo le Città
Ora - in Italia
mendicanti, suc cesse ai fioridi Comuni
che nel Medio Evo presta vano denaro
a tutta EUI'opa.
A questa situazione ci ha ridotto il
centralismo di Roma.
Quando penso a Venezia, Firenze, da
un pezzo rese città mendicanti! Non
parliamo, pOi, dei Comune di Roma e
di quelli deI Sud, eterni mendican ti ! E
sulla strada della mendicità sono incamminate Genova, Tcirino ed anche
Milano.
10 mi dom an do se i governanti d'Italia hanno perduto la bussola. Quando
l'Alt a Italia, gallina dalle uova d 'oro un
tempo, coi suoi comuni e le sue città
sempre più avvolti nelle spire burocrat iche ed economiche deI centralismo di
Roma, si sveglierà? Si attende che questo nuovo se rpente burocratico ci abbia
soffocato? Roma, vera 'lupa farnelica, si
tiene il 90% di quello che paghiamo e
lascia agE Enti locali, Comuni e Provincie, solo il 10 % invece deI 30 % che
gli Stati aut6nomisti assicurano ampiamente.
l Comuni sono pertanto costretti a
cercar'e nuove fonti dl entrata, che appena sono redditizie Roma avoca a sè,
lasciando agli amministratori locali le
du
Le va tze sont dza embouéite
Le tciévrài Milon i boi
Genie hoccalle pe la llioi
Non!
"l'EcoleValdôtaine"
,
La Bon Dje'l ... "on sou-t-é". Lo Djablo ..
"lliè po-méi"
Méi le prére sont fort: "al/en moque
préyéi".
Pe danchéi foou de joùeur. Beun pe
le trustapot
Le radio, piàon a la plahe di beubeuille
Dzamerio miou senti tzantéi nohre
feuille.
Rose, Nide et Marie
l'an
de
meussieu
peu galan.
Tr éi bon paysan lli'an den: "hi-ce vos
marieren jaméi" .
Méi leur, l'an trop de vatze pe possai
le mariéi.
Que de cou n'oublien hen de nos, pe
tcertiéi hen di s'autres
A plahe de . bâti, tot la dzor nos
roulen
Avoué l'espoir d'acapéi côtzousa pe
ren.
L 'es t , Bon Djeu , ta volontou et nohro
de'Steun
Lo salai de nohra via d'eun cou s'en va
Deun 10 veulladzo et deun tceu nos
s'approtze la na .
angustie d 2i bilanci, le noie e i risentimenti d ei cittadini tartassati da nuove
e continuate tasse.
Ah, fo:';na truffaldina di Roma. che
dis tr~bu is ce poi i nos tri soldi in maniera
sparagna e in parte ne magna !
Qu esto centralismo, come pure questo
paternalismo fuor'Ï luogo, sono con dannati d2.11a Chiesa. Quanto sperpero! Zoli
- sincero e coraggioso - ha affermato
che i cinquemila miEardi mandati a
Roma dovrebbero rendere dal 20 al 30
per cento in più.
Quante ingiustizie nelle distri bU'2;ioni
dei nos tri denari, ft spese dell'Alta Italia che dà il maggior getti ta!
E noi dobbiamo fare i mendicanti a
r lchiedere per i bisogni nostri i nos tri
soldi.
In questo modo Roma ci tiene sulla
corda, ci tiene per l'ombelico in una
servitù che ci arreca danni, ci umilia e
disonora Roma stessa.
Roma esercitando una vera e progressiva sopraffazione, non ha fiducia in
DOi. Ed è natumle che col tempo essa
sia ripagata con la stessa moneta.
Il popolo nostro va perdendo la fiducia in Roma ed anche in una sorniona
e retrograda democrazia che si aggiorna
soprattutto dove c'è da mangiare per' le
sue cricche e per i partiti, che tutti più
o meno s'attaccano ad essa.
E' mai possibile che a Roma non si
compl'enda ancora il danno all'Italia.
di un centralismo che si usurpa funzioni che non sono sue, e imbriglia uomini ed istituti, non fa e non lascia fare
e umilia continuamente i reggitori degli Enti Locali? l quali p erà cominciano a œagire, come i Sindaci di Torino,
di Milano, di Vicenza, ecc., fino ad apostrofare l'autorità per la sua insufficienza, incapacità 0 meglio impotenza ;
giacchè 10 Stato non è in mano deI Governo, ma di cricche, vero sotto-stato.
Vemmente io le direi sopra 10 Stato, che
sicure dell'impunità ne -tanno di ogni
colore, a danno degli Enti Locali e della Nazione .
Nel 1954 La Stampa riportava un
tmfiletto: «Decadenza di Torino? ». Sui
gior nali abbiamo commentato che ToriDo non è decadente: è ridotta men dican te; congra tulandoci col sindaco Peyron per la sua pubblica protesta contro
Roma. Peyron ci ringrazià.
Tutto è possibile : giacchè ara Roma è
diventata una colossale agenzia di collocamento, a spese soprattutto dell'1\lta
ltalia, e mantiene una carena di parassiti. Vai a toccare queste agenzie! Roma cerca di rabbonirci con quai che zuccherino mentre stringe sempre più la
morsa sul nostro danaro e col mandarci
a comandare burocrati for'e stieri che il
popolo comincia a non voler più vedere
e sopportare.
Conclusione. Le nostre città oltre che
mend ~canti sono schiave, giacchè a malincuore obbediscono e se possono ... Vedi Bergamo con la tassa famiglia.
Era ora ...
Guido CALDEROLl
Corrado di Dzei
Planhoou, éiton 1958.
A l'ATTENTION
Les vaches sont d~jà rentrées. Les chevreaux bèlent à l'étable. Eugénie
traîne ses sabots daRs le couloir. - L'ombre monte d'en bas. L'eau au torrent redevient claire. Les enfants jouent aux billes, aux bouchons de la bièr~.
- Le soleil bat encore sur les cimes. Mais il a presque disparu . L'on sent de
tous côtés s'approcher la nuit.
AUjourd'hui mon coeur est triste et je pense: est-ce encore le village de jadis; la vie, l'amour, le monde du temps de nos
vieux?
Je regarde à l'entour: Pierre de Guste. à seize ans, regarde du côté
d 'Aoste, du côté de l'usine; il songe à s'acheter' un scooter, une auto. - Les
balcons tombent et les murs s'écroulent. Joseph, fort et solide, s'en aperçoit
bien ; mais « pourquoi les réparer? Attendons le subside!» - Le sonneur est
mort; les cloches marchent à la mécanique . Le Bon Dieu ... «peut-on savoir?».
Le Diable ... «il n'y est plus guère! ». Ma' s les prêtres sont forts : «allons dire nos
prières». - Pour danser il faut des joueurs; à quoi bon les harmonicas? Les radios piaulent à la place des rouets. J'aimerais mieux entendre chanter nos fillettes. - Rose, Nide et Marie ont des messieurs pour galants. Trois bons
paysans leur ont dit : «C.eux-Ià ne vous marieront jamais ». Mais eux ont trop
de vaches, pour vouloir les marier. - Nous oublions souvent nos richesses
pour courir après celles des autres. Au lieu de bâtir, nous errons tout le jour,
dans l'espoir d'attraper quelque chose pour rien . - C'est, Bon Dieu! ta volonté et notre destin. Le soleil de notre vie de jadis s'enfuit. Dans le village et
en nous descend la nuit.
Corrado GEX
de certains partisans de la
loi électorale majoritaire
"Senza offendere nessuno , abbiamo la
impressione che l'antico compromesso
elettorale fra liberali e cattolici - conosciuto come patto Gent iloni deI 1913
- ci abbia lasciato in eredità una razza meticcia nella quale i trat.ti deteriori delle due componenti - la opacità
religiosa che accompagna il vizio clericale, e il costurile classista dei conservatori - appaiono fusi in ibrido ideologico".
(<<Folitica » - périodique démochré-
tien).
l'abbé Petigat, par le journal «La
Vallée d'Aoste ».
Elle était dirigée par M. Eugène
Meynet (aujourd'hui directeur d'un e importante école publique à Par is) qui y traitait avec compétence
de toutes les questions pédagogiques. M. René Besenval y apportait
sa colhboration technique et MM .
Fidèle Ch arr ère et Pierre Lexert
leur collaboration littéraire.
Telle qu'elle était à cette époque,
«L'Ecole Valdôtaine» constituait
pour les instituteurs une documentation de haute qualité.
Quelques années plus tard, l'assesseur à l'Instruction publique proposa aux éditeurs de la revue d'en
faire supporter les frais d'impression par le Conseil de la Vallée étant bien entendu que la direction
et la rédaction continueraient à
être assumées par M. Eugène Meynet et ses collaborateurs.
Cette proposition fut acceptée
Mais bientôt MM. Charrère et Lexert étaient évincés, sous de vains
prétextes politiques. Puis, M. Meynet devait constater que son travail subissait à Aoste des altérations
qui devinrent de plus en plus nombreuses, et finalement inacceptables. Découragé et indigné devant
tant d'inélégance, il cessa peu à peu
de s'occuper de la revue qu'il finit
par abandonner complètement à M.
Berthet.
Actuellement «L'Ecole Valdôtaine» continue de paraître. Nous en
avons eu quelques numéros entre
les mains et les avons comparés aux
premiers. Si la présentation extérieure est plus riche, le contenu, où
les fautes de français abondent, est
d'une faiblesse attristante.
M. Meynet n'y a pas reconnu son
enfant, si complètement dégénéré,
et qui s'exprime maintenant si mal.
Je sais qu'il en laissera volontiers
la paternité à qui on voudra bien
l'attribuer.
J'ai jugé cependant utile de rétablir la vérité, qui ne sort pas toujours tr.ès pure de la bouche de M.
Bondaz.
Un émigré
Pour u,npasscpo.rt EuropÉEn
StraSbourg (AE) - La délégation autrichienne au Conseil de l'Europe, vient
de proposer la création d 'un «pa sseport
de la jeunessé européenne » et d'une
«carte de jeunesse» destinés à faciliter
les voyages, les échanges culturels, les
visites des musées et des lieux culturels.
aux jeunes' voyageurs européens.
~
,n
Le "GJli_d e E.u ropéen
,d,e l'E.n s.e i.gn.ant"
Genèvé (AE) - C'est sous ce titre que
le Centre Européen d e la Culture vient
de faire paraître son Bulletin N. 5/ 1958 .
Cette brochure offre aux maîtres désireux d 'orienter leur enseignement dans
un sens européen, un guide pratique et
des suggestions précises tirées d es quelques expériences individuelles déjà ten.., .
té es ici ou là .
Il ne s'agit, bien entendu, ni de propagande, ni de directives inspirées d'une doctrine quelconque ; mais seulement
d'indiquer certains moyens de présenter les matières habituelles du programme scolaire dans une perspective européenne, plus conforme aux réalités du
siècle que le cadre purement national.
qui reste celui d e la plupart des manuels existants.
Les 12 chapitres composant ce p re mier Guide Européen de l'Enseignant
résultent d'une collaboratioJ;l. rédactionnelle entre l'Association européenne
des Enseignants et le Centre Européen
de la Culture. Ils sont consacrés à l'enseignement des lettres, des langues, de
l'histoire, de la géographie, de l'économie, de l'instruction civique, de la philosophie et des sciences. L'ouvrage est
destiné avant tout aux maîtres des écoles primaires-supérieures et secondaires. L'Association Européenne des EnSeignants compte déjà plusieurs milliers
de membres dans sept pays. Le Guide
,paraîtra donc prochainement en d 'autres langues.
\
1
Le Peuple Valdôtain
"
Au Conseil Communal d'Aoste
Les Conseillers de l' U. V. font insérer dans
le budget un article en faveur du C. T. V.
Dans ses séances du 15 et du 17 décembre le Conseil Communal d'Aoste a
discuté et voté le budget commun3.1
pour l'année 1959.
Le bilan de la Commune d'Aoste (un
milliard environ) est un des très rares
en Italie qui soient parfaitement équilibrés.
Voici quelques uns des plus importants travaux qui seront exécutés cette
année:
Egoûts à st. Martin de Cor lé ans Lires 30.000.000;
Ecoles au Pont de Pierre L. 58.000.000;
Ecoles à st. Martin de Corléans Lires ,
30.000.000 ;
Prolongement de l'avenue XXVI Février L. 38.000.000;
Construction deuxième partie de l'Ecole du Quartier Cogne L. 24.000.000;
Raccord entre la rue Festaz et l'avenue Ivrée 90.000.000;
Raccord entre la rue st. Martin de
Corléans et la route nationale Lires 35
millions.
Les votations ont donné les résultats
suivants: Présents: 32 sur 40. Ont voté
en faveur 23 (PCI, PSI, PSDI et UV).
Ont voté contre: 5 démochrétiens. Abstenus: 4 démochrétiens (Malagutti, Incoletti, Muzzolon et Ansaldo). Absents :
les démochrétiens Guerraz, Cuaz, Boson, Tubère et Ghiglieri.
* * *
L'année dernière la Commune d'Aoste
avait déjà octroyé la somme de L. 500
mille au Comité des Traditions Valdôtaines, qui a été complètement abandonné par l'Administration Régionale, depuis que les représentants de ' l'Union
Valdôtaine ne font plus partie de celle-ci.
Cette année l'on a voulu insérer dans
le budget un article spécial qui prévoit
d'une façon permanente l'allocation de
la somme de L, 750.000 pour le développement des activités du C,T,V. et de
l'Union Culturelle Française.
Ceci a été obtenu grâce à l'intervention des conseillers unionistes dans la
discussion et l'approbation de l'article
concernant les activités culturelles de
la Commune. M. Saival rappela les mérites et les nombreuses initiatives du
C.T.V., qui organise entre autres les Congrès annuels des «Arpians » et duquel
dépendent maintenant la Chorale «La
Clicca» de s t . Martin de Corléans, la
Chorale «Les Amis » de St. Christophe
et la plus ancienne des Chorales valdôtaines, celle des Traditions Valdôtaines. M. Sai val déclara que les administ rateurs communaux ne pouvaient absolument pas ignorer les sacrifices que
les membres du C.T.V. font depuis si
longtemps pour le maintien de nos traditions et pour la survivance de notre
patrimoine ethnique et linguistique. Pour
l'année 1959, le C.T.V. compte organiser
le Premier Congrès de l'Ethnie Valdôtaine, avec la participation de nombreux
orateurs qui entretiendront les congress!stes sur les différents problèmes de la
vie économique, sociale et culturelle
valdôtaine. Ces manifestations sont indispensables pour préserver .et renforcer le véritable esprit valdôtain, qui
s'est gravement abâtardi, ces dernière"
années, à la suite de la néfaste action
des antivaldôtains cachés dans les partis et des organisations antirégionales
qui agissent dans notre Vallée.
A TRAVERS LA VALLEE
AOSTE
Sauvetage
Un chien berger de nom Moro a sauvé un vieillard qu était tombé dans un
réservoir d'eau. Le vieillard, un certain
Joseph Genti, âgé de 66 ans et résidant
à Arpuilles, revenait d'une fète lorsqu'en
parcourant un sentier malaisé il tomba dans l'eau , Le chien susdit en ent ::ndant le bruit insolite se mit à aboyer
tant que s es patrons sortirent de leur
maison: ils aperçurent ainsi l'homme
dans l'eau et purent le sauver. Le vieillard a été ensuite transporté a l'hôpital d'Aoste où il a été mis hors de danger, il guérira en vingt jours. Sans la
présence du chien, le malheureux serait
certainement mort noyé.
Vol
Le 30 décembre des voleurs se sont
intr'Oduits dans deux logement, aux numéro 5 et 6 de la rue Lys, où ils ont
volé de l'argent pour le montant de
240.000 lires, des bons de jouissance pour
600 ,000 lires et des bijoux pour environ
250,000 lires. Les victimes du vol sont
Emile Chietti et Madeleine Borbey. Les
voleurs, qui n'ont pas encore été attrapés, ont commis le vol pendant l'absence des propriétaires des logements.
-----'o()o>------
ISSOGNe
A tterrissage forcé
Un aviateur suisse, André William
Mouron, âgé de 23 ans et résidant à Vevey, a été protagoniste d'une extraordinaire aventure. L'aviateur, qui pilotait
un petit avion, survolait la basse vallée
vers cinq heures du soir du 31 décembre,
lorsqu'il s'aperçut que son avion n'avait
, plus d'essence , Il plana sur Issogne à
la recherche d'une piste d'atterrissage
La nuit était pr'esque tombée et l'on n'y
voyait plus guère. Heureusement l'aviateur aperçut le lit du torrent Chalamé
sur lequel il se dirigea . Malgré les grandes irrégularités de la piste, la ma-
LO SPAURACCHIO COMUNISTA
Dans le bimensuel sicilien "IL PICCOLO di Catania", nous lisons sous le
titre: "Un motivo ricorrente: LO SPAURACCHlO COM UNIS TA":
Le vicende siciliane di questo movimentato autunno hanno assestato un
fiero colpo alla onnipotenza delle direzioni centrali dei partiti politici italiani,
mortificando i metodi dittatoriali contrabbandati sotto la etichetta della disciplina... cie ca.
La Demorrazia Cristiana, anzichè riconoscere e correggere i propri errori,
anzichè confessare che il governo Milazzo è esploso come spontanea rottura
liberatoria dall'artificiosa compressione
direzionale, anzichè armonizzare le forze antagoniste che dilaniano all'interno
le eterogenee correnti deI partito di
maggioranza, ha ipocritamente tentato
di allontanal'€ da sè le gravi responsabilità, bombardando il nuovo governo
siciliano prima, durante e dopo la sua
nascita, senza peraltro riuscire a distruggerlo. E, per giustificare le sue accanite ostilità, ha accusato la formazione governativa di ibridismo, di opacità
politica e di aver trovato la propria affermazione nell'apporto dei voti comunisti.
.
Orbene, è tempo che gli struzzi tragganG fuori dalla sabbia desertica le 10ro teste e guardino in faccia il pericolo
per stabilire se il comunismo italiano è
un mostro, una belva 0 piuttosto unD
spauracchio.
NOi, che siamo uomini semplici, che
non viaggiamo in aereo, ma camminiamo lungo imarciapiedi, mescolandoci
all'anonima folla, da cui si sprigiona il
buon senso comune, ripudiamo gli arzigogoli e i sofismi e a miamo i discorsi
semplici e chiari.
Innanzitutto ci domandiamo : Sono
davvero pericolosi i comunisti? Se 10
sono come si spiega che il PCI non sia
stato ancora messo fuori legge?
Invece esso è un partito riconosciuto,
che a suo tempo collaborà persino con
De Gasperi. Cià vuol dire che si è voluto inserirlo nella vita democratica deI
Paese. Partecipa infatti a tutte le elezioni politiche e amministrative. l suoi
deputati e i suoi senatori ricevono dallo
Stato 10 stesso trattamento e la medes~ma retribuzione assegnata ai deputati
e senatori degli altri partiti, ne hanno
uguali diritti e sono vincolati agli stessi doveri.
Deputati e senatori comunisti - minoranza d'opposizione - sono stati peraltro eletti da una non indifferente a.liquota deI popolo italiano, che rappœsentano nelle assemblee; siedono nelle
stesse aule coi rappresentanti degli altri partiti; legiferano, esercitano il controllo, prendono parte alle varie c.om.missioni parlamentari e aIle votazlOm,
Essi hanno il diritto e il dovere di contribuire coi loro voti alle formazioni governative ed è notorio che anche coi 10ro voti sono stati eletti i presidenti della Repubblica, non escluso il democristiano Giovanni Gronchi. Non esiste
' dunque alcun fondato motivo di gridare allo scandalo sol perchè l'on. Milazzo (democristiano, ma inviso ai fanfanianD è stato eletto presidente della
Regione anche coi voti dei deputati regionali comunlst1.
Fintantochè i comunisti agiscono nei
limiti della Costituzione e della legalità, l'anticomunismo preconcetto e r1corrente come un leit motiv non dim1nuisce, ma accresce la loro forza e fi
servirsene scioccamente in ogni occa-
sione come spauracchio per i gonzi giova solo ad elevarne l'importanza e il
prestigio.
Noi non siamo comunisti, come non
10 sono la maggioranza degli italiani.
Ma è proprio necessario seguire gli ideali marxisti per ammettere onestamente
che se sino a questo momento la prepotenza demo-clericale non è divenuta
deI tutto regime, com'è nella sua intima, pur se inconfessata vocazione, 10
si deve pr'e cisamente in massima parte
al PCI?
E ~llora è perfettamente inutile gridare che il PCI è un mostro in agguato ,
sotto la cui maschera vigil a occhiuto il
volto belluino, pronto a scatenarsi sugli
ultimi baluardi della libertà per travolgerli.
Beninteso non diciamo e non crediamo che il comunismo si sia fatto frate.
Ammettiamo anzi che il più diabolico
tatticismo manovriero ne guidi e ne muti di continuo l'azione rivoluzionaria diretta a un precisa e deI resto dichiarato obiettivo, Ma chi ha creato l'ambiente propizio, chi ha lavorato accuratamente e concimato lautamente il terreno in cui è rigogliosamente propagato
il seme comunista?
Proprio - come da anni ripetiamo la Democrazia Cristiana coi suoi errori,
coi suoi metodi, con le sue divisioni, con
le sue perpetue guerriglie, con le lotte
dei suoi esponenti, con il suo settarismo,
col suo malgoverno, con le sue ingiustizie sociali, con la proliferazione dilagante deI malcostume e della corruzione.
Tornando alla nostra Sicilia - che
ha in più il problema-base deI riscatto
dal secolare colonialismo di fatto - possiamo in coscienza dolerci che un cattolico di puro sangue siciliano come Milazzo, scuotendo il giogo d 'una iniqua
prigionia nel partito, abbia preso nelle
sue mani le redini deI governo regionale
in una formazione che puà produrre gli
stessi sani frutti, che nelle passate democrazie venivano maturati appunto
dalle coalizioni aventi come comune denominatore il bene comune?
E mons. Petralia, il quale, scoprendo
su «Voce Cattolica» - portavoce dell'episcopato siciliano - la sfacciata ingerenza dei clero negli affari temporali,
parte, lancia in resta, contra l'on. Milazzo, fa oltretutto la figura ,di don ChisCiotte all'assalto dei mulini a vento .
Va da piuttosto il battagliero prelato,
se ne ha voglia, a lanciare le sue frecce
avvelenate a Roma in piazza deI Gesù,
Che se un giorno - come, seguitando
di questo passo, il possiblle, anzl probabile - con l'al,ïl1a democratica de]
voto, i comunisti italiani diverranno
maggioranza e conquisteranno il potere, non se ne potrà far certo carico a
uomini sin ceri come Milazzo, ma a coloro i quali, tra i muri deI palazzo prospiciente sulla piazza che porta il Nome deI Redentore,. non ' avranno saputo redimersi in tempo dai loro fataH
peccati di superbia di insipienza, di arrivlstlCO predominio e di crassa ignoranza.
A
a Plout (Montjovet) maison rurale et
deux pièces de terrain pour 4 vaches,
près de l'habitation et avec arrosage il.
pluie. S'adresser à Théobald Crétier Montjovet (Plout).
A V
j
-
L'o:lVrier Dominique Domenighini, âgé
32 ans et résidant à Valpelline où il
t ravaille a uprès de la société Mattiola,
a été victime d'un accident de travail.
Il était en train de travailler au sommet d'un poteau d 'une ligne électrique
quand celui-ci se cassa. En tombant le
malheureux reçut encore le poteau sur
son corps. Il a été transporté à l'hôpital
d'Aoste assez gravement blessé.
--------0001-------d~
FONTAINEMORE
Notre ami Edmond
Ct'étaz n'est plus
Il est décédé le 28 décembre à Fontainemore, après de longues souffrance"
physiques et morales courageusemen t
supporttes. Il n 'était âgé que de 42 ans,
étant né le 27-8-1916 à Perloz, Il laisse
son épouse avec deux jeunes enfants,
Il fut un très actif Président de la
Section de l'U. V. de Fontainemore. Ses
funérailles ont eu lieu le 30 décembre
avec un concours considérable de monde, accouru de Lillianes, Perloz, Pont
St. Martin et également d'Aoste, Le cercueil était suivi du drapeau d es anciens
combattants, du drapeau d e l'ANPI et
de six drapeaux de l'U. V,
Le veuve du regretté défunt ainsi que
tous ses parents, vivement touchés de
ces manifestations d'estime et de regret,
tiennent à remercier par notre journal
tout es les personnes qui ont pris part
aux funérailles et en particulier le Comité Central de l'U.V. ainsi que les représentants des Sections de Perloz, Pont
St, Martin, Lillianes et Fontainemore .
Nous renouvelons à la veuve, aux enfants et à tous les parents du regretté
Edmond nos plus sincères condoléance~.
--------·000.--------
LA THUILE • Décès
Nous apprenons avec regret le décès
survenu le 18 décembre à La Thuile de
M, Paul Vautherin , âgé de 72 ans,
Après une vie active à l'étranger où
il dirigeait des entreprises internatio nales de transports, il s'était retiré pendant la deuxième guerre mondiale dans
son pays natal pour y jouir de sa pension d ~ retraite. Ses fun érailles ont eu
lieu le 20 décembre avec un concours
extraordinaire d'amis et de villageois ,
La route nationale pour Aoste étant
bloquée par la chute d'avalanches, plusieurs personnes d'Aoste et du Valdigne
ont eu le regret de ne pas pouvoir monter à La Thuile pour participer au cortège funèbre. Aux parents nous envoyons l'expression de nos plus vives
condoléances.
I ~S
Regione Aulonoma della Valle d'Aosla
COURMAVEUR
ORDINE - DEI MEDICI
LOUER, pour la prochaine saison,
deux alpages pour vaches à lait. Pour
renseignements s'adresser au bureau du
journal.
A
Les familles Vautherin et Durand,
profondément touché es des témoignages d'estime et de regTet reçus à l'occasion de la 'p ert e de leur inoubliable
PAUL
remeI'Cien t toute la populat:on de La
Thuile et les nombreuses personnes qui
par leur présence aux funérailles ou pal
leurs écrits ont voulu prendre part à
leur grande douleur et honorer la mémoire du cher défunt , Un remerciement particulier aux amis d'Entrèves et
du Bathieu qui se sont si généreusement
prodigués.
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' Ru ~
LOUER
noeuvre d'atterrissage r éussit à la p erfection. L'aviateur s'en est tiré avec
quelques petites blessures, quelques dégâts à son avion et un peu de peur.
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Questa risposta era stata inviata qual e rettifica ad un articolo dell' " Agriculteur Valdôtain", il quale attenendosi rigorosamente alla prescrizione che la rettifica nOn deve superare la lunghezza
dell'articolo precedentemente da esso
pubblicato 'n e ha omesso la parte conclusiva e sostanziale.
•
Al Sig. Direttore dei periodico
«L'Agriculteur Valdôtain » avv. Cesare
Bionaz - Presidente Mutua Regionale
CC. DD. - Piazza Arco d'Augusto. 1
AOSTA
Quale Presidente dell'Ordine dei Medici della Valle d'Aosta, La invito a pubblicare nel numero dei Suo perodico,
successivo a quello dell'Ottobre-Novembre 1958, la seguente rettifica-dichiarazione; ai sensi dell'art. 8 della Legge
sulla Stampa (D. L. 8-2-1949, n. 47) essendovi nell'articolo pubblicato col tito10: 'To r dine dei Medici ha fatto disdettare per il 1959 i contratti con le Casse
Mutue Comunali per l'assistenza medico-generica", affermazioni lesive della
dignità dell'Ordine ed esposti fatti contrari a verità:
La disdetta •della Convenzione con la
Mutua Regionale Coltivatori Diretti, denunciata da questo Ordine dei. Medici,
avvenne molto chiaramente in ottemperanza alle disposizioni della Federazione
Nazionale degli Ordini dei Medici deI
26-10-58, proto n. 20648/1, riguardante la
delibera deI Comitato Centrale della mede sima Federazione la quale dispone
che - essendo le attuali normative regolanti i rapporti tra i Medici e gli Enti Mutualistici in moIti punti superate
- tutti gli accordi firmati prima deI 14
giugno 1958 sono da aggiornare e richiede che i nuovi accordi siano realizzati nello spirito delle norme sancite
nelle riunioni dell' Associazione Medica
Mondiale tra i Medici dei sei Paesi della Comunità Europea che recano fra
l'altro:
""1.) che la determinazione degli 0norari ai Medici deve tener conto in
primo luogo deI lavoro fornite dal Me-
dico. e non. della. situazione finanziaria
degll IstltUtl dl Assicurazione-malattia'"
" "~. ) cne le prestazioni mediche sono
re'c ribuite a tariffe notevolmente infe
nor l aile minime degli Ordini ed in mol
, 1
tl casi forfetizzate, il che contrasta con
la natura libero-professionale dell'esercizio della medicina e quindi con i prin
cipi basilari dell'ordinamento giuridlCQ
sancitl da! Codlce Civile e riaffermatl
ual Supremi Organi della Magistratura :
c one ai CassazlOne, Commissione Centra~e delle Professioni Sanitarie, i qua11 111 particolare hanno ribadito che l 'opera prestata dai Medici, in qualsiasi
seno re della mutualità, non si differen
zia in alcun modo da! libero esercizio
prolessionale della medicina e che tali
.~
ilmltaz_oni ed imposizioni vigenti sulla
mutualità constrastano profondamentc
con, le norme deI Codice DeontologicO
NazlOnale e con i principii riaffermati
di recente dall'Associazione Medica
Mondiale alla quale la Federazione degli Ordini è consociata"".
eertanto, l'agganciamento alle attuali
tantÏe e norme INAM, proposto da queSto Urdme, rappresentava una possibinta dl continuazione dell'assistenza mut ualls Gicd ai Coltivatori Diretti, servenüos.:. . dl un accorda nazionale che - se
pu.re da riformare - è attualmente in
vlgore ed era stato offerto ritenendo più
oneroso il contratto firmato, in sede
nazlOnale, con l'IN'ADEL, pur comportanao le stesse normative che prevedo ..
no il pagamento a parte delle prestazioni extra.
Per quel che riguarda l'affermazione
deI graa,mento da parte dei Medici conUO Gl.! dell'accordo testè denunciato da
"Un
quesw Ordine, si trascrive stralcio deI
vernale d el1 'assemblea dell'Associazione difesi
MeUlC! Condotti della Regione avvenuta Christ
1
01.
11 ~ù-9-1958:
""1 Medicl Condotti deliberano all'u- janvie
nanlmità:
- essere soli da li pel' la disdetta dei ottene
contra'Ctl 19o(l, entro i termini di con- riore,
venzione; non accettare nessun impegno senza 11 parere dell'Ordine; accor., ziosi:
uo reclproco che i nuovi contratti im- plfOgr.
pegnano la solidarietà di tutti i Medici.
00ndotti; accettare le tariffe e la rego- nomic
lamentazlone in atto con l'Istituto NaAut
zionale Assicurazione Malattie (IN AM);
peroru
- la Mutua CC. DD. dovrà osservare
il contratto per tutto l'anno in cui vie- du pl
ne stipulato, rispettando l'accordo 1NAM-MEDICl in tutte le sue clausole' ment
- la Federazione Nazionale CC. DD. homm
imponga aIle per1feriche Mutue provinciali il rispetto degli accordi con 1'0r- prits,
dine e tra l'Ordine e le Mutue Comunali' dans
- il pagamento sia delle quote caPi:
tarie che dei compensi per prestazionî lemen
extra, dece avvenire entro il 10 di ogni font ~
mes e successivo"".
, g~p.E.e..J
." .. Omissis .....
Per quanto concerne letariffe che sa- cherai
rebbero state praticate in provincia dl
TorillO SI trascrive stralcio della lettera politic
deH'Ordine stesso, che smentisce tale consé(
arrermazione e chiarisce che:
Les
" "ümissis" ... Dopo la denuncia della
Convenzione con la Mutua CC. DD. in pas u:
Œata 22-4-58, questo Ordine non ha mai
que l'
:;tlputato a/cun a/tra accordo,
l Coltivaton Dlretti, per quanto conserraI
cerne l'assistenza generica continuano
ad essere considerati come clienti pri- euro (
vati, paganti al1e tariffe minime dell'Or- quête:
d lne" "
81 co~clude ribadendo che l 'ordine dei
Medici della Valle d'Aosta, non è affatto
contrano alla mutualità e 10 ha dimostrato concludendo degli accordi mut ualistici negli scorsi anni, non accettati dagli Ordini di altre provin cie che,
a tutt'oggi applicano nei confronti dei
Coltivatori Diretti la tariffa Integrale
minima, con pagamento a carico dei
Mutuati.
. D'altra parte si fa rilevare che, se 10
art, 2 della Legge n. 1136 deI 22-11-54
sulle Casse Mutue Coltivatori Diœtti,
prevede una quota integrativa, è perchè
tin dall'inizio era ritenuta insufficiente
la quota stabilita dalla stessa Legge co-·
stitutiva delle Mutue CC, DD.
l Medici Valdostani pertanto affermano che se fino ad oggi la Mutua Regionale CC. DD, ha funzionato senza richiedere ai Coltivatori assistibili, una
eventuale quota ' integrativa, cià ha potuto avvenire grazie alla spirito di sacrificio e di socialità c~e ha sem pre prevalso, sia nel passato che nel presente,
fra tutti i Medici Italiani, ma la Mutualità non deve perà gravare solo sulla Classe Medica e noi riteniamo che la
pmralità delle Mutue ha creato a sua
volta una pluralit à di burocrazia, con
conseguente aggravio delle spese ammin istrative a tutto danno dell'erogazione
dell'assistenza, E questo concetto vale
tanto per la Mutua Coltivatori Diretti
che per la Mutua Artigiani e le altre
ch e si vorrebbero creare.
p. l'Ordine dei Medici della Valle d'Aosta
IL PRESIDENTE
(dr, Enrico Chantel)
DIR. RESP. EMILE PROMENT
Enreg. Tribunal d'Aoste 24-5-1954
Imprimerie LT.L.A. - Aoste
7. rue M. Solarolo - Téléphone 22-59 .
••••••••••••••••••••••••••••
: Dott. NADVR VIETTI
MEDICO
CHI ~ URGO
SPEC'ALISTA IN MALATTIE
NERVOSE E PSICHIATRIA
Ass. v, Glinica Neuropsichialrica Univ. di Modena
RIGEVE TUTTI 1 GIORNI FERIALI
dalle 10 aile 12
dalle 17 aile 19
(escluso venerdi môttine)
AOST A - Corso Père Laurent, 12
(ingresso laterale) - Telef. 2373
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par l'.
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le peuple valdotain 1959 01 15 n01