"me
année -
Le numéro L. 20 -
SPEDIZIONE IN ABBONAMENTO POSTALE (Seconde) grupP:J)
N. 15
,E E
30 Novembre 195.7
Paraissant deux fois par mois
Rédachon et Admi nistration au sièg e de
l'UNION
VALDOTAINÉ
AOSTE
Téléph. 42 .20
ABONNEMENTS
19. Rue Festaz
ulce
Ordinaire l
500
Etranger: l. 800
n de Lide M.
Luciaents et
(semeslre L 300)
Soutien: L 1000
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Cham2st frac- 1
ospitali-
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Segre-
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1954
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de
L'UNION VALDOTAINE
pour
la
défense
de la "",inorité
ethnique et linguistique
valdôtalne
M-=~---------------------------------------------~--------------------------------------~-------------------------------------------------------------------------------------------
Le gouvernement démochrétien
et la suppression des autonomies
Notre premier
devoir
NOLl~ apprenons de Turin que le
Comité provincial du M.A.R.P. (Movilllento Autonomista Regionale
Piemontese) vient d'approuver le
slogan officiel du Mouvement pOUl'
18 prochain e cnmpagne électora le.
Ce slogan est: · "C a costa {on ca costu, /Jorl/mu '1 Piemônt côme la val
d 'flùs lu", c'est à dire: «Nous vuulC!l1s, coù te que coùtc, que le Piémont devienn e comme la Vallée
d'Aoste» .
Les
mouvements autonomistes
liOllS eonsidèrent dunc cOIl,une les
pionniers el le s porte-drapeau du
régionalislIIcen Italie. E l cela avec
lju c'Ique raison: en effet, nun selllUlIenl nou s avon s obtenu l'autono- '
n,je COlllllle la Sicile, la Sardaigne
et le Trentin-Tyrol, mais nous avons su nOlis débarrasser du Préfet,
ce qu'aucune autre région d'Italie
!l 'a encore réussi à faire; chez nous
les fonctions du préfet ~ ont remplies
pal' l e Pré~ident de la Vallée, élu
]laI' la population.
(~ardons-nolls cependant de dorll,il' sur nos l a uriers. Le gouvernement central a toujours le moyen
ric (ourncr nos positions en faiS~llll e ntrer une 'm ajorité de gou '\'erneme ntaux au Conseil de la
Vallée. C'est ce qu'il a réussi à fai]'(' en . 195'-l, en imposant à la Vallée
d'Aoste une loi électorale spéciale.
Les gouvernementaux, qui n'avaient
l,h[enu que 40 % des suffrages, s'em]Jarèrent de 70 % des sièges. Et ils se
I!!i rent à obèil' servilement au gou\ern e m e nt cen tral comme aulant
de préf e ts, d e sous-préfets et de
fonction n aires de préfecture. Il faut
d 'a illeurs reconnaître qu'il ne leur
est pas <facile de se comporter auIt'e m e nl: salis l'aide du centre, ils
ne sel'aiei1t pas au pouvoir, ils sont
ses créatllres et ne peuvent faire que
:;a politique.
Le point faible de notre Statut
d'autonomie se trouve à l 'art. 16,
où il es t dit: «Il COl1siglio della Valle è composto di 35 consiglieri, elctti a suffragio llnivet'sale, uguale,
(:il'etto e segl'eto seconda le norme
sl ubilile co n {egge dello Slato, senli la la Hegione». Mais il dépend
des Yaldôtains de retourner cette armc contre ceux qui l'ont dans les
mains et ve ul ent s'en servir. Il suffil (l e voter en masse pour l'opposition.
NOliS devons continuer de lutter
:m
es
lJour défendre l'autonomie et pour
en faire un instrument de progrès
lf-
Mouv9rY'\ent
A
.er
ré-
du
politique, économique et social.
NO liS .'le devons non seulement à
1I01IS mêmes et à nos descendal~ts,
lllais encore aux mouvemen ts autonomistes des autres régions, comme pal' exemple le M.A.R.P., qui
considèren t la Vallée d'Aoste comIlle Illl modèle et un exemple.
épé.
Ir' gJuvernement central démochréest contraire aux autonami'es régionales: il est contraire aux régi,ons
en général, demandées par la ConstiL tion dans tout un chapitre qui attend toujOUl'S d'~tre exécuté; il est
contraire aux régions à statut spécial,
Gont il s'efforce d e réduire l'autono·
mie en se servant de s gouvernements
régionaux démochrétiens, serviteurs de
leur parti beaucoup plus que de leu r
p'qs.
Mais les gens commencent à comprendre et à réagir.
Au début de novem bre, le gouverti(~n
lY, E nt régional sicilien, qui est formé
de démochrétiens, a subi une nouvellé crise à l'oücasion de la discussion
du budget. . Il n 'a obtenu que 38 v oix
fë vorables sur 86, une fraction de démochrétiens, résolus comme l'opposillcm à obtenir une véritable autono111ie de la région, ayant voté contre.
,Sous le titre "Rebondissement du
p.' ·oblème de l'autonomie en Sicile", le
correspondant d 'un journal français écriva it: " Le problème de l 'autonomie
sicilienne semble sur le point d'ent rer
da ns une nouvelle phase qui pourrait
com porter une légère agita tion" ,
Au Conseil comm'u nal
d'Ao'ste
Dans la séance du 8 octobre, les contains travaux.
seillers communaux SaI val, de l'U.v.
Dans la dernière séance du 19 noCl aocteur Chantel, du P .S. l. ont prévembre, les conseillers de l' U.V. , du
senté une motion demandant l'imméP .S. l. et du P.S.L.l. ont eu l'occasion
diate discussion de la construction des
cie montrer encore une fois l'id-entité
Ecoles de Saint-Martin de Corléans,
de leurs points d e vue sur les problèdo n t la population de l'endroit a depuis
L'les administratifs concrets, contre l~
lungtemps le plu s grand besom.
Illesquine e t systématique opposition
des D.C.
M. le Syndic illustra brièvement la
Il s'agissa it d 'appr ouver les frais sou(lUestion et donna lecture de la correstenus cet été pour les Colonies de vapondance entre la Commune et l'Adcances à la mer, auxquelles ont pris
n linist ra tion régionale, correspondanl'drt un nombre d'enfants supérieur
Ce qui démontre clairement que l'Adp.dJ1lstration communale n 'est nulle- aùx prévisions. 11 va sans dire, natur ellement, que ce sont les autorités
ment re sponsable de ce r etard. En efsanitaires qui ont jugé que ces enfants
fet, l'examen des dates des actes fait
tomber l'accusation selon laquelle l'Ad- avaien t besoin d'un séjour à la mer .
ministration communale aurait tracé
Favorables à l'approbation, les conie passage de la l10ute de Ceinture Nord
se.iJle rs M. Bosso et Dr. Chant el du P.
sur l'endroît où devaient être consS.l. et Dr. Montesano du P.S.D.l. ont
truits les bâtiments scolaires: le tracé
~ ou l igné le but sanHaire et social de
ù u Plan d'aménagement avait déjà été · ccs colonies. M. l'avt. De Vita, de l'U .V.
établi longtemps avant que le terrain
également favorable, souhaita qu'il y
fût légué à l'Administration régionale
ait un toujours plus grand nombre
par la famille Créton.
d 'enfan ts qui puissent jouir de cette
forme d 'assistance si nécessaire à la
Malgré l'évidence de ces faits, M.
sa n té des futurs citoyens. De même
Berthet, assesseur régional à l'InstrucM . le cons. Salval, de l'U. V., qui fi t
tion) n'hésite pas à dire aux pères de
remarquer que sur une dépense totale
fa mille de Saint-Martin de Corléans,
qui doivent encore envoyer leurs en- de presqu e six millions, l'Administrati on régionale contribue pour la peti1',:1I1ts dans les taupières des "Caserte somm e de 236.000 lires, à ' peine sufmette», où des élèves de 1re et de 2e
fisa nte pour l'envloi de 13 enfants s ur
ilE: peu vent faire que trois heures de
2G8, et exprime son étonnement pour
classe par jour: «Nous avons 20 mill'insensibilité démontrée par les autolions prêts, mais c'est l'Administration
nlés régionales envers les fils des tracommunale qui n e nous laisse pas Consva illeurs.
truire les écoles».
Les D.C., sous prétexte que les frais
Il disait également: «Que la commua'.
>
aient dépassé les prévi sions, insisnc prépa re des locaux provisoires, et
t(~
r
e nt dans leur opposition pour l'opjt' lui donnerai toutes les institutrices
pGs ition (et pour faire perdre du temps
q u 'elle veut». Or il y a plus d 'un mois
précieux), tant il est vrai qu'au ma(lue la commune a trouvé les locaux
illent
de la votation plusieurs d 'entre
Et prépa ré les bancs, mais M. Berthet
el~X ont eu des remords et se semt
~l'a pas encore nommé les institutrices,
~bll tenu s.
fJ ui pourtant ne manquent pas.
A la suite de la motion présentée par
L 'élection des nou veaux membres de
les conseillers de l 'U.V. e du P.S.I.
l'ECA pour les années 1958-59 a ré8 (·~r vé également une surprise. Entre
MM. les assesseu rs régionaux Berthet et Vesan, enfin embarqués sur éi.llt res noms propo sés par la Junte comle même bâteau que le Syndic
r mniste, il y avait celui du dynamiJ'Aoste, se
sont
précipités
sur
que chanoine Domaine. Quel ne fut pas
l'étonnement de la plupa rt des conplace pour examiner la question. Pas( illers ënentendant murmurer parriers à la main, les techniciens de la
Commune ont mis les points sur les
mi les démochrétiens que le chanoine
«"i», en présence, paraît-il, de quelques
n 'était guère indiqu é, étant trop occupères de famill es qui commencent à
pé avec les chorales, les costumes, les
y voi l' clair.
v oyages, etc. Il a tout de même obNous souhaitons à nos deux assest ::mu les v;oix nécessaires. Les autres
seu rs de nombreuses «promenades» de
éius sont: M.M. géom. A. Vuillermoz,
ce genre, qui auraient un d:ouble avan- Amédée Berthod, prof. Pezzoli, M.
t8ge: celui de les tenir bien e ntraîF:oux, M. Piovano, M. Scottica du Bunés pour les prochaines batailles élecreau du Travail, Mme Alma P erino,
et M. De Biagi.
torales et celui surtout d'accélérer cer-
A Trieste
A Trieste, la plus nationaliste des
'v llles
ltahennes, l 'on commence égaler ·. ent a ouvrir les yeux. ::)ous les titres:
·' 1 " I:-s usperunte lentezza .della burocTazia Le promesse non mantenute
f Û malconteniO ai l'Tieste", M. Diego
De CasCi'o écrivait dans la Stampa au
~ . oCbobre:
"Ho accennato, in un precedente artlC010, alle due tesi concernenti la poslzione di Trieste: da un lato una citlà - come Berlino - avente funzio!1P' «occidentale » e non soltanto nazionale; tesi questa sostenuta dagli amel'!carJ.Î e, pensa, da buona parte dei
triestini, dall'altro lata, Trieste concerna come la settantesima provincia e
l<l dodicesima città italiana per importanza demogratica; tesi questa formuli.!ta dalla burocrazia romana. Il confli tto tra le due posizioili, la latta' ira'
ii desider:o di rimanere importanti che
hmno i triestini e la decisa volontà
di «livellarli» ed inserirli al loro giustlo posto che ha Roma, generano la
gra vissima crisi politico-morale della
clttà.
" 11 malcontento generale e l'insodcl:sfazione di quasi tutti gli abitanti che cominciano, anche nel laro puri~
sima patrlottismo, a distinguere tra 1talia, governo italiano e burocrazia italiana - sono prnvocati dal rosario
delle promesse non sempre mantenute, che hanno, anche, scosso la fiducia
Lei dirigenti dei partiti, i quali, su garanzia di Roma, lasciavano sperare a ile loro «basi» quanto mai sarebbe stato concesso.
•
"Le ragioni che hanno provocato queste irrequie tezze n.on sono infondate
e sono connesse al ridimensionamento
e al livellamento economico, ma sopratutto morale, della città. L'italiano meclio è abituato ad attendere lu stri e
h; stri una legge, anni ed anni un decr'eto, mesi e mesi una circola r e; il trie:,tino era abituato ai sistemi anche
Loppo' spicci degli alleati e, comunque
ad una burocrazia italiana che, premuta dalla «questione di Trieste», dal
problema politico, era ben più rapida
di quanta sia ora. Percià, quello che
potrebbe essere un ritardo normalissimo pel' un napoletano, diviene una
dJazione vergognosa per un triestino,
il quale, conseguentemente, se ne aaonta.
"Cna di queste dilazioni, perà, è veramente grave e riguarda la sistemazione degli impiegati dell'ex Governo Militare Alleato; che è ancora - dopo tre
anni - in alto mare e che è sperabile
sbocchi nel loro collocamento in un
ruolo speciale. Tra le altre delusioni
va ricordata la negata concessiane della zona franca, cui si è aggiunta la non
a 'i venuta attuazione di alcune agevolazioni fiscali promesse.
"Tutto il problema consiste, quindi,
nel decidere se Roma sbagli a non sbagli nel voler livellare Trieste alle aItre
città italiane." (La Stampa)
Dans le numéro du 28 octobre du bin lensuel "La Zona Fmnca - Organo
dcl Comitato cittadirw peT la zona fTan((~", nous lisons:
"La democrazia triestina è il classico vaso di coccio, di manzoniana memaria, costretto a barcamenarsi fra i
vasi di ferro , allorquanda una convergenza di esigenze costringe il partito,
che tutto accogl ie in sè facendo l'equi-
l irJrism o fra il diavolo e l'acqua santa,
a dover tare una sceHa. l!.;d una cosa
e certa: l'esistenza di Trieste non è
nJai prescelta.
, Si pUll avere il seno oltremodo capace, come qu el10 che la aemocl'JsUa..
Dm mdubblamente ha, sla pel' allatt'are i mOlli s uoi vltellom s ia per accogiI.el'vi le disp arate e sovente t umu lTuase istanze dei postulanti-padro,m;
s'. puà, invocando magari quel ch'è su
1:: ste lie, essere la p er soniflcazione stesf:a aell 'equilibrio: 11 momento arriva in
cui tra una richiesta della Confinüosa
eci alera di Trieste, tra un interesse di
T rieste ed altro deI Friuli, bisogna SCégliere. In queste contingenze, che co::a fa, che cosa pua fare la democristiania indigena ? .. Scappare tutte le volte
che la convergenza d elle varie is tanze
porrà da una parte gli interessi di Trieste e dall'altra quelli dei grandi elcHori D. C."
Et toujours dans la même ' bimen~me l:
"Servi ed affetti di viltà m orale e
conformismo vorrebbero convincere
della inutilità di insi stere sulla Zona
Franca , perchè, dicano: "Rom a non
la vuol dare" . A q uesti ci ttadini degenel.'i bisogna rispondere che la stato
moderno obera ta <lai mille compiti
r~'Opri ed impropri, fatalmente adempie solo quelli che siano chiesti, con
c!ecisa fermezza, quali diritti e non 801lecitati come elargizioni.... Il significato triestino deI termine "am minisLrare" deve intendersi come coraggiosa e tenace difesa d egli interessi partic:olarissimi di Trieste pressa ~ ed
"mche contro, occorrendo - il potere
céntrale. " (Lu Zona Franca)
Au Tyrol
Voyons à présent ce qui se passe au
Tyrol du sud (Alto Adige), région én;i n emment catholique. Le 17 novemhre, à Castelfirmiano (Sigmudkron),
plus de vingt mille Tyroliens (des jourD:WX étrangers
disent trente mille)
ont manifes té contre le gouvernement
(('ntral démochrétien. La foul e, p·o 1'tant de nombreux drap eaux tyroliens
(l'Ouge et blanc) et des écriteaux, a
Hé haranguée.' par trois orateurs : un
vieux paysan, un jeune ouvri er et le
Président du VolksparteL Voici ce qu e
Ion pouva it lire à ce sujet dans la
«Gazzetta d eI Popolo» du 18 novembre:
»L'oratore è un vecchio contad ino
che assomiglia a Uo scrittore William
f 'aulkner. E ' un uomo pieno di digniti) Ilel suo giubbeUo nero dai risvolti
ra ssi, è misura ta anche se le sue parole risulteranno ben più disperate.
"Queste ass em blee di popo lo - <lice - si tanno ' soltanto quando nOn re~: ta pili, altr.Q da jare. Dra, qui riunili,
dub biamo dire ai nostri oppressa ri quelIf) che abbiamà in animo di dire , le
nostre aCClise, le nostre protest e ....
... 1 nostri antenati, quando si trovavano in pericolo, hanno seelto comc
cdleat.Q il Cuore di Gesv.., ebb ene OTa
i' tempo di sceglierlo an cora Lina v olta peT alleato ". La fo lla grida: "Autodecisione per il Tirolo". Ancora una
volta il vecchio ottiene il silenzio e
soggiunge: "Abbiamo percorso fino
ad .Qggi una dolorosa Via Crucis. Ma
r.'oi non dobb iamo smaTTirci nel dolOTe. Noi non abbiamo paum di nes(suite pag e 2)
2
Le 'euple YàldôtaÎla
Catholiques apostoliques
.
et catholiques romatns
.
.LJans la "SLampa" du 2-d3-67, sous le
tare "CactOlICeSlmO inlDorgneSlto -!, ' , Ivl.
Lano bo compare le l:awollcisme ltaBen au catnollclsme lrançais:
" U n nuovo inten'ento delle auto rin ccclesiastlche; Verl1lCatosl negli ulurm glOrm in l< 'rancla, ripropone un
u:wa su CUl gla alCre Valle (;l siamo
1el'matl. ~l tracta aella scOn!eSSlOne a
f'ar,;lale sconleSSlOne dei prcti di ,Saint;:'~llpice cne si occupavano dell'msegnaYlleIlW rellglOso, Pel' avere un'idea dell'lllsc:gnamento che questi sacerdoti im]Juru vano dal Hb1 basterà dire che è
un ms-e gnamenw progressivo, cioè legato all'età e aIle conUlzioni sociali dei
lèlIlClUlli.
10 che un vescovo spagnolo ha ben defillito «cattolicesimo imborghesito».
Perchè se si vuole salvare il cattolicesimo, sc si vuole che la nostra fede
sia viva occorre che nOn la si adopel'i pel' difendere la pace deI momento,
il privilegio 0, magari, l 'abuso. Della
fede spesso non restano che gli obblighi esteriori, la pratica, quella che potremmo chiamare la ccinsacrazione. della più spenta abitudine. Se si mettono
sui piatti di una bilancia questo paurosa abisso di disinteresse e le lu ci
illusorie delle manifestazioni pubbliche (i congressi, le processioni, i raduni di massa) non ci si puo illudere,
si tratta di un equilibrio fittizio, di un
inganno reciproco, E' sufficiente che
i cattolid si impadroniscano delle le.ve .di-un paese, che si accomodino sulJe poltrone di comando, dico è -su'fficiente perchè la fede si irrobustisca,
s!a v i va, abbia un significato nella nostra vita fiI1JI) a trasformarla ? Non. c'è
catLolicesimo vivo se non preceduto, sc
nOn contemporaneo alla lotta con l'angela. Invece si tende - a lmeno sembra - a eliminare il ri-cordo di que- '
sté< pagina stupenda dell'Antico Testamento che Delacroix ha illustrato nella chiesa di Saint-Sulpice e che ossessionava Baudelaire: la latta di Giacobbe la si dà pel' risolta nell'obbedien- '
Come possiamo conciliare questi coniinui avvertimenti, Lanti m Lerventi
n 'arresto sulla parte PIÙ YlVa, più sensibile deI c1ero con le concesslOni di
tutt'altro genere fatte agli u,o mini pratic:i, alla gente d 'azione, con l'ol:Jbedien:iü, servlle all'attualità, _
al gusto tin
troppo moderno della propaganda, con
la soddistazione degli spettacoli di massa'!
Quanti cattolicesimi si sono? E qua1<.: cattolicesimo ci è olferto? Ogni tan- :
lo si sente ripetere la domanda - naiuralmente r etorica --.:. se aa nai esiste
spirito religioso, se gli ital~ani sono a
no religiosl. Sono domandepiene di insidie, da accogliersi con moIte cautele, Ogni risposta evidenLemente riflette un ambiente, una situazione particolare, è quasi Impossibile trarre delle
L:unseguen ze in base a informazioni- lir:litate-: ad agni modo qualsiasi impress10ne ci domini, bisogna sempre
parlare . di una religiosità particolare,
(suite de la page 1)
di uno stato di case molto incerta
s'c./,no , Il vero tirolese non ha paura ài
c contradditorio. La casa più grave è
nessuno",
che non si dal1l1tQ in questo campo mu"lili succede sulla tribuna un giotamenti: si tratta di una situazione
vune che es!O'rdisce dicendo: "Sono un
slazionaria che ha il-sua centra su una
s,,- mplice operaio". E' in giacchetta ed
prima ragione di indiHerenza. Se prenè livido pel' il freddo. 11 sole ancora
diamo come terreno d'indagine il pein alto, sulle mura, non è ancora sceso
riodo degli ultimi venti anni, osserviasLdla talla ch e gremisce il cortile. Il
ma subito che le case in fonda non sogiovane
parla degli operai, della manno cambiate, il fatûo che oggi comancanza degli alloggi, degli uftici di coldi un partito che pel' metà si chiama
lücamento che non funzionano, di inCl'istiano non ha migliorato molto le
giustizie nei riguardi degli alto-atesicondizioni deI tempo fascista.
ni. Ma è pacato, non ha una parola
Non c'è una vera cultura cattolica
d'odio, non un accento d'ira, Tre mimanca una letteratura che risponda al
nu li dopa scende pel' lasciar posta al
nJme : tutto è rimasto come allora
t(~rzo ed ultimo ara tore il più atteso
pensa al l:U!ore vivo della fede natu~
,il capo deI Volkspartel, Silvius lVIa~
réllmente. E cio perchè da noi "non egnago.
sis te spirito di innovazione, di ricerca,
"Due giovanQtti l'aiutano a sal~re
cli tormento: sarà colpa della nostl'a
sul podio, perchè è senza una gamba,
storia (diciamo cos1), non la so, l'osserL'ha persa combattendo sul fronte rusvatore a malincuore deve ancora riSl1 come ufficiale della Wehrmacht. Mav,olgersi fuori dei nostri confini, pengnago è figlio di un italiano, ma il sua
>:are al lava ra della F rancia, alla vocuore non batte per il Iliostro paese. E '
ce degli isolati che ci arrivano dalla
un uomo magro, scavato, si appoggia
Ccrmania a dall'Inghilterra, Il r ecencon le braccia al podio e protende la
tissimo Panorama des idées contempol"lascella dura, ossuta, 1\ oi sappiamo
mi.nes (editore Ç:allimard) pel' la parte
che dipende da lui se questa manifedei pensiero religioso non include nepstazione resterà una libera protesta d i
pure un italiano e questa volta non saùna minoranza etnica oppure si t r aprei davvero incolpare di sciovinisilljo
sformerà in una dimostrazilÛne fana tio di scarsa informazione il sua ordica, in una marcia su Bolzano. l ventinatore, Gaétan Pican. Uno stato di
m ila pre senti sono t roppo eccitati, non
tanto abbandono costituisce una preaspettano che un segnale. E' corsa vocccupazione pel' le nostre autorità ecce che icri il vescovo l 'abbia chiamato
clesiastiche? A giudicare dagli intera sè e gli abbia ricordato che un cattoventi degli ultimi tempi nel campo deI
lico deve al:Jürrire la v1olenza. Vera a
clero francese si sarebbe portati a diche sia questa voce, Silvius Mafalsa
re di no, anzi si potrebbe credere che
gnago incomincia il sua discorso che
siano pre[eriti gli in el' li, i ripetitori, chi
dürerà più di un'ora, Ùno a mezz~gior
non si accorge delle gravi mutilaziono, face ndosi promettere dai presenti
ni, della generale assenza, del più a
che la cerimonia non av l'à seguito di
mena cosCiente indulgere a un giuoco
ctimostrazioni e di vilolenze, "O gnuno
di rapporti esterni che spesso confitornerà poi alla propria casa - dice
nana con la superstizione e, peggio,
-, Ho dato la mia varola alle autoricon un'equivoca convenienza. Eppure
tri che non accadrà 'nulla, Ho dato la
non ci vu al molto a cauire la situ azio7I'I,ia paroZa di tedesco, jate onore alla
ne, il dissidio fra una teoria che resta
paTOla di un tedesco",
lettera morta e una pratica deI tutto
" Magnago incomincia a esporre il SUQ
epidermica, non ci vuol molto a senrXlgaglio di accuse. Sostiene che l'intire il peso di questa eterna mancancremento della popolazione di Bolzaza di iniziative, della assoluta mancanno non è naturale, ma frutto di un
"-<l di reazione, N el giro di pochi anni
calcolo pel' schiacciare la comun ità tela chiesa francese ha vista un' epuracl.esca, Dice che soltanto il sette pel'
zione di gesuiti a Lione, il ritiro dei
p reti-operai, la sostituzione dei tre pro- . cEnto dei 4100 a lloggi costruiti nel <1<0l,oguerra è andato agli alto-atesinL Poi
vmciali domenicani, la morte della Vie
l'oratore passa ad attaccare il governo
Intellectuelle, l'accusa massa a Maricentrale pel' non aver rispettato gli
t,tin, finalmente il rifiuto dei «catear:cordi di Parigi firmati da De Gaspecbismo progressivo» Fra il cattoliceri e da Gru ber.
simo tormentato dei fra n cesi e la
"La tattica dei governo centrale palude di quello spagnolo sembra che
con tinua Silvius Magnago - è quella
!l cattolicesimo degli italiani non abdei continll,i Ti1I"'ii, delle l'ungaggini b'uHa dubbi di scelta. Ho citato la palujocmtiche, . Rinviand{J i problemi, i
de spagnola perchè nell'ultimo nume])'l'oblemi restano. Tuttavia anche se
1'0 di Esprit si leggeuna desolante de7,(1' ora non possiamo aver fiducia nelnuncia nel rapporto che un gruppo di
10 Stato italiano, non vogliamo guarsacerdoti e di professori spagnoli avedaTe al passato ma al ftituTo; vogliava preparato pel' il congresso dell'apûmo
esser buoni europei e peTcià chiestolato laico che si sarebbe dovuto tecio anc·ora una volta al {Jo verno italia# liere nel novembre dell,'anno scorso al110 di voler sedeTe con noi al tavolo
l'Escuriale,
v erde per risolvere tutte le nostTe queE' un documenta agghiacciante e che
s;:ioni, Allora la fiducia potrebbe tomava molto al di là della caratterizzare, ma prima attendiamo le prove"""
zjone deI fenomeno religioso: chi 10
Ci appelliamo al mondo, Lo faremo anlcgge capisce molte alire case, vede
cora, e se sarà necessario ci appellerel:J stato di assoluta paralisi di quel paemo all'O.N , U, e al Consiglio d'.El1TO se, determinato in gran parte dall'inpa",
comprensione e dal tradimento di quel-
za più supina, nella ripetizione di · ge"ti meccanici e nell'esaltazione di un
trionfo' terreno che h a ben poco a ch e
\. edere con l'essenza e il cuore vivo
della fede,
CHEZ NOS EMIGRES
Démissions d-ans la Rédaction
du iournal "La Vallée d'Aoste"
N os lecteurs sont au courant ùe ]'in<.;ualifiable conduite de nos administra' .... ...... . »
tEUrs rég~onaux démochrétien s il l'égard
du Comité d'entente des émiO'rés
Oui! c'est bien cela, c'est tout à fait
constitué
en mars dernier à Paris ~ou;
cela,
UBlr
les
différentes
sociétés d'émigrés
M, Carlo Ba se demande (voir plus
\ aldôtains.
.
baut): "Qua n ti catuoIicesimi ci sono ?
~e Co:nité s 'était pr;oposé pour preE quale ca ttolicesimo ci è offerto?" .
l1uere tache d'organiser une O'rand,e
Nous répondrons, quant à nou s, qu'il f(ote de l'émigration, qui devaif avoir
y a une seule Eglise catholique, aposlIeu le 11 août à Chesallet. L'on contolique e t romaine, mais deux catholi- naît la suite: les autorités régionales
c;smes: l'apostolique et le r omain.
d. c., qui avaient été invitées à prenC'est s urtout le second qui nous est
dre part à la fête, ne se contentèrent
offert en Italie, où l'on est -en général
. p~ s d'ignorer l'invitation, elles mganibeaucoup plu s romain que chrétien.
serent pour le même jour, à ChamLe, fascisme, par exemple, 'ne pouvait
poluc, aux frais de l'administration rénaltre et durer que dans Un pays p lus
gionale, une autre fête 'dite des émir,JmalJl que chrétien,
grés, dans le but évident de nuire au
Quand il écrit: " Il fatto che oggî co- ' Comité d'entente et de semer la dismandi un partito che per metà si chia- corde parmi les émigrés, Au dernier
ma cristiano non ha migliorato molto moment, M. l 'abbé Petigat, administrale condizioni deZ tempo fascista", M,
teur du journal «La Vallée d'Aoste» et
Carlo B~ dit une ch ose très juste, mais
représentà nt du Secrétariat Valdôtain
lJlcomplete. Il ·pourrait a jouter que ce
,:\li sein du Comité d 'entente, passa
sera toujours ainsi, tant qu'on y ser a
~vec ~rmes et bagages dans le camp
plus romains que chrétiens et que, en ües semeur's de zizanie mettant son
bons et authentiques romains, l'on - fe- journal . à leur entière disposition,
ra de la religion un auxilia ire de la
Cette affaire vient d'avoir son dépolitique.
nouemen t logique: M. Pierre Lexert
a donné sa démission de directeur de
«L a Va llée d'Aoste»; M,M. René Bes::nval, Robert Cavorsin, Fidèle Char\é:re, et Joseph Ch enal ont également
oemlsslonné de membres du Con seil
de rédaction.
Voici ce que dit M. Lexert · dans sa
lettre de démission publiée dans le
lluméro du 10-11-1957 de «La Vallée
Ad agni bu on canto, bisogna dargli
d Aoste».
atto che con il suo calma comportamen"Afonsieur l'Abbé,
ti, ha salvato la situazion e, che poteva
anche precipitare, Prima di scioglieJ'ai l'honneur de - v,ous conf-irmer
rc l'assemblea egli chiede ch e tutti
(,ue, - mis par vous dans l'impossirientrino aile pl1Ü'prie case in silenzio. _&ilité de librement exprimer ',aes opiE di colpo, calmati, i ventimila esconwns dans le jOt(mal LA 1lALLEE.'
no dal castello, in una lunga colonna D'AOSTE dès lors qu'elles s'opposent
che si snoda lungo il fianco della monQ'ux vôtres et quand bien même mes
tagna. Vanno ai treni che attendono
V'iles s'accorderaient-elles avec celles
' l ungo la rIva del!' Adige, salgono sui
de la majorité du Conseil de Réf!';c'
pullman che li riporteranno alle 101'0
tion, ---=- je ne saurais aSSt(mer p71/ S
case, Non cantano, non gridano h an- longtemps mes fonctions de Directeu q
no promesso di ' stare calmi e 'sanna
de cette publication,
mantenere». (La Gazzetta).
Je regrette beaucoup que s'achèv,;
ainsi une longue et naguère amie/fl e
c,ollaboration, encore qu'elle n'ait pas
tOU}OU'l'S été sans heurt; mais j'atfl1che
Les griefs des valdôtains sont encore
t,-op de prix à la liberté ,de penser et de
p lus graves.
TJ1l bl'ie'l', à cette vertu majeure cw;s;,
E n 1954, le gouvernement central
qu'est la tolérance, pour me satisfairc
il imposé à la Vallée d'Aoste malgré
d'une responsabilité illusoire dans une
l'opin ion contraire eXDrimée ' par la
wnjonctuTe où ces principes sont non
ma jorÙé des Commune"set du Conseil
5culement menacés mais bafoués, ct
Régional, une loi électorale particulièpot/-r cautionner une démarche, des
re qui a eu pour résultat de bannir
l)rises de position ou des attitudes qne
du Conseil Régional les représentants
-je désapprouve t:Otalement.
à.L la minorité ethnique va ldôtaine, En
Etant donné l'importance pour moi
(ffet, grâce à c8tte loi, la coalition
tle cette décision, et des misons qui
bouvernementale a eu 25 sièges au
Zo motivent, je compte que vous v oulieu des 14 auxquels lui donrï~ient
c: .Yez bien insérer le texte de' la prédroit les suffrages obtenus; la coali- s6nte lettre dans le vroc hoin numéro
tion des gauches, 9 sièges au lieu de
de vo tTe journal.
.
11; l'Union Valdôtaine, un seul siège
Dans cette attente, etc",,"
HU lieu de 9,
l ,a lettre envoyée par M,M, BesenOr . l'Union Valdôtaine r epr ésente val, Cavorsin, Charrère, Chenal et Leincontestablement la minorité ethn ixert, et publiée dans le numéro du
que valdôtaine organisée, Si le gou1&-11-57, n'est pas moins accablante
vernement insiste à imposer cett e loi
pour M, Petigat et pour les tripoteurs
d'exception à la Vallée d 'Aoste, même
Qu'il a choisi de servir;
les plus aveugles, en Italie et à l'étran")'v[onsieur l'Abbé,
,r,er, comprendront qu'il veu t la supPour les motifs que not/-s avons eu
p c'ession du caractère ethnique et linZ'lwnneuT
de vous exposer, en totde
guistique valdôtain, Ce genre de supfmnchise, au cours de notre entretien
p:~essions, quand il est obtenu par la
}'hier soir, nous vous confirmons no ruse ou la force, est considéré aujourt're
décision de n.ous retirer du Cond'hui comme un crime, qui a un nom';
seil de Rédaction de "LA VALLEE
génocide.
j)'A OSTE", Que les responsables d, c, y réfléCe n'est pas sans ameTtume, vous
chissent, car cela pourrait leur coûle savez, que nous mettons ainsi fin à
ter cher.
I.e gouvernement d. c.
et les autonomies
En
Vallée d'Aoste
RENCONTRE DE MINORITES
DE LANGUE FRANÇAISE
Les 16 et 17 n ovembre a eu lie u
à Nancy une l'encontre de repl'éSellhmts d e la vVallonie (Belgique), de
la Suisse Romande -et de l a Vallée
d'Aoste.
La rencontre , organisée par l a
fonda ti on Charles Plisnier, avait
pour but de serrer les liens entre
ces pays de l angu e fran çaise.
L a Vall ée d'Aoste était rep r ésenpar des émigrés de Paris, les
dl'légués qui devaient partir d'Aost e ayant été retenus au der nier moment par des causes imprévu es,
nuxquelles s' a joutèrent les récent ~e
t es chutes d e neige, qui rendirent
iIllpraticables l es cols du Petit et
d LI Gl'and-S t.- Bernard etempêch è1 cnt l'envoi en t emps util e de remplaçants.
Nous donnerons d a n s un prochain numéro un compte rendu du
congrès. Nou s - nous bornons pour
l e moment à remercier ses o;'ganisateurs, qui ' on t bien voulu y inv iter notre pays, e t à leur faire parvellil' l'expression de tout notre regret
p o ur le contretemps qui a empêçhé
les Valdô t ain s d'Aoste d'y prendre
part.
une collabomtion q1Û, pour certains
n'entre nous, da tait de plus de trente
années.
M ais puisqu 'il not.s est interdit deli1Jis quelr]1/-e temps, d'ex1Jrim er librement notre opin'i on dan~ le journal
q~e vous avez fondé - et qu'avec fieTte nous considerions comme étant un
peu le nôtTe, eu égard au soutien mOTaI
incessant' que nous lui avons apporté;
]Juzsque la possibilité rW1/-S est reti"ée de diTe toute natTe indignation dev ant certaines injustices, dès l'instant
(iU~elles sont le jait d'hommes au pouvozr; ptasque nous ne pouv ons plus
n :JUS élever vigou reusement contre des
p1'Océdés inadmissibles dans un régi'lM: démo cratique, n'i dénoncer comme
il c,Dnviendrait l'ambiguïté de certains com port ements _ comme, par ex emple, celui ,Lo'ut récent des Autorit(~ auxquelles vous Q1}e~ cru devoiT
vous rallier, qui, sous couleur de témoigner à l'émigration valdôtaine leur
s(lllicitude, visaient au contraire à détruire l'union que le Comité d'Entente réalisait; bref, puisqu'il nous est
im possible de poursuivre sans entrav e, dans le JouT1wl "La 1lallée d'Aoste" notre action désintéressée contre
tout ce qui nous sem ble de natw'e à'
'[Jorter préjudice, momZement et maté?"iellement, à notre pays et à l'émigmt1On; pour tout cela, notre présence au
(j(Ju'mal) Conseil de Rédaction n e nous
paraît plus désormais, ni utile, ni même souhaitable ,..."
Ajoutons que le nouveau directeur
'd: ",La Vallée d ' Aoste» n'est pas vald~tall1. M: Petiga t n 'a même plus tro\.!, 'e un dIrecteur va ld'Ôtainpour son
~ournaL
Les D. C.
et la droite
Au début du mois a eu lieu à Veuise ét à Redipuglia ~u congrès de
]' «Associazione N azionale Venezia
Gi lili a e Dalmazia» qui a ét'é défilli
p al'
lu «\' ace R epubblicana» :
«Ull'altra lllunifestazione di pre lt a '
IHClrca fascista sotta il patl'ocinio deI
Govel'llo». Celui-ci y était représenté pal' le préfet d e Venise. L'organe
du p arti républicain ajoute que I f"!
lIouveUe direction de celte Associa tion est formée des «pires él éments
du coll ulJ orationnisme naziste».
L e gouveruement d élllochrétien a
r~ussi à empêcher l e Rassemblemen t de la Résistance qui devait a\ oir lieu le 2J novembre à Rome et
qui a dù ê tre l'envoyé. Les neo-fa~i cistes, qui ava ient fait u ne prop a gande acharnée contre ce Rassemblement, ont pouss'é d es cris de victoire.
Le Président d e la République fédérale allemande Théodol' Heuss,
en visitc officielle au gouvernement
ita~ien, avai l décidé de faire un pèlennage aux Fosses Ardéatines, où
336 otages furent fusillés en 1944
var les nazis . Toujours pour p laire
aux fascistes, ou en to ut cas par
crainte
de
leurs
jugements,
quelqu'ull cOJUmença par effacer du
programme cette visite qui honol'ait grandement l e Président de l a
népub liqu e de Bonn. Le truc n'ayant p as réussi, le Président fut accompagné aux · Fosses Ardéatin es
pal' un simple sous-secrétaire.
L'on sait qu'au début du moi s l e
gOllvernemenl régional sicilien, f orm é de d émo-chr étiells, ava it dÎt d émissionner. Uu nouveau gouvernement démochrétien a été -é lu le 26
grâce aux voix des monarchistes et
des neo -f ascis Les.
Le 27 novembre, lors d'une d iscu ssion de l'importantc question dcs
Contrats Agricoles (Patti Agl'm:i),
les d épu tés démochrétiens, libérau x,
monarchistes et neo-fascistes ont
-voté ensemble un article 10 favorable aux gros propriétaires. Républicains, soci aldémocrates, socialistes et communistes ont voté contre.
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Nécessité d'éviter la défiguration du cadre de vie
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dans la ville d'art d'Aoste et dans les stations d'alhtude valdôfaines
Le succès de SAAS FEE et la future organisation
touristique de Pilaz et de Saint Barthélemy
de trente
intenlit, derimer lilirele journal
FI/ avec fi erw étant un
"utien moral
'ns apporté;
{s est retiignation delès l'instant
nes au pou'u v ons plttS
t contre des
~s un régiwer com m e
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de cernne, par exdes Autoricru devoir
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traire à dété d'Enten:l nous est
sans entruallée d'A osssée contre
ie nature à
nt et matéà l'émigra- '
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truc n'aenL fut acArdéatines
aire.
lu mois le
cilien, forait dû dégouverne: -él u le 26
rchistes et
d'une disLestion ~les
i Agrari),
;, libéraux,
cistes ont
10 favorares. Répus, socialisoté contre.
Avant de développer le thème principal du s ujet j'exposerai br ièvement
k s impression s d 'un de mes voyages en
Suisse dans une localité étonnamment
sav,o ureuse du Vala is et précisément
à SAAS FEE.
Cette station t ouristique à 1800 mètres d'altitude, grandi e par le silence,
<'_ pproche de la p e rfection. E lle _est entourée par une immense assemblée
d e «4000", par une profusion de cimes
en un minimu m de kilomètres, qui
courent du Strahlhorn au Durrenhorn,
d u Weissm ies au Fleschorn, les cimes
les plus hautes de la Suisse.
Quatorze montagnes supérieures à
400D mètres sont g roupées comme des
ami es tout autour de Saas Fee et form ent un amphithéâtre prestigieux
dont le s parois éblouissantes de glace
ont une hauteur d'environ 2000 mètres.
choses c 'est la t echnique, c'est-à-dire la
l i Y a tou t ce <'lu 'il faut à un alpiniste
fa çon de tr.a iter une chose mécaniquer,our tomber amoureux et à un tOUrISrr,ent".
te pour se réjouir la vue de visions
E t pour aug menter la détente, la séen<.:ha nteresses.
Quand le soleil couchant déserte la . rénité et la douceur de vivre, les m a ipla ine et rosit les sommets de ces 14 son s et les locaux publics de Saas F ee
1l10nta gnes (,Strahlorn 4190 m. sont éclairés par le moyen d 'innoml rables a bat-jour, qui donnent une éHIMPFI SCHORN 41 ~9 ru. - ALLADlission .de lum ière filtrée, douce, chau LINHORN 4027
ALPHUBEL
de et calme, san s agacer le système
4206 m . - T ASCHORN 4490 m. ne ~' veux , Ce genre d 'éclairage qui r eDOM 4545 m. - LENZSPITZE 4294
Di . N ADELHORN 4326 m. - STE- pose la vu e, au contraire des tubes lumineux à gaz ra réfiés, évite de gratiCKN ADELHORN' 4242 m. - HOHfler
les vi sages des gens d'une p âleur
BERGHORN 42 19 m . - DURRENca dav ériq ue. L es flots de lu m ière froiHOHN 4034 m. - WEISSMIE S 4020
de et a veuglante diffusés par ces
111 . LAQUINHORN 4010 m. '-horribles
tubes
fluorescents
qui
FLE TSCHHORN 4001 m .) c'es t l'évafont papilloter les yeux, qui irritent et
sion de l'esprit sur 'tm des plus grands (,u i énervent par le trop vif éclat du jet
amas de glaces d'Europe, un des specde l'éclairage, devraient être abolis
t ncles les plus étourdissants des Aldans tou~ les locaux publics de s
pes.
stations d'altitude, qui désirent rend r e agréable le séjour des touristes.
N 'ay on s gard e d'oublier qpe Saa s
F'ee ,n'est pa;; un endroit pour personneg qui veulent s'étourdir en d'aut res occupations, en des am'\sements
fébriles pour sauvageonnes jeunes
et troublantes à buste arrogant , gortendu e civilisation industrie lle, grange et reins e n l'air ..
de brûle use de matière grise et ronLes jeunes gens ont la bourse vide
geu se de substance nerveu se, court aet la ,tête pleine de rêves immenses
près le silence.
offerts par le cinémÇl ~t par les "west èrn" q-ui agissent sur leur esprit à
1<) manière d' un stupéfiant. Le silence
et la solitude effraient les jeunes de
L 'euphonie de ce ,nom évocateur et
vingt ans ..
pc.étique concourt à appor ter à l'esprit
L'hi ver, là-ha u t, près d'un aussi presd}! visiteur une vraie délectation. La
tigieux désordre de cimes, est un deuxd(,uceur et la séduisante harmonie des
ième été qui se prolonge en des journoms s'unissent souvent en notre subnées plus chaudes et plus pures enconscient à l'enchantement des pano- core. C'est l'été bla nc qui donne à char i\maS et presque toujours la seule douque individu ce que les Grecs nomceur irisée du nom d 'une localité nous maient l'Euphor ie. A Saas Fee, comcharme sans même l'avoir vue.
me partout a illeurs en Su isse, les m êDes animateurs hors ligne donnent r':es méthodes . d'enseignement, une
fi. toutes les manifestations organisées
technique uniforme da ns tous les cours
à Saas Fee un cachet d 'élégance, de
de ski permettent aux skieurs de dégaîté toujours alliée à la tranquillité,
buter et de se perfectionner sans êdans un cadre de distinction et avec tJ'e liés à une seu le école ou à un seul
u n accueil des plus chamants. La
f'ndroit.
joie populaire, les plaisirs grossiers et
les fêtes vulgaires ne réussissent pas à
trouver leur place dans cette station
Pilaz et
t· mristique. Des innombrables Douages
Saint Barthélemy ·
mis au point et intelligemment agencés ine ttent les dons du ciel à la porCes deux m agnifiques sites montatée de l'homme.
gneux commencent à sentir les preLa joie de y ivre, un des produits les .
mières approches de la station d 'a ltitup lus facil es à vendre mais le plus difde, mais leu r succès n 'est encore qu'un
ficil es à fabriquer, est à la portée de
lc,intain flambeau .
(c,us les est ivant s. L'orientation m êLe célèbre amphithéâtre herbeux de
m e de la musique et de la danse suit
Pi laz, fermé par une couronne de cià Saas Fee le principe de la détente
mes t ouchant les 2500 mètres, est larqu e nécessite l'agitation de la vie quogement
protégé contre les grands vent s
Ldienne. Aucune musiqu e échevelée,
(lui Longent la Vallée. Ses alpages gai),ucune envolée froufroutant~ de juzonnés, bien orientés, assurent l'écoupons, aucun rythme obscèn e de junlement
- et le r enouv ellement régulier
gle, mais des t.angos langoureux et des
de l'air par le hau t et le long m êm e
valses lentes qui p r ennen t do ucement
des pentes .
les couples dans le remous d'un Danube de rêve:
Il faut espér er que le futur pla n
L es estivantes dont l'âge de la retrai- ' d 'aménagement de Pilaz ·n e permettra pas à une grande route goudront e sentimentale, grâce aux pr oduits de
née
de fran chir brutalement certains
beauté, a été reculée de quinze ans,
sites de pleine n a tu re .. - Qu'on préser~
n e se déshabillent qu e sagement et
n'exposent au soleil leur peau souple ', e le cadre naturel en interdisant tout
envahissement d 'éléments visuel déet mor dorée qu'avec une élégante pargradants et insolites qui altèrent le
cimonie. C'est le retour au secret du
paysage. I:es v oitures, les scoot ers, les
nu qui augmente le plaisir flottant du
poids lourds qui entrent dans une stamystère.
ti on d'altitude substitu ent leur fond soL es p êcheurs, les chasseurs, les chernGre au silence et. à la s.oHtude des
ch eurs de champignons trouvent à
e ~ pace s primitifs e t millénaires,
Saas Fee de quoi s'amu ser. Pour ces
La route régiona le de Pilaz, en suihons esprits, la recherche du bonh<
vant
l'exemple de Saas Fee, dev rait
l'emporte sur l'atteinte du bonheur
être construite d 'une largeur de 7 m êlui m ême. Les méfaits de.t'affichage qui
tres jusqu'au niveau du plateau, où un
défigure les maisons, les sites et les ri01argissement
p ermettra le stationnecl1esses a r tistiques sont inconnus dans
ment
des
voitures
et la construction
cette station d'altitude où la prétendue
des garages privés et publics. Des pecivilisation industrielle s'amenuise, cètits sentiers goudronné s s'embranchede et presque disparaît en reprenant
ront au terminus de la route et en ser1.i p lace qui lui <.:onvient, la derni~re.
pentant à travers le plateau gazonné
L e mobilier même de s restaurants,
t-Ju t proche desserviront les villas, les
d'e s hôtels, et des villas est encore
hôtels et les pensions.
construit par des artisans. Pas de
Si la solutiJon heureuse de Saas Fee
meubles en contre-plaqué
traités
n
'est
pas adoptée aussi pour Pilaz
mécaniquement.
Le
mobilier
est
à échéance relativement rapprochée
composé de planches de noyer, de
tout le platea u deviendra une localit é
chêne ou de poirier sciées en long. Ces
tapageuse
où les voitures joueront leur
m eubles tiennent compagnie, échaufnJaserati, leur Alfa Romeo ou le ur
fient le ooeur, réjouissent la vue et
Porsche.
charment l'esprit de celui qui les regarde . .sur ces sujets on ne peut que
Des crânes sans cerveaux' arriv ent au:'evenir aux paroles du grand artiste jùürd 'hui jusqu'à percer des trous dans
Georges Braque: "Lorsque je tiens une
Ip pot d'échappement, pour faire plus
Labie faite par un artisan, ma main
sport, ou bien même à le supprimer
r encontre sa main, le type me tient purement et simplement. Leurs paucompagnie. Je sens sa main, la table ''l'es esprits ne faisant pas de bruit
est vivante, mais dans la mécanique ils cherchent à se faire remaruerq
une table c'est infernal. L 'a rtisan s'oc- p,al' des monstres d'acier fonctionnant
cupe uniquement de faire vivre la maen échappement libre, pétaradants,
hurlants et fumant s.
t: ère qu'on lui donne. Au contraire,
aujourd'hui ce qui domine en toutes
Aucun ronronnement de motos ' ne
LA BEAUTE
ET LE SILENCE,
,
SONT DES CAPITAUX PR·O DUClIFS
Il est cent fpis plus difficile aujllurd'hui de s 'isoler et de se recueil.l;r qu'il n 'en était à l'époque de la
première gu\e rre mondiale. On paye
IGurdement ce qu 'on estime un proglès. L'homme emprisonné par une civiilsaLion matérielle n 'a plus du temps
pour penser et pour rétJéchir. La vie
jr,t ense des cita dins eXGédés par l'engrenage du t ravail quotidien exige
qu 'on répare les forces dans des stations d'altitude calmes et s:ilencieuses.
Toute la zone de Saas Fee, parse"
mée de châlets, de pens10ns et d'hôtels, est entourée d 'un silence propice à la détente indispensable aux souci" et au surmenage qu'impose l'activité fébrile actuelle.
Pour obtenir ce merveilleux ' résultat les administrateurs de Saas Fee
ont construit le terminus de leur grande route éloigné de quelques centaines de mètres de leur centre touristique. D 'innombrables garages ont été
bâtis au point extrèm e de cette route cantonale. Les nombreuses maisons
sont toutes desservies par de petits
sentiers goudronnés, d 'une largeur
(l' environ un mètr e cinquante, où les
véhkules à mo teur ne peuvent pas
circu ler. Tout franchissement de la
cha ussée sur des passages cloutés est
l 'al' conséquent inconnu à SAAS FEE,
Pour les transport des marchandises
Un service régulier et silencieux est
assuré pour tout le monde par le moy én de petits tracteurs à quatre roues
munies de pneus, propulsés par la
force d 'accumulateurs électriques. Chaque hôtel et chaque pension est en
p lus propriétaire d'un petit chariot à
bras, toujours avec pneus, pour le
tra n sport des bagages et des valises
d es pensionnaires.
Les administrateurs de Saas Fee ont
!Ou remplace r les bruits de l'invasion
du tnachinisme, rançon naturelle de
la tran'sformation matérielle du monde,
par le silence, la solitude et la contt'-mplation.
Au milieu de cette beauté, qu'aucune noircissure visuelle ne souille, il
fait bon s'attarder sur les bancs pour
cbserver ch a que soir la longue liturgie du soleil couchant.
Le glou-glou de la fontaine ccntelwire et le murmure du vent qui carE sse l'herbe verte, meublent la solitude de ce magnifique plateau.
De temps én temps des ailes d~
chardonnerets battent le silence lumin eux de ces €spaces primitifs. L'ex istence des habitant s tourne au raknti. Les anciennes familles ont des
allures d'une lenteur et d 'une ~o,l~nni
té. de dynasti·es.
La meilleure société d'Europe, en
s 'éloignant du matérialisme ambiant
des grandes villes industrielles, fréciLlente de plus en plu s assidûment la
station silencieuse d'altitude de Saas
Fee. Il suffit de jeter un coup d'oeil
d l'entrée du pays, où les moyens de
tr ansport doivent s'arrêter. Des voitu res de prestige: Bentley, Rolls-Royce, Cadillac, Packard, qui atteignent
<.:hacune une cylindrée d'environ 5000
cm . 3, véritables porte-drapeau de l'industrie automobile, sont rangées au
t erm inus de .ta route cantonale qui
est agrandie pour favoriser le stationr,Ement.
Le monde entier, excédé par la pré-
SAAS FEE
3
d oit troubler le silenee primitif qui
f<lit pa r tle du paysage, du plateau. Ce
si lc doit rester au ssi loin que possiblé de la prétendue civilisation mécanique, qui a rfaiblit l'équilibre n er veux
(~ es p erson nes déjà sérieusem ent ébranlé. Pa s de piétons fautifs sur des pasf,::tges cloutés à PHaz. Elle doit être
aussi u n véritable paradis de liberté,
san s danger pour les e nfants.
Si l'on ne tient pas compte de ces
con seils, l'avenir touris tique de cette
station d'altitude en ser a compromis
~ jam a is et on risquera fo r t d e payer
Lm prix très lour d demandé à la tranqui llité, à la sen sibilité et à la joie de
v' vTe, d'où la médiocrité en tout. Andlé Mauroi s · écrivait "U n groupe huma in qu i n e s'accord e pas chaque jou r
\m e :!)ériode de silen ce en arrive à ne
plus peEser ". Qu 'on ne confonde pas
ci vilisa tion et niv eau de v ie, progrès
humain et pm grès technique. Seules la
pen sé e désintéressé e et la sensibilité
sont les piliers des ci vilisa tions supél'Ï(èures,
Tou t le mOlJde prêche la croisade
con tre le s véhicules tapageu rs, qui
1.résentent un da nge r physiologique
pou r la santé des perso·n nes. Dernièr ement. on a essayé en certa ines station s touristiques s uisses de définir les
n i veaux sonores tolérables. Les poids
lourd s ne devraient pas dépasser les
85 phones , les voitu res les 85 phones et
ks . motos les 78 phones. L es résultats
de cette croisade contre le bruit n 'ont
ra s été très en courageants. Si le t ap age a Îégè rem ent diminué à forc e d 'amendes a ux conducteurs fa utifs, la val'eu r pestifère d 'essence , et l'ode ur
d'huile brûlée on t cependant a ugm eTlté ,
a lté ra nt le par fu m suave et p récieux
des prés fl euri s porté par la brise de
la mon tagne.
Dan s d ix ans au maximum, toutes
les sta tions touri stiqu es qui auront oublié de prendre à temps des m esures
Y'. écessaires po u r protéger leurs espaccs du bruit inferna l de la civilisation
m écan ique, verront une énorm e, diminu ticn d u n ombr e et de la qu a li té de
leu r s esti van ts . Il est bon, comme souven t, de r eveni r ici à la formule superde Maxim ili en Vox : "Le bru it est
sa ns valeu r s'il ne peut. annoncer J'avènem ent d'une chose importan te" .
N'abaissons pas la puissance de ce t1.-2 . sou rce d e 'r égénération qu 'est la
n!ontagn e, en permettant l'entrée à PilCiz de salissures visuelles, auditfves' et
olfactives qui souillent et dénaturent
u n des sites le plus enchanteurs d u
\. al d' ~o.g t e .
Nous esp érons que la langue fr ança ise p ourra vite s'enrichir d'une exrression séd u isante désignan t ce nouv eau gen re de station silencieuse d'a ltitud e.
Toutes ces considérations valent au ssi po ur ,Saint Barthélémy, où la civ ilisation pas torale n 'est pas encore mort e et qu i proch ainement aura sa route
qui la r elier a à la plaine.
. "e
Pr,o dui'r e, transporter, distribuer
l'é~nergieet non la laideur
L e Surintendant des Antiquités du
Le monotone défilé des poteaux du
P iémont et de la Va llée d'Aoste a détdégraphe, du téléphone et des lignes
cla ré a u quatrième Congrès de l'ard 'électricité le long des mute s donne
ch iteclure de montagne: "che si posà l'obser vat eu r une sensation de p rosono diminuir e i danni prodotti dal
flJnd ennui. La répétition tl'Op uniforpassaggio di una linea e lettrica; spesme · d e po teau x égaux et alignés à une
se volte è su ffic ien te 10 spostamento
d.istance égale est pour l'oeil un sp ecdi , un pa 10 per salvare un scenario
ta cle tou jou r s déprimant.
pa nora m ico e bas ta anche il suo semQu 'on pa r coure en voiture une route
[lice abbassamento p er liberare dalla
titir e de poteaux, fils et cab les aét roppo meccanica inqu a dratura dei
riens, pa r exemple celle de Pré-St. Ditra lici la v isuale di un castello, di un
dier jusqu 'à la première galerie de la
complesso artistico 0 di un qualsiasi
Thuile: c'est un ruban goudronné capaesaggio alpino".
ché par des milliers de sapins à la
Ma is alors pourquoi a-t-on permis à
chevejure lux uriante, une étendu e d e
une g rande société de place r une dizaipleine na ture où rien ne fait tache.
n e de pylones d'une ligne à haute tenQu 'on répète la mêm e expéfience sur
sion tout le ong de l'arête de l'épe ron
un e route droite envahie par cet équimontagneux qui sépare Saint Oyen du
pf'ment insolite et dégradant, et touVér sant de Saint Rhémy? L'enchaî(es les personnes a vec un m1l11mUm
n ement de la montagne par cette dide goû t ne pourront que demeurer
7. a in e de pylon'2s, dont la laid eur squetroublées.
lettique se déC'Dupe su r le magnifiLa solu tion pra tique et efficace est
CJ ue c éleste azur de la ligne d'horizon,
(J'obliger les sociétés de placer à l'acontribue à la désintégration des traits
'/enir les poteaux en bois de s lignes
v isuels d 'un site digne d 'a ttention.
d'électric ité loin des routes, possibleSi on avait placé ces pylones et les
n ,ent cachés le long des torrents.
<':Lltén aires suppor tan t les lignes de
Et qu e dire de certains alignem en ts
fo rce à une trenta ine de m ètres plus
de p Jst es d'essen ce au premier plan
bas, On les aura it totalement incorpod 'un paysage de montag ne, aux a bords
;'és a u paysage montagneux san s be(; 'un a ncien monument ou d 'un éd ifisùin de soutenir des dépenses supéce historique ?
n e ures. Il n 'est donc pas question ici
Tout ce débordement des techniqu es
d'inv:oquer le mot if d es frai s comme
indu strie lles défigure d 'une façon per. r aison valable.
.
manente la physionomie captivante d e
Au cune personne de goût ne peut
I,lu s:eurs sites du Va l d 'Aoste .
o.cmeurer indifférente au franchisseEt pour fini r on nous permettr"
m ent brut.al de cette magnifique arê- de citer une phrase d 'un grand arte de contre-fort. La laideur de cet enchitecte anglais, spécialis te des prochaînem ent qui altère et brise la natujets d'aménagement. Sir Georges Star e est vue aujourd'hui par des milliers
pledon: " Il ex iste des relations étroide v oyageurs à parti r de Condémine. t es et parfois mystérieuses qui unisE t qua nd le percemen t du Gran Saint
sen t la culture spirituelle d 'une région
Bernard sera achevé, une impression
aux caractères propres à son sol. En
d~fav o rable pénét rera dans l'esprit de
fait la personnalité de l'individu, tout
cen taines de millier s de touristes cha- comme la p er sonnalité d'une Région,
qu e année.
sc,nt l'une et l'autre dépendantes d es
En regardant ces éléments visuels
tiaits v isu els du sol régional. Ces t r aits
dégradants qui dépersonnalisent la narerdent-ils leur authenticité, c'est
ture uniquement parce qu 'on les a plal' bom me et c'est la r égion qui se décés sur des pOsitions trop en vue, l'é- . l' ersonna lisent".
Cl'ivai n qui a le d evoir d 'alerter l'o.pinion publique - ne peut écri re qu 'en
r emplissant son sty lo da ns l'en crier de
Le camouflage
l'indignation. Et que dire de la dédes barrages
nl 'ssion de la totalité presque de la
p-:-esse, qui par conformism e ou par
Au qu a trièm e congrès organisé pa r
manque d'écrivains spécia lisés en la
l'institut d'architecture de montagne
matière, continue de rabâcher: «Tout
<'t Bardonnèdl.e, le Surintendant d es
est bon chez Dupont».
.
an tiquités du Piémont e t de la Vallée
L es conduites d'amenée, les conduid'Aoste a décla ré que pour les "dighe
teE: forcées, les centrales électriques et
è
diffi cile suggerire un rimedio a ll 'a lles lignes de force posent des problèt.er qzione ch e provocano nel paesaggio
m es d 'esthétiqlue.
n a turale ,"
Un nombre très limité de sociétés
Nou s t enons à fa ire observer r especse soucient de camoufler tout cet étueusem en t à Monsieur le Surintenquipement de production et de transport d'énergie. Des milliers de pylones (l ,mt que si l'on veut maint enir au x
r égion s montagnardes une physionosont encore <teintés en ' vif argent et
mie a ttraya nt e et une nature non a ltien souvent posés au premi'er plan
d'un spectacle de la nature.
térée, il faut finalement avo ir le couUne couleur vert fon cé Cacherait à
rage d 'abandonner les timides et stériles mesures de sauvegarde des sil'o eil tous ces poteaux, pylones, contes.
du ites forcées. cortège insolite qui déshonore des sites et des paysages en
L es ba r rages pour la production d e
enlaidi ssant la physionomie attrayçll1te
l'électricité qu i déper sonnalisent les
et chère de nombreus es localités.
vé. llées les plus caractéristiques et briMalheureusement beaucoup de per- f'e n t les rapports visuels doivent être
snnnes demeurent 'e ncore aujourd'hui
di ssimulés au regard. Ces délices a rindifférentes à ces problèmes. Si l'on chitecturales non camouflées dans des
continue de ce pas, sans protester, le
sites demeurés intacts sont dues à l'in' v isage du pays dans vingt ans sera a lcuncevable incurie des pouvoirs putéré d'une façon telle qu'il sera pres- [·lics. Plusieurs régions qui ont eu la
que méconnaissable.
volonté d 'aboutir ont déjà trouvé la
Le Peuple Valdôeain
4
4"
,Solution pratique et efficace pour cacher ces énormes muraillès de béton
armé qui défigurent la nature environll<lnte.
Le barrage de Campotosto, en province de l'Aquila, est un excellent exemple. Les pouvoirs publics, grâce à
leur force, à leur énergie et à leur ferIJleté, ont pu imposer avec une autorité suffisante le camouflage du barrage.
La hauteur du mur en béton de
Campotosto n'est pas très élevée. Le
bLtrrage touche environ les dix mêttes. La partie aval a été remplie de
pierres et de terre. Elle forme aujourci'hui une pente douce pleine de ga::;on et de fleurs de montagne.
Pour les barrages d 'une grande haut eur il suffit de faire une tournée dans
le Nord de l'Europ e. Les autorités chargées de la coordination visuelle des inïinies formes de . l'activité huma ine
pou r la sau vegarde des sites ont impusé . un système de camouflage pratique et peu coûteux. La grande façade de la muraille aval est parsemée
et e pla tes-form es en saillie entourées
(J 'un parapet en cimcnt. Des arbustes
grimpants et sarmenteux son t plantés
dans ces espèces de poches appliquées
ou petits balcons remplis 'd'environ un
mètre cube de terre. Pour ne pas livrer
les plantes à la mort lente de la soif
et de la faim, un système de tUyçlUterie caché sous les teuilles porte à chac; ue arbuste les bienfa its de l'humidité et la fertilité par de s engrais liquides.
L 'énorme façade en ciment est comrlètement ombragée en peu de temp s
par une nappe épaisse de branches, de
Tp.uiiles et de fleurs balançant leurs
rameaux d 'indolence et de beauté, qui
dface tot alement la laideur du barm ge. Le soleil langui ssant de l'automne carmine l'immense nappe verte. E t
quand les vents de l'hiv er expirant
au pied du barrage font tomber les
ciernières feuilles, les branches et les
rameaux en deuil donnent à toute la
fa çade de ciment une couleur chaude
de, mazot valaisan.
Ces réa lisations ne sont plus du dèlnaine d\l rêve. On ne pouvait faire
mieu x : les autorités ont su avec t éc acité contrôler les débordements croisSoll1ts de l'équipement industriel dans
r}es paysages de nature.
Buildings et bulldozers
menacent de défigurer l'ancienne
cité d'Aoste
. Les buildings et les bulldozers toléréspar l'apathie des pouvoirs publics continuent à détrUIre les sites
pres tigieux· de l'ancienne Ville d'Aoste.
Le dernier immeuble agressif et dispmportlOnné constrUIt en 19Y1 près au
l.iranG ~eminalI' e, du 'l'néatre antique,
Ge l'Amphithéâtre romain, du Clocner
rvman aes chanoinesses Ge Sainte Catnerine, de la V1l1a Cnarrey, dénature
le coeur de la magmtique avenue Xavier de Maistre, quartier tradition nel
de la cité d 'Aoste. Ce buildmg amomllrit, reduit, ridiculise toutes les consnuctlOns environnantes. C'est ce qu'on
p c;u t appeler le massacre-type d'un célèbre quartier résidentiel où avait battu longtemps le coeur religieux et politique de la cité.
La pittoresque et ancienne rue St.
Joconde, Localité de bonne résidence,
charg ée de prestige, en vironnée de larges espaces verts, n'a pas en core été
saccagée, mutilée, déshonorée. Probablement certains construceurs pleins
de savoir-faire ont déjà étudié des projets et n 'attendent que le momen t propice pour les matérialiser.
Si la sottise à tous les échelons de
Id société continue, les rrombreuses demeures tranquilles et précieuses de
l'ancienne Ville d 'Aoste seront promises à la pioche et au bulldozer. Elles
seront appelées l'une a près l'autre à
disparaître pour ~aire place à d 'énorInes immeubles composés d 'innombrables ruches où un jour peut-être tous
les locataires subiront des ordres collectifs et des renseignements ' standardisés, vomis d'une voix nasillarde par
des haut-parleurs.
Ces build ings composés par d'inïinies et ennuyeuses cellules d'habitation
où l'intimité de chaque famille n'est
plus sauvegardée, dénaturent à jamais
des anciens quartiers merveilleux. Les
propriétaires de ces cellules n 'ont pas
beso.in d 'avoir l'estomac creux pour
av oir en vie de baîller.
Dans des villes démographiquement
non équilibrées, de nombreuses sociétés immobilières, poussées uniquement.
par l'esprit de spéculation, étouffent
les rares espaces verts qui subsistent.
lles groupes financiers achètent à vil
prix des terrains ou des anciennes petites maisons taxées de servitudes "non
aedificandi", puis intriguent pour faire supprimer ces servitudes.
Et que dire de la banlieue d'Aoste
E:t tout spécialement de Saint Martin
de Corléans ?Cette région actuellement
g;:-ise et sans joie aurait pu, avec un
pcu de bonne volonté, sc transformer
en une magnifique zone radieuse parsemée de villas, de jardins et de fleurs.
Elle aurait imposé à l'esprit et au corps
des gens l'impérieux désir d 'y aller
h",biter. On a construit au contraire
n 'importe comment et n'importe quoi.
Le mp ins qu'on puisse dire d'un tel
[ol'océdé c'est qu 'il choque le plus élémentaire bon sens.
Les alentours de l'Arc d'Auguste auraient dû être taxés de servitudes
"'non aedificandi". Aujourd'hui la noble
ct puissante construction romaine .est
fJanquée d'une bâtisse très étendue au
toit biscornu qui dépare les abords de
l'arc d'Auguste en offrant le maximum
d'inharmonie possible avec se monument.
Ce mastodonte ultra-moderne représente l'audace du XXe siècle tombée
dans le maniérisme. Triste résultat de
confier les problèmes d'urbanisme à
certaines commissions dont l'att ention
est souvent trop défaillante et qui se
cnnsidèrent les détenteurs des destinées artistiques d 'une ville.
Tandi s que nous écrivons, de nombreuses constructlOns anciennes ae la
lné d 'Aoste sont menacées pal' la convoitise du «progrès ». Des propriétair e" de maisons sont en tram d 'éventrer leurs boutiques en détruisant l'ordcnnance du rez-de-chaussée. Des m aisons anCiennes sont défigurées par des
ou vertures disproportionnées. On a pl'él eré détruire qu'entretenir. Ce sont des
maisons vidées, qui ont p erdu leurs
t'eaits physionomiques, leur individualité, leur caradère :fiormés au cours des
tl:.:mps, toutes qualités aussi difficiles
~l conserver que lentes à se former.
Les proport~ons et l' équilibre entre
le:o parties pleines et les vides des façades sont brisées à jamais. Et pourtant aux yeux d'une certaine bourgeoisie et parmi des cerdes de gens cult i \'és, ces énormes boutiques éventrées
représentent le nOn plus ultra du faste et de la respectabilité. Hélas! ces
réalisations dénoncent de graves défauts de sensibilité, cette qualité comll1une autrefois et aujourd'hui très
rare. Les écoles n 'enseignent plus qu 'à
Fre et écrire et non à voir' une incompréhension totale sur la 'signification
cie l'espace, de la forme, des volumes
et des dimensions, une cécité plastique règnent couramment.
Au moyen âge les gens étaien't entourés de beauté et la passion inconditionnée de la qualité aiguisait la
sensibilité du peuple. Aujourd'hui la
laideur déconcertante du décor de la
vie enveloppe le monde en tier d'un
air nocif. Dans le domaine de la beauté le goût des gens est devenu aberrant car la sensibUité et les réflexes
de défense sont aujourd'hui atrofiés
et presque détruits. Les gens n e sanmt découvrir ce qui est digne d'être
vu que si on le leur montre et explique.
Mais revenons au boutiques dispropor tionnées.
On dira qu'à Turin, su r toute la
longueur de la rue Rome, et à Aoste
même au grand immeuble de l'Assistance Sociale de la Cogne, des boutiques aux dimensions gigantesques ont
ét.é construites sans enlaidir les bâtiments. IJ:es espr~ts sensés qomprendront tàut de suite que le rez-dechaussée de ces immeubles est placé
au dessous des portiques, lesquels cachent les ouvertures énormes n 'ayant
pas avec celles des étages supérieurs
la proportion convenable. Les défauts
de proportions sont par conséquent amoindri s et dérobés à la vue. Cette
tentation de trop rajeunir les boutiques d,oit être absolument contrôlée.
Qu 'on visite les villes de Rennes
c'e Bordeaux, de Toulouse, de Dijon,
de !<'ribourg, etc. où des urbanistes
a' erUs ont su meUre en valeur des
anciennes maisons en accordtant les
r.écessités esthétiques avec celles coml:.ierciales.
Qu'on décra sse les boutiques sans
Ê'lre esclaves d'J. délire de l'ultra moc! ernisa t ion.
En regardant certa ines monstruosités architecturales officiellement et allégrement autorisées il est difficile
de conserver la tête fvoide et le calme
[olympien , car l'esprit se comble d'une
colère qu'il est sage et salutaire d'entretenir.
Le jour où finalement dans tous les
postes-clés on placera des urbanistes
de grande sensibilit§ un vent d'espoir
assez encourageant commencera à
scuffler sur la capitale de la Région.
L'extraordinaire capital monumental
de la cité d 'Aoste, face à la démission
des administrateurs, qui restent sourds
eL aveugles, est presque à l'abandon.
Le plan d'aménagement doit con sidé1er la cité d'Aoste une Ville d'Art.
Un pourrait tirer un parti merveilleux a 'un aussi vaste héritage monul:lenta1 qUI, valorisé, représenterait
pour le tourisme un énorme capital ,
pl'Oductif, une des mamelles nourncièl'es de la Cité. C'est tout un passé majesmeux qui agonise sur ses ruine s,
les pou voirs pUblics n 'ayant pas le cultL.' de la Beauté. L 'écr ivain Guido Piovene écrit fort à propos dans la «Staml'a » du 24 novembre 1957;
« Un praticlsmo rozzo, l'affarismo con
i suoi gusti e con la sua filosofià vengono à galla indisturbati e m~ttono
a soqquadro le nostre più belle città ,
come nOn avviene in nessun altro Paese della Terra. L'amore del guadagno
i: rinfocolato dall 'odio pel' la bellezza
elle non serve ....
N ell'Italia meridionale, dove si svolge la bonifica agraria, i sovrintendenti
aIle arti, i quali possono arrestare i
la\~ori se vengono alla lu ce importanti
a\'anzi archeologici, sono spesso considerati da chi dirige quei lavori buffi
individui antisociali, che pel' le 101'0
fisime tolgono il pane ai contadini.»
Mascarade architecturale à Saint Vincent
Le nouvel établisselI).ent «Fon s Sali.ltis» , à Saint Vincent, sera la troisième grande bâtisse à toit lJiscornu que
l'on aura oonstruite en Vallée d'Aoste
dans l'espace de deux ans. L es pouvoirs publics n'ayant pas un minimum
de gloût, les va ldôtains subiront pour
e,es siècles la vision de ces laideurs.
Si l'on n 'y prend garde, prochaineruent on coiffera aussi d 'un toit biscornu les nouvelles églises, les écoles et
le:: maisons de campagne, les hôtels et
1er:; villas. E t pour être en état de mieux
cJmprendre et de mieux apprécier ces
mascarades architecturales, le jour
vwndra où vout le monde coiffera un
chapeau biscornu, raisonnera d 'une
façon biscornue et un message biscornu sera trasmis aux générations de
demain.
Qu'on comp renne une bonne fois
que la Vallée d 'Aoste, région fortement , caractérisée, mérite un traitement spécial et qu'on ne peut la considérer un terrain d'expérience ni pour
les architectes ni pour les politiqueurs.
J!jn observant certaines laideurs qui
choqu ent les règles du goût, le m oment
l'st venu où il n'est plus permis à
personne de garder le silence.
Que la presse locale ,encore libre
n ~ anifeste violémment son indignation
et son mécontentement par une solenr,elle mise en garde contre certains
r:;ouveaux impératifs esthétiques 'e t par
des remarques amères sur les pouvoirs
pu b lics responsables.
Jean-Jacques de la Sapinière.
A VENDRE
aux environs d'Aoste, maison rurale,
vignes et prés, 32 quartanées.
S'adresser au bureau du journal.
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S'adresser: Héritiers Sarteur feu César, Châtillon.
A LOUER
alpage TZAN sur Châtil1on, région Prondod. Bocage, eau d'arrosage, voisinage route chariotable. S'adresser Roveyaz Marie veuve Sarteur César, ChZltillon.
A travers la Vallée
CHAMBAVE
Henriod
Coupe 1.
Dimanche 13 octobre les amateurs
e,e boules se sont donné rendez-vou s
à Septumi an pour disputer la "Coupe
L. Henriod".
Ce n'est pas sans raison que les
sportifs de Chambave ont choisi cette date. C'est jus tement à Septumian que s'est flO·r mé le premier
noyau de la société sportive, et c'est
exactement le 17 octobre 1954 qu 'elle
s'est constituée. Bref, on a voulu se retrouver dan s l'endroit et le jour anniversaire rie la fondation de cette soclé té.
Nous pouvons affirmer sans crainte
d'étre démentis que les idéaux spor1J1s si bien semés par notre cher premier président, tmp vite arraché à nous
par la mort, ont donné de bons fruits,
car notre société est réellement floriss:mte.
En participant en grand nombre et ·
2ctivement à la Coupe intitulée à leur
cher Président disparu, les sportifs de
Chambave ont montré que son souver,ir est plus vivant que jamais dans
leurs coeurs. On peut en conclure que
1'2 temps passe, les hommes s'en vont,
mais les oeuvr es restent comme un térnoignage de leurs actions.
Le premier prix a été gagné par le
ccuple Verthuy François et Verthuy
Serge; le second, par Bétemps Félix et
Verthuy Henri. Le succès de ces deux
derniers esL remarquable, car il s'agit
du plus jeune et inséparable couple
de joueurs de notre société et cet te
TRIBUNAlE DI AOST A
Avviso di vendita immobi liare all'incanto
Si da pubblica notizia che nel giorno
gennaio 1958 ad ore ll ;30 presso
L[uesto Tribunale avanti al Giudice della Esecu zione Dr. Lu igi Bove si proeederà alla vendita con inca n to dei
beni immobili sotto segnati di proprieL~ di Navillod Luigina di Luigi in Philipp:J1t, residente in Aosta, pignorati con
aUo 11 gennaio 1957, e situati tutti in
té'rritor io dei Comune di Antey St. André:
Lotto 1°)
Prato, detto «Grand Pré» contra ssegnato a catasto al F. XI V mappale n .
34, al prezzo base d'incanto di lire
1.150.000 (un milione centocinquantamila) .
Lotto 2')
Prato detto «Verney de Panaz» conirassegnato a catasto al F. XVII mappale n. 14 al prezzo base d'incanto di
lire 630.000 (seicentotrentamila).
Lotto 3")
Castagneto da frutto detto «Les Barmes» F. XXXVI, mappale n. 288, al
prezzo base di incanto di lire 155.000
( centocinquantamila).
Ogni offerente dovrà depositare cauzione in denaro >0 in titoli dei debito
pubblico pari al 10% del valore del
loUo pel' cu i offre; nonchè altro 10 %
pel' spese giudiziali, entra il g iorno
prec~dente l' in canto.
Le offerte in aumento non potranno essere inferiori a lire 100.000 pel' il
primo loUo; 70.000 pel' il secondo lotto; e L. 15.000 per il lotto terza. Gli
aggiudicatari entra il termine di giorni 30 dall'aggiudicazione dovranno depositare il prezzo dedotta la cauzione
già prestata.
Aosta, 18 novembre 1957.
Il Cancelliere Capo
(G. Bertana
g
-------
TRIBUNALE DI AOST A
Avviso di vendita immobiliare all'incanto
LE DOCTEUR
JEAN NORAT
(ancien médecin de la Commune de Quart)
a rouvert son cabinet
de fravai' à A 0 STE
Rue des Portes Prétoriennes, 7
où il effectuera également le service
de l' INAM et de la Mutuelle
des cultivateurs directs.
Imp.
1TLA 7 , rueM.Solarolo·Aoste -TéI.2259
VASTE CHOIX
DE CALENDRIERS
Commerçants!
Le calendrier vous assure une année de réclame
et constitue un. étrenne utile et agréable
Choisissez à temps
les sUi~ts sous lesquels vous préfé·
rez qu on Impnme le nom de 'Votre
Maison
a nnée il s'est déjà fait hon neu r aille urs.
Bien des souhaits aux jeunes et a u
r Eovoir à tous l'an née procha ine.
,Si dà pubblica notizia che aile ore
0,30 dei giorno 3 febbraiü 1958 presso
questo Tribunale, avanti al giudice dell 'Esecuzione Dott. Luigi Bove, si p rocederà alla vendita con incanto, a
p-: ezzo ulteriormente ridotto degli imJ.110bili pignorati COn atto 27 febbraio
1956, di pl'oprietà deI debitore ROVEY AZ Fedele fu Giu seppe Ilario, residente in Aosta, ad eccezione di quelli già venduti nei precedenti incanti.
Descrizione dei beni subastandi:
Lotto 2' - In comune di Gignod:
Mappa n. 246 F. XL, prato irriguo dett" «Pré Verger de 'S avin» di are 4,87
R.D. 23.86 RA. L. 11,22 al prezzo base
d'incanto di L . 80.000 (ottantamila).
Lotto 3' - In coniune di Gignod:
Mappa 72,73 F. XLI, seminativo ora
prato 0 bosco ceduo detti «Champ du
Mont» di rispettive are 9,59, RD . 2,21,
RA. 5,75 e 1,78, RD. 0,77, RA . 0,09,
2, ' prezzo base d'incanto di lire 45.000
( quarantacinquemila).
fENIS - Naissance
Au v ill age de Pléod, le jeune foyer
d e Baptiste Cerise et de son épou se
E milie V,oyat vient d 'être réjou i par
la naissance d'un d euxièm e enfan t, un E: fillette, qu i a r eçu le nom de Mal'y von ne. Nos félici tat ion s au x parenLs
pt nos voe ux de prospérité à la petite.
ISSOGNIE -Mariage
,Samed i 23 novembre a eu lieu le
E,a riage de la gentille demoi selle Arm ande DugueL avec M. Renzo Girod
Li' Arnad . Après la fonc tion religieu se
les nou veaux époux et les invités sont
partis en voitur e par Arnad, où ils'
prirent part au banquet nuptia l. Nou s
p résen tons a u nouveau couple nos m eilleurs souhaits de bonheur et de prospérité.
iiiii-;;;;z
Décès
Nous avons le regret d 'annoncer le
ciécès de Mme Cénobie Rodoz veuve
Bosc, survenu le 12 novembre à l'âge de 86 ans. Les funérailles 'ont eu
l ieu le 14. Nos plus vives condoléances
à sa famille.
DIR RESP . EMILE PROMENT
Enreg. Tribunal d'Aoste 24-5-1954
Imprimerie LT.L.A. - Aoste
7. rue M. 801arolo - Téléphone 22-59
L otto 5' - In comune di Gignod:
lvTappa n. 142, Foglio XL, prato irriguo
c1 etto «Verger desot de Festaz » di are
4,89, . RD . 23,96, RA. 11,25 al prezzo
d 'incanto di lire 190.000 (centonovant", mila).
Gli offerenti dovranno depositare
entr o il giorno precedente l'incanto
cauzione in m isur a dei 10 % sul pre zzo
ba se pel' ogn i lotto, ed il 10 % pel' spese di subasta. Le offerte in aumento
non po tranno essere inferiori al 10 %
àel prezzo base segnato pel' ogni lotto. L 'aggiudicatario entro g iorni trenta dalla aggiudicaz ione dovrà depositore il prezza, dedoLta la cauzione già
versa ta.
Aosta 18 novembre 1957.
Il Cancellier e Capo
(G. Ber tana)
TRIBUNAlE DI ' AOSTA
Avviso di vendita immobiliare all'incanto
Si dà pubblica notizia che nel giorn e 14 gennaio 1958 ad ore 11 e 3/ 4
pl'esso questo Tribunale, avanti al giuclice della Esecuzione dottor Luigi Bove, avrà luogo la vendita con incanto
degli immobili di proprietà di PASCAL
Giuseppina di Adele ved Dora resident e a La Salle, pignorati con atto 6 marz\, 1957, sotto indicati.
In Com une di
Salle
Lotto 1.): Mappali n. 276 - 277 - F . xxXIX detti "J ardin Pont." al prezio base
cL lire 310.000 (trecentodie.c imila) .
Lotto 2.) Mappali n. 109 - 110 detti
"Close tte" Foglio n. XXXIX al prezzo
cl i lire 215.000 (duecentoquindicimilal.
Lotb 3.) Mappale n. 213 deUo Courty Gra nd ", Foglio n. XXXIX al prez2 0 base di lire 47.000.
La
CONDIZIO N I DI VENDITA:
Ogni offerente dovrà prestare cauZlOne in denaro 0 in titoli dei debito
pu bblico nella somma pari al 10 % deI
prezzo segnato pel' il lotto pel' cui offre entro il giorno precedente l'incanto
l1lediante deposito di essa in cancelleri a : pari. ammontare dovrà essere depo~ ita to pel' le spese di vendita:
Le offerte di aumento non dovranno
essere inferiori
lire 30.000 pel' il l '
lotto, 20.000 pel' il 2° e 5.000 pel' il 3".
L 'aggiudicatario entro il termine di
giorni trenta dall'aggi:udicazione dovrà de posita re il prezzo àedotta la cauzione già prestata in un libretto di deposito giudiziario vincolato al giudiee
d f ll 'Esecuzione. .
Maggiori informazioni potranno ottener si presso la Cancelleria deI Tribunale.
Aosta, 19 novembre 1957.
Il Cancelliere
(G. Bertana
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