STAGIONE 2014-2015 Scuola Grande San Giovanni Evangelista – martedì 10 febbraio 2015, ore 20 Le Ventre de Paris Camille Poul, soprano Caroline Meng, mezzosoprano David Ghilardi, tenore Arnaud Marzorati, baritono Mélanie Flahaut, flagioletto e fagotto Isabelle Saint-Yves, violoncello Daniel Isoir, pianoforte Arnaud Marzorati, concezione e direzione artistica Florent Siaud, drammaturgia e regia PALAZZETTO BRU ZANE CENTRE DE MUSIQUE ROMANTIQUE FRANÇAISE I. L'ARRIVO DEGLI INIZIATI No 1 – Antoine-François Marmontel, Le Prophète : instrumental No 2 – Prédication No 3 – Antonin Aulagnier, chœur pour Orphéon* n° 183 No 4 – Prédicateur No 5 – Chœur pour Orphéon* n° 208 : « L’ami véritable de M. Delafage » No 6 – Chœur pour Orphéon* n° 181 : chanson de M. Dechange « Mangez-buvez » No 7 – Gaspare Spontini, hymne à trois voix parodié : Liturgie de la gourmandise (« Que toujours avec plaisir l’on dîne… ») No 8 – Adolphe Adam, Le Boléro (instrumental) II. A TAVOLA No 9 – Charles Lecocq, L’Amour et son carquois : air de la table No 10 – Jacques Offenbach, Les Bavards : quatuor « À table » No 11 – Octave Pradels, Le Hoquet No 12 – Edmond Audran, Sainte Freya : ensemble et couplets de l’apéritif No 13 – Charles-François Panard, Plus on est de fous, plus on rit à table : instrumental sur « J’ai du bon tabac » III. LA BATTAGLIA DELLE CARNI No 14 – Improvisation des joies gastronomiques sur « Promenons-nous dans les bois », texte anonyme du Caveau** No 15 – Jacques Offenbach, La Vie parisienne : parodie de l'air du Brésilien (« Je suis Brésilien, j'ai de l'or ») No 16 – Hervé, La Roussotte : couplets de la serveuse No 17 – Georges Bizet, Carmen, air du Toréador parodié : « Le Taureau », texte anonyme du Caveau** No 18 – Hervé, La Roussotte : couplets de la serveuse (suite) No 19 – Ambroise Thomas, Hamlet : « Ô vin dissipe la tristesse » (instrumental) No 20 – Hervé, Estelle et Némorin : couplets du vin No 21 – Raoul Ponchon, Vive l’Eau : « La muse au cabaret » No 22 – Bugnot, Y a des plaisirs plus charmants IV. STRANA DIGESTIONE… No 23 – Vincent Hyspa, « La chanson du ver solitaire » No 24 – Raoul Ponchon, « La Salade », air typique du Caveau** sur « La Folie d’Espagne » V. GUARIGIONE E LIETO FINE SULLO STOMACO CHE GOVERNA IL MONDO No 25 – Chœur pour Orphéon* sur l’air du « Roi des villes, roi des champs » No 26 – « Chanson à digérer » sur l’air de « La petite gouvernante » de Béranger * L’Orphéon era una raccolta popolare per cori dilettanti, creata da Wilhem nell'Ottocento. / L’Orphéon était un rassemblement populaire pour des chœurs amateurs, créé par Wilhem au XIXe siècle. ** Il Caveau era un'associazione di cantautori nell'Ottocento. / Le Caveau était une association de chansonniers au XIXe siècle. Produzione Palazzetto Bru Zane Durata del concerto: 1h10 La serata si concluderà con un rinfresco sul tema della gastronomia francese, in collaborazione con l'Istituto Alberghiero Andrea Barbarigo Rendez-vous après le concert pour un cocktail dédié à la gastronomie française Le opere Les œuvres «Felicità della tavola, vera felicità!» (Meyerbeer, Les Huguenots, atto I)… Il tema della gastronomia ha attraversato l’Ottocento francese nelle forme più diverse, dalla semplice canzone conviviale popolare alla grande scena operistica. Al di là del facile successo legato a una musica dalla presa immediata, il tema del cibo veicola un immaginario molto più sottile di quanto non sembri. Il banchetto orgiastico del grand opéra presenta un uomo posseduto dalla lussuria e dalla dissolutezza: l’abbondanza alimentare è simbolo di ricchezza e di potere. La sua rappresentazione approfondisce il divario tra le classi sociali, rammentando al povero la sua condizione e destando in lui desiderio e gelosia, che lo condurranno – tema balzachiano per eccellenza – al crimine o al suicidio. È proprio durante feste e banchetti che, sul proscenio, vengono tramate quelle cospirazioni che provocheranno poi il dramma. Nell’operetta, come nella canzone popolare, spesso il tema del cibo si affianca a particolarismi nazionali o regionali. Allo stesso modo, a ciascuna classe sociale e a ciascun mestiere corrisponde un regime alimentare ben preciso: l’immagine del militare ubriaco è, in questo senso, la più comune. Autori come Offenbach o Hervé sapranno abilmente servirsi di certi simboli legati all’alimentazione per mettere in caricatura personalità in vista. Infine, al tema del cibo è associato un insieme eteroclito di oggetti, strumenti di prima necessità come il coltello, il bicchiere o la tavola: quante volte una 4 « Bonheur de la table, bonheur véritable ! » (Meyerbeer, Les Huguenots, acte I)… Le thème de la gastronomie a traversé le XIXe siècle français dans les formats les plus contrastés, de la simple chanson à boire populaire au grand tableau opératique. Au-delà d’un succès facile lié à une musique immédiatement séduisante, le thème de la nourriture véhicule un imaginaire beaucoup plus subtil qu’il n’y paraît. Le banquet orgiaque du grand opéra montre l’homme possédé par la luxure et la débauche : l’abondance alimentaire est symbole de richesse et de pouvoir. Sa représentation creuse l’écart entre les couches sociales et rappelle au pauvre son état, faisant naître désir et jalousie qui mèneront – thème balzacien par excellence – au crime ou au suicide. Et c’est bien sûr pendant les fêtes et les banquets que se trament, à l’avant-scène, les conspirations qui dénoueront plus tard le drame. Dans l’opérette, comme dans la chanson populaire, le sujet de la nourriture est souvent accolé à des particularismes nationaux ou régionaux. De même, à chaque classe sociale et à chaque corps de métier correspond un régime alimentaire qui lui est propre, l’image du militaire ivrogne étant la plus répandue. Des auteurs comme Offenbach ou Hervé sauront habilement détourner certains symboles liés à l’alimentation pour caricaturer des personnalités bien en vue. Au thème de la nourriture est enfin associé un ensemble d’objets hétéroclites, accessoires de première coppa cesellata, gettata in mezzo alla scena, ha annunciato, in modo violento e sorprendente, l’imminenza di un dramma? È su questo tema, affrontato in svariati modi da compositori come Lecocq, Audran, Offenbach, Hervé, che Arnaud Marzorati ha elaborato uno spettacolo divertente, nello spirito dei teatri di boulevard ottocenteschi. nécessité comme le couteau, le verre ou la table : combien de coupes ciselées, jetées au travers de la scène, n’ont-elles annoncé avec violence et surprise un drame imminent ? C’est autour de ce thème si diversement illustré par des compositeurs comme Lecocq, Audran, Offenbach, Hervé qu’Arnaud Marzorati a élaboré un spectacle divertissant, dans l’esprit des théâtres de boulevard du XIXe siècle. 5 Canzone e operetta durante il Secondo Impero Anche se il Secondo Impero rappresenta l’età dell’oro della democratizzazione musicale, il «grande pubblico» è solo parzialmente interessato ai generi musicali più elevati nella gerarchia dei repertori. A contatto con le opere di Verdi e di Wagner il teatro lirico francese si trasforma progressivamente ed elimina dalle sue produzioni le arie e le romanze, le cui melodie e refrains erano stati fino ad allora le pagine preferite del pubblico, facilmente staccabili dalle opere e diffuse sotto varie forme in tutto il paese. L’operetta, che nasce a Parigi alla metà degli anni Cinquanta dell’Ottocento, viene a colmare questa lacuna: Hervé e successivamente Offenbach reinventano e perpetuano un genere leggero e popolare che fiorisce al Théâtre des Folies-Nouvelles (1854), al Théâtre des Bouffes-Parisiens (1855) o, ancora, al Théâtre des Variétés (dove nel 1864 viene rappresentata La Belle Hélène). La canzone – che viene ascoltata nelle osterie o nelle mescite di vino, ma che si trova pubblicata anche sui quotidiani – appare in un certo qual modo come una risposta popolare al carattere elitario della mélodie francese, allora all’incessante ricerca di colte raffinatezze. 6 Chanson et opérette sous le Second Empire Alors que le Second Empire représente l’âge d’or de la démocratisation musicale, le « grand public » ne s’intéresse que partiellement aux genres musicaux les plus élevés dans la hiérarchie des répertoires. Au contact des œuvres de Verdi et de Wagner, le théâtre lyrique français se transforme progressivement et gomme de ses productions les airs et romances, dont la mélodie et les refrains étaient jusqu’alors les pages favorites du public, facilement détachées des œuvres et propagées sous diverses formes sur l’ensemble du territoire. L’opérette, qui naît à Paris au milieu des années 1850, vient combler ce manque : Hervé, puis Offenbach, réinventent et pérennisent un genre léger et populaire qui fleurit aux Folies-Nouvelles (1854), au théâtre des Bouffes-Parisiens (1855) ou encore aux Variétés (où est créée La Belle Hélène en 1864). La chanson – que l’on entend dans les caveaux ou les goguettes, mais que l’on trouve aussi publiée dans les journaux quotidiens – apparaît en quelque sorte comme une réponse populaire à l’élitisme de la mélodie française, alors en quête incessante de raffinements savants. Le Ventre de Paris In pieno Ottocento, il guru di una comunità segreta riunisce intorno a sé tre fedelissimi per celebrare una cerimonia dedicata alla... gola! In un luogo riservato, seguendo un rituale grottesco e sfrenato, i quattro rendono omaggio al sesto peccato capitale e ai grandi cuochi che, da Carême a Brillat Savarin, hanno fatto storia in materia di cucina e di buona tavola. Inebriandosi di raffinati liquori e di truculenti giochi di parole, divorano in rapida successione antipasti, piatti di carne, dolci e digestivi. Sempre allegri, pur sfiorando a volte il litigio, per non dire l’indigestione, i quattro gaudenti offrono allo spettatore un menù stuzzicante tanto per il palato quanto per lo spirito, alternando tirate tratte dalla Gastromania (un opuscolo dell’epoca dedicato all’arte culinaria), arie da chansonnier e briose pagine di Hervé, Offenbach, Lecocq, Audran o Ponchon, in una scatenata e mordace parodia che fa scoprire al pubblico, in un’atmosfera festosa, le ricchezze di un repertorio dimenticato. Le Ventre de Paris Au beau milieu du XIXe siècle, le gourou d’une communauté secrète réunit autour de lui trois fidèles pour célébrer une cérémonie dédiée à la… gourmandise ! Dans un huis clos ubuesque et débridé, ils rendent hommage au sixième péché capital et aux plus grands cuisiniers qui, de Carême à Brillat Savarin, ont fait l’histoire de la table. S’enivrant de spiritueux raffinés et de jeux de mots truculents, ils dévorent coup sur coup hors-d’œuvre, viandes, desserts et digestifs. Toujours enjoués, non sans frôler à l’occasion la querelle voire l’indigestion, ces quatre ripailleurs offrent au spectateur un menu flatteur pour le palais comme pour l’esprit : alternant tirades empruntées à la Gastromania − opuscule de l’époque consacré à l’art culinaire −, airs de chansonnier et pages enjouées signées Hervé, Offenbach, Lecocq, Audran ou Ponchon, leurs gosiers laissent libre cours à une parodie épicée, faisant découvrir les richesses d’un répertoire oublié dans une ambiance festive. 7 I testi Les textes LE VENTRE DE PARIS I. L'ARRIVO DEGLI INIZIATI 1 – Antoine-François Marmontel, Le Prophète : instrumental 2 – Prédication L’universo intero vive solo per mangiare: è un istinto comune, è legge di natura, e nessuno al mondo vi può derogare. Succhiano le piante gli umori della terra, gli animali si nutrono d’erba o di carne, l’uomo mangia ma solo l’uomo di spirito sa come si fa. Tout l’univers ne vit que par la nourriture : C’est l’instinct général, la loi de la nature, Et l’on ne peut y déroger. Des sucs du sol la plante aspire le mélange, D’herbe ou chair l’animal se repaît, l’homme mange, Seul l’homme d’esprit sait manger. 3 – Antonin Aulagnier, chœur pour Orphéon n° 183 Incliniamo il capo davanti a questo cibo, per benedir la festa, siamo sue creature Inclinons notre tête Devant cette nourriture Pour bénir cette fête, Soyons sa créature che una dolce armonia regni alla nostra tavola, e che dia la vita a questa carne amabile. Qu'une douce harmonie Embellisse notre table, Qu'elle donne la vie À cette chair aimable. 4 – Prédicateur Facendo del nutrimento la legge d’ogni creatura, il Signore nostro sublime in sua bontà ci dispensa l’appetito come stimolante e il piacere come ricompensa. En faisant de la nourriture La loi de toute créature Le Seigneur, toujours excellent, D’un autre côté lui dispense Et l’appétit pour stimulant Et le plaisir pour récompense. La tavola è il solo luogo ove, in ogni dimora, la noia non sopraggiunga sin dalla prima ora. La table est le seul lieu, n’importe où l’on demeure, Où l’ennui n’entre pas pendant la première heure. 5 – Chœur pour Orphéon n° 208 : « L'ami véritable de M. Delafage » Un amabile cuoco è suprema felicità è lui che del nostro cuore cerca le necessità ci risparmia l’imbarazzo di scoprirle noi stessi. Gusto, odore, tutto è sapore. Quando si tratta di ciò che si ama… Un cuisinier aimable est le bonheur suprême Il cherche vos besoins au fond de votre cœur Il nous épargne la pudeur de les lui découvrir vous-même. Le goût, l'odeur, tout est saveur. Quand il s'agit de ce qu'on aime… 9 6 – Chœur pour Orphéon no 181, chanson de M. Dechange « Mangez-buvez » 10 Mettiamo al primo posto l’infelice Vatel, che, per un pesce che tardava, ahimè! anzitempo rivolse il ferro contro di sé, e poi il marchese di Bêchamel, a cui si deve il rombo e il baccalà mantecato. Il celebre Carême citare si dovrà il cui nome, ovunque rispettato persin tra i miscredenti è in odor di santità; Mettons au premier rang l’infortuné Vatel, Qui, las ! Pour un poisson en retard, sur lui-même Tourna trop tôt un fer mortel, Et le marquis de Beschamel, À qui l’on doit turbot et morue à la crème. N’oublions pas surtout le célèbre Carême, Dont le nom, partout respecté, Auprès des indévots eux-mêmes Est en odeur de sainteté ; e Brillat-Savarin, degno del nostro omaggio per aver inventato la fonduta al formaggio, che deve la sua fama non tanto al suo bel trattato quanto alla sua omelette al lattume di carpa; e il grande maestro, il divino Rossini, che del vecchio re David deposta ormai l’arpa, con i suoi maccheroni gran lustro s’è dato; e poi il gran Dumas, l’Alessandro del dramma, il Cesare del romanzo, che al culmine della fama, dalle cime del Parnaso di scender si è degnato e una bistecca d’orso ben bene ha preparato. Ni Brillat-Savarin, digne de notre hommage Pour avoir inventé la fondue au fromage, Et qui s’est fait un nom tant par son beau traité Que par son omelette aux laitances de carpe ; Ni le grand maestro, le divin Rossini, Qui, du vieux roi David abandonnant la harpe, S’est surtout illustré par son macaroni ; Enfin le grand Dumas, du drame l’Alexandre, Le César du roman, qui, dans ses plus beaux jours, Des hauteurs du Parnasse a bien voulu descendre Pour préparer un beefsteak d’ours. Ma più dei grandi nomi, che sempre saranno noti, lo dico e lo ripeto, per la felicità dell’uomo Mais des grands noms, qu’assez l’on connaîtra toujours, Je le dis hautement, pour le bonheur de l’homme, un buon cuoco, per me, fa più d’un astronomo: sulla terra viviamo, e non su, nei cieli. Un piatto scoprire, una salsa inventare, con questa ringalluzzire, con quello ristorare stomachi vuoti per non dire gelati, ben più conta che strappare il velo che al nostro sguardo cela una stella là in cielo. In fondo se ne vedono già tante! Un bon cuisinier, à mes yeux, Fait plus qu’un habile astronome : Nous vivons sur la terre et non pas dans les Cieux. Découvrir mets nouveau, trouver sauce nouvelle, Réconforter par lui, regaillardir par elle Des estomacs creux ou glacés, Vaut mieux que s’arracher le voile Qui cache à nos yeux une étoile On en voit toujours bien assez ! 7 – Gaspare Spontini, hymne à trois voix parodié : Liturgie de la gourmandise (« Que toujours avec plaisir l'on dîne… ») Perché si ceni sempre con piacere, come si fa cucina indagar non si deve; se occhi avesse la gola, di fame morrebbe presto, credo: troppo curiosa. O voi che dall’aroma dei piatti siete eccitati, nella pignatta, prima, non rovistate, la pentola sul fuoco no, non scoperchiate: vorrebbe dire togliere al festin la magia. Que toujours avec plaisir l’on dîne, Point ne faut rechercher comme on fait la cuisine Si le gosier avait des yeux, De faim mourrait bientôt, je crois, tout curieux. Vous donc qu’à bien manger l’odeur des mets excite, N’allez pas trop avant fouiller dans la marmite, Voir au fond de la casserole : Ce serait au festin ôter son auréole, No 8 – Adolphe Adam, Le Boléro (instrumental) 11 II. A TAVOLA 9 – Charles Lecocq, L’Amour et son carquois : air de la table A tavola! A tavola! A tavola! La tavola ci rafforza, ci stimola e rallegra. Quando ha buon appetito, il burbero si fa amabile. Il vecchio a tavola ringiovanisce, la bella invece s’imbaldanzisce, e spiritoso si fa lo sciocco. A tavola! A tavola! A tavola! À table ! À table ! À table ! La table nous ragaillardit, nous éveille, nous réjouit. Et lorsqu’il a bon appétit, le plus bourru devient aimable. Plus d’un vieillard y rajeunit, plus d’une belle s’enhardit ; Le sot lui-même a de l’esprit, de l’esprit. À table ! À table ! À table ! 10 – Jacques Offenbach, Les Bavards : quatuor « À table » 12 A tavola! A tavola! A tavola! Un saggio l’ha ben detto: Niente è più detestabile di un piatto che diventa freddo. À table ! À table ! À table ! Un sage nous l’a dit : Rien n’est plus détestable qu’un plat qui refroidit. TUTTI A tavola! A tavola! A tavola! TOUS À table ! À table ! À table ! 11 – Octave Pradels, Le Hoquet PARLATO Ma che cosa è mai questo singhiozzo? Fastidiosa paralisi, e infine afasia! Solo una sillaba a sua disposizione... Questa sillaba era ap... che cosa intendeva dire? Forse che era stato colpito da... Ap.. Un’apoplessia?... o che trovava l’esistenza... Ap... Apatica...Tutti gli stavano intorno e facevano di tutto perché dicesse di più. Ap... ...icoltura? Ap… ...artheid? Ap... ...a parte questo? Mio Dio... Mio dio, che bestie siamo! Eureka, ho capito... il nostro amico voleva un aperitivo! Aperitivo... PARLÉ Mais quel est ce hoquet ? La fâcheuse paralysie, et finalement l’aphasie ! Une syllabe à son service… Cette syllabe était ap… quelle était sa signifiance ? Voulait-il exprimer par là qu’il était sujet à… Ap… Une apoplexie ? … qu’il trouvait l’existence… Ap… Apathique… Tous les gens de son entourage faisaient des efforts superflus, pour qu’il en dise davantage. Ap… …iculture ? Ap… …artheid ? Ap… … à part ça ? Mon dieu… Mon dieu que nous sommes bêtes… Eurêka, j’ai compris… Notre ami souhaitait un apéritif ! Apéritif… 13 12 – Edmond Audran, Sainte Freya : Ensemble et couplets de l’apéritif Per farsi venire appetito, prima di mettersi a tavola, il madera è senza dubbio impareggiabile. ce l’ha prescritto il buon dottore: è meglio del vermouth, lo ha detto il dottore. Senza voler essere eccessivo, affermo, da uomo positivo, che mi pare non dubitativo che il miglior stimolante per l’apparato digestivo sia, sia... Sia, sia... sia l’aperitivo! L’aperitivo che rende il nostro spirito più attivo... il cuore più gaio, più espansivo... il linguaggio più espressivo... lo stomaco più sbrigativo... il colpo di forchetta più vivo! È, è... È l’aperitivo! L’aperitivo L’aperitivo L’aperitivo Etc. Pour se donner de l’appétit, avant d’aller se mettre à table… Le madère est sans contredit d’une saveur incomparable. Le bon docteur nous l’a prescrit : Au Vermouth, il est préférable, le docteur nous l’a prescrit. Sans me montrer trop excessif, j’affirme en homme positif qu’il me semble indubitatif que le meilleur excitatif pour notre appareil digestif, c’est, c’est… C’est, c’est… C’est l’apéritif ! L’apéritif Qui nous rend l’esprit plus actif… Le cœur plus gai, plus expansif… Le langage plus expressif… L’estomac plus expéditif… Le coup de fourchette plus vif ! C’est, c’est… C’est l’appéritif ! L’apéritif L’apéritif L’apéritif Etc. 13 – Charles-François Panard, Plus on est de fous, plus on rit à table : instrumental sur J'ai du bon tabac III. LA BATTAGLIA DELLE CARNI (Ripresa del tema del Prophète) (Reprise du thème du Prophète) Ogni cosa a suo tempo, ogni cosa al suo momento... Chaque chose en son temps, chaque chose en son heure… 14 – Improvisation des joies gastronomiques sur « Promenons-nous dans les bois », texte anonyme du Caveau L’autentico eroe del carnevale, il re della tavola e dei gaudenti il patrono, indiscutibilmente, è il maiale. Di ogni festa è il gran santo: Di lui, dicono, nulla si butta, dai piedini alla testa tutta. Ripresa del coro, poi degli strumentisti [...] Ma quel che fa di lui un personaggio epico quello che lo rende davvero sì mirifico non è, dico io, il suo aspetto da monaco, non è l’amicizia che lo legò a Sant’Antonio... Di lui, dicono, nulla si butta, dai piedini alla testa tutta. Des jours du carnaval le héros véritable, Le patron des viveurs et le roi de la table, Sans contredit, c’est le cochon. C’est le grand saint de toute fête : En lui, dit-on, tout est bon, Des pieds jusqu’à la tête. (Reprise du chœur, puis des instrumentistes.) […] Mais ce qui fait de lui un personnage épique, Ce qui lui garantit d'être si mirifique Ce n’est pas, selon moi, sa carrure de moine, Ce n’est pas l’amitié qu’eut pour lui Saint Antoine… En lui, dit-on, tout est bon, Des pieds jusqu’à la tête. 15 E se il maiale non piace? Che sento? Ancora un porto! Son corso da Tréport a Saint-Jean-Pied-de-Port, Ho visitato Pornic, l’Ile au port e Port-Vendre, e anche Porentuy. Tutti questi porti, a ben vedere... Et si l'on n'aime pas le cochon ? Qu'entends-je ? Encore un port ! J’ai couru du Tréport à Saint-Jean-Pied-de-Port, J’ai visité Pornic, l’Île au port et Port-Vendre, Et même Porentuy. Tous ces ports, à bien prendre... 15 – Jacques Offenbach, La Vie parisienne : parodie de l'air du Brésilien (« Je suis Brésilien, j'ai de l'or ») 16 Il buon montone, questa è la mia bestia, e ne sono davvero soddisfatto: dalla testa ai piedi lo adoro, e quanto al suo filetto, lo divoro. Quando ne mangio, lo ammetto, mi comporto da vero ghiottone: in qualunque modo è cucinato sempre m’accontento del montone. Le bon mouton, voilà ma bête, Et j’en suis vraiment satisfait, Je l’aime des pieds à la tête, Et je dévore son filet. J’en conviens, jamais je n’en mange, Que ce ne soit en vrai glouton, N’importe comment on l’arrange, Je m’accommode du mouton. Elogio del porco... Éloge du porc… Se non è un porco fresco, lo credo piuttosto vecchio. Ma un porco è un porco, e io non son felice se non nei luoghi ove dei porti m’attirano. Niente può render l’effetto che quei porti mi fecero. Si ce n’est un porc frais, je le crois assez vieux. Mais un porc est un porc, et je ne suis heureux Que dans les seuls endroits où quelques ports m’attirent. Rien ne peindra l’effet que sur moi ces ports firent. Giunge in tavola il cosciotto adagiato su un decoroso letto di ottimi e nobili fagioli. Tu aguzzi i nostri denti ormai consunti e annusando il tuo aroma squisito rinasce il nostro appetito. Cosciotto, montone, agnello e basta, dissero i dodici apostoli. Gigot paraît donc sur la table Couché sur un lit respectable De bons, de nobles haricots Tu aiguises enfin nos chicots Tu fais notre appétit renaître Ta bonne odeur qui nous pénètre Gigot, mouton, agneau, rien d’autre : C’est ce que dirent les douze apôtres. 16 – Hervé, La Roussotte : couplets de la serveuse Un po’ di silenzio! Sordi non siamo! Un po’ di pazienza, ognuno il suo turno aspetti. Devo servire contemporaneamente tutti. Quello vuole il suo cosciotto, l’altro reclama il ragù! Ehilà! Una testina, a me l’anguilla, e il fricandò? Allora, bella, quanto ti devo? Sono ben svelta, ma così non si può! Un peu d’silence ! On n’est pas sourds ! Prenez patience, chacun son tour. Faut que j’réponde en même temps à tout le monde, à tous les gens. L’on m’interpelle pour son fricot, l’autre me hèle pour son gigot ! Oh là ! La fille, un fricandot, matelotte d’anguille, ma tête de veau ! Allons, la bonne ! Qu’est-ce que j’vous dois ? J’suis bonne personne mais j’peux pas tout faire à la fois. 17 Elogio del porco... Éloge du porc… Scannato, tritato, fatto a pezzi o a prosciutti, veste di volta in volta il nero saio del sanguinaccio, la veste bianca del salsicciotto, il giustacuore del salame e la rete della salsiccia: ma sotto questo vario abbigliamento, la sua natura sempre è rivelata dallo squisito aroma delle carni. Haché, saigné, coupé par jambon ou par tranche, Il revêt tour à tour du boudin le froc noir, De l’andouille la robe blanche, Du saucisson le justaucorps, La résille de la saucisse : Sous ces ajustements et variés décors, Il faut toujours qu’il se trahisse Par l’exquis fumet de sa chair. PARLATO Perdinci, che bell’aspetto! Ma più lo guardo, più mi fa sognare, e per rendergli omaggio, cerco qualche immagine, che non riesco a trovare. PARLÉ Tudieu la belle mine ! Mais plus je l'examine, Plus il me fait rêver, Et pour lui rendre hommage, Je cherche quelque image, Et ne la puis trouver. 17 – Georges Bizet, Carmen, air du Toréador parodié : « Le Taureau », texte anonyme du Caveau Guardate il re dei pascoli com’è bello, che groppa, o dèi, dai contorni perfetti, com’è fiero e selvaggio il suo sguardo, com’è ben saldo sui suoi garretti! 18 Voyez donc c’beau roi du pâturage Quelle croupe, ô dieux, croupe aux contours parfaits ! Que son œil est fier, fier et sauvage Qu’il est ferme sur ses jarrets ! Della forza è l’emblema, per questo l’altro giorno la bella Isabella diceva del suo innamorato, quel bel giovanotto, «Il mio Albert è forte come un toro». D’la vigueur il est l’emblème C’est pourquoi l’autre jour, la bell’Isabeau Disait du grand gaillard, gaillard qu’elle aime Mon Albert est fort comme un taureau ! Ricordatevi che in una sola notte senza candele Ercole, che uomo! in quattro e quattr’otto cinquanta vergini in donne trasformò. In queste faccende, certo, sì, è il più grande. Perbacco, bello è come l’antico… Poiché, per arrivare a questi numeri, devi essere ecclesiastico, il che è patetico semidio, tre-quarti, asino, becco o toro. Rapp'lez-vous, qu’en une nuit, sans chandelles Hercule, quel homm’, changea, transforma lestement En femmes, cinquante pucelles De ces travaux, pour sûr, que diabl’, oui, c’est le plus grand. Morbleu, c’est beau comme l’antique… Car il faut pour accéder à ce numéro, Être un ecclésiastique, et ça c’est pathétique Demi-dieu, trois-quart, baudet, coucou ou un taureau. Il Minotauro nel suo labirinto riceveva, si dice, tutti gli anni per i suoi lauti pasti da cannibale sette virgulti tondetti e appetitosi. Credo che normalmente non avesse tendenze così sanguinarie e che a loro piacere ancor potesse dando tanti bei morsi a tutto spiano. Le Mino-tau-taure en son dédé, dédale Recevait dit-on tous les ans Pour ses fastes repas, repas de cannibales Sept mignons tendrons tout ronds et fort appétissants. Je crois qu’il n’eût pas d’ordinaire D’aussi sanguinaires penchants Et qu’il savait encore leur plaire En leur donnant, de bons très bons, coups de dents. Tutto questo, però, è solo una favola; buongustai, pensate al grande toro quando vedrete arrivare sulla tavola Mais tout cela, ça n’est que de la fable Gourmands, prisez le grand taureau Quand vous voyez servir sur votre table 19 un bel pezzo di rete di vitello… Cantate, cantate il toro. Cantate To-re-a-dor, tutto ben divorate, fin l’ossa rosicchiate. Une bonn’ fraise de veau… Chantez, chantez le Taureau. Chantez Toréro, Bouffez-le bien, rongez ses os. 18 – Hervé, La Roussotte : couplets de la serveuse (suite) Sempre difficile è questo mio mestiere, devo lottare per la mia virtù, i clienti mi tengono d’occhio, e quando mi vedono correre di qua e di là, tutta stralunata, le braccia cariche di piatti, s’alzano e mi circondano, per baciarmi e abbracciarmi, io però li respingo. E anche se rompo un piatto, almen l’onore è salvo. À toute minute métier ardu, il faut que j’lutte pour ma vertu, Mais ceux qui boivent me guettent et quand ils m’aperçoivent Allant, venant, perdant la tête, et des deux bras chargés D’assiettes, criblée de plats, vite ils accourent pour m’embrasser Et tous m’entourent, j’veux les r’pousser. Et dans mon zèle, à ce Métier, j’casse la vaisselle mais l’honneur reste entier. 19 – Ambroise Thomas, Hamlet : « Ô vin dissipe la tristesse » (instrumental) 20 – Hervé, Estelle et Némorin : couplets du vin Viva il vino, è la giovinezza, ognun lo festeggi a sua volta quaggiù! Nel vino è amore, è tenerezza, che grazie a lui non ha fine più. Tutto beve sulla nostra terra: la terra del ciel beve le acque, il mare beve i fiumi, i fiumi i ruscelli! Il neonato beve latte, il suo primo vin bianco, 20 Vive le vin, c’est la jeunesse, chacun le fête ici-bas tour à tour ! C’est dans le vin qu’est la tendresse et grâce à lui s’éternise l’amour. Tout boit sur notre ronde sphère, la terre du ciel boit les eaux, la mer boit plus d’une rivière, la rivière boit les ruisseaux ! L’enfant, dès qu’il voit la lumière, boit le lait, son premier vin blanc, mentre il vecchio beve il vino come un latte corroborante. Viva il vino, è la giovinezza, ognun lo festeggi a sua volta quaggiù! Nel vino è amore, è tenerezza, che grazie a lui non ha fine più. Dio stesso, nella sua onnipotenza, ha creato vino per tutti i gusti: il Constantia piacerà a sposi e amanti, il Grave alle persone serie, il Vin de nuit ai bricconi; il prode ha il Tonnerre e il Tokaj è per i pazzi. et le vieillard boit au contraire le vin comme un lait bienfaisant. Vive le vin, c’est la jeunesse, chacun le fête ici-bas tour à tour ! C’est dans le vin qu’est la tendresse et grâce à lui s’éternise l’amour. Dieu même, en sa grande puissance, a fait du vin pour tous les goûts. Il créa le vin de constance pour les amants, pour les époux. Le grave aux gens sérieux doit plaisir, le vin de nuit pour les filous, le brave a le vin de tonnerre, quant au tokay, c’est pour les fous. TUTTI Viva il vino, è la giovinezza, ognun lo festeggi a sua volta quaggiù! Nel vino è amore, è tenerezza, che grazie a lui non ha fine più. TOUS Vive le vin, c’est la jeunesse, chacun le fête ici-bas tour à tour ! C’est dans le vin qu’est la tendresse et grâce à lui s’éternise l’amour ! PARLATO La cena in cui ai commensali venga a mancare il vino, è come una lanterna magica senza la candela, un’opera senza scena, un concerto senza strumenti, una triste marionetta senza fili. PARLÉ Tout dîner où le vin fait défaut au gourmand, C’est lanterne magique où manque la chandelle, Opéra sans décors, concert sans instrument, Marionnette sans ficelles. PARLATO Ma senz’acqua, che ne sarebbe della vigna? Al solo pensiero impallidisco e subito mi faccio il segno della croce. PARLÉ Mais sans eau, que deviendrait la vigne ? Rien que d’y penser j’en blémis. Du même coup je me signe. 21 21 – Raoul Ponchon, Vive l'Eau : « La muse au cabaret » 22 Tante volte ti ho maledetta, acqua del cielo, nella mia ignoranza, non avendo deferenza che per il vino che bevo. Je t’ai maudite bien des fois, Eau du ciel en mon ignorance ; N’ayant guère de déférence Sinon pour le vin que je bois. Il sole che ora ci scortica, certo renderà ottimo il vino; ma il raccolto sarebbe stato migliore se avesse piovuto di più. Ce soleil qui nous tyrannise, Certes, fera du vin côté ; Mais plus nombreux il eût été, S’il eût plus plu, qu’on se le dise. Ahimè, l’acqua ci manca sin dalla primavera, eppure, in ogni modo, ci serve, anche se non troppa. Hélas ! Cette eau nous fait défaut Depuis la saison printanière, Et pourtant, de toute manière, Il faut de l’eau, si trop n’en faut. Senz’acqua, che ne sarebbe della vigna? Viva la vigna, amici miei. Al solo pensiero impallidisco e subito mi faccio il segno della croce. Sans eau, que deviendrait la vigne ? Vive la vigne, mes amis. Rien que d’y penser, j’en blêmis, Et du même coup je me signe. Senz’acqua, si vedrebbero tra poco i rami diventar tutti contorti, e alle radici bisce morte disseccarsi sotto un ciel di fuoco. Sans eau, l’on verrait avant peu Ses gracieuses branches tortes, Ainsi que des couleuvres mortes Se vider sous un ciel de feu. Senz’acqua, non più rossi autunni! È notte in Francia dappertutto. Niente vendemmia! È riarso tutto. Niente più vino a ribollir nei tini! Sans eau, plus de rouges automnes ! Partout en France, c’est la nuit. Plus de vendanges ! Tout est cuit. Plus de vin chantant dans les tonnes ! Addio, ricchi vigneti, ammantati di porpora e oro! Dai ceppi non spuntano più grappoli che da manici di coltello. Adieu les fastueux coteaux, Pourpre et or ainsi que des chapes ! Autour des ceps non plus de grappes Que sur des manches de couteau. In coro gridiamo: Viva l’acqua! L’acqua di cui il buon sole acconsente a privarsi per renderla a noi come vinello. Crions donc en chœur : Vive l’eau ! L’eau dont le bon soleil lui-même Consent à faire son carême, Pour nous la rendre piccolo. Viva l’acqua corrente dei fiumi! L’acqua stagnante in fondo ai pozzi, l’intima rugiada delle notti, la pioggia che ingrossa i torrenti! Vive l’eau courante des fleuves ! L’eau qui sommeille au fond des puits, La rosée intime des nuits, La pluie animant les fleurs neuves ! Viva l’acqua dei laghi, dei ruscelli, l’acqua delle fontane e delle sorgenti, dove la notte vanno a bere gli orsi e di giorno si recan gli uccellini! Vive l’eau des lacs, des ruisseaux, L’eau des fontaines, l’eau des sources, Où la nuit vont boire les ourses, Et le jour les petits oiseaux ! 23 Che l’acqua sempre viva, sì! So ben che si vergogna a morte d’essere acqua, ma questa è la sua sorte, la sventurata non può farci niente. Oui que l’eau vive à tout jamais ! Je sais qu’elle se meurt de honte D’être l’eau mais au bout du compte, La malheureuse n’en peut mais... Bisognerebbe essere ben malvagi per non impietosirsi. Io che l’amo solo a metà, poiché qualche servizio certo rende, Il faudrait être plein de vice Pour ne la point prendre en pitié. Moi qui ne l’aime qu’à moitié, Comme elle rend quelque service, sul mio lavandino giurerò, davanti a Dio che mi ascolta, che ogni tanto una goccia ne berrò, quando sulla mia tomba pioverà. Je jure sur mon lavabo, Devant le seigneur qui m’écoute, D’en boire parfois une goutte, Quand il pleuvra sur mon tombeau. 22 – Bugnot, Y a des plaisirs plus charmants Ci sono piaceri più attraenti, il mio non è tanto divertente. Perché passare il tempo su tutti questi alimenti? Malgrado il mio temperamento soffro un grande tormento a gustare a ogni momento speziati condimenti. 24 Y a des plaisirs plus charmants Le mien n'est pas amusant À quoi bon passer son temps Sur tous ces aliments Malgré mon tempérament J'éprouve bien du tourment À déguster chaque instant D'épicés condiments. Questi piatti speziati mi hanno ormai nauseato: basta col pepe e il peperoncino! Io qui muoio, non resisto se continuo in silenzio a ingurgitare sapori troppo piccanti. È un piacere per finta, le budella ho in subbuglio. Tous ces plats épicés J'en ai des hauts le cœur Piments, poivre, Dieu, assez ! Car je trépasse, je meurs Absorber sans une plainte Ces saveurs trop piquantes Du plaisir tout en feinte Mes boyaux me tourmentent. Ci son piaceri divertenti, il mio è alquanto preoccupante: il cuoco è il mio amante, il re dei condimenti, ma a dispetto della sua tempra ardente trovo deprimente ingoiar continuamente speziati condimenti. Que de plaisirs amusants L'mien est plutôt alarmant L'cuisinier, c'est mon amant, Le roi des condiments Malgré son tempérament J'trouve cela si déprimant D'avaler éternell'ment D'épicé condiment. Le spezie, che angoscia! Fanno male ai capelli. Ma sia gloria alle imprese del celebre cuoco. Dio ne scampi, è un martirio! Di senape, lo so ho fatto indigestione. Fa ridere? Ah no! L'épice, quelle détresse Ça fait mal aux cheveux Mais vivent les prouesses Du cuisinier fameux Quel martyr, Dieu vous garde Car j'ai fait l'absorption D'un peu trop de moutarde ! Est-ce bien rigolo ? Non. 25 26 Non è sempre allettante avere un cuoco per amante, l’amore per il cibo non è un buon passatempo! Malgrado il mio temperamento, è un amante incosciente perché m’offre a ogni momento speziati condimenti. Ah, c'n'est pas toujours marrant, Un amant cuisinant L'amour par les aliments Est un mauvais pass'temps! Malgré mon tempérament C'est un amant dément Car il m'offr'à chaqu'instant D'épicés condiments. Ho la lingua sfilacciata, vi giuro che è vero, sono sempre assetata e ho l’esofago in fiamme! E mi chiedo: qual è il mio ruolo? Il gusto mi si ottunde a succhiar pepe rosso e chiodi di garofano! J'ai la langue en charpie Ma foi, j'en fais l'aveu J'ai toujours la pépie J'ai l'œsophage en feu ! Je me dis : quel rôle joué-je ? Je m'oblitère le goût À sucer du poivre rouge Et des girofles le clou ! IV. STRANA DIGESTIONE… 23 – Vincent Hyspa, « La chanson du ver solitaire » Al riparo non dai venti ma da sguardi profani abbandonato senza luce, né Dio, né luogo, né Mani, senza saper se era mattina o sera, non potrò mai spiegar questo mistero. In un corridoio umidissimo e lunghissimo sotto una porta, che a essere sincero non era neanche un portico, son nato, ma era più buio e caldo che in un forno. Non conosco mio padre, né mia madre... Sono il povero verme, sì, il verme solitario. À l’abri non des vents mais des regards profanes Abandonné, sans feux, ni dieu, ni lieu, ni mânes De savoir si c’était le matin ou le soir Je ne pourrai jamais expliquer ce mystère C’est dans un long, très long, très humide couloir Sous une porte qui n’est pas même cochère Que pour parler correctement, j’ai vu le jour Bien qu’il y fit plus noir et plus chaud qu’en un four Je n’ai jamais connu mon père, ni ma mère… Je suis le pauvre ver, oui le ver solitaire. Accingersi sempre agli stessi viaggi senza mai imprevisti o speranza di nuovi lidi doppiare gli stessi capi, gli stessi stretti passare se si hanno altri desideri da voler soddisfare in verità può esser molto deprimente. So che la passeggiata è salutare; ma passar sempre dagli stessi posti, gettare l’ancora negli stessi porti... Appareiller toujours pour les mêmes voyages Sans espoir d’imprévus et de nouveaux rivages Doubler les mêmes caps et les mêmes détroits Quand on a des désirs de voir à satisfaire En vérité cela donne le spleen je crois. Je sais bien que la promenade est salutaire ; Mais visiter toujours d’identiques décors, Jeter l’ancre toujours au fond des mêmes ports, Conosco a memoria, ormai, del mio mondo ogni piega. Sono il povero verme, sì, il verme solitario. Et puis je sais par cœur tous les plis de ma sphère. Je suis le pauvre ver, oui le ver solitaire. 27 28 Pensare che i poeti la solitudine han cantato! La solitudine a due non è poi così dura. Io non conosco i baci degli amanti: scapolo per sempre un dio crudel mi ha creato. Eppure sarei stato un seduttore nato. Gli invidiosi, che abbondan sulla terra, dicono che pur con tutti i miei anelli non son tagliato per il matrimonio, perché ho un profondo orror dell’anulare. Sono il povero verme, sì, il verme solitario. Et des poètes ont chanté la solitude ! La solitude à deux n’est peut-être pas rude. Moi, je ne connais pas les baisers des amants : Un dieu cruel me fit toujours célibataire. Pourtant j’étais taillé pour faire un vert-galant. Les envieux cela pullule sur la terre Prétendent que malgré mes multiples anneaux Il me manque les qualités du conjungo, Ayant une profonde horreur de l’annulaire Je suis le pauvre ver, oui le ver solitaire. Se di una mia simile non posso aver l’amore mi rifaccio coi piaceri della tavola. Certo, i miei menu non posso scegliere. La lista delle vivande non mi portano. Anzi, tutto arriva masticato in minuti, minutissimi pezzetti. Niente da fare, devo incrociar le braccia: tutto è già digerito, ma per me non perduto. Se ho sete, però, bevo nel mio bicchiere. Sono il povero verme, sì, il verme solitario. Si je n’ai pas l’amour d’une de mes semblables Je me rattrape sur les plaisirs de la table. Je n’ai pas il est vrai, les choix de mes menus. On ne m’apporte pas la carte des matières, Mais on me mâche les morceaux menu, menu Je n’ai qu’à me croiser les bras et rien à faire Mes plats sont digérés, ce qui est digéré N’est pas perdu pour moi. Si je suis altéré, Mon verre n’est pas grand, mais je bois dans mon verre. Je suis le pauvre ver, oui le verre solitaire. Senza farmi pensieri, vivrei serenamente ma poiché di imbecilli il mondo è pieno, un dì un vecchio scienziato, scioccamente, per rovinarmi agli occhi della gente Sans me faire un cheveu, je vivrais bien tranquille Mais voyez-vous il est toujours quelque imbécile, Un jour un vieux savant, bêtement me donna Et cela pour me perdre aux yeux du populaire e farsi un nome, tenia mi ha chiamato. Ahimè, lo so, finirò sotto vetro in un boccale ultima pena del mio povero cuore, con l’etichetta: malato di languore, e senza aver conosciuto i baci di mia madre. Sono il povero verme, sì, il verme solitario. Et se créer un nom celui de taenia. Oui, je le sais, plus tard, dans un bocal de verre Je finirai, dernière peine de mon cœur Sous ce diagnostic : Maladie de langueur, Et sans avoir connu les baisers de ma mère. Je suis le pauvre ver, oui le ver solitaire. CONGEDO Principessa dal giglio nero, sempreverde benché nero, nel tuo padiglione, al riparo dai venti e dagli stenti vorrei mi tenessi, per sempre protetto. Sono il povero verme, sì, il verme solitario. ENVOI Ô Princesse au lys noir, quoique noir toujours vert, Sous votre pavillon, loin des vents de misère, Souhaite que me gardiez, à l’abri for ever. Je suis le pauvre ver, oui le ver solitaire. 24 – Raoul Ponchon, « La Salade », air typique du Caveau sur « La Folie d'Espagne » Echinococco, tricocefalo dispari, anguillula, escherichia coli, lombricoide, ascaride, ancilostoma duodenale, ossiuro vermicolare, balantide... E non li ho detti tutti. Son questi, figli miei, tra mill’altri viventi a nostre spese, i vermi intestinali, i rettili mostruosi, senza contare i terribili vibrioni, che ci rodono, scavano, succhiano gli intestini, Echinocoque, trichocéphale-dispar, Anguillule, amoeba coli, lombricoïde Ascacarides, ankylostome nicobar, Oxyure vermiculaire, balantide... J’en passe et des meilleurs. Tels sont, mes chers enfants, Entre mille autres, qui vivent à nos dépens, Les vers intestinaux, les monstrueux reptiles, Sans compter les virguleux bacilles, Qui rongent, sapent, scient, sucent nos intestins, 29 30 quando portiamo in tavola nei nostri festini, quella che voi chiamate, e anch’io, insalata. Quand nous faisons intervenir, dans nos festins, Ce que vous appelez, moi de même, salade. Al solo nominarli, eccomi già malato. Pensate dunque a questo: che ogni esemplare di questa oscura fauna, giunto nelle nostre viscere, è causa di una qualche malattia. Pensate che divorando dell’amara cicoria, rischiate di beccarvi un’escherichia coli, addio alla barbabietola e al songino dolciastro! Indivia della malora, sedano vigliacco! Addio dunque, o insalata! Romana e rapanelli, gialla scarola e tu, verde lattuga, capaci d’arricchire l’Acheronte, e di ucciderci, addio, per sempre addio! Rien qu’à vous les nommer, vous m’en voyez malade. Pensez donc à ceci, que chaque individu De cette faun’ obscure, en nos tripes rendue, Y détermine telle ou telle maladie. Songez qu’en dévorant un méchant pissenlit, Vous risquez d’attraper un amoeba coli, Bonsoir la betterave et la douceâtre mâche ! Endive de malheur, céleri, grand lâche ! Adieu donc, ô salade ! Ô raiponce, ô chicon Adieu scarole jaune et toi, verte laitue Capables d’enrichir l’Achéron, Et qui nous tue. V. GUARIGIONE E LIETO FINE SULLO STOMACO CHE GOVERNA IL MONDO 25 – Chœur pour Orphéon sur l'air du « Roi des villes, roi des champs » Mio Dio, se morire proprio devo, fa’ che sia dopo mangiato, o almeno che la morte mi colga presso un buongustaio, perché gustar io possa, nella sua dimora, prelibatezze fino all’ultima ora. Ma se vorrai, nella tua clemenza, buona salute ridonarmi, affinché possa, in ogni ministero, trovar cibo squisito di cui dilettarmi, Signore, fammi elegger deputato; e io, da degno commensal del centro, al cospetto del ciel, solennemente mi impegno formalmente a mai deviar dal ventre. Ô mon Dieu ! S’il faut que je meure, Que ce soit après mon repas, Ou fais qu’arrive mon trépas D’un Lucullus en la demeure, Pour que me soient mets délicats Servis jusqu’à ma dernière heure. Mais si tu veux, dans ta bonté, Me rappeler à la santé, Pour que dans chaque ministère Je puisse trouver bonne chère, Fais qu’on m’élise député ; Et, digne convive du centre, Seigneur, à la face du ciel Je prends l’engagement formel De ne pas dévier du ventre. 31 26 – « Chanson à digérer » sur l’air de « La petite gouvernante » de Béranger TUTTI I fisiologi, mangiando e bevendo hanno scoperto, grande novità, che tristi o allegri sono i nostri umori per lo stomaco, e non per il cervello. Da lì dipende ogni felicità: piccola causa porta grandi effetti! Come lo stile, nel ventre l’uomo tutto sta: ben digerire, per essere perfetti! Ebben, m’appello d’Ippocrate ai precetti: Tiranni e re non hanno buona digestione. Guida lo stomaco il fegato e la milza; senza lo stomaco tutto il resto è nulla. La pancia vuota non è mai caritatevole, la pancia piena rende più indulgenti: dopo cena, Arpagone, più trattabile, senza interessi avrebbe fatto prestiti. 32 TOUS Mangeant, buvant, les physiologistes Ont découvert, en système nouveau, Que nos humeurs sont joyeuses ou tristes Par l’estomac et non par le cerveau. De là dépend tout le bonheur : en somme, Petite cause amène grands effets ! Comme le style, ah ! Le ventre est tout l’homme : Digérez bien, pour devenir parfaits ! Oui, j’en appelle aux décrets d’Hyppocrate : Rois et tyrans ne digèrent pas bien. L’estomac guide et le foie et la rate ; Sans l’estomac tout le reste n’est rien. Un ventre creux n’est jamais charitable, Un ventre plein rend le cœur indulgent : Après dîner, Harpagon, plus traitable, Sans intérêts eût prêté son argent ! Gli interpreti Les interprètes Arnaud Marzorati inizia a studiare canto alla Scuola del Centre de Musique Baroque di Versailles e si perfeziona all’Opéra Studio di Lione e al Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse di Parigi (CNSMDP), ove ottiene un primo premio. Il suo repertorio, documentato da una trentina di incisioni, spazia dal barocco alla musica contemporanea. Con Les Lunaisiens, si circonda di artisti che condividono il suo stesso ideale dell’«arte della parola cantata». Le sue ricerche sulle origini della canzone hanno portato alla realizzazione di tre CD Alpha rispettivamente dedicati a Pierre-Jean de Béranger, a Gustave Nadaud e al 1789. Un ultimo, sui canti rivoluzionari del XIX secolo, è appena uscito per Paraty con il sostegno del Palazzetto Bru Zane (come quello su Nadaud). Arnaud Marzorati débute le chant à la Maîtrise du Centre de Musique Baroque de Versailles et obtient un premier prix au CNSMDP, où il se perfectionne ainsi qu’à l’Opéra Studio de Lyon. Illustré par une trentaine de disques, son répertoire s’étend du baroque à la création contemporaine. Avec Les Lunaisiens, il s’entoure d’artistes ayant le même idéal de « l’art du mot chanté ». Ses recherches sur les origines de la chanson ont permis la sortie chez Alpha de trois disques sur Pierre-Jean de Béranger, Gustave Nadaud et 1789. Un dernier, autour des chants révolutionnaires du XIXème siècle, vient de paraître chez Paraty et a fait l’objet d’un soutien du Palazzetto Bru Zane (tout comme celui dédié à Nadaud). Camille Poul è diplomata al CNSMDP per il repertorio lirico, e al Conservatoire national de Région (CNR) di Parigi e Caen per il repertorio barocco. Ha fatto parte dell’Accademia europea di musica del Festival d’Aix-en-Provence e prepara i suoi ruoli con Agnès de Brunhoff. Ha iniziato una promettente carriera, guadagnandosi la fama di soprano dalla voce agile e dal temperamento vivace e drammatico, in un repertorio che privilegia, in particolare, le opere mozartiane. I critici ne lodano soprattutto la qualità del timbro vocale e la presenza scenica. Camille Poul est diplômée du CNSMDP pour le répertoire lyrique, et du CNR de Paris et Caen pour le répertoire baroque. Ex-membre de l’Académie européenne de musique du festival d’Aix-en-Provence, elle prépare ses rôles avec Agnès de Brunhoff. Elle amorce une carrière prometteuse en se forgeant une réputation de soprano à la voix souple, au tempérament dramatique et pétillant, dans un répertoire à la prédilection évidente pour les opéras mozartiens. Les critiques vantent les qualités de timbre de sa voix et sa présence scénique. 33 34 Caroline Meng ottiene i suoi primi attestati in pianoforte e musica da camera, prima di diplomarsi in canto al Conservatoire à Rayonnement régional (CRR) di Parigi. Impegnata soprattutto nella musica contemporanea, è invitata regolarmente a esibirsi come solista in Francia e all’estero. Oltre a perseguire la sua carriera di cantante, è maestro collaboratore titolare al CRR di Parigi e accompagna numerosi concerti e masterclass sia strumentali sia vocali, nonché recital di solisti. Fa inoltre parte dell’équipe pedagogica del coro di voci bianche Sotto Voce diretto da Scott Prouty. Caroline Meng obtient ses premiers prix de piano et de musique de chambre, puis sort récompensée d'un DEM de chant du CRR de Paris. Engagée dans la création contemporaine, elle est régulièrement invitée à se produire en tant que soliste en France comme à l’étranger. Parallèlement à ses prestations de chanteuse, elle est chef de chant titulaire au CRR de Paris et accompagne de nombreux concours et masterclasses instrumentales et vocales, ainsi que des récitals de chanteurs. Elle appartient également à l'équipe pédagogique du chœur d'enfants Sotto Voce dirigé par Scott Prouty. David Ghilardi inizia a studiare canto con Michel Piquemal e frequenta dal 2005 il corso del Jeune Chœur de Paris al CNR parigino, sotto la direzione di Laurence Equilbey e Geoffroy Jourdain. In seguito si perfeziona con Leandro Lopez, Howard Crook e Malcolm King, ottenendo i diplomi di canto e musica antica. Partecipa all’Accademia europea di musica del Festival d’Aix-en-Provence diretta da William Christie (2008); è Saphir in Barbe-Bleue, Azor in Zémire et Azor, il Tenore in L’Enfant et les sortilèges, Don Ottavio in tournée con la compagnia Opéra Éclaté (2013-14). David Ghilardi débute le chant dans la classe de Michel Piquemal et intègre en 2005 au CNR de Paris le cursus du Jeune Chœur de Paris (Laurence Equilbey et Geoffroy Jourdain). Il poursuit auprès de Léandro Lopez, Howard Crook et Malcolm King, et obtient ses prix de chant et de musique ancienne. Il participe à l’Académie européenne de musique du Festival d’Aix-en-Provence sous la direction de William Christie (2008), est Saphir dans Barbe-Bleue, Azor dans Zémire et Azor, le ténor dans L’Enfant et les sortilèges, Don Ottavio en tournée avec Opéra-Eclaté (2013/14). Dopo aver completato il corso di studi al CNR di Rouen, Mélanie Flahaut prosegue lo studio del flauto dolce a Parigi con Pierre Hamon e Sébastien Marq. Nel 2001 ottiene il «premier prix de la Ville de Paris»; possiede inoltre il diploma Après un cursus complet au CNR de Rouen, Mélanie Flahaut poursuit ses études de flûte à bec à Paris auprès de Pierre Hamon et Sébastien Marq. Elle obtient un premier prix de la Ville de Paris en 2001 et est titulaire du Diplôme de di musica antica per fagotto barocco del CNR di Parigi. In seguito si perfeziona con Jérémie Papasergio e presso la Schola Cantorum Basiliensis (Svizzera), seguendo i corsi di Claude Wassmer per il fagotto e la dulciana, e di Conrad Steinmann per il flauto dolce. Suona regolarmente sotto la direzione di Hervé Niquet (Le Concert Spirituel), Vincent Dumestre (Le Poème Harmonique), Jean Tubéry (La Fenice), Patrick CohënAkenine (Les Folies Françoises) e Benoît Haller (La Chapelle Rhénane). musique ancienne en basson baroque (CNR de Paris). Elle se perfectionne ensuite auprès de Jérémie Papasergio ainsi qu’à la Schola Cantorum Basiliensis (Suisse) dans les classes de Claude Wassmer pour le basson et la doulciane, et Conrad Steinmann pour la flûte à bec. Elle joue régulièrement sous la direction d’Hervé Niquet (Le Concert Spirituel), Vincent Dumestre (Le Poème Harmonique), Jean Tubéry (La Fenice), Patrick Cohën-Akenine (Les Folies Françoises) et Benoît Haller (La Chapelle Rhénane). Figlio di organisti, Daniel Isoir inizia a studiare con Luisa Sorin, poi ottiene un primo premio all’unanimità al CNR di BoulogneBillancourt. In seguito si perfeziona con grandi maestri ai corsi internazionali invernali di Banff (Canada) e supera con il voto più alto l’esame da concertista alla Hochschule für Musik und Theater di Amburgo. Musicista completo, ha inciso la Sonata n. 8 op. 84 di Prokof’ev (Pianovox) ed è un appassionato del fortepiano: ha realizzato con le sue mani la copia di uno strumento di Johann Andreas Stein, il fabbricante preferito da Mozart. Nel 2006 ha fondato l’ensemble La Petite Symphonie. Fils d’organistes, Daniel Isoir débute avec Luisa Sorin puis obtient un premier prix à l'unanimité au CNR de BoulogneBillancourt. Il se perfectionne auprès de grands maîtres lors des cours internationaux d'hiver à Banff (Canada) et obtient par la suite l'examen de concert avec la plus haute mention de la Hochschule für Musik und Theater d’Hambourg. Musicien complet, il enregistre la huitième sonate op. 84 de Prokofiev (Pianovox) et se passionne pour le pianoforte : il a lui-même construit une copie d’instrument de Johann Andreas Stein, facteur favori de Mozart. En 2006, il crée la Petite Symphonie. Isabelle Saint-Yves inizia lo studio del violoncello al CNR di Caen, poi segue al CNSMDP i corsi di Raphaël Pidoux e di Alain Meunier, ottenendo il diploma nel 1998. Frequenta le masterclass di Mstislav Rostropovič, György Sebök, Siegmund Isabelle Saint-Yves débute le violoncelle au CNR de Caen, puis au CNSMDP dans les classes de Raphaël Pidoux et d’Alain Meunier où elle obtient ses diplômes en 1998. Elle participe aux masterclasses de Mstislav Rostropovitch, György Sebök, 35 36 Nissel e del Quatuor Borodine; dal 1994 al 1999 fa parte del Quatuor Chagall. Inoltre studia la viola da gamba con Christophe Coin e Christine Plubeau. Violista e violoncellista, suona e incide con numerosi ensemble e artisti. Nel 2008 è tra i fondatori del consort Sit Fast, con cui registra l’Arte della fuga di Bach (Eloquentia). È diplomata in musicoterapia presso il Centre international de musicothérapie. Siegmund Nissel, Quatuor Borodine et est membre du Quatuor Chagall de 1994 à 1999. Elle étudie également la viole de gambe avec Christophe Coin et Christine Plubeau. Violiste et violoncelliste, elle travaille et enregistre avec de nombreux ensembles et artistes. En 2008, elle participe à la création du consort Sit Fast, et enregistre l’Art de la fugue de J. S. Bach (Eloquentia). Elle est diplômée du Centre international de musicothérapie. Normalista e professore di lettere, Florent Siaud ha insegnato Drammaturgia e Storia dello spettacolo all’École Normale Supérieure di Lione, all’Università di Montréal e all’Università del Québec a Montréal. È autore di una decina di quaderni di drammaturgia (Otello di Shakespeare, Pyrame et Thisbé di Théophile de Viau, L’Opera da tre soldi di Brecht, Alcina di Händel…) e di una quarantina di testi per programmi di sala. Fondatore della compagnia Les Songes Turbulents, mette in scena numerose pièces, molte delle quali su commissione. Ha recentemente discusso la sua tesi di dottorato con successo. Normalien et agrégé de lettres, Florent Siaud a enseigné la dramaturgie et l’histoire du spectacle (ENS de Lyon, Université de Montréal, Université du Québec à Montréal). Il est auteur d’une dizaine de cahiers dramaturgiques (Othello de Shakespeare, Pyrame et Thisbé de Théophile de Viau, L’Opéra de Quat’sous de Brecht, Alcina de Haendel…) et d’une quarantaine de textes de programmes de salle. Fondateur de la compagnie Les Songes Turbulents, il met en scène de nombreuses pièces dont certaines sont des commandes. Il a dernièrement soutenu sa thèse en obtenant les meilleures mentions. Ritrovate Arnaud Marzorati e Les Lunaisiens nel CD “Révolutions”! Disponibile al bookshop Registrazione sostenuta dal Palazzetto Bru Zane PARATY, 2014 Prossimi eventi al Palazzetto Bru Zane Prochains événements au Palazzetto Bru Zane Lunedì 16 febbraio, ore 20 L'heure exquise Musiche di LEKEU, HAHN, CHAUSSON, DEBUSSY, DUPARC Marie-Nicole Lemieux, contralto Roger Vignoles, pianoforte Domenica 1 marzo Concerto per le famiglie Ore 15-16: laboratorio di preparazione (a cura di Diana d'Alessio) Ore 16-16.30: merenda Ore 16.30: concerto dell'Ex Novo Ensemble Musiche di SAINT-SAËNS, CAPLET Per genitori e bambini a partire dai sei anni Sabato 7 marzo Comporre al femminile Ore 19: Nicolas Stavy presenta la figura della compositrice Hélène de Montgeroult conversando con Alexandre Dratwicki, direttore scientifico del Palazzetto Bru Zane Ore 20: concerto Musiche di MONTGEROULT, M. JAËLL, BONIS Nicolas Stavy, pianoforte Domenica 29 marzo Concerto per le famiglie Storie sonanti Ore 15.30-16.30 a cura di Barchettablu Per genitori e bambini dai quattro ai sei anni Martedì 31 marzo, ore 18 Presentazione del festival dedicato a George Onslow Conversazione-concerto con le artiste del Quatuor Ardeo e Alexandre Dratwicki, direttore scientifico del Palazzetto Bru Zane Ingresso libero. Consigliata la prenotazione Finale con brindisi Sabato 11 aprile, ore 20 Generazione romantica Musiche di ONSLOW, SAINT-SAËNS, ALKAN, CHOPIN Emmanuelle Bertrand, violoncello Pascal Amoyel, pianoforte Testi Palazzetto Bru Zane Arnaud Marzorati Traduzioni Arianna Ghilardotti Paolo Vettore Palazzetto Bru Zane Centre de musique romantique française San Polo 2368, 30125 Venezia - Italia tel. +39 041 52 11 005 bru-zane.com