STAGIONE 2014-2015
Scuola Grande San Giovanni Evangelista – martedì 10 febbraio 2015, ore 20
Le Ventre de Paris
Camille Poul, soprano
Caroline Meng, mezzosoprano
David Ghilardi, tenore
Arnaud Marzorati, baritono
Mélanie Flahaut, flagioletto e fagotto
Isabelle Saint-Yves, violoncello
Daniel Isoir, pianoforte
Arnaud Marzorati, concezione e direzione artistica
Florent Siaud, drammaturgia e regia
PALAZZETTO
BRU ZANE
CENTRE
DE MUSIQUE
ROMANTIQUE
FRANÇAISE
I. L'ARRIVO DEGLI INIZIATI
No 1 – Antoine-François Marmontel, Le Prophète : instrumental
No 2 – Prédication
No 3 – Antonin Aulagnier, chœur pour Orphéon* n° 183
No 4 – Prédicateur
No 5 – Chœur pour Orphéon* n° 208 : « L’ami véritable de M. Delafage »
No 6 – Chœur pour Orphéon* n° 181 : chanson de M. Dechange « Mangez-buvez »
No 7 – Gaspare Spontini, hymne à trois voix parodié : Liturgie de la gourmandise (« Que toujours avec plaisir l’on dîne… »)
No 8 – Adolphe Adam, Le Boléro (instrumental)
II. A TAVOLA
No 9 – Charles Lecocq, L’Amour et son carquois : air de la table
No 10 – Jacques Offenbach, Les Bavards : quatuor « À table »
No 11 – Octave Pradels, Le Hoquet
No 12 – Edmond Audran, Sainte Freya : ensemble et couplets de l’apéritif
No 13 – Charles-François Panard, Plus on est de fous, plus on rit à table : instrumental sur « J’ai du bon tabac »
III. LA BATTAGLIA DELLE CARNI
No 14 – Improvisation des joies gastronomiques sur « Promenons-nous dans les bois », texte anonyme du Caveau**
No 15 – Jacques Offenbach, La Vie parisienne : parodie de l'air du Brésilien (« Je suis Brésilien, j'ai de l'or »)
No 16 – Hervé, La Roussotte : couplets de la serveuse
No 17 – Georges Bizet, Carmen, air du Toréador parodié : « Le Taureau », texte anonyme du Caveau**
No 18 – Hervé, La Roussotte : couplets de la serveuse (suite)
No 19 – Ambroise Thomas, Hamlet : « Ô vin dissipe la tristesse » (instrumental)
No 20 – Hervé, Estelle et Némorin : couplets du vin
No 21 – Raoul Ponchon, Vive l’Eau : « La muse au cabaret »
No 22 – Bugnot, Y a des plaisirs plus charmants
IV. STRANA DIGESTIONE…
No 23 – Vincent Hyspa, « La chanson du ver solitaire »
No 24 – Raoul Ponchon, « La Salade », air typique du Caveau** sur « La Folie d’Espagne »
V. GUARIGIONE E LIETO FINE SULLO STOMACO CHE GOVERNA IL MONDO
No 25 – Chœur pour Orphéon* sur l’air du « Roi des villes, roi des champs »
No 26 – « Chanson à digérer » sur l’air de « La petite gouvernante » de Béranger
* L’Orphéon era una raccolta popolare per cori dilettanti, creata da Wilhem nell'Ottocento. / L’Orphéon était un rassemblement populaire pour
des chœurs amateurs, créé par Wilhem au XIXe siècle.
** Il Caveau era un'associazione di cantautori nell'Ottocento. / Le Caveau était une association de chansonniers au XIXe siècle.
Produzione Palazzetto Bru Zane
Durata del concerto: 1h10
La serata si concluderà con un rinfresco sul tema della gastronomia francese,
in collaborazione con l'Istituto Alberghiero Andrea Barbarigo
Rendez-vous après le concert pour un cocktail dédié à la gastronomie française
Le opere
Les œuvres
«Felicità della tavola, vera felicità!» (Meyerbeer, Les Huguenots,
atto I)… Il tema della gastronomia ha attraversato
l’Ottocento francese nelle forme più diverse, dalla semplice
canzone conviviale popolare alla grande scena operistica.
Al di là del facile successo legato a una musica dalla presa
immediata, il tema del cibo veicola un immaginario molto
più sottile di quanto non sembri. Il banchetto orgiastico
del grand opéra presenta un uomo posseduto dalla lussuria
e dalla dissolutezza: l’abbondanza alimentare è simbolo di
ricchezza e di potere. La sua rappresentazione approfondisce
il divario tra le classi sociali, rammentando al povero la
sua condizione e destando in lui desiderio e gelosia, che
lo condurranno – tema balzachiano per eccellenza – al
crimine o al suicidio. È proprio durante feste e banchetti
che, sul proscenio, vengono tramate quelle cospirazioni
che provocheranno poi il dramma. Nell’operetta, come
nella canzone popolare, spesso il tema del cibo si affianca
a particolarismi nazionali o regionali. Allo stesso modo, a
ciascuna classe sociale e a ciascun mestiere corrisponde
un regime alimentare ben preciso: l’immagine del militare
ubriaco è, in questo senso, la più comune. Autori come
Offenbach o Hervé sapranno abilmente servirsi di certi
simboli legati all’alimentazione per mettere in caricatura
personalità in vista. Infine, al tema del cibo è associato un
insieme eteroclito di oggetti, strumenti di prima necessità
come il coltello, il bicchiere o la tavola: quante volte una
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« Bonheur de la table, bonheur véritable ! » (Meyerbeer,
Les Huguenots, acte I)… Le thème de la gastronomie a
traversé le XIXe siècle français dans les formats les plus
contrastés, de la simple chanson à boire populaire au
grand tableau opératique. Au-delà d’un succès facile lié à
une musique immédiatement séduisante, le thème de la
nourriture véhicule un imaginaire beaucoup plus subtil
qu’il n’y paraît. Le banquet orgiaque du grand opéra
montre l’homme possédé par la luxure et la débauche :
l’abondance alimentaire est symbole de richesse et de
pouvoir. Sa représentation creuse l’écart entre les couches
sociales et rappelle au pauvre son état, faisant naître désir
et jalousie qui mèneront – thème balzacien par excellence –
au crime ou au suicide. Et c’est bien sûr pendant les
fêtes et les banquets que se trament, à l’avant-scène, les
conspirations qui dénoueront plus tard le drame. Dans
l’opérette, comme dans la chanson populaire, le sujet
de la nourriture est souvent accolé à des particularismes
nationaux ou régionaux. De même, à chaque classe
sociale et à chaque corps de métier correspond un régime
alimentaire qui lui est propre, l’image du militaire ivrogne
étant la plus répandue. Des auteurs comme Offenbach ou
Hervé sauront habilement détourner certains symboles
liés à l’alimentation pour caricaturer des personnalités
bien en vue. Au thème de la nourriture est enfin associé
un ensemble d’objets hétéroclites, accessoires de première
coppa cesellata, gettata in mezzo alla scena, ha annunciato,
in modo violento e sorprendente, l’imminenza di un
dramma? È su questo tema, affrontato in svariati modi da
compositori come Lecocq, Audran, Offenbach, Hervé, che
Arnaud Marzorati ha elaborato uno spettacolo divertente,
nello spirito dei teatri di boulevard ottocenteschi.
nécessité comme le couteau, le verre ou la table : combien
de coupes ciselées, jetées au travers de la scène, n’ont-elles
annoncé avec violence et surprise un drame imminent ?
C’est autour de ce thème si diversement illustré par des
compositeurs comme Lecocq, Audran, Offenbach, Hervé
qu’Arnaud Marzorati a élaboré un spectacle divertissant,
dans l’esprit des théâtres de boulevard du XIXe siècle.
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Canzone e operetta durante il Secondo Impero
Anche se il Secondo Impero rappresenta l’età dell’oro della
democratizzazione musicale, il «grande pubblico» è solo
parzialmente interessato ai generi musicali più elevati
nella gerarchia dei repertori. A contatto con le opere di
Verdi e di Wagner il teatro lirico francese si trasforma
progressivamente ed elimina dalle sue produzioni le arie
e le romanze, le cui melodie e refrains erano stati fino ad
allora le pagine preferite del pubblico, facilmente staccabili
dalle opere e diffuse sotto varie forme in tutto il paese.
L’operetta, che nasce a Parigi alla metà degli anni Cinquanta
dell’Ottocento, viene a colmare questa lacuna: Hervé e
successivamente Offenbach reinventano e perpetuano
un genere leggero e popolare che fiorisce al Théâtre des
Folies-Nouvelles (1854), al Théâtre des Bouffes-Parisiens
(1855) o, ancora, al Théâtre des Variétés (dove nel 1864
viene rappresentata La Belle Hélène). La canzone – che viene
ascoltata nelle osterie o nelle mescite di vino, ma che si
trova pubblicata anche sui quotidiani – appare in un certo
qual modo come una risposta popolare al carattere elitario
della mélodie francese, allora all’incessante ricerca di colte
raffinatezze.
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Chanson et opérette sous le Second Empire
Alors que le Second Empire représente l’âge d’or de la
démocratisation musicale, le « grand public » ne s’intéresse
que partiellement aux genres musicaux les plus élevés dans la
hiérarchie des répertoires. Au contact des œuvres de Verdi et de
Wagner, le théâtre lyrique français se transforme progressivement
et gomme de ses productions les airs et romances, dont la
mélodie et les refrains étaient jusqu’alors les pages favorites
du public, facilement détachées des œuvres et propagées sous
diverses formes sur l’ensemble du territoire. L’opérette, qui naît
à Paris au milieu des années 1850, vient combler ce manque :
Hervé, puis Offenbach, réinventent et pérennisent un genre léger
et populaire qui fleurit aux Folies-Nouvelles (1854), au théâtre
des Bouffes-Parisiens (1855) ou encore aux Variétés (où est créée
La Belle Hélène en 1864). La chanson – que l’on entend dans
les caveaux ou les goguettes, mais que l’on trouve aussi publiée
dans les journaux quotidiens – apparaît en quelque sorte comme
une réponse populaire à l’élitisme de la mélodie française, alors
en quête incessante de raffinements savants.
Le Ventre de Paris
In pieno Ottocento, il guru di una comunità segreta riunisce
intorno a sé tre fedelissimi per celebrare una cerimonia
dedicata alla... gola! In un luogo riservato, seguendo un
rituale grottesco e sfrenato, i quattro rendono omaggio al
sesto peccato capitale e ai grandi cuochi che, da Carême
a Brillat Savarin, hanno fatto storia in materia di cucina
e di buona tavola. Inebriandosi di raffinati liquori e di
truculenti giochi di parole, divorano in rapida successione
antipasti, piatti di carne, dolci e digestivi. Sempre allegri,
pur sfiorando a volte il litigio, per non dire l’indigestione,
i quattro gaudenti offrono allo spettatore un menù
stuzzicante tanto per il palato quanto per lo spirito,
alternando tirate tratte dalla Gastromania (un opuscolo
dell’epoca dedicato all’arte culinaria), arie da chansonnier
e briose pagine di Hervé, Offenbach, Lecocq, Audran
o Ponchon, in una scatenata e mordace parodia che fa
scoprire al pubblico, in un’atmosfera festosa, le ricchezze
di un repertorio dimenticato.
Le Ventre de Paris
Au beau milieu du XIXe siècle, le gourou d’une communauté
secrète réunit autour de lui trois fidèles pour célébrer une
cérémonie dédiée à la… gourmandise ! Dans un huis clos
ubuesque et débridé, ils rendent hommage au sixième
péché capital et aux plus grands cuisiniers qui, de Carême
à Brillat Savarin, ont fait l’histoire de la table. S’enivrant
de spiritueux raffinés et de jeux de mots truculents, ils
dévorent coup sur coup hors-d’œuvre, viandes, desserts et
digestifs. Toujours enjoués, non sans frôler à l’occasion la
querelle voire l’indigestion, ces quatre ripailleurs offrent
au spectateur un menu flatteur pour le palais comme pour
l’esprit : alternant tirades empruntées à la Gastromania
− opuscule de l’époque consacré à l’art culinaire −, airs
de chansonnier et pages enjouées signées Hervé, Offenbach,
Lecocq, Audran ou Ponchon, leurs gosiers laissent libre
cours à une parodie épicée, faisant découvrir les richesses
d’un répertoire oublié dans une ambiance festive.
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I testi
Les textes
LE VENTRE DE PARIS
I. L'ARRIVO DEGLI INIZIATI
1 – Antoine-François Marmontel, Le Prophète : instrumental
2 – Prédication
L’universo intero vive solo per mangiare:
è un istinto comune, è legge di natura,
e nessuno al mondo vi può derogare.
Succhiano le piante gli umori della terra,
gli animali si nutrono d’erba o di carne, l’uomo mangia
ma solo l’uomo di spirito sa come si fa.
Tout l’univers ne vit que par la nourriture :
C’est l’instinct général, la loi de la nature,
Et l’on ne peut y déroger.
Des sucs du sol la plante aspire le mélange,
D’herbe ou chair l’animal se repaît, l’homme mange,
Seul l’homme d’esprit sait manger.
3 – Antonin Aulagnier, chœur pour Orphéon n° 183
Incliniamo il capo
davanti a questo cibo,
per benedir la festa,
siamo sue creature
Inclinons notre tête
Devant cette nourriture
Pour bénir cette fête,
Soyons sa créature
che una dolce armonia
regni alla nostra tavola,
e che dia la vita
a questa carne amabile.
Qu'une douce harmonie
Embellisse notre table,
Qu'elle donne la vie
À cette chair aimable.
4 – Prédicateur
Facendo del nutrimento
la legge d’ogni creatura,
il Signore nostro sublime
in sua bontà ci dispensa
l’appetito come stimolante
e il piacere come ricompensa.
En faisant de la nourriture
La loi de toute créature
Le Seigneur, toujours excellent,
D’un autre côté lui dispense
Et l’appétit pour stimulant
Et le plaisir pour récompense.
La tavola è il solo luogo ove, in ogni dimora,
la noia non sopraggiunga sin dalla prima ora.
La table est le seul lieu, n’importe où l’on demeure,
Où l’ennui n’entre pas pendant la première heure.
5 – Chœur pour Orphéon n° 208 : « L'ami véritable de M. Delafage »
Un amabile cuoco è suprema felicità
è lui che del nostro cuore cerca le necessità
ci risparmia l’imbarazzo di scoprirle noi stessi.
Gusto, odore, tutto è sapore.
Quando si tratta di ciò che si ama…
Un cuisinier aimable est le bonheur suprême
Il cherche vos besoins au fond de votre cœur
Il nous épargne la pudeur de les lui découvrir vous-même.
Le goût, l'odeur, tout est saveur.
Quand il s'agit de ce qu'on aime…
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6 – Chœur pour Orphéon no 181, chanson de M. Dechange « Mangez-buvez »
10
Mettiamo al primo posto l’infelice Vatel,
che, per un pesce che tardava, ahimè!
anzitempo rivolse il ferro contro di sé,
e poi il marchese di Bêchamel,
a cui si deve il rombo e il baccalà mantecato.
Il celebre Carême citare si dovrà
il cui nome, ovunque rispettato
persin tra i miscredenti
è in odor di santità;
Mettons au premier rang l’infortuné Vatel,
Qui, las ! Pour un poisson en retard, sur lui-même
Tourna trop tôt un fer mortel,
Et le marquis de Beschamel,
À qui l’on doit turbot et morue à la crème.
N’oublions pas surtout le célèbre Carême,
Dont le nom, partout respecté,
Auprès des indévots eux-mêmes
Est en odeur de sainteté ;
e Brillat-Savarin, degno del nostro omaggio
per aver inventato la fonduta al formaggio,
che deve la sua fama non tanto al suo bel trattato
quanto alla sua omelette al lattume di carpa;
e il grande maestro, il divino Rossini,
che del vecchio re David deposta ormai l’arpa,
con i suoi maccheroni gran lustro s’è dato;
e poi il gran Dumas, l’Alessandro del dramma,
il Cesare del romanzo, che al culmine della fama,
dalle cime del Parnaso di scender si è degnato
e una bistecca d’orso ben bene ha preparato.
Ni Brillat-Savarin, digne de notre hommage
Pour avoir inventé la fondue au fromage,
Et qui s’est fait un nom tant par son beau traité
Que par son omelette aux laitances de carpe ;
Ni le grand maestro, le divin Rossini,
Qui, du vieux roi David abandonnant la harpe,
S’est surtout illustré par son macaroni ;
Enfin le grand Dumas, du drame l’Alexandre,
Le César du roman, qui, dans ses plus beaux jours,
Des hauteurs du Parnasse a bien voulu descendre
Pour préparer un beefsteak d’ours.
Ma più dei grandi nomi, che sempre saranno noti,
lo dico e lo ripeto, per la felicità dell’uomo
Mais des grands noms, qu’assez l’on connaîtra toujours,
Je le dis hautement, pour le bonheur de l’homme,
un buon cuoco, per me, fa più d’un astronomo:
sulla terra viviamo, e non su, nei cieli.
Un piatto scoprire, una salsa inventare,
con questa ringalluzzire, con quello ristorare
stomachi vuoti per non dire gelati,
ben più conta che strappare il velo
che al nostro sguardo cela una stella là in cielo.
In fondo se ne vedono già tante!
Un bon cuisinier, à mes yeux,
Fait plus qu’un habile astronome :
Nous vivons sur la terre et non pas dans les Cieux.
Découvrir mets nouveau, trouver sauce nouvelle,
Réconforter par lui, regaillardir par elle
Des estomacs creux ou glacés,
Vaut mieux que s’arracher le voile
Qui cache à nos yeux une étoile
On en voit toujours bien assez !
7 – Gaspare Spontini, hymne à trois voix parodié : Liturgie de la gourmandise
(« Que toujours avec plaisir l'on dîne… »)
Perché si ceni sempre con piacere,
come si fa cucina indagar non si deve;
se occhi avesse la gola,
di fame morrebbe presto, credo: troppo curiosa.
O voi che dall’aroma dei piatti siete eccitati,
nella pignatta, prima, non rovistate,
la pentola sul fuoco no, non scoperchiate:
vorrebbe dire togliere al festin la magia.
Que toujours avec plaisir l’on dîne,
Point ne faut rechercher comme on fait la cuisine
Si le gosier avait des yeux,
De faim mourrait bientôt, je crois, tout curieux.
Vous donc qu’à bien manger l’odeur des mets excite,
N’allez pas trop avant fouiller dans la marmite,
Voir au fond de la casserole :
Ce serait au festin ôter son auréole,
No 8 – Adolphe Adam, Le Boléro (instrumental)
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II. A TAVOLA
9 – Charles Lecocq, L’Amour et son carquois : air de la table
A tavola! A tavola! A tavola!
La tavola ci rafforza, ci stimola e rallegra.
Quando ha buon appetito, il burbero si fa amabile.
Il vecchio a tavola ringiovanisce,
la bella invece s’imbaldanzisce,
e spiritoso si fa lo sciocco.
A tavola! A tavola! A tavola!
À table ! À table ! À table !
La table nous ragaillardit, nous éveille, nous réjouit.
Et lorsqu’il a bon appétit, le plus bourru devient aimable.
Plus d’un vieillard y rajeunit, plus d’une belle s’enhardit ;
Le sot lui-même a de l’esprit, de l’esprit.
À table ! À table ! À table !
10 – Jacques Offenbach, Les Bavards : quatuor « À table »
12
A tavola! A tavola! A tavola!
Un saggio l’ha ben detto:
Niente è più detestabile di un piatto che diventa freddo.
À table ! À table ! À table !
Un sage nous l’a dit :
Rien n’est plus détestable qu’un plat qui refroidit.
TUTTI
A tavola! A tavola! A tavola!
TOUS
À table ! À table ! À table !
11 – Octave Pradels, Le Hoquet
PARLATO
Ma che cosa è mai questo singhiozzo? Fastidiosa paralisi, e
infine afasia!
Solo una sillaba a sua disposizione... Questa sillaba era ap...
che cosa intendeva dire?
Forse che era stato colpito da...
Ap..
Un’apoplessia?... o che trovava l’esistenza...
Ap...
Apatica...Tutti gli stavano intorno e facevano di tutto perché
dicesse di più.
Ap...
...icoltura?
Ap…
...artheid?
Ap...
...a parte questo?
Mio Dio... Mio dio, che bestie siamo! Eureka, ho capito... il
nostro amico voleva un aperitivo!
Aperitivo...
PARLÉ
Mais quel est ce hoquet ? La fâcheuse paralysie, et finalement
l’aphasie !
Une syllabe à son service… Cette syllabe était ap… quelle était
sa signifiance ?
Voulait-il exprimer par là qu’il était sujet à…
Ap…
Une apoplexie ? … qu’il trouvait l’existence…
Ap…
Apathique… Tous les gens de son entourage faisaient des efforts
superflus, pour qu’il en dise davantage.
Ap…
…iculture ?
Ap…
…artheid ?
Ap…
… à part ça ?
Mon dieu… Mon dieu que nous sommes bêtes… Eurêka, j’ai
compris… Notre ami souhaitait un apéritif !
Apéritif…
13
12 – Edmond Audran, Sainte Freya : Ensemble et couplets de l’apéritif
Per farsi venire appetito, prima di mettersi a tavola,
il madera è senza dubbio impareggiabile.
ce l’ha prescritto il buon dottore:
è meglio del vermouth, lo ha detto il dottore.
Senza voler essere eccessivo, affermo, da uomo positivo,
che mi pare non dubitativo che il miglior stimolante per
l’apparato digestivo sia, sia...
Sia, sia...
sia l’aperitivo!
L’aperitivo
che rende il nostro spirito più attivo...
il cuore più gaio, più espansivo...
il linguaggio più espressivo...
lo stomaco più sbrigativo...
il colpo di forchetta più vivo!
È, è...
È l’aperitivo!
L’aperitivo
L’aperitivo
L’aperitivo
Etc.
Pour se donner de l’appétit, avant d’aller se mettre à table…
Le madère est sans contredit d’une saveur incomparable.
Le bon docteur nous l’a prescrit :
Au Vermouth, il est préférable, le docteur nous l’a prescrit.
Sans me montrer trop excessif, j’affirme en homme positif
qu’il me semble indubitatif que le meilleur excitatif pour notre
appareil digestif, c’est, c’est…
C’est, c’est…
C’est l’apéritif !
L’apéritif
Qui nous rend l’esprit plus actif…
Le cœur plus gai, plus expansif…
Le langage plus expressif…
L’estomac plus expéditif…
Le coup de fourchette plus vif !
C’est, c’est…
C’est l’appéritif !
L’apéritif
L’apéritif
L’apéritif
Etc.
13 – Charles-François Panard, Plus on est de fous, plus on rit à table : instrumental sur J'ai du bon tabac
III. LA BATTAGLIA DELLE CARNI
(Ripresa del tema del Prophète)
(Reprise du thème du Prophète)
Ogni cosa a suo tempo, ogni cosa al suo momento...
Chaque chose en son temps, chaque chose en son heure…
14 – Improvisation des joies gastronomiques sur « Promenons-nous dans les bois »,
texte anonyme du Caveau
L’autentico eroe del carnevale,
il re della tavola e dei gaudenti il patrono,
indiscutibilmente, è il maiale.
Di ogni festa è il gran santo:
Di lui, dicono, nulla si butta,
dai piedini alla testa tutta.
Ripresa del coro, poi degli strumentisti
[...]
Ma quel che fa di lui un personaggio epico
quello che lo rende davvero sì mirifico
non è, dico io, il suo aspetto da monaco,
non è l’amicizia che lo legò a Sant’Antonio...
Di lui, dicono, nulla si butta,
dai piedini alla testa tutta.
Des jours du carnaval le héros véritable,
Le patron des viveurs et le roi de la table,
Sans contredit, c’est le cochon.
C’est le grand saint de toute fête :
En lui, dit-on, tout est bon,
Des pieds jusqu’à la tête.
(Reprise du chœur, puis des instrumentistes.)
[…]
Mais ce qui fait de lui un personnage épique,
Ce qui lui garantit d'être si mirifique
Ce n’est pas, selon moi, sa carrure de moine,
Ce n’est pas l’amitié qu’eut pour lui Saint Antoine…
En lui, dit-on, tout est bon,
Des pieds jusqu’à la tête.
15
E se il maiale non piace?
Che sento? Ancora un porto!
Son corso da Tréport a Saint-Jean-Pied-de-Port,
Ho visitato Pornic, l’Ile au port e Port-Vendre,
e anche Porentuy. Tutti questi porti, a ben vedere...
Et si l'on n'aime pas le cochon ?
Qu'entends-je ? Encore un port !
J’ai couru du Tréport à Saint-Jean-Pied-de-Port,
J’ai visité Pornic, l’Île au port et Port-Vendre,
Et même Porentuy. Tous ces ports, à bien prendre...
15 – Jacques Offenbach, La Vie parisienne : parodie de l'air du Brésilien (« Je suis Brésilien, j'ai de l'or »)
16
Il buon montone, questa è la mia bestia,
e ne sono davvero soddisfatto:
dalla testa ai piedi lo adoro,
e quanto al suo filetto, lo divoro.
Quando ne mangio, lo ammetto,
mi comporto da vero ghiottone:
in qualunque modo è cucinato
sempre m’accontento del montone.
Le bon mouton, voilà ma bête,
Et j’en suis vraiment satisfait,
Je l’aime des pieds à la tête,
Et je dévore son filet.
J’en conviens, jamais je n’en mange,
Que ce ne soit en vrai glouton,
N’importe comment on l’arrange,
Je m’accommode du mouton.
Elogio del porco...
Éloge du porc…
Se non è un porco fresco, lo credo piuttosto vecchio.
Ma un porco è un porco, e io non son felice
se non nei luoghi ove dei porti m’attirano.
Niente può render l’effetto che quei porti mi fecero.
Si ce n’est un porc frais, je le crois assez vieux.
Mais un porc est un porc, et je ne suis heureux
Que dans les seuls endroits où quelques ports m’attirent.
Rien ne peindra l’effet que sur moi ces ports firent.
Giunge in tavola il cosciotto
adagiato su un decoroso letto
di ottimi e nobili fagioli.
Tu aguzzi i nostri denti ormai consunti
e annusando il tuo aroma squisito
rinasce il nostro appetito.
Cosciotto, montone, agnello e basta,
dissero i dodici apostoli.
Gigot paraît donc sur la table
Couché sur un lit respectable
De bons, de nobles haricots
Tu aiguises enfin nos chicots
Tu fais notre appétit renaître
Ta bonne odeur qui nous pénètre
Gigot, mouton, agneau, rien d’autre :
C’est ce que dirent les douze apôtres.
16 – Hervé, La Roussotte : couplets de la serveuse
Un po’ di silenzio!
Sordi non siamo!
Un po’ di pazienza, ognuno il suo turno aspetti.
Devo servire contemporaneamente tutti.
Quello vuole il suo cosciotto, l’altro reclama il ragù!
Ehilà! Una testina, a me l’anguilla, e il fricandò?
Allora, bella, quanto ti devo?
Sono ben svelta, ma così non si può!
Un peu d’silence !
On n’est pas sourds !
Prenez patience, chacun son tour.
Faut que j’réponde en même temps à tout le monde, à tous les gens.
L’on m’interpelle pour son fricot, l’autre me hèle pour son gigot !
Oh là ! La fille, un fricandot, matelotte d’anguille, ma tête de veau !
Allons, la bonne ! Qu’est-ce que j’vous dois ?
J’suis bonne personne mais j’peux pas tout faire à la fois.
17
Elogio del porco...
Éloge du porc…
Scannato, tritato, fatto a pezzi o a prosciutti,
veste di volta in volta il nero saio del sanguinaccio,
la veste bianca del salsicciotto,
il giustacuore del salame
e la rete della salsiccia:
ma sotto questo vario abbigliamento,
la sua natura sempre è rivelata
dallo squisito aroma delle carni.
Haché, saigné, coupé par jambon ou par tranche,
Il revêt tour à tour du boudin le froc noir,
De l’andouille la robe blanche,
Du saucisson le justaucorps,
La résille de la saucisse :
Sous ces ajustements et variés décors,
Il faut toujours qu’il se trahisse
Par l’exquis fumet de sa chair.
PARLATO
Perdinci, che bell’aspetto!
Ma più lo guardo,
più mi fa sognare,
e per rendergli omaggio,
cerco qualche immagine,
che non riesco a trovare.
PARLÉ
Tudieu la belle mine !
Mais plus je l'examine,
Plus il me fait rêver,
Et pour lui rendre hommage,
Je cherche quelque image,
Et ne la puis trouver.
17 – Georges Bizet, Carmen, air du Toréador parodié : « Le Taureau », texte anonyme du Caveau
Guardate il re dei pascoli com’è bello,
che groppa, o dèi, dai contorni perfetti,
com’è fiero e selvaggio il suo sguardo,
com’è ben saldo sui suoi garretti!
18
Voyez donc c’beau roi du pâturage
Quelle croupe, ô dieux, croupe aux contours parfaits !
Que son œil est fier, fier et sauvage
Qu’il est ferme sur ses jarrets !
Della forza è l’emblema,
per questo l’altro giorno la bella Isabella
diceva del suo innamorato, quel bel giovanotto,
«Il mio Albert è forte come un toro».
D’la vigueur il est l’emblème
C’est pourquoi l’autre jour, la bell’Isabeau
Disait du grand gaillard, gaillard qu’elle aime
Mon Albert est fort comme un taureau !
Ricordatevi che in una sola notte senza candele
Ercole, che uomo! in quattro e quattr’otto
cinquanta vergini in donne trasformò.
In queste faccende, certo, sì, è il più grande.
Perbacco, bello è come l’antico…
Poiché, per arrivare a questi numeri,
devi essere ecclesiastico, il che è patetico
semidio, tre-quarti, asino, becco o toro.
Rapp'lez-vous, qu’en une nuit, sans chandelles
Hercule, quel homm’, changea, transforma lestement
En femmes, cinquante pucelles
De ces travaux, pour sûr, que diabl’, oui, c’est le plus grand.
Morbleu, c’est beau comme l’antique…
Car il faut pour accéder à ce numéro,
Être un ecclésiastique, et ça c’est pathétique
Demi-dieu, trois-quart, baudet, coucou ou un taureau.
Il Minotauro nel suo labirinto
riceveva, si dice, tutti gli anni
per i suoi lauti pasti da cannibale
sette virgulti tondetti e appetitosi.
Credo che normalmente non avesse
tendenze così sanguinarie
e che a loro piacere ancor potesse
dando tanti bei morsi a tutto spiano.
Le Mino-tau-taure en son dédé, dédale
Recevait dit-on tous les ans
Pour ses fastes repas, repas de cannibales
Sept mignons tendrons tout ronds et fort appétissants.
Je crois qu’il n’eût pas d’ordinaire
D’aussi sanguinaires penchants
Et qu’il savait encore leur plaire
En leur donnant, de bons très bons, coups de dents.
Tutto questo, però, è solo una favola;
buongustai, pensate al grande toro
quando vedrete arrivare sulla tavola
Mais tout cela, ça n’est que de la fable
Gourmands, prisez le grand taureau
Quand vous voyez servir sur votre table
19
un bel pezzo di rete di vitello…
Cantate, cantate il toro.
Cantate To-re-a-dor,
tutto ben divorate, fin l’ossa rosicchiate.
Une bonn’ fraise de veau…
Chantez, chantez le Taureau.
Chantez Toréro,
Bouffez-le bien, rongez ses os.
18 – Hervé, La Roussotte : couplets de la serveuse (suite)
Sempre difficile è questo mio mestiere, devo lottare per la mia virtù,
i clienti mi tengono d’occhio, e quando mi vedono
correre di qua e di là, tutta stralunata,
le braccia cariche di piatti, s’alzano e mi circondano,
per baciarmi e abbracciarmi, io però li respingo.
E anche se rompo un piatto, almen l’onore è salvo.
À toute minute métier ardu, il faut que j’lutte pour ma vertu,
Mais ceux qui boivent me guettent et quand ils m’aperçoivent
Allant, venant, perdant la tête, et des deux bras chargés
D’assiettes, criblée de plats, vite ils accourent pour m’embrasser
Et tous m’entourent, j’veux les r’pousser. Et dans mon zèle, à ce
Métier, j’casse la vaisselle mais l’honneur reste entier.
19 – Ambroise Thomas, Hamlet : « Ô vin dissipe la tristesse » (instrumental)
20 – Hervé, Estelle et Némorin : couplets du vin
Viva il vino, è la giovinezza, ognun lo festeggi a sua volta quaggiù!
Nel vino è amore, è tenerezza, che grazie a lui non ha fine più.
Tutto beve sulla nostra terra: la terra del ciel beve le acque,
il mare beve i fiumi, i fiumi i ruscelli!
Il neonato beve latte, il suo primo vin bianco,
20
Vive le vin, c’est la jeunesse, chacun le fête ici-bas tour à tour !
C’est dans le vin qu’est la tendresse et grâce à lui s’éternise l’amour.
Tout boit sur notre ronde sphère, la terre du ciel boit les eaux, la
mer boit plus d’une rivière, la rivière boit les ruisseaux !
L’enfant, dès qu’il voit la lumière, boit le lait, son premier vin blanc,
mentre il vecchio beve il vino come un latte corroborante.
Viva il vino, è la giovinezza, ognun lo festeggi a sua volta quaggiù!
Nel vino è amore, è tenerezza, che grazie a lui non ha fine più.
Dio stesso, nella sua onnipotenza, ha creato vino per tutti i gusti:
il Constantia piacerà a sposi e amanti, il Grave alle persone serie,
il Vin de nuit ai bricconi; il prode ha il Tonnerre e il Tokaj è per i pazzi.
et le vieillard boit au contraire le vin comme un lait bienfaisant.
Vive le vin, c’est la jeunesse, chacun le fête ici-bas tour à tour !
C’est dans le vin qu’est la tendresse et grâce à lui s’éternise l’amour.
Dieu même, en sa grande puissance, a fait du vin pour tous les goûts.
Il créa le vin de constance pour les amants, pour les époux.
Le grave aux gens sérieux doit plaisir, le vin de nuit pour les
filous, le brave a le vin de tonnerre, quant au tokay, c’est pour les fous.
TUTTI
Viva il vino, è la giovinezza, ognun lo festeggi a sua volta quaggiù!
Nel vino è amore, è tenerezza, che grazie a lui non ha fine più.
TOUS
Vive le vin, c’est la jeunesse, chacun le fête ici-bas tour à tour !
C’est dans le vin qu’est la tendresse et grâce à lui s’éternise
l’amour !
PARLATO
La cena in cui ai commensali venga a mancare il vino,
è come una lanterna magica senza la candela,
un’opera senza scena, un concerto senza strumenti,
una triste marionetta senza fili.
PARLÉ
Tout dîner où le vin fait défaut au gourmand,
C’est lanterne magique où manque la chandelle,
Opéra sans décors, concert sans instrument,
Marionnette sans ficelles.
PARLATO
Ma senz’acqua, che ne sarebbe della vigna?
Al solo pensiero impallidisco
e subito mi faccio il segno della croce.
PARLÉ
Mais sans eau, que deviendrait la vigne ?
Rien que d’y penser j’en blémis.
Du même coup je me signe.
21
21 – Raoul Ponchon, Vive l'Eau : « La muse au cabaret »
22
Tante volte ti ho maledetta,
acqua del cielo, nella mia ignoranza,
non avendo deferenza
che per il vino che bevo.
Je t’ai maudite bien des fois,
Eau du ciel en mon ignorance ;
N’ayant guère de déférence
Sinon pour le vin que je bois.
Il sole che ora ci scortica,
certo renderà ottimo il vino;
ma il raccolto sarebbe stato migliore
se avesse piovuto di più.
Ce soleil qui nous tyrannise,
Certes, fera du vin côté ;
Mais plus nombreux il eût été,
S’il eût plus plu, qu’on se le dise.
Ahimè, l’acqua ci manca
sin dalla primavera,
eppure, in ogni modo,
ci serve, anche se non troppa.
Hélas ! Cette eau nous fait défaut
Depuis la saison printanière,
Et pourtant, de toute manière,
Il faut de l’eau, si trop n’en faut.
Senz’acqua, che ne sarebbe della vigna?
Viva la vigna, amici miei.
Al solo pensiero impallidisco
e subito mi faccio il segno della croce.
Sans eau, que deviendrait la vigne ?
Vive la vigne, mes amis.
Rien que d’y penser, j’en blêmis,
Et du même coup je me signe.
Senz’acqua, si vedrebbero tra poco
i rami diventar tutti contorti,
e alle radici bisce morte
disseccarsi sotto un ciel di fuoco.
Sans eau, l’on verrait avant peu
Ses gracieuses branches tortes,
Ainsi que des couleuvres mortes
Se vider sous un ciel de feu.
Senz’acqua, non più rossi autunni!
È notte in Francia dappertutto.
Niente vendemmia! È riarso tutto.
Niente più vino a ribollir nei tini!
Sans eau, plus de rouges automnes !
Partout en France, c’est la nuit.
Plus de vendanges ! Tout est cuit.
Plus de vin chantant dans les tonnes !
Addio, ricchi vigneti,
ammantati di porpora e oro!
Dai ceppi non spuntano più grappoli
che da manici di coltello.
Adieu les fastueux coteaux,
Pourpre et or ainsi que des chapes !
Autour des ceps non plus de grappes
Que sur des manches de couteau.
In coro gridiamo: Viva l’acqua!
L’acqua di cui il buon sole
acconsente a privarsi
per renderla a noi come vinello.
Crions donc en chœur : Vive l’eau !
L’eau dont le bon soleil lui-même
Consent à faire son carême,
Pour nous la rendre piccolo.
Viva l’acqua corrente dei fiumi!
L’acqua stagnante in fondo ai pozzi,
l’intima rugiada delle notti,
la pioggia che ingrossa i torrenti!
Vive l’eau courante des fleuves !
L’eau qui sommeille au fond des puits,
La rosée intime des nuits,
La pluie animant les fleurs neuves !
Viva l’acqua dei laghi, dei ruscelli,
l’acqua delle fontane e delle sorgenti,
dove la notte vanno a bere gli orsi
e di giorno si recan gli uccellini!
Vive l’eau des lacs, des ruisseaux,
L’eau des fontaines, l’eau des sources,
Où la nuit vont boire les ourses,
Et le jour les petits oiseaux !
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Che l’acqua sempre viva, sì!
So ben che si vergogna a morte
d’essere acqua, ma questa è la sua sorte,
la sventurata non può farci niente.
Oui que l’eau vive à tout jamais !
Je sais qu’elle se meurt de honte
D’être l’eau mais au bout du compte,
La malheureuse n’en peut mais...
Bisognerebbe essere ben malvagi
per non impietosirsi.
Io che l’amo solo a metà,
poiché qualche servizio certo rende,
Il faudrait être plein de vice
Pour ne la point prendre en pitié.
Moi qui ne l’aime qu’à moitié,
Comme elle rend quelque service,
sul mio lavandino giurerò,
davanti a Dio che mi ascolta,
che ogni tanto una goccia ne berrò,
quando sulla mia tomba pioverà.
Je jure sur mon lavabo,
Devant le seigneur qui m’écoute,
D’en boire parfois une goutte,
Quand il pleuvra sur mon tombeau.
22 – Bugnot, Y a des plaisirs plus charmants
Ci sono piaceri più attraenti,
il mio non è tanto divertente.
Perché passare il tempo
su tutti questi alimenti?
Malgrado il mio temperamento
soffro un grande tormento
a gustare a ogni momento
speziati condimenti.
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Y a des plaisirs plus charmants
Le mien n'est pas amusant
À quoi bon passer son temps
Sur tous ces aliments
Malgré mon tempérament
J'éprouve bien du tourment
À déguster chaque instant
D'épicés condiments.
Questi piatti speziati
mi hanno ormai nauseato:
basta col pepe e il peperoncino!
Io qui muoio, non resisto
se continuo in silenzio a ingurgitare
sapori troppo piccanti.
È un piacere per finta,
le budella ho in subbuglio.
Tous ces plats épicés
J'en ai des hauts le cœur
Piments, poivre, Dieu, assez !
Car je trépasse, je meurs
Absorber sans une plainte
Ces saveurs trop piquantes
Du plaisir tout en feinte
Mes boyaux me tourmentent.
Ci son piaceri divertenti,
il mio è alquanto preoccupante:
il cuoco è il mio amante,
il re dei condimenti,
ma a dispetto della sua tempra ardente
trovo deprimente
ingoiar continuamente
speziati condimenti.
Que de plaisirs amusants
L'mien est plutôt alarmant
L'cuisinier, c'est mon amant,
Le roi des condiments
Malgré son tempérament
J'trouve cela si déprimant
D'avaler éternell'ment
D'épicé condiment.
Le spezie, che angoscia!
Fanno male ai capelli.
Ma sia gloria alle imprese
del celebre cuoco.
Dio ne scampi, è un martirio!
Di senape, lo so
ho fatto indigestione.
Fa ridere? Ah no!
L'épice, quelle détresse
Ça fait mal aux cheveux
Mais vivent les prouesses
Du cuisinier fameux
Quel martyr, Dieu vous garde
Car j'ai fait l'absorption
D'un peu trop de moutarde !
Est-ce bien rigolo ? Non.
25
26
Non è sempre allettante
avere un cuoco per amante,
l’amore per il cibo
non è un buon passatempo!
Malgrado il mio temperamento,
è un amante incosciente
perché m’offre a ogni momento
speziati condimenti.
Ah, c'n'est pas toujours marrant,
Un amant cuisinant
L'amour par les aliments
Est un mauvais pass'temps!
Malgré mon tempérament
C'est un amant dément
Car il m'offr'à chaqu'instant
D'épicés condiments.
Ho la lingua sfilacciata,
vi giuro che è vero,
sono sempre assetata
e ho l’esofago in fiamme!
E mi chiedo: qual è il mio ruolo?
Il gusto mi si ottunde
a succhiar pepe rosso
e chiodi di garofano!
J'ai la langue en charpie
Ma foi, j'en fais l'aveu
J'ai toujours la pépie
J'ai l'œsophage en feu !
Je me dis : quel rôle joué-je ?
Je m'oblitère le goût
À sucer du poivre rouge
Et des girofles le clou !
IV. STRANA DIGESTIONE…
23 – Vincent Hyspa, « La chanson du ver solitaire »
Al riparo non dai venti ma da sguardi profani
abbandonato senza luce, né Dio, né luogo, né Mani,
senza saper se era mattina o sera,
non potrò mai spiegar questo mistero.
In un corridoio umidissimo e lunghissimo
sotto una porta, che a essere sincero
non era neanche un portico, son nato,
ma era più buio e caldo che in un forno.
Non conosco mio padre, né mia madre...
Sono il povero verme, sì, il verme solitario.
À l’abri non des vents mais des regards profanes
Abandonné, sans feux, ni dieu, ni lieu, ni mânes
De savoir si c’était le matin ou le soir
Je ne pourrai jamais expliquer ce mystère
C’est dans un long, très long, très humide couloir
Sous une porte qui n’est pas même cochère
Que pour parler correctement, j’ai vu le jour
Bien qu’il y fit plus noir et plus chaud qu’en un four
Je n’ai jamais connu mon père, ni ma mère…
Je suis le pauvre ver, oui le ver solitaire.
Accingersi sempre agli stessi viaggi
senza mai imprevisti o speranza di nuovi lidi
doppiare gli stessi capi, gli stessi stretti passare
se si hanno altri desideri da voler soddisfare
in verità può esser molto deprimente.
So che la passeggiata è salutare;
ma passar sempre dagli stessi posti,
gettare l’ancora negli stessi porti...
Appareiller toujours pour les mêmes voyages
Sans espoir d’imprévus et de nouveaux rivages
Doubler les mêmes caps et les mêmes détroits
Quand on a des désirs de voir à satisfaire
En vérité cela donne le spleen je crois.
Je sais bien que la promenade est salutaire ;
Mais visiter toujours d’identiques décors,
Jeter l’ancre toujours au fond des mêmes ports,
Conosco a memoria, ormai, del mio mondo ogni piega.
Sono il povero verme, sì, il verme solitario.
Et puis je sais par cœur tous les plis de ma sphère.
Je suis le pauvre ver, oui le ver solitaire.
27
28
Pensare che i poeti la solitudine han cantato!
La solitudine a due non è poi così dura.
Io non conosco i baci degli amanti:
scapolo per sempre un dio crudel mi ha creato.
Eppure sarei stato un seduttore nato.
Gli invidiosi, che abbondan sulla terra,
dicono che pur con tutti i miei anelli
non son tagliato per il matrimonio,
perché ho un profondo orror dell’anulare.
Sono il povero verme, sì, il verme solitario.
Et des poètes ont chanté la solitude !
La solitude à deux n’est peut-être pas rude.
Moi, je ne connais pas les baisers des amants :
Un dieu cruel me fit toujours célibataire.
Pourtant j’étais taillé pour faire un vert-galant.
Les envieux cela pullule sur la terre
Prétendent que malgré mes multiples anneaux
Il me manque les qualités du conjungo,
Ayant une profonde horreur de l’annulaire
Je suis le pauvre ver, oui le ver solitaire.
Se di una mia simile non posso aver l’amore
mi rifaccio coi piaceri della tavola.
Certo, i miei menu non posso scegliere.
La lista delle vivande non mi portano.
Anzi, tutto arriva masticato
in minuti, minutissimi pezzetti.
Niente da fare, devo incrociar le braccia:
tutto è già digerito, ma per me non perduto.
Se ho sete, però, bevo nel mio bicchiere.
Sono il povero verme, sì, il verme solitario.
Si je n’ai pas l’amour d’une de mes semblables
Je me rattrape sur les plaisirs de la table.
Je n’ai pas il est vrai, les choix de mes menus.
On ne m’apporte pas la carte des matières,
Mais on me mâche les morceaux menu, menu
Je n’ai qu’à me croiser les bras et rien à faire
Mes plats sont digérés, ce qui est digéré
N’est pas perdu pour moi. Si je suis altéré,
Mon verre n’est pas grand, mais je bois dans mon verre.
Je suis le pauvre ver, oui le verre solitaire.
Senza farmi pensieri, vivrei serenamente
ma poiché di imbecilli il mondo è pieno,
un dì un vecchio scienziato, scioccamente,
per rovinarmi agli occhi della gente
Sans me faire un cheveu, je vivrais bien tranquille
Mais voyez-vous il est toujours quelque imbécile,
Un jour un vieux savant, bêtement me donna
Et cela pour me perdre aux yeux du populaire
e farsi un nome, tenia mi ha chiamato.
Ahimè, lo so, finirò sotto vetro in un boccale
ultima pena del mio povero cuore,
con l’etichetta: malato di languore,
e senza aver conosciuto i baci di mia madre.
Sono il povero verme, sì, il verme solitario.
Et se créer un nom celui de taenia.
Oui, je le sais, plus tard, dans un bocal de verre
Je finirai, dernière peine de mon cœur
Sous ce diagnostic : Maladie de langueur,
Et sans avoir connu les baisers de ma mère.
Je suis le pauvre ver, oui le ver solitaire.
CONGEDO
Principessa dal giglio nero, sempreverde benché nero,
nel tuo padiglione, al riparo dai venti e dagli stenti
vorrei mi tenessi, per sempre protetto.
Sono il povero verme, sì, il verme solitario.
ENVOI
Ô Princesse au lys noir, quoique noir toujours vert,
Sous votre pavillon, loin des vents de misère,
Souhaite que me gardiez, à l’abri for ever.
Je suis le pauvre ver, oui le ver solitaire.
24 – Raoul Ponchon, « La Salade », air typique du Caveau
sur « La Folie d'Espagne »
Echinococco, tricocefalo dispari,
anguillula, escherichia coli, lombricoide,
ascaride, ancilostoma duodenale,
ossiuro vermicolare, balantide...
E non li ho detti tutti. Son questi, figli miei,
tra mill’altri viventi a nostre spese,
i vermi intestinali, i rettili mostruosi,
senza contare i terribili vibrioni,
che ci rodono, scavano, succhiano gli intestini,
Echinocoque, trichocéphale-dispar,
Anguillule, amoeba coli, lombricoïde
Ascacarides, ankylostome nicobar,
Oxyure vermiculaire, balantide...
J’en passe et des meilleurs. Tels sont, mes chers enfants,
Entre mille autres, qui vivent à nos dépens,
Les vers intestinaux, les monstrueux reptiles,
Sans compter les virguleux bacilles,
Qui rongent, sapent, scient, sucent nos intestins,
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quando portiamo in tavola nei nostri festini,
quella che voi chiamate, e anch’io, insalata.
Quand nous faisons intervenir, dans nos festins,
Ce que vous appelez, moi de même, salade.
Al solo nominarli, eccomi già malato.
Pensate dunque a questo: che ogni esemplare
di questa oscura fauna, giunto nelle nostre viscere,
è causa di una qualche malattia.
Pensate che divorando dell’amara cicoria,
rischiate di beccarvi un’escherichia coli,
addio alla barbabietola e al songino dolciastro!
Indivia della malora, sedano vigliacco!
Addio dunque, o insalata! Romana e rapanelli,
gialla scarola e tu, verde lattuga,
capaci d’arricchire l’Acheronte,
e di ucciderci, addio, per sempre addio!
Rien qu’à vous les nommer, vous m’en voyez malade.
Pensez donc à ceci, que chaque individu
De cette faun’ obscure, en nos tripes rendue,
Y détermine telle ou telle maladie.
Songez qu’en dévorant un méchant pissenlit,
Vous risquez d’attraper un amoeba coli,
Bonsoir la betterave et la douceâtre mâche !
Endive de malheur, céleri, grand lâche !
Adieu donc, ô salade ! Ô raiponce, ô chicon
Adieu scarole jaune et toi, verte laitue
Capables d’enrichir l’Achéron,
Et qui nous tue.
V. GUARIGIONE E LIETO FINE SULLO STOMACO CHE GOVERNA IL MONDO
25 – Chœur pour Orphéon sur l'air du « Roi des villes, roi des champs »
Mio Dio, se morire proprio devo,
fa’ che sia dopo mangiato,
o almeno che la morte
mi colga presso un buongustaio,
perché gustar io possa, nella sua dimora,
prelibatezze fino all’ultima ora.
Ma se vorrai, nella tua clemenza,
buona salute ridonarmi,
affinché possa, in ogni ministero,
trovar cibo squisito di cui dilettarmi,
Signore, fammi elegger deputato;
e io, da degno commensal del centro,
al cospetto del ciel, solennemente
mi impegno formalmente
a mai deviar dal ventre.
Ô mon Dieu ! S’il faut que je meure,
Que ce soit après mon repas,
Ou fais qu’arrive mon trépas
D’un Lucullus en la demeure,
Pour que me soient mets délicats
Servis jusqu’à ma dernière heure.
Mais si tu veux, dans ta bonté,
Me rappeler à la santé,
Pour que dans chaque ministère
Je puisse trouver bonne chère,
Fais qu’on m’élise député ;
Et, digne convive du centre,
Seigneur, à la face du ciel
Je prends l’engagement formel
De ne pas dévier du ventre.
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26 – « Chanson à digérer » sur l’air de « La petite gouvernante » de Béranger
TUTTI
I fisiologi, mangiando e bevendo
hanno scoperto, grande novità,
che tristi o allegri sono i nostri umori
per lo stomaco, e non per il cervello.
Da lì dipende ogni felicità:
piccola causa porta grandi effetti!
Come lo stile, nel ventre l’uomo tutto sta:
ben digerire, per essere perfetti!
Ebben, m’appello d’Ippocrate ai precetti:
Tiranni e re non hanno buona digestione.
Guida lo stomaco il fegato e la milza;
senza lo stomaco tutto il resto è nulla.
La pancia vuota non è mai caritatevole,
la pancia piena rende più indulgenti:
dopo cena, Arpagone, più trattabile,
senza interessi avrebbe fatto prestiti.
32
TOUS
Mangeant, buvant, les physiologistes
Ont découvert, en système nouveau,
Que nos humeurs sont joyeuses ou tristes
Par l’estomac et non par le cerveau.
De là dépend tout le bonheur : en somme,
Petite cause amène grands effets !
Comme le style, ah ! Le ventre est tout l’homme :
Digérez bien, pour devenir parfaits !
Oui, j’en appelle aux décrets d’Hyppocrate :
Rois et tyrans ne digèrent pas bien.
L’estomac guide et le foie et la rate ;
Sans l’estomac tout le reste n’est rien.
Un ventre creux n’est jamais charitable,
Un ventre plein rend le cœur indulgent :
Après dîner, Harpagon, plus traitable,
Sans intérêts eût prêté son argent !
Gli interpreti
Les interprètes
Arnaud Marzorati inizia a studiare canto alla Scuola del Centre
de Musique Baroque di Versailles e si perfeziona all’Opéra
Studio di Lione e al Conservatoire National Supérieur de
Musique et de Danse di Parigi (CNSMDP), ove ottiene un primo
premio. Il suo repertorio, documentato da una trentina di
incisioni, spazia dal barocco alla musica contemporanea. Con
Les Lunaisiens, si circonda di artisti che condividono il suo
stesso ideale dell’«arte della parola cantata». Le sue ricerche
sulle origini della canzone hanno portato alla realizzazione
di tre CD Alpha rispettivamente dedicati a Pierre-Jean de
Béranger, a Gustave Nadaud e al 1789. Un ultimo, sui canti
rivoluzionari del XIX secolo, è appena uscito per Paraty con
il sostegno del Palazzetto Bru Zane (come quello su Nadaud).
Arnaud Marzorati débute le chant à la Maîtrise du Centre
de Musique Baroque de Versailles et obtient un premier prix
au CNSMDP, où il se perfectionne ainsi qu’à l’Opéra Studio
de Lyon. Illustré par une trentaine de disques, son répertoire
s’étend du baroque à la création contemporaine. Avec Les
Lunaisiens, il s’entoure d’artistes ayant le même idéal de
« l’art du mot chanté ». Ses recherches sur les origines de
la chanson ont permis la sortie chez Alpha de trois disques
sur Pierre-Jean de Béranger, Gustave Nadaud et 1789. Un
dernier, autour des chants révolutionnaires du XIXème siècle,
vient de paraître chez Paraty et a fait l’objet d’un soutien du
Palazzetto Bru Zane (tout comme celui dédié à Nadaud).
Camille Poul è diplomata al CNSMDP per il repertorio lirico, e
al Conservatoire national de Région (CNR) di Parigi e Caen per
il repertorio barocco. Ha fatto parte dell’Accademia europea
di musica del Festival d’Aix-en-Provence e prepara i suoi
ruoli con Agnès de Brunhoff. Ha iniziato una promettente
carriera, guadagnandosi la fama di soprano dalla voce agile
e dal temperamento vivace e drammatico, in un repertorio
che privilegia, in particolare, le opere mozartiane. I critici ne
lodano soprattutto la qualità del timbro vocale e la presenza
scenica.
Camille Poul est diplômée du CNSMDP pour le répertoire
lyrique, et du CNR de Paris et Caen pour le répertoire baroque.
Ex-membre de l’Académie européenne de musique du festival
d’Aix-en-Provence, elle prépare ses rôles avec Agnès de
Brunhoff. Elle amorce une carrière prometteuse en se forgeant
une réputation de soprano à la voix souple, au tempérament
dramatique et pétillant, dans un répertoire à la prédilection
évidente pour les opéras mozartiens. Les critiques vantent les
qualités de timbre de sa voix et sa présence scénique.
33
34
Caroline Meng ottiene i suoi primi attestati in pianoforte
e musica da camera, prima di diplomarsi in canto al
Conservatoire à Rayonnement régional (CRR) di Parigi.
Impegnata soprattutto nella musica contemporanea, è invitata
regolarmente a esibirsi come solista in Francia e all’estero.
Oltre a perseguire la sua carriera di cantante, è maestro
collaboratore titolare al CRR di Parigi e accompagna numerosi
concerti e masterclass sia strumentali sia vocali, nonché
recital di solisti. Fa inoltre parte dell’équipe pedagogica del
coro di voci bianche Sotto Voce diretto da Scott Prouty.
Caroline Meng obtient ses premiers prix de piano et de musique
de chambre, puis sort récompensée d'un DEM de chant du
CRR de Paris. Engagée dans la création contemporaine, elle
est régulièrement invitée à se produire en tant que soliste en
France comme à l’étranger. Parallèlement à ses prestations
de chanteuse, elle est chef de chant titulaire au CRR de Paris
et accompagne de nombreux concours et masterclasses
instrumentales et vocales, ainsi que des récitals de chanteurs.
Elle appartient également à l'équipe pédagogique du chœur
d'enfants Sotto Voce dirigé par Scott Prouty.
David Ghilardi inizia a studiare canto con Michel Piquemal e
frequenta dal 2005 il corso del Jeune Chœur de Paris al CNR
parigino, sotto la direzione di Laurence Equilbey e Geoffroy
Jourdain. In seguito si perfeziona con Leandro Lopez, Howard
Crook e Malcolm King, ottenendo i diplomi di canto e musica
antica. Partecipa all’Accademia europea di musica del Festival
d’Aix-en-Provence diretta da William Christie (2008); è Saphir
in Barbe-Bleue, Azor in Zémire et Azor, il Tenore in L’Enfant et
les sortilèges, Don Ottavio in tournée con la compagnia Opéra
Éclaté (2013-14).
David Ghilardi débute le chant dans la classe de Michel
Piquemal et intègre en 2005 au CNR de Paris le cursus du Jeune
Chœur de Paris (Laurence Equilbey et Geoffroy Jourdain). Il
poursuit auprès de Léandro Lopez, Howard Crook et Malcolm
King, et obtient ses prix de chant et de musique ancienne.
Il participe à l’Académie européenne de musique du Festival
d’Aix-en-Provence sous la direction de William Christie
(2008), est Saphir dans Barbe-Bleue, Azor dans Zémire et
Azor, le ténor dans L’Enfant et les sortilèges, Don Ottavio
en tournée avec Opéra-Eclaté (2013/14).
Dopo aver completato il corso di studi al CNR di Rouen,
Mélanie Flahaut prosegue lo studio del flauto dolce a Parigi
con Pierre Hamon e Sébastien Marq. Nel 2001 ottiene il
«premier prix de la Ville de Paris»; possiede inoltre il diploma
Après un cursus complet au CNR de Rouen, Mélanie Flahaut
poursuit ses études de flûte à bec à Paris auprès de Pierre
Hamon et Sébastien Marq. Elle obtient un premier prix
de la Ville de Paris en 2001 et est titulaire du Diplôme de
di musica antica per fagotto barocco del CNR di Parigi. In
seguito si perfeziona con Jérémie Papasergio e presso la Schola
Cantorum Basiliensis (Svizzera), seguendo i corsi di Claude
Wassmer per il fagotto e la dulciana, e di Conrad Steinmann
per il flauto dolce. Suona regolarmente sotto la direzione di
Hervé Niquet (Le Concert Spirituel), Vincent Dumestre (Le
Poème Harmonique), Jean Tubéry (La Fenice), Patrick CohënAkenine (Les Folies Françoises) e Benoît Haller (La Chapelle
Rhénane).
musique ancienne en basson baroque (CNR de Paris). Elle se
perfectionne ensuite auprès de Jérémie Papasergio ainsi qu’à
la Schola Cantorum Basiliensis (Suisse) dans les classes de
Claude Wassmer pour le basson et la doulciane, et Conrad
Steinmann pour la flûte à bec. Elle joue régulièrement sous
la direction d’Hervé Niquet (Le Concert Spirituel), Vincent
Dumestre (Le Poème Harmonique), Jean Tubéry (La Fenice),
Patrick Cohën-Akenine (Les Folies Françoises) et Benoît Haller
(La Chapelle Rhénane).
Figlio di organisti, Daniel Isoir inizia a studiare con Luisa Sorin,
poi ottiene un primo premio all’unanimità al CNR di BoulogneBillancourt. In seguito si perfeziona con grandi maestri ai
corsi internazionali invernali di Banff (Canada) e supera con il
voto più alto l’esame da concertista alla Hochschule für Musik
und Theater di Amburgo. Musicista completo, ha inciso la
Sonata n. 8 op. 84 di Prokof’ev (Pianovox) ed è un appassionato
del fortepiano: ha realizzato con le sue mani la copia di uno
strumento di Johann Andreas Stein, il fabbricante preferito da
Mozart. Nel 2006 ha fondato l’ensemble La Petite Symphonie.
Fils d’organistes, Daniel Isoir débute avec Luisa Sorin puis
obtient un premier prix à l'unanimité au CNR de BoulogneBillancourt. Il se perfectionne auprès de grands maîtres lors
des cours internationaux d'hiver à Banff (Canada) et obtient
par la suite l'examen de concert avec la plus haute mention
de la Hochschule für Musik und Theater d’Hambourg.
Musicien complet, il enregistre la huitième sonate op. 84
de Prokofiev (Pianovox) et se passionne pour le pianoforte :
il a lui-même construit une copie d’instrument de Johann
Andreas Stein, facteur favori de Mozart. En 2006, il crée la
Petite Symphonie.
Isabelle Saint-Yves inizia lo studio del violoncello al CNR di
Caen, poi segue al CNSMDP i corsi di Raphaël Pidoux e di
Alain Meunier, ottenendo il diploma nel 1998. Frequenta le
masterclass di Mstislav Rostropovič, György Sebök, Siegmund
Isabelle Saint-Yves débute le violoncelle au CNR de Caen, puis
au CNSMDP dans les classes de Raphaël Pidoux et d’Alain
Meunier où elle obtient ses diplômes en 1998. Elle participe
aux masterclasses de Mstislav Rostropovitch, György Sebök,
35
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Nissel e del Quatuor Borodine; dal 1994 al 1999 fa parte
del Quatuor Chagall. Inoltre studia la viola da gamba con
Christophe Coin e Christine Plubeau. Violista e violoncellista,
suona e incide con numerosi ensemble e artisti. Nel 2008 è tra
i fondatori del consort Sit Fast, con cui registra l’Arte della fuga
di Bach (Eloquentia). È diplomata in musicoterapia presso il
Centre international de musicothérapie.
Siegmund Nissel, Quatuor Borodine et est membre du Quatuor
Chagall de 1994 à 1999. Elle étudie également la viole de
gambe avec Christophe Coin et Christine Plubeau. Violiste et
violoncelliste, elle travaille et enregistre avec de nombreux
ensembles et artistes. En 2008, elle participe à la création du
consort Sit Fast, et enregistre l’Art de la fugue de J. S. Bach
(Eloquentia). Elle est diplômée du Centre international de
musicothérapie.
Normalista e professore di lettere, Florent Siaud ha insegnato
Drammaturgia e Storia dello spettacolo all’École Normale
Supérieure di Lione, all’Università di Montréal e all’Università
del Québec a Montréal. È autore di una decina di quaderni
di drammaturgia (Otello di Shakespeare, Pyrame et Thisbé di
Théophile de Viau, L’Opera da tre soldi di Brecht, Alcina di
Händel…) e di una quarantina di testi per programmi di sala.
Fondatore della compagnia Les Songes Turbulents, mette in
scena numerose pièces, molte delle quali su commissione. Ha
recentemente discusso la sua tesi di dottorato con successo.
Normalien et agrégé de lettres, Florent Siaud a enseigné
la dramaturgie et l’histoire du spectacle (ENS de Lyon,
Université de Montréal, Université du Québec à Montréal).
Il est auteur d’une dizaine de cahiers dramaturgiques
(Othello de Shakespeare, Pyrame et Thisbé de Théophile
de Viau, L’Opéra de Quat’sous de Brecht, Alcina de
Haendel…) et d’une quarantaine de textes de programmes
de salle. Fondateur de la compagnie Les Songes Turbulents,
il met en scène de nombreuses pièces dont certaines sont des
commandes. Il a dernièrement soutenu sa thèse en obtenant
les meilleures mentions.
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e Les Lunaisiens nel CD “Révolutions”!
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Registrazione sostenuta dal Palazzetto Bru Zane
PARATY, 2014
Prossimi eventi al Palazzetto Bru Zane
Prochains événements au Palazzetto Bru Zane
Lunedì 16 febbraio, ore 20
L'heure exquise
Musiche di LEKEU, HAHN, CHAUSSON, DEBUSSY, DUPARC
Marie-Nicole Lemieux, contralto
Roger Vignoles, pianoforte
Domenica 1 marzo
Concerto per le famiglie
Ore 15-16: laboratorio di preparazione (a cura di Diana d'Alessio)
Ore 16-16.30: merenda
Ore 16.30: concerto dell'Ex Novo Ensemble
Musiche di SAINT-SAËNS, CAPLET
Per genitori e bambini a partire dai sei anni
Sabato 7 marzo
Comporre al femminile
Ore 19: Nicolas Stavy presenta la figura della compositrice
Hélène de Montgeroult conversando con Alexandre
Dratwicki, direttore scientifico del Palazzetto Bru Zane
Ore 20: concerto
Musiche di MONTGEROULT, M. JAËLL, BONIS
Nicolas Stavy, pianoforte
Domenica 29 marzo
Concerto per le famiglie
Storie sonanti
Ore 15.30-16.30
a cura di Barchettablu
Per genitori e bambini dai quattro ai sei anni
Martedì 31 marzo, ore 18
Presentazione del festival dedicato a George Onslow
Conversazione-concerto con le artiste del Quatuor Ardeo e
Alexandre Dratwicki, direttore scientifico del Palazzetto Bru Zane
Ingresso libero. Consigliata la prenotazione
Finale con brindisi
Sabato 11 aprile, ore 20
Generazione romantica
Musiche di ONSLOW, SAINT-SAËNS, ALKAN, CHOPIN
Emmanuelle Bertrand, violoncello
Pascal Amoyel, pianoforte
Testi
Palazzetto Bru Zane
Arnaud Marzorati
Traduzioni
Arianna Ghilardotti
Paolo Vettore
Palazzetto Bru Zane
Centre de musique romantique française
San Polo 2368, 30125 Venezia - Italia
tel. +39 041 52 11 005
bru-zane.com
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PALAZZETTO BRU ZANE CENTRE DE MUSIQUE ROMANTIQUE