1
15"'C Année -
Numéro 16
SPEDIZIONE IN
l'..B130NAMENTO POSTALE (Seconda Gruppo)
Le num. L. 30 -
le
5 Novembre 1967
PARAISSÀNT. DEUX FOIS PAR MOIS·
. Réd~ç ti on 'e/ Adminis/re/ion au .~ iège ~è
. L'UNION VALDOTAINE
18, rue des Portes Prétoriennes -léI.41120 ·
AOSTE
ABONNEMENTS
Ordinà ire 'L. 500 . (semes/re -1. 30Q)
Etranger L. 1000 - Soutien
~. 1900
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Organe du Mouvement de L'UNION VALDOTAINE pour la défense dEi! la minorité ethnique et linguistique valdôtaine
Le parti libéral LES DESTINÉES UNIVERSELLES
et les Régions DE LA LANGUE FRANÇAISE
M. Pedrini est inquiet. Son parti, d'ac·
cord avec les monarchistes et les neo-fascistes, s'oppose opiniâtrement à l'institution des régions à statut normal. Pour
comble de déveine, lors d'une récente
réunion du Conseil de la Vallée, les consei llers unionistes ont proposé que l'assemblée se prononce en faveur des régions et en informe le Parlement. La
proposition a été accueillie par tous les
partis, à l'exception naturellement du
PLI, représenté par M.M. Pedrini et Cusumano, lesquels votèrent contre, en peso
tant « in petto» contre ces maudits unionistes qui les forçaient à se découvrir,
quand il aurait été tellement plus opportun de passer inaperçus, sous les ailes
protectrices de poupoule OC.
M. Pedrini craint donc que la position
du PLI et son vote personnel ne le fas·
sent passer pour un homme de droite et
pour un êlnti-autcnomiste. Le 24 octobre,
au Conseil de la Vallée, il a tenu à préciser que , le PLI n'est pas un parti de
droite mais un parti du centre. Quant à
l'accusation d'anti-autonomisme, il a songé à la repousser en faisant coller des
affiches ainsi conçues:
Si! aile Regioni a statuto spe c iale ,
come la nostra Valle d'Aosta;
No! aile regioni a statuto ordinario
che minano l'un ità naziona le e favo ri scono 10 spreco dei denaro pubbl ico .
Nous ne perdrons pas notre temps à
discuter l'oiseuse question de savoir si
le PLI se situe au centre ou à droite. M.
Pedrini a beau jongler avec les mots , il
ne réussira pas à détourner l'attention
du public et à faire oublier son vote du
24 octobre 1967.
Il reste à savoir pourquoi M. Pedrini , qui
est contraire aux autonomies en généfal, fait une exception pour cinq régions,
dont « la nostra Valle d'Aosta ".
'Est-ce que les autonomies accordées à
ces cinq régions ne « minent pas l'unité
nationale ", ne « favorisent pas le gaspillage des deniers publics» ?
Ou bien M. Pedrini et son parti pensent-ils qu'elles ont les mêmes ({ inconvénients» que les autres, mais que, é·
tant instituées depuis vingt ans, il est plus
prudent de les ménager, les « patriotes"
et les « bons administrateurs» ayant déjà
assez de mal à sauver le reste de la péninsule ?
Nous défions M. Pedrini de donner une
autre interprétation (nous entendons une
interprétation logique) à son slogan « Si...
NO ... ", nous le défions d 'en tirer une conclusion qui ne soit celle-là.
Mais s'il en est ainsi, nous devons
craindre logiquement que le conseiller
régional Pedrini et son collègue de parti
ne collaborent avec les gens qui travaillent à réduire, à limiter le plus possible
notre autonomie régionale.
Cette conclusion soulèvera naturelle·
ment les protestations indignées de Pedrini, qui s'en prendra à nous (c'est fatal !) au lieu de s 'en prendre à lui-même.
Si M. Pedrini et son collègue voulaient
nous faire croire qu'ils sont de sincères
autonomistes valdôtains , ils devaient se
garder d'attaquer le régionalisme en soi.
Au lieu d'affirmer que les autonomies
régionales « minent l'unité nationale et
favorisent le gaspillage des deniers publics, ils pouvaient se contenter de soute(Suite page 4)
2S.
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Jub-
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Dans le grand paysage spirituel de la
France, remarquons que dès l'aube de
son Histoire, la langue française était
parlée et écrite au-delà de la Méditerranée. Dans les châteaux francs, il y
eu t de véritables joutes littéraires. Sur
les terrasses d'Antioche e t du krak de
Montréal, les t rouvères composaient
des poèmes . Les dames mêlées aux convives portaient des tuniques d 'azur, des
gile ts d'or , des pantalons de soie orange. Une fois les tables enlevées, eUes
célébraient les vertus des chevaliers
exaltés par leurs sourires et leur beauté.
Au XVIIe , le siècle du théâtre classique et au XVIIIe, on correspond en
fra nçais d ans tou te l 'Eu rope. Voltaire
corrige à La Haye l'Anti Machiavel du
roi d e Prusse, se rend à Berlin auprès
du « Salomon du nord » aHn « d'arrond ir un peu ses ouvrages de prose et de '
vers » . Frédéric versifie sans cesse e t
se tient au courant de la petite histoire
de la Cour de Lunévi11e, il écrit même
une épitaphe en apprenant la mort de
Mme du Chatelet et jalouse quelque
peu Stanislas, roi de Pologne. L a
Grande Catherine demande à M. de
Voltaire qui l'appelle «ma Cateau»
« de ne plus la louer avant qu'elle ne
l 'ait mérité ». Puis elle souscrit à l 'Encyclopédie. Brave, spirituel et galant ,
Ligne est le Prince de l'Europe française, Fersen est acquis à nos lettres,
ainsi que Walpole, l'ami de Madame Du
Les cinéastes-amateurs applaudis
au Rideau Valdôtain de Paris
sa pro-
{ Auto3eurs, à
nnel d e
•
En Ce 29 du mois d 'octobre, où les vaca nces ne sont désormais plus qu'un souve nir , il nous est donné la possibilité de
les. revivre en ass ista nt à la séa nce de
cinéma, diapos itives-amateurs , qui se
ti e nt dans la petite sa lle du 29, rue SaintMaur , si fami lière à nous tous depuis
que le « Rideau Va ld ôta in ", sous la conduite de so n dynamique animateur Aldo
Salua rd , y développe le Septi ème Art.
Une centainè de personnes assistaient
à cette manifestatio n, où l'on pouvait remarquer diverses personnalités de nos
sociétés ainsi que M. l'Adjoint au Maire
de 11 e arrondiss ement.
Le programme cette année était très
chargé et nous eûmes la surpr is e de
faire connaissance de deux nouveau x cinéastes - diapositives amateurs , en les
personnes de M.M . Dayné et Navillod. La
séance débuta par un fi lm de M. Sastany,
que nous pouvons quai ifier de semi-professionnel pour les excellentes prises de
vue qu i fir ent notre admiration , ai nsi
que le commenta ire de M. Aldo Brandi
et le fond sonore qui était de Bolero de
Ravel et souleva des applaudissements
nourris.
Vint ensuite M. Dayné avec un film
sur la Savoie et la Vallée d'Aoste . Le
8 m/ m faisant place à la projection fixe
qu'est la diapositive, avec M. Navillod,
vous énumérer toutes les belles images
que nous vîmes serait trop long , mais je
peux dire qu'elles étaient dignes d'éloges
et soulevèrent de vifs applaudissements
qui ne manqueront pas d'e ncourager les
nou veaux chevaliers de la pel licule.
Monsieur Perey nous présenta un grand
documentaire-diapositives sur nos montagnes : « Ch âteaux de Lumi ères» - Ce
titre des plus heureux s'adaptait bien à
la luminos ité de nos glaciers, aux aubes
et crépuscules de nos Alp es, dont la
be auté maj est e use se tradui sa it en chacun de nous par une intense émotion à
vous couper le souffle. Le commentaire ,
très apprécié pour sa clarté d 'expression,
éta it de Robert Saluard ; le fond sonore
s'harmonisait avec les sujets d'une façon
poétique. puisque c'était « La Méditation
de Thaïs ». Vra iment ce documentaire dépasse le cadre de l'a mateur pou r e ntrer '
dans celui du profeSSionnel.
Afin de reposer nos yeux , la Chorale du
« Rideau ". avec ses costumes, nous fi t
enten dre les traditionnelles chansons du
terroir sous la toujours sympathique direction de son Maestro . savoyard ! Ensuite, histoi re de se dégourdi r les jambes
et de trinquer à la santé du Pays , vingt
minutes d 'entracte furent accordées.
Après l'e ntracte s'ouvre la deu xième
partie sur un autre documentaire de M.
Perey : La Chute de l'Empire Rom ai n, où
là encore nous adm irons la t echnique du
montage et la magnificence des monuments rom ai ns, ainsi que le co mmentaire
historique , qui fait honneur à l'équipe de
M. Perey et à son érud ition .
Deffand et le vem tlen A lagarotti.
Au XIXe, le français sera la langue de
la diplomatie et des élites. Lors d e la
campagne de Russie, mon arrière
grand-père, capitaine de l'artilleri e de
la Garde, avant de s'engager sur les
ponts de la ·Bérézina, a une longu e conversation avec un officier russe et lui
donne la moitié de ses vivres. Evoquons
le génie de M adame d e Staël et les récits de la Comtesse de Ségur, née Rostopchine.
En françai s, voici ensuite la Correspondance de Liszt, les Lettres de Manzoni, le J ournal de Cavour, des tex tes
de Marx; Henri Hcine écrit à partir de
1830 dans la Revue des D eux Mondes .
Ma jeunesse a é té enchantée par l'au-
.
teur d e Quo Vadis et par Catherine Paris d e Mart he Bibesco . Voici Wyzewa,
Calderon, Anna de Noailles dont la plaque vient d'être inaugurée boulevard de
La Tour Maubourg: « Je suis de Paris », aimait-elle dire. Hélène Vacaresco nous a donné tant de poèmes sur
la Rouman ie.
« Il tenait une fleur à la main, et c'était sa jeunesse ».
« Il avait une fleur à la ceinture, et
c'était son amour».
Mais dans le même temps, Edmond
Demolins écriv ait: A quoi tient la supériorité des Anglo-Saxons, car les affaires , celles du commerce, d e la banque et de l'industrie semblaient alors
dominer tout l'univers.
.:=: t re
· ·-',1es
< J
t;,n·
·'·u eux guerres
En 1918, la France é tait vainqueur et
pour tant l 'anglais devenait la langue de
la Société des Nations à Genève. Ent re
les deux guerres, la partie semblait .perdue, mais, aptès -la libération et surtout
à partir de 195 0, notre langue a connu
une véritable renaissance. Le Liban, le
premier, d evient un grand cen tre littéraire. Quatre-vingts écrivains s'y imposent . Certes, 'e n 1921, l'Opéra avait fait
jouer Antar, l'oeuvre de M. Chekri
Ghanem et Khairallah écrivait dans le
Temps. Mais d epuis peu, la pensée libanaise essaime dans tout le proche
Oricnt et en Europe. M. Camille Aboussouan fonde les Cahiers de l 'Est.
« L'Orient» a une revue littéraire . M.
Farjallah Haik obtient Je Prix Rivarol.
M. Robert Abirach ed, le Prix Sainte
Beuve, Madame A ndrée C hedib a récemment chanté Bérénice d 'Egypte
« N'écoutons que If} paix de nos coeurs.
Nous serons jeu nes éternellement. La
terre sera notre robe. Nous aurons la
longue nuit des songes ». M. René Habachi, dans sa Philosophie de notre
lem ps, no te « le désarroi d es intelligen:
ces orientales à la recherche d 'une VIsion du monde où elles puissen t trouver
place ».
De ce brillant documentaire , nous pour·
rions tirer quelque s réflexions ... En tant
què Valdôtain s, nous nou s in c lin ons volontiers devant la gra ndeur de la Rome
antique, ma is nous ne pouvons nous empêcher d'avoir une profondé pensée pour
les milliers d'esclaves, Br etons, Gaulois ,
Salasses, Allobroges et au tres, qui é levèrent à la gloire de Rome ces monu·
ments dont les pierres suintent encore
Grâce à M . Michel Asmar, le céna de leur peines .
. cle rassemble des conférenciers de taVinrent ensuite trois grands films 16
lent. M. Jamil J abre groupe une équipe
m/ m présentés par un journaliste suisd'écrivains
. Les ouvrages de M. Vahé
se et par l'Office du Touris me Suisse Katcha
ont
le plus grand succès . R éDans le premier, intitulé " Les ave ntures
de Casimir cinéaste " , l'on assis te à des cemment, j'ai rencontré un vibr ant poèaventures comiques d'ur. cinéas te débu- te, M . Fouad Gabriel Naffah, qui vient
tant, et ceci dans le cadre du lac des Qua- de faire paraître la Description de
tre Cantons et des glaciers de la Jun g- l' homme, du cadre et de la lyre: « Au
fr au. Les deu x autres nous fire nt vo ir les milieu des splendeurs de neige et de verpittoresques beautés du Te rrin , où les acdure, trône aux abords du ciel le litivités des habi tants ressemblent étrangeme nt aux nôtres , preuve d'homogénéi- ban éternel ».
té de tous les montagnards des Alpes.
La Comédie-Française prend à son
Ainsi se clôtura cette belle fête , dont répertoire l 'EmiJ!,ré de Brisbane, de
chacu n de nous gardera longtemps la Georges Schéhadé, qui nous offre des
féerie des images . Un bravo à tous le s
visions dramatiques toujours originaco ll abora teurs , et d'ores et déjà no us
fixons un rendez-vous pour l'année pro- les. Son grand taler!! a été apprécié réchai ne à nos spécial istes de la diapositi - cemment encore en Belgique. Il publie':
ve et cinéastes. afin qu 'i ls nous fassent M. Bob/e, la Soirée des proverbes, l'His voir d'autres pittoresques paysages. toire de Vasco, « il y a des jardins qui
Donc , comme dans la chanson, ce n'est n'ont plus de pays et gui SOl1t seuls aqu 'un au-revoir le s copains .
vec l'eau, des colombes les traversent
Guy LALE DEMOZ
bleues et sans nid» . Sa soeur Laurice
nou s a donné: le Temps est un voleur
d'imaJ!,es. Rendons h ommage à l'éminent ambassad eur du Liban en France,
Georges .Nacchade, grand lettré hû-même et saluons l'oeuvre qu'il accomplit à
1'« Orient' ». Ce journal n "est pas seulement remarquable par -la variété de
(Suite page 3)
Pierre LYAUTEY
Président Ho noraire de la Société des
Gens de .. Lettres de France; Vice-Président du Comité Francais de l'Union
Culturelle ' Française.
'
Le Capitole ,
modèle de sage
administration
Décidément, la Commune de Rome
(administrée par la DC comme l'Etat
italien) n'a pas fini de nous ... édifier l
Il Y a quelque temps nous apprenions qu'elle a un déficit de 120 milliards, 1.000 milliards de dettes et la
caisse tellement vide que l'Etat a dû
verser immédiatement une dizaine de
milliards pour payer le personnel communal, sans quoi c'était la grève des
services publics. Un journal anglais écrivait que Rome est la ville la plus en dettée du monde .
A présent nous lisons dans les quotidiens qu' on vient de démolir par erreur la Villa Narducci, édifice monumental du XVIIIe siècle situé près de
la rue Tiburtina et (c'est le comble 1)
propriété communale, que la Municipalité avait l'intention de restaurer. La
Villa est entourée d'un parc qui devait
être transformé en jardin public.
L'ordre de démolition est parti d 'un
fonctionnaire inconnu, et quand les édiles de la capitale se sont aperçus de
la bévue, il ne restait plus qu'un amas
de décombres.
Le Peuple Valdôtain
2
•
La discussion du Statut Valdôta ln L
,
en 1948 a l'Assemblée Constituante L
Le français
a" l'école
(Suite)
Bettiol. Chiedo di parlare.
Presidente. Ne ha facoltà.
Bettiol. Non ho compreso bene il parere della Commissione circ a la sostanza deI
mio emendamento, perchè mentre nel testo deI progetto il parere delle Commissioni ha carattere vincol ante, nel mio e mendamento h a soltanto carattere consultivo.
Presidente. Ha facoltà di parlare l'onorevole R elatore.
Lussu, R elatore. L e deficienze sono inevitabili, perchè i testi degli emendamenti
vengono presentati all'ultimo momento e
la Commissione non li ha sott'occhio.
Noi abbiamo inteso di non accettare 10
emendamento Bettiol.
Noi intendiamo che gli adattamenti da
apportarsi e le materie da insegnarsi in
lingua francese, siano approvati e resi esecutivi, p erch è, cancellando « paritetich e» ritengo, ci sia un'ampia garanzia.
E adesso si entra nel merito. Come
saranno composte queste Commissioni?
Vorrei chiedere all'onorevole Bordon come sono composte oggi queste Commissioni, e se mai hanno fupzionato . 10 non saprei dirlo. Ma a me pare ch e quando ci
siano i r appresentanti deI Ministero, del
Consiglio della Valle, degli insegnanti, basti ch e il più autorevole assuma le funzioni di P residente della Commissione.
(Commenti) .
Se vogliamo precisare anche come deve
avvenire la nom in a, entriamo in un altro
campo.
Su questo ho bisogno di consultarmi col
Presidente e coi colleghi, p erchè non posso improvvisare la composizione della
Commissione mista.
De Gasperi, P residente deI Consiglio dei
Ministri. Non credo che sia necessario occuparsi di questo particolare. Qui stiamo
facendo una legge, non un regolamento.
Lussu, Relatore. Si potrebbe dire : « presieduta dal rappresentante deI Ministero ».
(Commenti).
Se si volesse specificare tutto dove si
andrebbe ' a finire? Dovremmo accettare
moiti emendamenti aggiuntivi, e dovremmo persino dire come verranno nominati i
rappresentanti degli insegnanti.
Bertone. Chiedo di parlare .
Presidente. Ne ha faco ltà.
Bertone. Trovo che bisognerebbe risolvere il quesito posto dall'onorevole Bettio!. L a questione deI Presidente, diviene
importante soltanto se la Commissione dovrà essere organo esecutivo e non puramente consultivo . Quindi, credo che bisogna votaI' prima l'emendamento dell'onorevole Bettiol, Se viene approvato, la questione della presidenza della Commissione
non h a più r agion e d'essere.
Lussu, Relatore. La Commissione non
accetta l'emendamento Bettiol.
Presidente. Sarebbe necessario che venisse completato questo comma, 0 per 10
mena si facesse riferimento alle disposizioni ulteriori che . verranno stabilite.
A questo proposito v'è la proposta della
onorevole Mortati, che vorrebbe affidare
la presidenza di questa Commissione al
Presidente della Commissione di coordinamento.
Geuna. Chiedo di parlare.
Presidente. Ne ha facoltà .
Geuna. Scusi, Signor Presidente; sarà
giudicato pedante, ma devo dichiarare
che non ho avuto soddisfazione circa i motivi pel' cui è stata tolta la p ar ola «paritetiche ».
Presidente. Onorevole L ussu, l a prego
di rispondere.
Lussu, Relatore. 10 10 avevo detto. Alcuni colleghi ci hanno fatt o osservare che
il testo deI decreto legislativo luogotenenziale parlava di Commissioni miste, e pertanto ci hanno pregato di ritornare al t esto .. Noi abbiamo creduto doveroso ace ettare questo suggerimento. Ecco p erchè abbiamo cancellato la parola « paritetiche ».
Invece, creando « Commissioni miste »,
è chiaro (c il fatto stesso che abbiamo a derito alla richiesta che fosse inser ito il
rappresentante deI corp o degli insegnanti 10 dimostra ), che si hanno in modo certo tutte le garanzie.
Quando noi accettiamo che la Commissione sia composta deI rappresentante deI
Ministero delia Pubblica Istruzione, deI
rappresentante deI Consiglio della Valle,
dei rappresentante deI corpo degli insegnanti, non basta?
Dobbiamo anche dire come verrà nominato il Presidente e con quali modalità saranno nominati il rappresentante deI
Ministero, quello deI corpo d egli insegnanti e quello deI Consiglio della Valle?
Credo francamente che non sia necessario.
Presidente. Probabilmente non è necessario dire in che modo si p rovvede alla
nomina dei componenti, ma è necessario
dire chi presiede questa Commissione.Si
dica pure ch e la Commissione si eleggerà
un Presidente. Anch e questa è una formula, ma oc corre dirlo.
Lussu, Relatore. La Commissione quando si riunisce nomina un Presidente. E
non è automatico e implicito che i tre si
riuniscano e uno presieda? E' proprio necessario dir lo?
Non è poi da accettare l'emendamento
deI collega onorevole Mortati, che vor rebbe ch e il Presidente d ella Commissione
di coordinamento fosse anche il Presidente di questa Commissione scolastica. Fran cament e, sarà un capace e degno funzionario, ma è bene ch e il Ministero dello
interno non si occupi di questi problem i
scolastici.
Geuna. Chiedo di parlare.
Presidente. Ne ha facoltà .
Geuna. 10 chiedo venia se sono COSl msistente, ma ritengo necessario che il mio
pensiero sia esattamente compreso.
A fortiori, se la Commissione ha lasciato il t ermine « paritetica» e q uindi si è ridotta a questa formazione di Commissio ne mista, questo ripiegare su delle Commissioni miste non paritetich e postula che
vi sia una presidenza.
Se noi stiamo alla spirito deI testo della Commissione per cui le decisioni hanno un carattere esecutivo, logicamente,
sic come questa decisione si trasferirà immediatamente in atto e avrà valor e pel'
la Valle, occorre che vi sia un'autorità
che possa raccogliere i frutti della discussion e di tre volontà diverse e decidere.
Se invece si aderisce al testo Bettioi, per
il qua le io - e valga come dichiarazione
di voto - voterà contro, p er cui queste
Commissioni si riducono ad un puro carattere consultivo, allora sar à il Consiglio
della Valle che, in veste di organo legislativo ed esecutivo, avrà facoltà di trad urre 0 mena in atto le norme st esse deliberate.
Presidente. Pongo intanto in votazi one
il primo comma dell'articolo 39 n el testo
deI progetto:
« L'insegnamento delle varie materie è
disciplinato dalle norme e dai programmi
in vigore nello Stato, con gli opportuni adattamenti alle necessità locali ».
CE' approvato).
Passiamo al secondo comma nella for-
mulazione proposta d all'onorevole Bettiol.
« Tati adattamenti, nonchè le materie
che possono essere insegnate in lingua
francese, sono approvati e resi ·esecutivi,
sentite le Commissioni miste composte di
rappresentanti deI Ministero della pubblica istruzione e di rappresentanti d eI Consiglio della Valle ».
Perassi, Presidente della Sottocommissione per gli Statuti regionali. Chiedo di
parlare.
Presidente. Ne ha facoltà.
Perassi, Presidente della Sottocommissione pel' li Statuti regionali. Pregherei
di votare questo comma p el' divisione.
Vi è una modifica al testo della Commissione, ch e consiste nel dire anzichè
« le materie da insegnarsi », « le materie
ch e possono essere insegnate ».
Per l'altra parte, prima di p assare ad un
voto, pel' chiarire l e idee, e soprattutto a vuto riguardo a lla proposta Bettiol, bisogna sapere bene che cosa v uol dire ' « sono
approvati e resi esecutivi ». Da chi? S e si
dice: « resi esecutivi sentite le Commissioni» p otrebbe credersi che l'autorità ch e
rende esecutivi questi programmi è l'autorità regionale. Non credo che l'emendamento Bettiol corrisponda allo scapa ch e
aveva in vista. Quindi credo che, in l uogo
di dire « sentite le Commissioni », puà restare il testo attuale « sono approvati e
resi esecutivi da Commissioni », ma bisogna che ris ulti ben chiara che la Commissione non è un organo della Regione ma è
un organo della Stato, il ch e puà farsi
risultare dicendo che il President e di questa Commissione è nominato dal Ministro,
10 proporrei a questo riguardo di dire
in fondo : « e presiedute da un provveditore agli studi designato dal Ministro della
pubblica istruzione ».
Presidente. Pongo in votazione il secondo comma nella formula zione dell'onorevole Bettiol.
(Dopo prova e contropr ova, è approvato) .
Pongo in votazione l'emendamento aggiuntivo dell'onorevole Geuna, cosi definitivamente form ulato :
« e di rappresentanti degli insegnanti ».
CE' approvato) .
Passiamo all'articolo 40. Se ne dia lettura.
Les articles 40 et 41
Amadei, Segretario, legge:
« L a R egione provvede all'istruzione m aterna, elementare, professional e e m edia
e all'educazion e fisica della gioventù.
« La Regione nomina il sovraint endente
agli studi e gli insegnanti e il personale
delle scuole da essa dipe ndenti.
« Gli insegn anti devono possedere i titoli di studi prescritti dalle leggi dello
Stato.
« Gli insegnanti delle scuole elementari
debbono essere nominati in seguito a concorso.
« Quelli delle scuole m edie devono essere
nominati fra i vincitori di un concorso
statale.
« E' ammesso il passaggio degli insegnanti dai ruoli statali a quelli regionali e viceversa secondo le norme stabilite con legge della Repubblica.
« Le norme deI personale di cui al
presente articolo sono subordinate alla
dimostrazion e della conoscenza della lingua francese.
« Lo stato giuridico ed economico degli
insegnanti è regolato da norme conformi a
quelle vigenti pel' gli insegnanti dei ruoli
statali ».
Presidente. Gli onorevoli Franceschini,
Bertola, Tega, P onti, P reti, ToneUo, Ferrarese, Guerrieri, Filippo, Rapelli e Ferreri, hanno proposto d i sopprimerlo. L'onorevole Franceschini h a facoltà di svolgere l'emendamento.
Franceschini (DC). Mi rivolgo prima di
tutto al rappresentante della Valle d'Aosta,
l'on. Bordon, p el' dirgli ch e solo amore
e simpatia verso i colleghi insegnanti e
verso gli allievi della Val d'Aosta muovono le mie parole, anzi le nostre parole:
poichè io p arlo a nome deI Gruppo della
scuola.
Vi è in questo articolo 40 una contraddizione patente con l'articolo 3 ·lettera g),
ch e dice che la R egione h a l a potestà di emanare norme legislative di integrazione
e di attuazione delle leggi della Repubblica nei riguardi dell'istruzione materna, elementare e media. Dunque, norme
di semplice integrazione ed attuazione;
mentre, al contrario, l'articolo 40 pr ovvede
alla scuola con legislazione primaria; benchè, infatti, esso si unif0rmi alla legislazione italiana, tuttavia dfferma una primarietà giurisdizionale che è in contraddizione palese con l'articolo 3 lettera g).
La legislazione concessa d all' articolo 3,
già approvato, è, 10 ripetiamo, di integrazione e di attuazione soltanto.
Ora, q uando si dice ch e « la Regione
provvede all'istruzione m aterna, elemen tare ... ecc. » ch e cosa v'è di più primario
di questa attribuzione? (Interruzione deI
deputato Bordon). Mi p are che quando
si dice, ad esempio, «provvede alla nomina deI sovraintendente» questa affermazione implichi un potere p ieno e assoluto;
cià che, come ho detto, è contradditorio.
E' vero che l'onorev ole Lussu ha invocato stamane il decreto legge 11 novembre
1946, il quale concede tale facoltà, attualmente in vigore. Ma che significa questo?
P erchè dobbiamo noi tradurre una semplice legge, che è contingente, che puà
mutare, che puà ess ere confermata per
lunghi anni ma anche abrogata, in un articolo di Statuto la cui caratteristica è invece quella di essere fermo, stabile, e ch e
dovrebbe dare netto profila giuridico alla
scuola valdostana? Non v'è ragione.
Ecco la nostra proposta: lasciamo che la
legge 11 novembre 1946 op eri, conforme
a quanta essa fa già praticamente; e teniamoci alla norma sancita dall'articolo
3, lettera g) la quale conferisce ampie
libertà, ma nell'ambito dell'ordine d eI
giorno già da noi votato, cioè di una potest à secondaria.
Aggiungo, perà, e questo ha la sua imp ortanza, che noi comprendiamo e r iconosciamo il pieno diritto dei valdostani a
pretendere che i loro insegnanti conoscano anche la lingua francese . E percià vorrei che noi stralciassimo e affidassimo al la Commissione il pen ultimo alinea dello
articolo 40, là dove dice ch e « le nomine
degli insegna nti (di tutti gli insegnanti)
sono subordinate alla dimostr azione della
conoscenza della lingua francese ». L a
Commissione potrebbe aggiungere questo
comma all'articolo 37 0 all'articolo 38 0
a ll'articolo 39; e cosi avremmo svuotato
l'articolo 40 di t utto quello che è illegale e contradditorio. (Inter ruzione deI d eputato Uberti) .
Onorevole Uberti, non v'è niente di inconfessabile in quello ch e dico; v'è solo la
constatazione della contraddizione palese
che dobbiamo evitare. Ripeto ch e l'articolo
3 provvede chia rament e a garantire la
potestà integrativa. Quando noi salviamo
il p enultimo comma dell' articolo 40, provvediamo in pieno a tutto cià ch e di sostanziale e di giusto ha l'articolo 40 .
Ecco perchè prego l'onorevole Bordon,
come rappresentante della Va lle, di comprendere le particolari esigenze esposte da
noi, gruppo della Scuola, e di aderirvi.
Bordon. E' una materi a amministrativa.
Franceschini. Quando 11 pnmo comma
d ice « La R egione provvede alla istruzione » inequivocabilmente vi si parla di l egisl azione primaria.
Lussu, Relatore. Ma no ! la legislazione
primaria è solo della Stato.
Codignola. Non è affatto chiaro.
Franceschini. Non è sai vaguardato p er
nulla il concetto di integratività.
Concludendo: sostengo ch e nell'articolo
40 non è in modo assoluto garantito il rispetto dell'articolo 3, lettera g), e pertanto respingo; salvo il penultimo comma, che
noi affidiamo ben volentieri alla Commissione, riconoscendo il pieno diritto dei
vaJdostani a pretendere che i lol'O insegnanti e dirigenti di scuola conoscano anche la lingua francese.
Presidente. L 'onorevole Bettiol propone
il seguente emendamento:
«Aggiungere, in fine, il seguente comma :
« Agli insegnanti attualmente in servizio
resta gar an tito il rispetto dei diri tti 101'0
riconosciuti dalle leggi d ella Stato ».
Ha facoltà di svolgerlo ..
Bettio!. Ho presentato questo emendam ento p er ven ire incontro a tutti gli insegnanti i quali ci mandano telegrammi e
proteste perchè temono che, passando aIle dip endenze della Regione, le 101'0 tasche
diventino della stesso colore della 101'0
verde vallata! (Si ride ).
Presidente. L'onorevole Mor tati propone:
«Aggiungere al sesto comma le parole:
in quanto non si tratti di insegnanti che
abbiano vinto un concorso statale ».
Ha facoltà di svolgere l'emendamento.
Mortati (DC). Vorrei associarmi in via
principale alla proposta di soppressione
dell'art. 40. P erà non p el' le ragioni formulate dall'onorevole Franceschini, non
deI tutto fondate, ma p er altre considerazioni. Infatti no n è esatto che l'attività
affidata alla Regione dall'articolo 40 abbia
carattere primario poichè essa riguarda
solo l' esercizio dell'amministrazione sco lastica. L'articolo 3 dello Statuto ch e esaminiamo conferisce alla Regione potestà
di emanare norme legislative di integr a zione ed attuazione delle leggi della R epubblica in materia scolastica, mentre il
successivo articolo 4 stabilisce ch e la R egione esercita le funzioni ammi nistrative
nelle materie nelle qu ali essa ha potestà
legislative a norrria dei due precedenti
articoli. Mi pare pertanto che la facoltà
di amministrare la scuola nasce già dallo
articolo 4 e quindi la norma dell'articolo
40 è da sopprimere, perchè superflua.
Quanto poi alla parte di qu est'articolo,
che dispone pel' i docenti la necessità della conoscenza della lingua francese, essa
mi pare altrettanto superflu a, p er ch è è
stabilito, nell'ultimo comma dell'articolo
37, da noi poco fa approvato, t ale obbligo pel' tutti gli impiega ti. Percià ritengo
che si debba eliminare l'articolo, non
p er le r agioni dette da altri, ma per la sua
superfluità.
Tonello. Chiedo di parlare.
Presidente. Ne ha facoltà .
Tonello (DC). Ho chiesto di parlare, on .
colleghi, unicamente p er associarmi toto
corde aUe considerazioni dell'onorevole
Franceschini. Volere 0 no, i maestri della
Valle d'Aosta verranno ad avere uno stato
giuridico diverso da quello di tutti gli altri maestri italiani (Commenti al centro).
Bordon. L o dice lei !
Tonello. Lo dico io? Quando ho letto
questo articolo non ho avuto più dubbi sul
fatto che i maestri non hanno più il 10ro
stato giuridico, passando alle dipendenze
dell'Amministrazione della Valle d'Aosta.
Uberti. Conservano 10 statuto giuridico.
Tonello. Conservano un bel nulla l
P el' questi motivi mi associo all'emendamento Franceschini.
Rodi (DC). Dobbiamo associarci aIle
voci arriva te da tutte le parti d'Italia, di
maestri e professori, dalla cui volontà noi
non possiamo prescindere. (Proteste a l
centro) .
Lussu, Relatore . Chiedo di p arlare.
Presidente. Ne ha fac oltà.
Lussu , Relatore. L a Commissione non
riesce a cap ire come in questa Assemblea
vi siano dei colleghi ch e possano p en sare
ad un'assurdità simile. Solo l'illustre professore e collega Mortati poteva essere fra
questi.
Presidente. Ma ve ne sono numerosi
altri.
Tonello .. . i quali conoscono la scuola.
Lussu, R elatore. Ma se 10 stesso Minist ro Gonella ha creato l'ordinamento che
voi volete sopp rimere!
Presidente. P ongo in votazione la proposta di soppressione dell'articolo 40.
(Dopo prova e controprovô., è approvato).
Onorevole Lussu, tenga presente, la prego, la considerazione, questa volta certamente a lei gradita, fatta dall'onorevole
Mortati il quale ha detto che, in base all' articolo 3, tutte queste norme possono
essere stabilite dalla Regione. La differenza, evid entemente, sarà nel fatto che poste
nello Statuto avrebbero avuto valore co sti tuzionale, e q uindi en tr o certi limi ti in tangibili, mentre stabilite con una legge
della Regione possono essere più facilmente modificabili dalla Regione stessa.
Lussu, Relatore. Chiedo di parlare.
Presidente. Ne ha facoItà.
Lussu, Relatore. P oichè l'articolo è stato
soppresso, sto preparando un articolo che
possa soddisfare tutti. Evidentemente,
moIti colleghi arrivati tardi, non avendo
assistito a tutta la disc ussione, non conoscendo i precedenti della legge sulla Valle
d'Aosta e sull'insegnamento, han no votato
una cosa che è estrémamente grave. (In terruzione). Comunque, sto preparando un
testo che elimini le apprensioni.
Presidente. Sta bene, 10 prepari. Inta nto
proseguiamo nell'esame degli articoli successivi . P assiamo al Titolo XIII: «Ordinamento degli uffici di conciliazione ».
Si dia lettura dell'articolo 4l.
Amadei, Segretario, legge:
« L'istituzione degli uffici di conciliazione nei comuni della Val d'Aosta è disposta
con decreto deI Presidente della Giunta
previa deliberazione di questa.
« 1 giudici conciliato ri e vice-giudici
conciliatori sono nominati con decreto deI
. Presidente della Giunta , sentit a la Giunta
stessa, su proposta dei Consigli comunali
interessati, con l'osservanza d elle. disposizioni delle leggi della Stato.
« La revoca 0 la disciplina pel' incap acità 0 p er motivi di salute dei giudici conciliatori è disposta con decreto deI Presidente d ella Giunta, sentita la Giunta, su ]3roposta d eI P residente deI tribunale d'Aosta.
La dispensa pel' dimissioni volontarie è
pronunciata con decreto dei P residente
della Giunta ».
Mortati. Chiedo di p arlare.
Presidente. Onorevole MOrtati, d all'articola 40 al 44 non vi è nessun suo emend amento.
Comunque, ha facoltà di p arlare.
Mortati. In sostanza, si tratta di quest o:
ieri abbiamo approvato una disposizione
che r iguardava 10 stesso argomento. In !inea preventiva, bisognerebbe, a mio avviso, sopprimere il titolo, ma non insisto su
questa argomentazione soppressiva, anche
in vista della votazione di ieri sera.
Vorrei che, mantenendosi questo articolo, si adegui la sua formulaz ione, a
quella già approvata · ieri pel' il Trentino.
L'attual e proposta della Commissione diverge da quella già approvata ieri sera,
nel senso che vi è un'estensione rispetto
a quello che abbiamo approvato ieri.
Quindi io sopprimerei il primo comma
e lascerei il secondo comma cosi come
sta, con questa precisazione: che si menzioni il carattere di attività delegata di
questa funzione attinente alfa giurisdizione attribuita alla Regione.
Presidente. L'onorevole Mortati propone, in sostanza, la soppressione deI primo
comma. L'onorevole Lussu ha facoltà di
esprimere il parere della Commissione.
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Lussu, R elatore. A me pare, onorevole
Presidente, che qui si commettono degli
atti un po' t roppo affrettati e forse sarebbe opportuno un arresto di un'ora 0 di
mezz'ora pel' creare un ambiente più disteso. Qui si stanno affrontando delle questioni che sono fondamentali sul posto,
tanto che h anno richiesto norme legislative, che non sono state improvvisate, ma
sono state il prodotto di lunghe discussioni e di accordi tra il Ministero e la Valle. Vi sono state anche Commissioni che
hanno studiato il problema sul posta e poi
hanno concluso. Cosicchè, dopo un l ungo
lavoro, si è arrivati finalmente a delle
conclusioni consacrate con leggi; poi si è
a rrivati a questa situazione di oggi, pel'
cui mi sembra che l'Assemblea abbia dimenticato - perchè siamo ridotti in pochi - il vero aspetto d eI problema. Qui
ci diamo il t urno e succede ch e il primo
turno sente una cosa ch e il secondo non
sente e poi si finisce pel' decidere in modo
incongruo.
10 chiedo che si stabilisca un clima di
serenità e mi sembra ch e ' sia necessario
percià una sospensione di un'ora, altrimenti co si non è possibile. Anche il Governo
dovrebbe essere più ampiamente rappresentato. Il Presidente deI Consiglio, dopo
la mia relazione di oggi, h a dichiarato ch e,
come Presidente deI Consiglio, non ha
trovato ch e vi fosse una sola cosa che contrastasse con i punti della Carta costituzionale della Repubblica.
E noi all'ultimo momento abbiamo votato proprio con questi turni di gruppi
che si susseguono, m a ch e non sono sempre gli stessi; ed abbiamo votato la soppressione dell'articolo 40, ch e ha stupito
parecchi d ei colleghi ch e conoscono la situazione della Val d'Aosta, la q uale non
è un problema di 10 0 100 maestri elementari; questo è un problema assai più serio. l maestri elementari sono perfettamente garantiti dalla legge, che rende il
101'0 stato giuridico eguale a tutti i maestri elementari dello Stato. Questo è un
problema politicu, a nche se la Valle è
una piccola conca alpina. 10 chiedo p ertanto una sospensione della seduta.
(A suivre)
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3
LES DESTINÉES UNIVERSELLES
DE LA LANGUE FRANCAISE
(Suite de la page 1)
ses informations, mais aussi par ses
chroniques littéraires, théâtrales et artistiques. Les éditoriaux de M . Aggïouri sont des modèles du genre. Certains
ambassadeurs les envoient à leur gouvernement en guise de dépêche. Notons
aussi la qualité de nos grands confrères,
le « Soir», le « Jour» , la « Revue du
Liban », ainsi que les « Cahiers de l'Oronte » où une équipe de jeunes a le
grand mérite de nous donner de l'inédit
sur les problèmes culturels les plus délicats: la mystique de l'Islam, la calligraphie dans l'Islam, l'alphabet ph110sophique, le théâtre en Méditerranée,
la musique libanaise, le dialogue islamo-chrétien, Le programme du Festival de Baalbeck répand des rives du golfe Persique à celles de la Méditerranée
les textes originaux de Volney, de Chateaubriand, de Lamartine, de Nerval, de
Renan, de Barrès.
Dans ma jeunesse, le français était
parlé par les élèves de nos missions laïques et des établissements d'enseignement religieux. Puis sont venus les écrivains à large audience, Tyane avec le
Château merveilleux, Michel Chiha auteur de la Maison des Champs, Madame Evelyne Bustros, M. Corm, la Montagne inspirée) Hector Klat dont les
Poèmes s'échelonnent d'année en année. Depuis 1950 nous assistons à une
véritable explosion. Les maisons d'édition, les journaux publient de beaux
textes en langue française.
Pourquoi ces élites ont-elles choisi
la langue française? C'est parce qu'dIe
est, me disent-ils, la plus souple et la
plus alerte et qu'eHe permet de traduire
tous les états de l'âme grâce à sa force
expressive et à son intensité passionnée. Tantôt elle est joyeuse et légère,
tantôt ~lle définit les réalités et les certitudes.
Certes, ~ne perfection grammaticale
donne à notre pensée de la finesse et
de l'étendue. On parlait au seuil de ce
siècle de décadence et voici que maintenant notre langue dans ' tout l'univers
permet de suivre les thèmes les plus
graves, ceux des luttes aussi bien que
ceux des apothéoses. A la tribune de
l'ONU, Sa Sainteté Paul VI parlait en
français, demeuré la langue protocollaire du Vatican. Peut-on rappeler que
lorsqu'il était un simple prêtre, en
1924, il fut reçu premier au Certificat
d 'aptitude de la langue française.
Les fanatiques de la langue française
se réunissent désormais périodiquement. Les Tables rondes de la Société
des Gens de lettres de France ont permis d'apprécier l'essor de la littérature de Suisse romande. M. Starobinski a
rappelé l'influence de Jean-Jacques
Rousseau, de Benjamin Constant, de
Madame de Staël. Je ne puis passer par
Rolle sans songer à l'ardente correspondance échangée avec Narbonne par la
déesse de Coppet: Lettres brûlantes à
brûler. En 1881 , Victor Cherbulliez est
reçu à l'Académie Française. Soulignons
aussi le rôle de Louis Dumur, l'un des
fondateurs du Mercure de France, les
articles d'Edouard Rad dans la Revue
des Deux Mondes . Allons à Etoy chez
Guy de Pourtalès, qui composait ici son
Liszt et son Wagner . Que le talents !
Robert de Traz, Gonzague de Reynold,
Jacques Chennevière, Blaise Cendrars,
Charles Humbert Cingria, Ramuz.
Poètes
et romanciers
Les poètes contemporains doivent
d'abord 'retenIr notre admiration. En
affini té avec Verlaine, Henri Spiess,
proche de Rimbaud, Pierre Louis Matthey au style d'une rigoureuse discipline, Gustave Roux dansle pays de Vaud
entre les eaux argentées du lac et les
forêts du Jura , Edmond Henri Grisinel
aux poèmes d'une extrême densité, Philippe J acottet demeurant dansl 'historique Grignan, Gilbert Troillet si alerte et si profond.
Patmi les romanciers, Maurice Zermatten qui no~s guide dans le Valais ,
Léon Bopp, Jacques Mercanton avec
son Thomas l)incrédule et le Christ au
désert) Bernard Barbey, diplomate, avec La Maladère et ses enchantements,
Charles François Landry qui nous a
donné à la fois des pièces de théâtre, des
essais et des poèmes, Robert Pinguet
qui a remporté avec Quelqu )un le Prix
Fémina, Georges Borgeaud qui a eu le
Prix des Cri tiques, Y ves Velan qui a
reçu le Prix de Mai, Georges Piroué
qui a analysé avec tant de talent Victor
Hugo, « ne sacrifiant jamais, a-t-il dit,
son salut à sa gloire ni sa science à
son génie ».
Parmi les romancières, nous sommes
toujours séduits par le style de Madame
Francillon . Nous devons hélas déplorer
la mort de Catherine Colomb et de Monique Saint-Hélier, l'amie du grand Rilke.
.
M. Clerc nous offre une synthèse des
trois littératures suisses, Edmond Gillard, fondateur des « Cahiers Vaudois»
vient de célébrer son quatre-vingt.dixième anniversaire, M. Guvot fixe l'histoire de la vie intellect~elle romande
au XVIIIe siècle, Emmanuel Buenzod
s'impose par ses essais sur Mozart, Beethoven et Schubert.
L'oeuvre de Denis de Rougemont au
Centre européen de culture est immense. S'il est consacré à l'histoire de la
Suisse, il s'est aussi attaché à la découverte de l'Europe de demain et aux
aventures occidentales de l'homme. M.
Marcel Raymond a reçu le Prix du Rayonnement français de l'Académie . Il
nous définit les poètes de Suisse romande, vivant une expérience proche
de la nature et fidèles aux propos de
Ramuz qui affirmait vouloir aller « aux
choses toutes nues ». M. Jean Starobinsky enfin, dans l'Invention de la Liberté
suivant son Montesquieu et son Rous-
seau) nous traduit les plus belles émo- ne au Cameroun, une trentaine en Côte
tions de l'âme .
d'Ivoire, au Congo, au Gabon, et un
Dans ce grand mouvement créateur, grand nombre de l 'Académie malgache.
chaque pays a son originalité et affirme Ce mouvement est donc extrèmement
son droit à un -libre développement de important. Dans l'avenir, il se dévelopsa culture. Jadis, le français n'était par- pera beaucoup, surtout si l'on consilé que par les élites, comment alors ex- dère le nombre d'enfants scolarisés au
pliquer cette explosion ? Car voilà que primaire et au secondaire. En tout cas,
dans les contrées les plus diverses, nous bon an mal an, il paraît vingt-cinq liapprenons à aimer le style décrivains vres de qualité. Nous ne voulons pas
d'expression française. J'ai entendu des faire ici de palmarès, mais nous tenons
Japonais glorifier les traits éternels de à citer M . Dirago Biot qui fut ambassaRabelais, des Roumains exalter Gérard deur, vit à Dakar et dont les Contes
de Nerval, des Soviétiques citer de mé- sont écrits dans le style le plus élégant,
moire des pages entières de Saint-Exu- ainsi que M. Bernard Dadié qui a repéry, des romanciers d'Israël s'impo- çu en 1965 le Prix de l'Afrique noire.
ser par la connaissance de nos philosoEn Afrique du Nord, parmi les écriphes . L'Iran puhlie chaque année des vains contemporains , Jean Amrouche,
éditions spéciales de nos grands auteurs. poète délicat, nous a laissé les Chants
Madame Pakravan dans Le Prince sans berbères en Kabylie, et Etoile Secrète.
histoire, nous donne la mesure de la M.Mouloud Feraoun a publié La Terpoésie iranienne contemporaine.
re et le Sang, et surtout ses Carnets et
En Turquie, M. Atabinen souligne son] ournal qui ont été très lus à Pales apports des Ottomans à la civilisa- ris. M. Mohammed Dirb est un rotion au XVe siècle et M. Zuhtu Feran mancier et un poète dont les livres republie en français l'Histoire de l'hippo- présentent une grande étape dans notre
drome et des premiers règnes des Ka- littérature.
lifes.
«La France peut être fière, disait
Que d'écrivains à admirer! L'archi- Catulle Mendès, que tant d'autres aient
duc Otto de Hasbourg-Lorraine, émi- choisi sa langue pour exprimer les temnent conférencier, grand observateur péraments de leurs races et pour y déde l'Orient, de l'Amérique et de j'Occi- peindre les paysages de leur patrie» .
On peu t donc dire que le français est
dent, nous dit: «Les peuples pardonnent assez aisément les coups de 'cros- devenu .Je latin du monde moderne. Il
se, mais jamais les piqûres d'épingle. n'est pas une priorité exclusive de la
Vous avez de part le monde de nom- . France. De nombreux Etats tiennent la
breux amis qui croient aux mêmes va- langue française comme la leur propre .
leurs que vous et qui espèrent qu'à voC'est donc dans unesprit de comprétre tour vous ne les ignorez pas» . Cet hension réciproque et d'absolue égaliappel, nous l'entendons aussi lorsqu'il té que doivent désormais se conclure
s'agit d'ouvrages en très beau français:
nos amitiés et rien ne prévaudra conun Ilya Ehrenbourg en Russie, l'Amé- tre cet immense mouvement qui fait de
rique, la Grèce, l'Inde, la Hongrie, le tant de pays, de par leur propre volonLuxembourg nous offr'e nt les plus pré- té, des laboratoires d'idées, contre cetcieux apports.
te ardeur pathétique de centaines d'écrivains séduits par la richesse de notre structure linguistique. Le français
s'impose par sa mélodieuse sonorité, par
sa faculté d'exprimer clairement les pensées les plus subtiles. La langue et la
ce et ont un désir passionnée de survivre culture française ne sont pas la chose
Six millions et demi de personnes des seuls Français, d isai t le Président
Senghor, reproenant le mot d'un profesparlent français au Canada.
A la fin de septembre, le Canada re- seur canadien . Au temps de Pascal ou
cevait le Président Senghor. M. Daniel de Racine, de Chateaubriand ou de LaJohnson, premier ministre de la pro- martine, notre langue était celle de l'évince de Québec, lui déclarait que son lite internationale, elle devient maintegouvernement voyait d'un oeil favora- nant, grâcc à des romanciers , des poèble le projet de constitution d'une com- tes, des philosophes, nés dans toutes
munauté des pays francophones exis- les parties du monde, la langue des contant dans le monde et qu'a appuierait trées les plus éprises de Liberté.
les efforts accomplis en vue de cette
Pierre LYAUTEY
réalisation. M. Senghor ajoutait que la
francophonie, «c'est par delà la langue, la civilisatiQn, plus précisément
l'esprit de cette civilisation; c'est-à-dire
la culture française». .orateur, grand
écrivain, homme d'action, le Président
Senghor est pour la culture française
une fierté .
Le -latin du monde moderne
Que dire alors du rôle du Canada ?
Jean-Marc Léger dans le Devoir de
Montréal rappelle que l'expression
«pays de langue française » recouvre
aujourd'hui ' vingt-quatre Etats sans
compter ceux dans lesquels le français
est langue seconde de fait. L'existence
d'une francité est donc une donnée nouvelle . M. Michel Bernard remarque qu'il
ne convient pas de mesurer les romans
de Québec à l'aune de ceux de France
et même d'Europe . Ces romans, dit-il,
émergent à peine de l'hiver. Selon l'expression de GiUes Marcotte, cette littérature « se fait ». On souhaite donc
outre Atlantique que soient évités des
jugements sommaires nés de l'impérialisme culturel plus ou moins inconscient
des critiques.
L'année 1966 est l'année du roman
canadien. Marie-Claire Blais nous a
donné dans Une saison dans la vie
d'Emmanuel une floraison d'images:
« Avec cette hum ili té terrible qui menace le rêveur le plus insouciant , le
plus fier et qui entoure les plus beaux
songes, les délires les plus innocents,
d'une ombre vaguement honteuse, d'un
trouble plus ou moins précis, Héloïse
pleurait doucement ». Réjean Ducharme nous donne dans l'Avalé des avalés
une oeuvre appréciée par les jurys les
plus autorisés. La jument des Mongols
de Jean Basile est à la fois mesuré,
clair et harmonieux. Prochain épisode
d'Hubert .Aquin entre avec ses méandres pleins de fougue dans la voie du
nouveau roman .
Cette société canadienne française
est désormais projetée vers l'avenir et
vers les paris. Avant la guerre, nous avions connu Ringuet , dans Trente arpents) Germaine Guevremont dans Le
survivant, l'oeuvre d'Yves Theriault
qui nous avait donné les angoisses des
exilés des villes avant Le temps du Carcajou et Gabriel dans Bonheur d'occasion. Puis , au tournant des années 50 ,
La fin des songes de Robert Elie, L'évadé de la nuit d 'André Langevin. Que
de noms à citer, en outre, d'écrivains
qui se défendent avec violence, nous
envoient leurs feuillets et leur espéran-
Réflexions
sur
l'architecture
Il faut confronter à chaque
instant l'architecture à dresser
avec le monde déjà debout
pour qu'il y ait entre eux
accord parfait
L'architecture n 'est pas tout, il faut
un accord avec un ciel, une lumière ...
il faut savoir qu'on ne peut pas bâtir
n'importe quoi dans une région, et
qu'avant de se servir de fil à plomb,
il faut écouter, voir et sentir.
Il fut un temps où, quand on courait
au plus pressé, ce plus pressé était
la beauté. On érigea le péristyle avant le bloc sanitaire et, précisément,
pour l'hygiène de l'âme ...
Si on se dit qu'aujourd'hui il n'y a
plus d'e~fants perdus pour battre l'estrade, que les voisins arrogants ne
peuvent plus attaquer en justice et
qu'après tout pourquoi, au siècle des
fusées, ne pas construire ici une « maison de ve rre ", on s'aperçoit, si on s'écoute et si on la construit, qu'elle ne
remplit pas son rôle de maison. Un
jour, un crépuscule couleur de bronze, avec du sang dans les hauteurs, pénètre un peu trop par les grandes
baies, un jour on entend trop l'aboiement des renards, le vent, le grondement des horizons, un matin on voit
trop clair, un après-midi la pluie soulève trop d'odeurs ou bien le soleil,
bref, c'est un désaccord général avec ,
l'ordre de tout temps établi, avec lequel on doit avant tout compter, vivre
en paix ...
Les jours sont faits de milliers de
moments vivants avec lesquels il faut
constamment s'accorder. Rien de ce
qui a été construit dans ces villages'
effacés par le mimétîsme de leurs
pierres, ne peut, sans dommage, sans
coup férir, se transplanter ailleurs; le
complément ne concorderait plus, le
compte du coeur ne serait plus juste ...
Il faut, avant toute chose, demander
conseil au pays, aux saisons, au ciel,
à la rose des vents, confrontant à chaque instant l'architecture à dresser avec le monde déjà debout pour qu'il
y ait entre eux ùn accord parfait.
Extrait de l'ouvrage
" Propos et anectodes "
de Jean Giono
de l'Académie Goncourt
Rencontre des bureaux des parlements romands
Ce mouvement francophone est un
très grand événement. A Genève avam
cette guerre, notre langue s'est trouvée
sacrifiée dans les assemblées internationales mais depuis les indépendances africaines, la langue de la liberté s'est
imposée à nouveau à New-York. Le
français a retrouvé sa place dans la
diplomatie grâce aux nouvelles Républiques d'Afrique. Le Président Hamani
Diori m'a confié cet été, au cours de
ses séjours en Lorraine, ses préoccupations, ses buts, son idéal. Depuis lors,
il a eu en octobre de longs entretiens
avec le Président Habib Bourguiba, sur
deux thèmes essentiels pour la recherche d'un dénominateur commun, l'appartenance à l'Islam et la francophonie,
clef majeure de leur compréhension réciproque. Dès la réunion de Tananarive ,
des entretiens ont eu lieu entre les
divers Etats africains et le regroupement francophone devient l'un des thèmes des diplomates de .J'Afrique. Le
grand Festival des Arts de Dakar a été
une immense réalisation. Entre le Sénégal. Madagascar, le Niger, la Côte d ' I_
voire, la Tunisie, les conversations se
poursuivent.
A ce mouvement répond aussi un élan littéraire. On peut compter 140
auteurs, parmi lesquels il y en a une
soixantaine au Sénégal, une quarantai-
DÉCLARATION .DU
RASSEMBLEMENT JURASSIEN
Depuis quelques années, les bureaux des Grands COnseils romands se réunissent pour resserrer les liens enire parlements cantonaux et pour s'entretenir
de divers suj ets. Les promoteurs, dans une intention bien nette, avaien t adressé
leur première invitation au président de la Députation jurassienne, celle-ci étant
seule à même de représenter l'entité constitutionnelle et linguistique du Jura sur
le . plan parlementaire.
A la suite de circonstances que le Rassemblement jurassien n'a cessé de déplorer, c'est finalement le bureau du Grand Conseil bernois, parlement alémanique à 85 % , qui «représente» le Jura romand à ce que la presse appelle un
«congrès de la latinité ». Concernant la récente réunion des bureaux des parlements romands, qui vient d'avoir lieu à Berne, le Ra ssemblement jurassien déclare:
1) Il est inadmissible que le Jura, qui est reconnu dan s la Constitution et qui
possède une Députation pourvue d'un statut spécial soit représenté par une délégation composée en bonne partie de politiciens bernois de langue allemande.
2) Ce fait illustre la situation peu enviable du peuple jurassien, qui ne peut
s'asseoir à la table romande sans être flanqué de son tuteur bernois.
3) Une invitation occasionnelle adressée au bureau de la Députation jurassienne n'a été en l'occurrence qu'un trompe-l 'oeil.
4) Une telle réunion, dont la presse romande a regretté « le caractère folklorique », l'i nutilité pratique et « les fastidieux monologues », n'est qu'uile parodie de ce que les promoteurs voulaient créer sur le plan des relations entre Romands.
5) Alors même que le Jura n'est pas à même d'y présenter son visage
authentique, Berne profite de ces réunions pour se liv rer à une propagande insidieuse et malhonnête.
6) Devant l'échec de ces rencontres que la présence bernoise entache de
di scrédit; il faut trouver d'autres formes de collaboration romande. La création
d'une Association interparlementaire réservée aux députés des cantons romands, du
Tessin et du Jura répondrait aux nécessités actuelles et pourrait, dans un esprit
de liberté, et sans ingérences ex térieures , favoriser l'union naturelle des minorités latines.
Rassemblement jurassien
1
Le_ Peuple Valdôtain
4
Le parti libéral
À LA IIème BIENNALE
et les Régions DE LA LANGUE FRANÇAISE
(Suite de la page 1)
nir que « les autonomies régionales ne
rencontrent pas la faveur de l'opinion publique », comme écrivait par exemple Vittorio Gorresio dans « La Stampa « du 25
octobre, ou bien qu'il s'agit d'une question qui laisse indifférente la grande masse des Italiens. Ils auraient été plus près
de la vérité, se seraient comportés en
libéraux authentiques, et auraient pu faire
une exception pour la Vallée d'Aoste où
l'autonomie a des justifications de nature subjective (volonté de la population)
et objective (histoire, ethnie, géographie) .
Mais revenons aux deux arguments invoqués par M. Pedrini, ou plus exactement par le PLI ... notre homme , comme la
plupart des valdôtains et soi-disant valdôtains inscrits à des partis italiens, raisonnant avec la tête des centrales romaines.
Dire que la création des Régions constitue une menace pour l'unité nationale, c'est dire que cette unité n'est pas
encore solide, c'est dire que le peuple
n'a pas encore de sentiments assez italiens.
Il est probable que cette conclusion,
comme la précédente concernant l'autonomie, laissera le nationaliste Pedrini profondément étonné et souverainement indigné ... Mais est-ce notre faute si l'illustre
Pedrini sème des carottes et prétend en
récolter des pissenlits? Qu'il s'en prenne à sa tête ou à celle du PLI !
Quant à la crainte de voir augmenter
les dépenses publiques , - si elle est sincère, si elle n'est pas une simple excuse,
elle peut être dissipée d'une façon
très simple en supprimant les conseils
provinciaux, comme le propose le parti républicain et comme il est juste d'ailleurs
et logique de faire, les Régions devant
se substituer et non pas se sommer à
d'autres organes qui n'ont plus de raison
d'être.
Mais ces messieurs du PLI, du MSI et
du PMI ne peuvent accepter évidemment
une proposition du genre, car ce serait, à
leurs yeux, adopter un remède pire que
le mal, tomber de Charybde en Scylla,
« dalla padella nella brace ".
En effet, si la création de parlements
rég ionaux constitue déjà « un danger pour
l'unité nationale", il est facile d'imaginer ce qu'il en serait de la pauvre Italie,
si l'on s'avisait encore de supprimer les
préfets ! Ce serait le chaos, l'anarchie
complète! !
Il nous semble déjà de lire ,le titre du
prochain article de fond du « Moniteur »:
« L'Union Valdôtaine vuole la disintegrazione dell'Italia!". Et nous aurons beau
lui répondre , - comme dans la polémique au sujet de l'article « Nous et les
Juifs ", - qu'il nous met trop haut ou trop
bas, que nous n'avons rien inventé, que
nous sommes en bonne et nombreuse
compagnie, nous pourrons lui faire observer que la majorité du Parlement est favorable aux Régions, que tous les conseillers de la Vallée , à l'exception des
deux libéraux, ont approuvé la proposition faite par les conseillers unionistes,
que Luigi Einaudi, ancien Président de la
République , libéral et homme universellement estimé , a écrit un livre demandant la suppression des préfets, ... le
« Moniteur» n'en continuera pas moins à
s'en prendre à l'Union Valdôtaine, cause
première de tout le mal qui afflige la Vallée d'Aoste et l'Italie entière.
Dans notre article « Crise d'hystérie
chez les ultras n, par exemple, nous avions répondu à une attaque du « Moniteur " en citant l'opinion d'Emile Chanoux.
Dans sa réplique, l'organe de M. Pedrini
a ignoré ce « détail" et il a continué à
critiquer « Caveri e compagni " pour leur
pensée et leur langage. Nous avons re'
levé cette conduite peu loyale et demandé si ce «Compagni n comprenait aussi
Emile Chanoux. « Dans ce cas, ajoutionsnous, on ne pourrait pas nous faire un
plus grand honneur et un plus grand plaisir ". Nous avons cité de vieux auteurs
valdôtains qui pensaient comme nous et
s'exprimaient en un langage plus violent
que le nôtre. Nous en avons cité de
contemporains, pas du tout amis de « Caveri e compagni ", pas du tout extrémistes , qui ont fait sur le phénomène de l'émigration-immigration des considérations
identiques aux nôtres. Or, dans la
nouvelle réponse que le « Moniteur» a
bien voulu nous faire et qui se distingue
par les louvoiements et les divagations,
il n'y a pas la plus petite allusion à tout
cela: silence complet !
Qui veut-on
tromper?
Mais à quoi bon ce silence, à quoi ,
bon cette « prudence ", quand 'on finit par ,
révéler le fond de sa pensée en affirmant que « les autonom ies régionales minent l'unité nationale et favorisent le
gaspillage des deniers publics" ?
Et qui veut-on tromper, en ajoutant que
l'on n'est pas contraire à l'autonomie valdôtaine ?
Après des objections de Ce genre, il
n'y a plus d'exception possible . Le pro·
blème est posé de telle sorte qu'il n'ad·
met qu 'une seule solution: celle dont
les Valdôtains ont eu à souffrir durant
deux siècles et qui aurait fait de nous
des Piémontais, si nos pères n'avaient
défendu notre caractère ethnique avec
une extraordinaire obstination et si les
événements de 1945 n'étaient venus cou·
ronner leur courage et leur constance.
Or, quelle est la réponse de M. Pedrini
aux Piémontais? - Il le dit ouvertement:
pas d'autonomie !
Et c'est également la réponse qu'il nous
ferait si nous avions attendu l'année 1967
pour demander la nôtre.
Nous savons, à présent, quel cas nous
devons faire des professions de foi de
M . Pedrini.
Nous comprenons mieux l'acharnement
de son journal à combattre l 'Union Valdôtaine: il est naturel, il est normal que des
antirégionalistes déclarés détestent les
régionalistes valdôtains les plus sincères , les plus conséquents.
Et nous comprenons aussi pourquoi la
conduite de l'actuelle « majorité" laisse
tellement à désirer au point de vue valdôtain: l'alliance avec deux antirégionalistes a mis encore de l'eau dans un vin
qui n'était déjà, hélas! que de la piquette.
E. P.
La Bien n ale d e la Langue França ise
(1a deux ième) s'est tenu e cette a nnée à
Q u ébec du 6 au 12 septem bre.
Elle ét ait p lacée sous la prés iden ce
d'honne ur de M . Maurice Genevoix , secrétaire perpétu el de l'Académie française, p résident d e la Féd ération du f rançais un iversel , et de M. Jean-Noël Tremblay, ministre des Affaires cul turelles du
Qu ébec.
Les déba ts furen t prési dés p ar M . Joseph Han se, p rofesseur à l'Université de
Louvain, m emb re d e l'Académie royale
de langue et d e littérature fran çaises d e
Belgique, et par M. Ala in G uillermou ,
professeur à l'Ecole n ation ale d es langues orientales vivantes de Paris, en tourés par : M . Pierre Agron, du Comité d 'e
tude des termes techniques fra nçais; M
And ré Amig uet , d u Fich ier fr ançais d e
Berne; M. Jean Degio rgis, du Club d e
la G ram m aire de Genève; M. Ph ilipp e
Desjardi ns, du Comité de li nguist iq ue de
R adio-Canad a; M . Da niel Eyraud, d u Com ité « Clair-dire» p our l 'étude d es termes médicaux, anima te urs des organis
mes de défense de la lan gue fra n çaise et
memb res fo ndateurs - avec M. Josep h
Hanse (Office du b on langage) et M
Alain G u illermou (O ffice d Li vocabula ire
français) de la Féd ération du fra nçais u niver sel.
Plus de tren te spéciali stes p résentèrent
des rapports très précis sur les th èmes
sui va nts : Français universel et bon usa
ge Fra nçais u niversel et réalités ré
gion ales Connaissance et b on usage
du fr ançais à l 'école et dans la v ie Bon usage et diff usion du fra nçais en A
fr ique - Le rôle et la part de la lang ue
dans l'enseign em ent du français - Trad uc tion et bon u sage - P ublicité et b on
usage - V oies et mo yens p our assurer
la diff usion du francais dans Je monde
non franco phone
Les o rganismes d e
défen se de la langue f rançaise et la d if
fusion de leurs consignes.
Parmi les p ersonnes qui traitèren t ces
différen ts suj ets nous notons: M.M. Ro
bert Le Bidois, docteur ès lett res, ch ron iqueur de langage au jou rna l « Le Mon
de» (France); Jean-Marie Laurence, chef
du Service d e linguistique à R adio-Canada; Albert Doppagn e, p r ofesseur au Centre uni versitaire d 'Anvers et à l' Univers ité libre de Bru xelles (Belgique); Alphonse Aren d , ancien élève de l'Ecole nor
male su périeure, d irecte u r des Relations
culturelles au ministère de l'Edu cation
nation ale (Lu xemb ourg); A dolp h e V
T homas, chef des services de correction
des d ic ti onn aires Larousse, a u teur d u Dictionnaire des Difficultés de la langue
fra n çaise (France).
M.M. Gaston D ulong, professeur à l'Uni ver sité Laval (Q uébec); Maurice Piron , professeur à l'Un iversité d e Liège,
membre de l'Académie royale d e langu e
et d e littérature fra nçaises (Belgique);
Maurice Bea ulieu, directeur de l 'O ffice
de la Langue f ra n çaise du Q uébec; JeanClaude Corb eil, professeur à l 'Ecole normale Jacques-C artier de Mon tréal (Québec); Pierre R uelle, p rofesseur à l'Université libre de Bruxelles ( Belgique);
Jean Mellot, professeu r de le ttres class iques au l ycée Paul-Valéry (France).
M .M . Jacq ues Capelovici, professeu r agrégé de l' Un iversité (Fran ce); René
-
>
Faculté d es lettres de l 'Un iver sité Laval
Cha rbo nneau, di recteur du dépa rtement
(Québec); Mark lan d Smith , directe ur
de li ngui stiq ue et de langues vivantes à
l 'Univers ité de Montréal (Québec); Jean des tra ductio ns, d ivision de Mon tréal ,
secrétariat d'Etat (Canad a); P ierre-FranGi ra ud , docte ur ès lettres , inspecteur de
l 'enseignemen t tech niq ue (France); Jeançois Caillé, prési den t de la Fédératio n inPaul Desbiens, d irecteu r du serv ice des
ternationale des trad ucteurs, p résid en t
program mes d 'enseignement pré-univers id e la Socié té fra nça ise des traducteurs,
taire au mini stère de l'Education du Q ué- vice-présiden t de la Société ries gens de
bec; Roger D umaine, a ncien élève de lettres ( Fra nce); Guy Ri ch ard, ingénieur
l 'Ecole no rmale supérie ure, ag régé de l'U - à l'Associat ion fra nçaise d e no rmali satio n
nive rsité (Fran ce) .
(France); Jean-Pa ul V inay, p ro fesseur à
M .M . Den is G iraud, agrégé d e l'U- l 'Un iversité de Victoria (Colombie bn nivers ité, d irecte ur du Burea u pour l 'entann iqu e - Canada); Pierre M urith , du
seignement de la langue et de la civi lisa- F ich ier fra nçais de Berne (Suisse); Martion frança ises à l 'étranger (France) ; Ro- cel Paré, ch ro niqueur d e langage, publibert Cornevin , ch ef d u Centre d'étude ci taire (Qué bec); Maur ice Watier, p ubl icita ire (Québec); Jean Du va l, d irecet d e docu me nt ation sur l'Ar rique et l 'outeur généra l technique de l'Associa tion
tre-mer (France); W illy Bal, professeur
à l'Université de Louvain (Be lgiq ue); O - frança ise d e no rmalisation (France) .
l ympe Bhêly Quenu m, directeur général
M .M . D a niel Coste, agrégé de l 'Un iversité, d irec teu r ad joint du centre d e rede « l 'Afrique actu elle », écrivain, Grand
ch erch e et d'ét ude pour la diffu sion du
Prix littéraire d 'Afrique n oire ( D ahomey) ; Henri Marce l Bot-Ba -Njock, maî-I fra nça is (France); And ré Reboul1et rédacte u r en chef ele la revue « Le f rancais
tre assistant à l'Université fédé rale de
d ans le mond e}' (France); R oge r HaeYaoundé (Came roun); Tah ar Brach e, en
b erlé, d irecteur de la division des prolittérature Ben Ziane, a n cien élève d e l'Ecole nationale d 'a d mi nistra tion, journa- gr ammes de français langue seconde au
Ministère de l'Educat ion du Québe(,;;
li ste (Maroc).
Jean-Guy Sa vard, directeu r de la Section
M .M . Louis Phil ippart, président de
la société belge des profes seu rs de fran - de l'Appr en tissage des langues, Cen tre international sur le bilingui sme (Qué bec)
çais; Jacques Pohl, professeur à l' Université libre de Bru xelles; Mm e Irèn e P ohl , Philippe G uilhem, assista nt professeur
à la section de did acti que d u d épartement
maître de stage à l'Un iversité libre de
Bruxelles (Belgique); Charles Par ent, di- d e lingui s tiq ue de l 'Univers ité de Laval
(Q uébec); André Phal , assis tant à l 'Erecteur de la division d es prog rammes
de fra nçais langu e maternelle au mi nistè- cole normale supérieure d e Saint Cloud ,
chargé d e recherche au Centre de recherre de l 'Ed ucation d u Q uébec (Qu ébec);
(,;he et d'étude pour la diffusio n du fra nRaymond Deulin , professeur h onoraire
à l 'A thénée royal de Gosseli es (Belgi- çais (France); Ta d ashi Kob ayashi , p roq ue); Jacq ues Bea ucham p , directeur pé- . fesseur à l 'Université d e Tokyo ( Japon)
D an iel Arn aud, de l'Association pour le
d agogique de l'en seignement du fr an ça is
bon usage du fran ça is d ans l'Administ ra
à la Commission des Ecoles ca tholiques
tion (Fran ce); D r. J. Boulay, d u Comi té
de Montréal ( Q ué bec); P ierre Yerlès,
d'étude des termes de médecine (Qué
maître de conférence à l'Université de
bec); Paul Camus, de « D éfense de la
Lou vain (Belgique) .
M .M . Jean Darbelnet, professeur à la langue fra n ça ise» ,(Fran ce) .
Cinq soirées furent consacrées à des
conféren ces li ttéraires sur : Les grands écrivains belges de notre temps, par M.M.
Robert Vivier et Marcel T hiry; Le Style,
par M . Henri Queffilec; Ramuz, par. M .
Eric Lu gin, professeur à l 'Université de
Neuch âtel; La littérature canadienne-française p ar M. Cléme n t Locqwell ; Que de
bateaux... que de paroles ... , p ar M.
Edou ard Maunick , G rand P rix des Mascareignes .
Le 12 septembre eut li eu un débat p ublic au cours du quel M. Adolphe Clos,
du CT V, prit la parole sur la situa tion
de la langue française en Vallée d'Aoste.
La délégation valdô taine étai t composée également de M.lle Armandine Jérusel, du CTV , de M. le ch anoine Elie Pession , d 'u n au tre ecclésiastique et d'un
membre de notre gouvernement région al
de « centre-gauche » ... Il paraît qu e ces
deux dern iers furen t particulièremen t assidus aux réunions !
teur de vues. Voilà pOll1'quoi nous avons voulu
acclamer en sa personne et en ses déclarations
la France dont nous sommes issus, la communauté française à laquelle nous entendons appartenir, le Québec même que nous voulons
voir devenir « maître chez lui ».
Quant à la prochaine Biennale de la
la ngue f r an çaise, elle aura lieu en 1969
d ans un can ton de la Suisse romand e et
tiendra prob ab lemen t une séance de travail en Vallée d 'Aoste.
journalistes, syndicalistes, écrivains. artistes et
autres citoyens du Q uébec» dont le but était
« d'expliquer cl ['opinion frança ise pourquoi le
Québec a fait au président De Gaulle un accueil triomphal ». Après avoir regretté « l'incompréhension d'un large secteur de la presse
français e et européenne », ce texte, dont nous
publions ci-dessous les passages essentiels,
poursuit:
« Nous sommes aujourd'hui six mill ions, et
le Québec est l'un des Etats les plus vas tes et
potentiellement les plus riches du monde. Québécois de langue et de culture française, nous
entendons appartenir à la communauté des
pays francop hones; nous croyons que le Québec doit perpétuer sur le continent américain
la présence de la civilisation française, et le
faire d'une façon politiquement dynamique et
socialement progressiste. ( ... ).
» Nous croyons, de plus, que le Québec
do it, à ces fins , sur tous les plans, posséder luimême les instruments économiques et juridiques nécessaires, et choisir librement sa destinée sociale, culturelle et politique. Dans une
situation qui n'est pas sans rappeler sous certains rapports le fait colonial, le progrès social, économique et culturel de la collectivité
québécoise dépend étroitement de son émancipation politique.
» Ce Québec ainsi libre, nous souhaitons
rito ire de l'Etat où il s'est concentré. (. .. )
» Or, devant le monde auquel nous entendons avoir accès, tout en étant nous-mêmes,
voici que le président De Gaulle vient de cautionner avec force et courage l'avenir auquel
nous aspirons et de tirer la population québécoise d'une dé bilitante solitude ainsi que d'un
périll eux atte ntisme, en tre tenus par la quiétude et par l'hypoc risie satisfaite de la majeure partie du Canada anglais. Sans parler
de la réaction in fantile et sous certains aspects
grossière de trop no mbreux Anglo-Canadiens
et même du gouvernement d'Ottawa, comment
s'étonner que d'aucuns chez nous aient craint
pour leurs intérêts personnels, ou que d'autres
se so icnt repliés dans leur résignation ou dans
leurs complexes soigneusement conditionnés?
» Au-delà de certains mots ou de méthodes
parfois peu convcntion nelles, au-delà d'ailleurs
de certaines man ifestatio ns émotives et de « défo ulement» collectif, malgré la difficu lté de
réaliser dans la pratique tous les désirs exprimés, il reste avant tout l'éclatante et vigoureuse affirmation faite par l'un des chefs d'Etat
les plus prestigieux du siècle: le Qûébec a
le droit et le devoir de survivre et d'affirmer
son caractère distinctif en tant qu'Etat nordaméricain de culture française.
» Voilà pourquoi nous avons acclamé le
président De Gaulle, dont nous admirons l'énergie et le courage, l'humani sme et la hau-
Sil
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tation
» Mais, dans notre lutte incessante, nous
requérons l'appui indispe nsable de la France,
non seulement celui de son président et de
son gouvernemen t, mais l'appui et la compréhension de tous ses dirigeants politiques, l'apport concre t de ses indu striels ct de ses techn iciens. ( .. .)
» La Fra nce, par son gouvernement, vient
en quelque sor t de nous redécouvrir et d'aviver
notre espoir. Si d'ici quelques années le Québec réalise enfin sa vocation propre, il le devra sûrement en partie au généra l De Gaulle,
au gouvernement fran çais actuel et à certains
hauts fonct ionna ires particulièrement écla irés
qui auront su appuyer no tre lutte. Nous demandons à la presse française, de même qu 'à
l'ensemble des dirigeants politiques frança is,
de ne pas trahir cet espoir ».
Nelcampo della leUura
la [ al t l libreria
ABC
On
la sil
compl
des SI
occu p
seil à
M. A la in G~lÏlle rmou , secréta ire ge ne
r ai de la Fédération d u Fra nçais univer
sel, a profi té de la b iennale pou r ann on
cer au x nom breux délégués des pays fra n
cophones la création d'un Conseil inter
nat ional de la langu e fran çaise, for mé de
soixante-qui nze membres titulaires , dont
vin gt-six Français, dix Canadiens, sept
Belges, trois Suisses, un Lu xembourgeois
u n rep résentant d e Haïti, dix-h uit de l'A
frique n oire, y compris Madagascar e
la Mau r itanie, q u atre des pays a rabes, e
quatre respectivemen t origi n aires d u Cambodge, du Laos, de l' Ile Maurice et du
Vietn am.
Une déclaration d'intellectuels du Québec
d'ailleurs qu'il puisse s'associer d'une faço n ou
d'une autre, mais volontairement, au Canada
anglais selon que le commanderont les intérêts
communs. ( ...)
» Pour l'instant, le seul Etat qui soit vraiment à nous, le Québec ne possède que des
compétences d'importance relativemeRt secondaire . Malgré l'autonomie partielle qui lui a
pe rmis , par exemple, de conclure des accords
avec la France et de recevoir officiellement le
président de la République frança ise, il est
sur le plan constitutionnel un Etat provincial
comme les autres , à l'égal du petit Prince-Edward-l sland et de ses 125.000 habitants . De
plus en plus minoritaires au sein de la fédération canadie nne, nous som mes d'autre part conda mnés à n'avoir au niveau des institutions
fédérales qu'une influence minime, da ns la
mesure où elle entend demeurer distincte. ( ...)
» Malgré mille obstacles d'ordre historique
et psychologique, une éli te se forme dep uis
quelques années dans tous les mil ieux de la
société québécoise. Elle entend que le Québec
appartiennc à tous les Québécois. ( ... )
» Voici venir l'ultime échéance , le moment
où le peuple canadien français va se trouver
devant l'alternative suivante: ou bien lentement s'ass imiler à l'A mérique anglo-saxonne,
comme ont déjà fait les Franco-Américains des
Etats-Unis, pour ne rien dire de la majeure
partie de nos minor ités fr ancop hones des provinces anglaises; ou bien s'affirmer sur le ter-
ë
Le Conseil internationa 1
de la langue française
Ce Conseil , com posé exclusivemen t de
gramm airiens et de lingui stes, travai llera
en liaison étroite avec l'Académ ie fra nçaise. Il aura son siège social à Paris et
s'appu iera sur u n secrétariat et u n cen tre
de documentation importan ts. En raison
de la dis persion des memb res sur cinq
continen ts , le travail se fera surtou t par
correspon dance. Le Con sei l in te rn ation al
de la la ngue fra nçaise se réuni ra en asse mblée p lénière une fois par an , ta ntô t en
Europe, ta n tôt en Afriq ue ou en Amérique.
Nous avons lu dans des quotidiens frança is
un long texte signé par « des universitaires,
L
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