Cinquième Colloque International sur l’Illyrie
Méridionale et l’Épire dans l’Antiquité
Grenoble, 8-11 octobre 2008
FASCICULE DES RÉSUMÉS
SOMMAIRE
Maria Grazia AMORE :
The complex of Tumuli 9, 10, and 11 in the necropolis of Apollonia. New light
on the history of the colony.
p. 6
Vasil BERETI:
Les vaisselles de bronze d’Apollonia et autres centres; modèles et circulations à
l’époque archaïque, classique et hellénistique.
p. 7
Pierre CABANES :
Les confins illyro-épirotes du Ve au IIe siècle av. J.-C.
p. 8
Maria Paola CASTIGLIONI:
Diffusion des mythes grecs en Illyrie méridionale et en Epire.
p. 9
Neritan CEKA :
Les fortifications dans les villes d’Illyrie méridionale et d’Epire.
p. 10
Radu CIOBANU :
Le temple de Janus de l’établissement illyrien d’Alburnus Maior.
p. 11
Marie-Pierre DAUSSE :
Les fortifications de la montagne de la Tsoumerka.
p. 12
Sandro DE MARIA, Riccardo VILLICHIC, Dhimiter CONDI:
Urbanistica e aree monumentali di Phoinike.
p. 13
Elisabeth DENIAUX:
Recherches sur les cultes d’une colonie romaine: l’exemple de Buthrote.
p. 14
Jean-Paul DESCŒDRES, Gionata CONSACRA, Vasil BERETI,
Saïmir SHPUZA, Christian ZINDEL :
Orikos : première colonie grecque en Adriatique ?
p. 15
Eric FOUACHE :
Reconstitutions paléogéographiques du lac Maliq (Albanie, Bassin de Korçë)
en relation avec l'occupation humaine entre 14000 BP et 2000 BP.
p. 15
Vassiliki GAGGADIS-ROBIN :
Une tête d’Alexandre découverte jadis à Bouthrôtos.
p. 17
Michael GALATY, Ols LAFE, Zamir TAFILICA:
Grunas, Shala: A New Fortified Prehistoric Site in the Northern Albanian Mountains.p. 18
Anna GAMBERINI, Erika VECCHIETTI :
Aspetti economici e produttivi nel territorio di Phoinike (Epiro settentrionale)
in epoca ellenistica attraverso lo studio dei reperti ceramici.
p. 19
2
Enrico GIORGI, Julian BOGDANI :
Assetto del territorio e popolamento in Caonia. Il caso di Phoinike.
p. 20
Shpresa GJONGEÇAJ :
La circulation monétaire en Chaonie.
p. 22
Ilirjan GJIPALI:
Prehistorical Settlements on the Chaonia territory.
p. 23
Simon GREENSLADE:
Recent excavations on the Vrina Plain, Butrint.
p. 24
Arben HAJDARI, Pleurat KABASHI, Edi SHUKRIU, Jean-Luc LAMBOLEY :
Résultats préliminaires des campagnes de fouilles à Ulpiana ‘2006-2008.
p. 25
Inge Lyse HANSEN :
Investing in marble. Sculpture from Butrint.
p. 26
Marin HAXHIMAHILI :
Nouvelles données sur la date du déclin d’Apollonia.
p. 27
Gëzim HOXHA :
Nouvelles données archéologiques sur la forteresse de Prizren.
p. 28
Ivan JORDANOV:
Illyricum and Epiros according to the data of Byzantine seals from Bulgaria.
p. 29
Vivi KARATSENI:
The territory of Ambracia and the colonies of Elis in Cassiopaea: a reassessment.
p. 30
Giuseppe LEPORE:
La necropoli meridionale di Phoinike: il nuovo settore monumentale.
p. 31
Eric LHÔTE :
Les ethniques épirotes : étude linguistique.
p. 32
Garyfalia METALLINOU:
The recent archaeological research of the burial monument in Riziani, Thesprotia.
p. 33
Arthur MULLER, Fatos TARTARI :
Contribution à la topographie d’Epidamne-Dyrrhachion. Données nouvelles,
hypothèses et questions.
p. 34
Roberto PERNA:
Nuovi dati dalle indagini archeologiche ad Hadrianopolis e nel territorio
della valle del Drino.
p. 35
Luan PËRZHITA :
Recherches sur les forteresses de la basse antiquité sur la voie Lissus-Naissus.
p. 36
3
Jessica PICCININI :
Between Centre and Periphery. The role of the oracle of Dodona in the
Mediterranean Bacin.
p. 37
Georgette PLIAKOU :
Comés et ethné. L’organisation de l’espace au bassin d’Ioannina, à la lumière
du matériel archéologique.
p. 38
Marco PODINI:
La decorazione architettonica di età ellenistico-romana nell’Epiro del nord (Caonia).p. 39
Iris POJANI:
Nouvelles recherches sur les terres environnant Epidamnos-Dyrrachion
p. 40
Kalliopi PREKA-ALEXANDRI, Yannis STOYAS:
Economic and socio-political glipses from Gitana in Thesprotia: the testimony
of stamped amphora handles, coins and clay sealings.
p. 41
Nade PROEVA:
Les plaques de ceintures provenant des contrées illyriennes et de Dassarétie.
p. 42
François QUANTIN :
Le monument en forme d’obélisque d’Apollonia d’Illyrie.
p. 43
Sara SANTORO, Michela FERRARINI :
Les Sirènes de Durrës entre Grèce, Grande Grèce et Illyrie.
p. 44
Sara SANTORO, Barbara SASSI et alii:
Une nouvelle image de l'urbanisme d'Epidamnos-Dyrrachium depuis les fouilles
et les recherches de la Mission Archéologique de l'Université de Parme.
p. 45
Marjeta SASEL KOS:
Peoples on the northern fringes of the Greek world: southern Illyricum seen by
Strabo.
p. 46
Eduard SHEHI, Brikena SHKODRA :
Le front nord des fortifications de Dyrrhachion ; données nouvelles et hypothèses.
p. 47
Saïmir SHPUZA :
La campagne romaine en Illyrie méridionale et en Épire du nord. Formes
d’organisation, échanges et développement économique.
p. 48
Edi SHUKRIU:
Two labyrinths and Dardanian, Greek and Roman relations by Dea
Dardanica’s monument.
p. 49
Altin SKENDERAJ:
L’édifice à mosaïque d’Apollonia d’Illyrie.
p. 50
4
Dubravka UJES MORGAN:
Ancient Greek Coin Finds from Risan.
p. 51
Gilles TOUCHAIS, Cécile OBERWEILER et Petrika LERA :
Le passage du Bronze Récent au Fer Ancien sur le site de Sovjan
(bassin de Korçë, Albanie) : nouvelles données chronologiques.
p. 52
Amedeo VISCONTI, Stefania DE VIDO, Adele D’ALESSANDRO:
Prospettive adriatiche nell’Atene del V secolo e un nuovo progetto di
ricerca sulle comunità della «terza Grecia».
p. 53
John WILKES:
What's in a name? Nomenclature and Ethnicity in Roman Macedonia
(Illyria and Epirus).
p. 54
5
THE COMPLEX OF TUMULI 9, 10 AND 11 IN THE NECROPOLIS OF
APOLLONIA. NEW LIGHT ON THE HISTORY OF THE COLONY
Maria Grazia AMORE
The paper is focused on the results of the excavation carried out by the Albanian
Rescue Archaeology Unit and the Institute of Archaeology, between 2002 and 2006, of the
tumuli complex in the Necropolis of Apollonia, comprehending Tumuli 9, 10, and 11, and the
areas between them.
There are illustrated the architecture of the tumuli, the rituals of deposition, the different types
of grave, the impressive variety of grave goods. Emphasis is put on the data from Tumulus
10, which is the only tumulus with a prehistoric core in the whole necropolis.
An accurate examination of the finds and their dates is offered to discussion, with priority
given to the most ancient ones, in order to give a contribution to the issue of the date of the
colony.
The results from the physical anthropological study and analyses such as C14 dating are also
illustrated.
6
LES VAISSELLES DE BRONZE D’APOLLONIA ET D’AUTRES CENTRES
; MODÈLES ET CIRCULATION À L’ÉPOQUE ARCHAÏQUE, CLASSIQUE
ET HELLÉNISTIQUE
Vasil BERETI
Les vases qu’on présentera au colloque sont exclusivement en bronze.
Ils sont réalisés pour le vin et l’eau.
La plupart d’eux proviennent de fouilles de nécropoles, par ex. Apollonia, Amantia, Belsh,
etc.
Les vases en question sont une amphore, une situle, une hydrie, des oenochoai, une olpé, un
skyphos, un kylix, une coupe cantharoïde, un groupe de louches et de passoires.
La question principale à laquelle nous essayerons de répondre est liée à la datation et la
provenance des ces objets, question qui est encore aujourd’hui débattue.
7
LES CONFINS ILLYRO-ÉPIROTES DU Ve AU IIe SIÈCLE AV. J.-C.
Pierre CABANES
S'il est toujours difficile de tracer une frontière précise entre deux mondes et s'il est
souvent préférable de définir une zone de contacts et d'échanges entre ces voisins, cette
intervention voudrait tenter de clarifier une situation sur les confins entre l'Illyrie méridionale
et l'Épire, qui évolue fréquemment durant ces quatre siècles. Longtemps, la limite entre ces
deux régions était fixée le long du fleuve Aoôs (Vjosa). Il est nécessaire d'affiner cette
définition de la frontière en observant autant que possible son évolution du milieu du Ve siècle
à la conquête romaine.
Thucydide fournit une première définition, bien discutable, de la répartition des ethnè entre
Hellènes et barbares. Le IVe siècle connaît des transformations importantes, liées aux troubles
sociaux à Corcyre comme à Épidamne-Dyrrhachion, à la montée de la royauté des Molosses,
à l'apparition de villes fortifiées dès le Ve et surtout vers le milieu du IVe siècle.
L'époque hellénistique connaît deux phases : la première marquée par la Grande Épire de
Pyrrhos, qui intègre une partie notable de l'Illyrie méridionale ; la seconde, au contraire, se
caractérise par un morcellement de la région en petites entités politiques parfois très
restreintes. C'est aussi l'époque du rayonnement de la culture dominante des Hellènes, comme
en témoigne la grande liste des théarodoques de Delphes.
8
DIFFUSION DES MYTHES GRECS EN ILLYRIE MERIDIONALE
ET EN EPIRE
Maria Paola CASTIGLIONI
Dans les recherches sur les contacts et les échanges entre civilisations, aux côtés des
témoignages matériels mis au jour par l’archéologie, les récits mythologiques, expressions
reflétant de façon prégnante les mentalités, les systèmes de référence et les valeurs de ceux
qui les ont créés ou modifiées, peuvent fournir à l’historien de précieuses informations sur les
processus culturels et socio-politiques déclenchés par la rencontre avec l’autre. L’étude des
mythes grecs en Illyrie méridionale effectuée dans le cadre d’une thèse de doctorat a permis
d’évaluer, à travers l’analyse des nombreux épisodes mythiques grecs se déroulant dans ce
territoire, l’apport de ces récits dans la perception que les Grecs avaient de la région épiroillyrienne, véritable espace-charnière, ainsi que dans le phénomène d’acculturation des
indigènes.
On présentera à titre d’exemple trois nostoi concernant le territoire épiro-illyrien (le séjour
d’Ulysse chez les Thesprotes, l’exil d’Eléphénor, le voyage de Nirée et Thoas), afin de mieux
cerner, par le biais de l’exégèse mythique, les nuances diversifiées des modes de contact entre
Grecs et non Grecs en Epire et en Illyrie méridionale, notamment là où les recherches sur le
terrain n’ont pas encore donné de réponses satisfaisantes.
9
LES FORTIFICATIONS DANS LES VILLES D’ILLYRIE
MERIDIONALE ET D’EPIRE
Neritan CEKA
Une chronologie préliminaire des fortifications urbaines en Illyrie du Sud et en Epire
peut s’établir sur la base d’une synopsis de données depuis des sources historiques où sont
mentionnés les sites urbains fortifiés, des résultats obtenus des fouilles archéologiques jusqu’à
présent et par la comparaison synthétisée de la typologie des techniques de construction et des
éléments planimétriques de ces fortifications.
Sur la base de ces données sera présentée une chronologie dans ces périodes principales :
1. Deuxième moitié du Ve s. av. J.-C., en relation avec l’apparition de centres urbains
antérieurs: l’acropole de Bouthrote, Amantia, Klos, Dorëz, etc.
2. Première moitié du IVe s. av. J.-C., liée a l’activité du roi Alketa en Epire et la
construction des fortifications de Phoiniké, Bouthrotos, Çuka e Ajtojt, Olympe, Bylis,
Berat, Skodra, etc.
3. Deuxième moitié du IVe siècle av. J.-C., avec l’expansion de l’urbanisation, représenté
par les fortifications urbaines de Kanina, Margëlliçit, Përsqopa, Zgërdhesh et la
reconstruction d’un nombre de fortifications de périodes antérieures.
4. Première moitié du IIIe siècle av. J.-C., liée a l’entreprise du roi Pyrrhos (Antigoneia)
et du Royaume Illyrien (Lissos).
Un effort de poursuivre la voie des influences dans la rétribution et l’application des
modèles et techniques de construction des fortifications urbaines, nous porterait en
direction de l’Acarnanie et la Magna Grecia.
10
LE TEMPLE DE JANUS D’UN ETABLISSEMENT ILLYRIEN
D’ALBURNUS MAIOR, EN DACIE ROMAINE
Radu CIOBANU
Le programme de recherches archéologiques démarré en 2001 à Rosia Montana
(Alburnus Maior), en dépit d’un certain manque de coordination scientifique cohérente et des
protestations justifiées de ceux qui essayent de protéger un patrimoine archéologique en
danger, a apporté, en revanche, plusieurs éléments nouveaux concernant les établissements
des mineurs illyriens de la région. Les fouilles ne permettent pas d’avoir une image de
l’étendue exacte et du caractère de ces sites, mais elles ont révélé, en des endroits isolés les
uns des autres, trois sanctuaires, un édifice publique, probablement des thermes, et plusieurs
nécropoles. Parmi les constructions de culte découvertes lors de ce programme de recherche,
le Temple de Janus fait figure à part. Situé dans le voisinage de quelques mines romaines de
la zone connue en roumain sous le nom de Gauri, de Rosia Montana, cet édifice présentait un
plan quasiment irrégulier, avec deux cellae disposées en façade, reliées par un portique. Ceux
qui ont érigé ce temple, ou simplement l’autel situé au milieu de l’enclos sacré (temenos),
formaient probablement un couple, Dasas, le fils de Verzonis, et Nevato, la fille d’Implaius.
Le premier nom indique une provenance de la Dalmatie centrale, tandis que l’autre, attesté
pour la première fois en cette variante, a été interprété comme d’origine pannonienne. L’étude
essaye d’établir ensuite une typologie des édifices de culte avec des cellae et portiques en
façades, développés surtout dans une province voisine de la Dacie, en Pannonie, mais
consacrés à des divinités différentes. En effet, en examinant cette typologie on pourrait
constater aisément qu’en dehors des sanctuaires de Mithras, avec une planimétrie tout à fait
caractéristique, les divinités romaines ou barbares adoptées à l’intérieur du monde romain,
n’ont pas d’édifices « personnalisés », au moins au point de vue planimétrique.
11
LES FORTIFICATIONS DE MONTAGNE DE LA TSOUMERKA
Marie-Pierre DAUSSE
Dans le cadre de recherches sur la géographie historique de la Molossie aux époques
classique et hellénistique, j’ai effectué une série de prospections et recensé une soixantaine de
sites dans la partie centrale de l’Épire. Mon attention s’est portée tout particulièrement sur
l’Est de la Molossie, qui correspond en partie aux versants occidentaux du Pinde. Dans cette
région très montagneuse, dominée par la Tsoumerka qui culmine à plus de 2300 mètres, il me
semblait en effet possible d’apporter des éléments nouveaux par rapport aux schémas
proposés par N. G. L. Hammond. À partir d’une exploration plus poussée que mon illustre
prédécesseur, je propose un certain nombre de résultats sur ces modestes fortifications de
montagne, refuges des pasteurs molosses dans l’Antiquité. Sur ces terrains très montagneux,
n’est-il pas pertinent d’appréhender l’organisation de l’espace autrement qu’en termes de
frontières, pour tenter de reconstituer des itinéraires de transhumance ? Le danger athamane,
élément explicatif retenu par Hammond, ne peut à lui seul justifier une telle concentration de
fortifications. Il s’agira donc d’apporter des pistes de réflexion sur un type de fortification très
peu représenté dans les ouvrages de référence et sur un phénomène majeur pour la Grèce du
Nord : la transhumance.
12
URBANISTICA E AREE MONUMENTALI DI PHOINIKE
Sandro DE MARIA, Riccardo VILLICICH, Dhimiter ÇONDI
Dopo otto anni di nuove ricerche italo-albanesi a Phoinike le conoscenze sulla forma
urbana, sulla storia e su alcuni aspetti sociali della città caona sono notevolmente accresciute.
La pubblicazione di quattro volumi di rapporti preliminari e altre relazioni su temi puntuali in
questo stesso Congresso rendono superfluo un bilancio analitico dei risultati ottenuti, ma si
vuole qui comunque presentare alla discussione almeno alcuni aspetti specifici. Il carattere
scenografico a terrazze dell’impianto urbano, addensato sulle pendici meridionali della collina
sede dell’abitato, è confermato dallo scavo del quartiere privato della Casa dei due peristili
(impianto della prima metà del III secolo a.C.), notevole anche in rapporto al tema della
continuità/discontinuità urbana, essendo utilizzato fino alla tarda antichità. Nuovi saggi
stratigrafici attestano ora che gran parte della cinta muraria venne costruita nella prima metà
del III sec. a.C. Ancora accostabili soltanto sul piano delle ipotesi sono invece la genesi e la
conformazione dell’abitato più antico (seconda metà del IV sec. a.C.), attestato dalle fonti
epigrafiche. Significativi risultati si sono ottenuti con lo scavo (ancora in corso) del teatro, il
più grande dell’Epiro, con due fasi di età ellenistica (prima metà del III sec. a .C. e secolo
successivo, con una più modesta fase di età romana del III d.C.). Il teatro ellenistico aveva
probabilmente analemmata a linea spezzata, corpo scenico con proskenion colonnato e skené
di ordine ionico. Le dimensioni ne attestano con ogni probabilità un uso anche come luogo di
riunione del koinòn dei Caoni, fra III e II sec. a.C.
13
RECHERCHES SUR LES CULTES D’UNE COLONIE ROMAINE :
L’EXEMPLE DE BUTHROTE
Elisabeth DENIAUX
L’histoire de la colonie de Buthrote est celle d’une fondation césarienne ainsi qu’une
refondation augustéenne. Dans une colonie de citoyens, le cadre de la ville dans laquelle les
citoyens exercent leurs activités politiques, leurs cultes, leurs loisirs, est semblable au modèle
romain. L’épigraphie de Buthrote nous informe sur les cultes populaires de la nouvelle
colonie. Deux inscriptions de Buthrote mentionnent l’existence de magistri de vici. La
division de la ville en quartiers, les vici, contrôlés par des magistri qui veillaient à
l’organisation des fêtes religieuses est ainsi attestée. L’épigraphie nous informe aussi sur
l’existence de cultes romains ainsi que sur la permanence à Buthrote de cultes traditionnels.
14
ORIKOS : PREMIERE COLONIE GRECQUE EN ADRIATIQUE ?
Jean-Paul DESCŒDRES, Gionata CONSACRA, Vasil BERETI,
Saïmir SHPUZA, Christian ZINDEL
1. La situation géographique d’Orikos et la topographie de la colline de Paléokastër (JeanPaul Descœudres, Univ. de Genève).
La qualité exceptionnelle de son port, sa proximité du littoral italique, son territoire fertile et
naturellement protégé.
2. Les sources littéraires les plus importantes (Gionata Consagra, Univ. de Genève).
La tradition d’une fondation eubéenne, l’importance stratégique du port aux époques
hellénistique et romaine.
3. Les travaux sur le terrain précédant le projet actuel (Vasil Bereti et Saïmir Shpuza, Institut
archéologique de Tirana).
Le ‘théâtre’ et les grands escaliers centraux (1958); les investigations sous-marines dans la
lagune (1984); la nécropole sur la rive méridionale de la lagune (1988 – 89); le ‘mur
transversal’ sur l’acropole et divers nettoyages sur l’acropole (1991).
4. La première campagne de fouilles du projet albano-suisse (Christian Zindel, Fonds
National de la Recherche, Berne).
Premières observations de la campagne effectuée du 8 septembre au 2 octobre 2008.
15
RECONSTITUTIONS PALEOGEOGRAPHIQUES DU LAC MALIQ
(ALBANIE, BASSIN DE KORÇË) EN RELATION AVEC L'OCCUPATION
HUMAINE ENTRE 14000 BP ET 2000 BP
Eric FOUACHE
Depuis le début des années 1990 les fouilles du site protohistorique de Sovjan menées par une
équipe franco-Albanise (directeurs : Gilles Touchais et Pétrika Léra) sont associées à des
analyses géomorphologiques et palynologiques réalisées à partir d'études réalisées sur les
archives sédimentaires du lac Maliq. Le lac Maliq est aujourd'hui asséché. En réalisant à partir
des données SRTM, après un contrôle au DGPS, un MNT du fond du lac, associé aux
données de la carte géomorphologique, aux données archéologiques et aux données
sédimentologiques et biologiques de 10 carottages inédits nous proposons quatre
reconstitutions paléogéographiques du lac Maliq : 14000 BP, au Néolithique Ancien (9000
BP), au Bronze Moyen (4500 BP), et à l'Âge du Fer (2300 BP). Nous proposons aussi une
estimation de l'épaisseur des sédiments au dessus des niveaux potentiellement Néolithiques
anciens.
16
UNE TETE D’ALEXANDRE DECOUVERTE
JADIS A BOUTHROTOS
Vassiliki GAGGADIS-ROBIN
Dans le cadre d’un protocole bilatéral signé par l’Albanie et la Grèce, j’ai été invitée
par Catherine Hadzis, directrice de la Mission archéologique hellénique à Bouthrôtos, entre
1992 et 1996, à publier le matériel sculpté de ce site. Cette étude menée en commun avec Iris
Pojani réunit 164 pièces et doit paraître très prochainement. La présente communication
concerne une tête découverte en 1990 dans une des maisons romaines situées dans l’Agora et
disparue depuis septembre 1993. Elle se laisse comparer aisément aux portraits d’Alexandre
du IIIe s. av. J.-C., fait partie des portraits posthumes du souverain macédonien. A cause d’une
ride sur le front, on peut supposer qu’elle appartient probablement au groupe de portraits qui
présentent Alexandre à l’âge mûr.
17
GRUNAS, SHALA: A NEW FORTIFIED PREHISTORIC SITE IN THE
NORTHERN ALBANIAN MOUNTAINS
Michael GALATY, Ols LAFE, Zamir TAFILICA
In 2005 the Shala Valley Project identified a terraced, fortified site at the far southern
tip of the village of Theth in the Shala River Valley of northern Albania. Subsequent survey
and excavation at the site, called Grunas, in 2006, 2007, and 2008, revealed that it had been
planned and built in one construction phase in the Early Iron Age. In 2008 we uncovered part
of a hard-packed clay surface, possibly a floor, indicating that the terraces at Grunas were
perhaps densely settled in the Late Iron Age, prior to the site’s abandonment. On going
studies of botanical, faunal, and ceramic samples may help determine whether the site was
seasonally occupied and to what extent the occupants were transhumant pastoralists.
18
ASPETTI ECONOMICI E PRODUTTIVI NEL TERRITORIO DI PHOINIKE
(EPIRO SETTENTRIONALE) IN EPOCA ELLENISTICA ATTRAVERSO
LO STUDIO DEI REPERTI CERAMICI
Anna GAMBERINI, Erika VECCHIETTI
Il presente contributo ha per oggetto lo studio di due classi ceramiche- il vasellame a
vernice nera liscio e decorato e le anfore da trasporto- ampiamente attestate nel mondo
ellenistico e utili entrambe a delineare il quadro economico e produttivo dell’area presa in
esame. Essendo lo studio ancora in itinere si presentano in questa sede considerazioni relative
alla città di Phoinike e al sito di Matomara, esemplificativo dell’esistenza nell’area di centri
“minori” rispetto alle grandi città ma aventi comunque un ruolo nel controllo agricolo ed
economico del territorio. L’osservazione dei reperti anforici rinvenuti nel corso degli scavi in
questa seconda area ha permesso di avanzare interessanti considerazioni relative alla sua
cronologia, ma anche di osservare come essi siano quantitativamente rilevanti in rapporto alle
altre classi ceramiche. Questa osservazione, che offre spunti di riflessione in merito alla
circolazione di vino nell’area, è tanto più interessante in quanto nella vicina Phoinike è
riscontrabile una tendenza opposta, da mettere probabilmente in relazione con la difficoltà di
accedere agevolmente a questa città posta su un’altura.
Di diversa natura sono le osservazioni desumibili dallo studio del vasellame a vernice nera
che hanno permesso, anche grazie alla collaborazione con il dipartimento di scienze della
terra dell’università di Bologna, di effettuare le analisi chimiche di numerosi campioni,
confermando l’ipotesi dell’esistenza di una produzione locale di vasellame a vernice nera. A
tale produzione si affianca poi il vasellame attico, che in alcuni casi sembra aver influenzato il
gusto locale. L’osservazione infine sia delle caratteristiche morfologiche di questo vasellame
sia della presenza quantitativamente poco rilevante ma comunque significativa di determinati
tipi anforici ha permesso di inserire la città di Phoinike e il suo territorio in flussi commerciali
che interessavano la costa orientale dell’Adriatico collegando la regione all’area di influenza
corinzia ed egea., ma anche, seppur in maniera meno evidente, con le regioni meridionali
della penisola italica.
19
ASSETTO DEL TERRITORIO E POPOLAMENTO IN CAONIA.
IL CASO DI PHOINIKE
Enrico GIORGI, Julian BOGDANI
Sin dalla prima campagna di scavi e ricerche dell’anno 2000 della Missione
Archeologica dell’Università di Bologna in Albania Meridionale è stato dato risalto allo
studio del territorio.
A partire dal 2007 il Progetto dedicato allo studio del paesaggio antico ha guadagnato una sua
autonomia e si avvale di ricognizioni sistematiche solitamente condotte alla fine della
stagione invernale da un gruppo di giovani ricercatori dell’Istituto Archeologico di Tirana e
Dipartimento di Archeologia dell’Università di Bologna (progetto SITARC).
Lo studio riguarda in maniera prioritaria il territorio di Phoinike ma, per una migliore
comprensione delle dinamiche che lo contraddistinguono, si è rivolto anche al confronto con
alcuni territori attigui, come la media e bassa valle del Drinos e parte del bacino del lago di
Vivari, relativi alle antiche città di Antigonea e Butrinto. Nel caso di Phoinike sono state
effettuate ricognizioni intensive solo nell’area circostante l’abitato, all’incirca corrispondente
ai attuali comuni di Finiqi, Stjari, Mesopotami. Per il resto sono state effettuate ricognizioni
sistematiche selettive in gran parte del bacino del Bistrica, della Kalasa e della Pavla.
Nell’area della Valle del Drinos e in alcuni siti notevoli posti vicini al confine tra i territori di
Phoinike e Butrinto, ci siamo essenzialmente limitati all’aggiornamento delle segnalazioni
note dalla bibliografia precedente, tra cui spicca per completezza e affidabilità i lavoro di
Dhimosten Budina. In questi casi sono stati effettuati sopralluoghi per verificare lo stato di
conservazione dei siti e per una lettura critica della documentazione pregressa, che è stata
integrata di fotografie e del posizionamento con metodo GPS. In questo modo sono stati
schedati e cartografati circa 250 siti, per mezzo di un programma di schedatura appositamente
strutturato e concepito per l’utilizzo su internet.
Per quanto riguarda Phoinike, i siti più notevoli emersi da questa analisi sono certamente le
fortificazioni d’altura. Normalmente la loro cronologia viene ritenuta omogenea a quella del
circuito finale delle mura di Phoinike. Tuttavia, dato che i recenti scavi nella città ci stanno
portando a datare la fase completa del complesso difensivo fenichiota più verso la metà del III
secolo a.C., dobbiamo dedurne una analoga cronologia anche per questi siti del territorio.
Complessivamente i siti fortificati d’altura possono essere grosso modo distinti in due
tipologie fondamentali: fortificazioni di frontiera, caratterizzate dalla presenza quasi esclusiva
di mura e torri poste a sbarrare percorsi di crinale e a controllare le aree di fondovalle;
fortificazioni d’altura, caratterizzate dalla presenza di cinte murarie contenenti anche altre
strutture con funzione di controllo del territorio e di ricovero per le popolazioni circostanti.
Per comprendere la strategia generale sottesa all’organizzazione del territorio in età ellenistica
occorre considerare la Caonia nel suo complesso. Ci accorgiamo allora che mentre il territorio
di Antigonea è ben difeso da fortificazioni di frontiera che controllano gli accessi alla media
valle del Drinos, come ad esempio Lekli a nord, Selo a sud, non sono presenti fortificazioni
di questo genere lungo la dorsale che separa questo dal territorio di Phoinike. Al contrario il
territorio di Phoinike presenta fortificazione di frontiera verso sud in corrispondenza con i
punti di contatto con l’area di Butrinto, come accade ad esempio a Dema e a Vagalati. Questo
dato fa dunque riflettere sulla configurazione geopolitica di questa regione nella piena età
ellenistica.
Tutti i siti fortificati, di entrambe le tipologie, decadono con l’inizio della romanizzazione. Al
contrario trovano continuità di occupazione anche in epoca romana la maggior parte dei siti
posti su rialzi morfologici con funzione di sfruttamento economico del territorio. Si tratta
delle così dette ville fortificate e in genere di tutte quelle strutture che presentano mura
difensive, recinti, vani per lo stoccaggio dei prodotti agricolo-pastorali, strutture per la prima
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lavorazione di prodotti medesimi. Normalmente questi siti sorgono su poggi rilevati o sui
primi terrazzi alluvionali in connessione con la viabilità. In epoca romana la strutturazione del
sistema itinerario, la creazione di infrastrutture agrarie, la diffusione di un sistema economico
più aperto di scambi commerciali, determina spesso la fortuna e lo sviluppo di questi siti.
Tra questi si segnala il sito di Matomara, poco a nord della collina di Phoinike, che è stato
recentemente scavato dagli archeologi italo-albanesi della Missione di Phoinike e che presenta
alcuni notevoli dati stratigrafici inediti.
21
LA CIRCULATION MONETAIRE EN CHAONIE
Shpresa GJONGECAJ
Dans l'état de notre documentation, la circulation monétaire en Chaonie constitue une
des sources d'information les plus importantes sur l'économie de la région. Cette circulation
nous est connue par trois sortes de documents:
a. les monnaies trouvées dans les fouilles, qui représentent des espèces perdues de manière
aléatoire et constituent donc, dès lors que leur nombre est suffisamment élevé, un ensemble
représentatif de la circulation des espèces de faible valeur. Ces fouilles ont touché des
principales villes de Chaonie, surtout de Phoinikè, Antigonea et Buthrotos.
b. les monnaies trouvées fortuitement dans toute la région de la Chaonie. La très grosse
majorité des pièces de cette catégorie qui l'appartient à l'époque hellénistique est constituée
par la production du Koinon Epirote, ce qui est normal et fournit le matériel le plus abondant
pour étudier la politique monétaire de la région dans le domaine du bronze.
c. les trésors trouvés sur le territoire de Chaonie. Nous avons étudié quatre trésors
(Antigonea 1975, Dermish 1954, Foinike 2008 et Senica, 1958) composés presque
exclusivement d'argent et de bronzes.
La circulation monétaire nous permet aussi de reconnaître les moments essentiels de la vie
monétaire (et donc en partie politique) de la région.
Dans le cadre de la circulation monétaire en Chaonie, mon objectif, dans cette
communication, est aussi de me concentrer sur les monnaies des Chaones frappées par l'atelier
de Phoinike, dont j'estime qu'elles nous apportent des données nouvelles pour compléter et
enrichir la documentation historique sur la Chaonie. C'est donc un lot très caractéristique des
échanges ordinaires dans le monde épirote, auquel la présence des monnaies des Chaones
donne un intérêt tout particulier.
22
PREHISTORICAL SETTLEMENTS ON THE WESTERN
CHAONIA TERRITORY
Ilir GJIPALI
The surveys and archaeological excavations conducted in the South-western Albania
after the 1990s have increased substantially the archaeological evidences not only for the
antiquity and medieval periods but also for the prehistory. They belong mainly to the area of
the Ionian coast or the western part of Chaonia. Although the work is not finished yet, the
results from the surveys until today provide a considerable number of sites that belong to the
stone ages and bronze and iron ages.
The archaeological excavations on some settlements of bronze and iron ages such as Himara
(2002-2003), Rreza e Kanalit (2004), Kalivo (2004, 2007) and Stillo (2006-2007) give
evidence for a dense inhabitation of the area and they preceded and lead to the urban life in
the territory of Chaonia. In addition, new data from the area around Butrint suggest the
existence of several fortified settlements that surround the Vrina Plain. This pattern of
organisation for the use and control of land seems to be present in other areas of the Ionian
coast. The differences between these settlements of the late prehistory determined the
development of the later proto-urban and urban centres.
The archaeological map of the prehistory of western Chaonia and the geographical
distribution of the sites reveal that the presence of the prehistorical settlements (dense or rare)
correspond to the less or more developed centres of the antique period (Butrint, Phoinike,
Himara, etc). As an important factor for this are considered the natural sources or the vicinity
to the land and sea communication routes.
23
RECENT EXCAVATIONS ON THE VRINA PLAIN, BUTRINT.
Simon GREENSLADE
The Vrina Plain lies to the south of the city of Butrint, across the Vivari channel which
links Lake Butrint to the Ionian Sea. Along with a programme of geophysical survey and
environmental work, since 2001, a major series of excavations have been undertaken across
this area, with one of the largest centred on a series of up standing monuments. During the
course of these excavations an almost continuous sequence of occupation has been found
from the mid 1st century A.D to the mid 6th century A.D. Initially occupied by a small farm
dwelling in the 1st century the site appears to have gradually expanded during the 2nd century
before being taken over by one sole individual in the 3rd century who constructed a large
peristyle domus potentially centred around two courtyards. By the late 4th century the complex
was again altered with the addition of a large apsed basilica built over the northern courtyard
which in the late 5th century was appropriated for use as a Christian church. Combined with
recent excavations in the city of Butrint, the excavations on the Vrina Plain are beginning to
shed new light on the interaction of a city and its hinterland and how the changes which
occurred in the city were reflected in its immediate surroundings.
24
RESULTATS PRELIMINAIRES DES CAMPAGNES DE
FOUILLES A ULPIANA 2006-2008.
Arben HAJDARI, Pleurat KABASHI, Edi SHUKRIU, Jean-Luc LAMBOLEY
Grâce au soutien du Ministère français des affaires étrangères, relayé en 2008 par
l’Ambassade de France au Kosovo et le Ministère de la culture du Kosovo, de nouvelles
opérations archéologiques ont pu être ouvertes sur le site d’Ulpiana. On en présentera ici les
premiers résultats qui permettent d’établir une stratigraphie complète du site, et de montrer
que sur une surface très réduite, le nombre et l’enchevêtrement des structures successives
révèlent un site densément occupé. L’étude du matériel étant encore en cours, il n’est pas
possible de préciser complètement la chronologie des différentes phases. Il semblerait
toutefois que le site ne soit pas complètement abandonné au Moyen Âge contrairement à ce
qui a pu être dit.
25
INVESTING IN MARBLE. SCULPTURE FROM BUTRINT
Inge Lyse HANSEN
The paper focuses on the sculptural finds from two areas of Butrint: the agora/forum
and the suburban settlement on the Vrina plain. The predominance of marble rather than local
stones is a characteristic of sculptural commissions at Butrint and the quality of the sculpting
is extremely high. The aim of the paper is to assess the divers nature and development
histories of these two urban sites, as well as to place the use and commission of marble
sculpture at Butrint in a Greco-Roman context.
The agora/forum area represents the earliest focus for sculptural dedications, and the material
covers a broad range from architectural figurative decoration, to depictions of deities, to
honorific dedications. Particularly striking is the intermingling –within individually
commissioned pieces- of stylistic and subject traits drawn from respectively the Roman and
the Hellenistic worlds. In other words, the civic dedications point to an urban character aimed
at exalting Butrint’s location at the crossroads of east and west.
The sculptural works from the Vrina Plain have been excavated in a single confined area and
are predominantly funerary in nature. Most belong to third-century Attic sarcophagi imported
from east Mediterranean workshops and executed at monumental size. Commissioned at a
time when the agora/forum excavations indicate a contraction and reconfiguring of the urban
space, these private dedications instead point to an uninterrupted commission and import of
sculpture.
Overall, the sculptural dedications evidence a considerable and continuous investment in
marble; the focus of commissions changes from public to private dedications but retains an
interest in monumentality. Further, throughout its history Butrint had access both to
metropolitan Roman and mainland Greek workshops, and it drew on both to create its own
particular image as a culturally composite and sophisticated city.
26
NOUVELLES DONNEES SUR LA DATE DU DECLIN
DE LA VILLE D’APOLLONIA
Marin HAXHIMIHALI
Si pour la date de la fondation d’Apollonia les données s’accordent vers le début du
VIIe siècle avant J.-C., on ne connaît pas avec certitude le moment exact du déclin de la ville.
Ceci a souvent été mis en relation avec le tremblement de terre du 345 après J.-C. qui
détourna le cours de l’Aoos, asséchant le port et transformant les terres en un marais frappé
par la malaria. De plus, les études scientifiques tout comme les sources écrites dans leur
grande majorité portent systématiquement sur d’autres périodes, plus « glorieuses » de
l’historie de la ville, et les informations archéologiques concernant la phase tardive de
l’existence d’Apollonia et sa transformation en évêché paléochrétien demeurent fragmentaires
et pour la plupart non publiées. Nous avons essayé d’associer ces données, pour la plupart
céramiques et numismatiques, avec les résultats des recherches dans la ville voisine de Byllis,
où les contextes de l’Antiquité tardive ont été très bien attestés. Cette comparaison laisse
apparaître des similitudes frappantes. Il est fort probable que les deux villes aient subies le
même sort durant les invasions des Goths.
27
NOUVELLES DONNEES ARCHEOLOGIQUES SUR LA
FORTERESSE DE PRIZREN
Gëzim HOXHA
Les fouilles de sondages dans la forteresse de Prizren au cours des mois de septembre
et octobre 2004 ont donné la possibilité de créer un tableau bien plus complet de l’histoire des
débuts de l’occupation et sa continuité.
C’est là que, pour la première fois, ont été relevés des témoignages matériels d’un habitat
préhistorique, que l’on datait au préalable de l’époque du bronze moyen et de la première
période de l’époque du fer. Il reste que les fouilles à venir, à une plus large échelle, permettent
d’identifier l’étendue topographique et de déterminer plus exactement la chronologie et le
caractère de cet habitat, lequel, à ce qu’il paraît jusqu’à présent, a été le noyau initial de
l’occupation sur ce site. Il reste à vérifier exactement les traces in situ de l’habitat
préhistorique, à vérifier son aspect de fortification et à découvrir plus loin les liens de cet
habitat avec les sites contemporains les plus proches, découverts à Vlashnjë, le Hisar de
Nashec et l’habitat préhistorique de Korishë.
De même, pour la première fois, les fouilles de cette année ont donné des traces de
l’architecture et des témoignages du matériel archéologique mobile, datable de la période
antique tardive. Les indices découverts jusqu’à ce jour offrent des chances pour aller plus loin
dans la recherche de restes éventuels de la fortification de cette période. Cette opinion peut
être appuyée aussi par la présence à proximité du mur opus mixtum ainsi que par
l’information très intéressante de Procope de Césarée, lequel mentionne parmi les forteresses
« re-fortifiées » de Dardanie celle de Petrizen (Πετρρίζην.), dans laquelle on aurait de bonnes
raisons de reconnaître l’actuelle Prizren.
Malheureusement, nos fouilles très limitées n’ont pas encore révélé de matériel relatif aux
VIIe – Xe siècles du Haut Moyen-Âge. Cependant, la période suivante, notamment les XIe –
XVe siècles, semble caractérisée par une reprise de l’activité, ce qui conforte les résultats de
recherches effectuées précédemment.
Durant la période de la domination turque, la forteresse de Prizren a connu un épanouissement
de son habitation et la plus intense activité dans la construction des murs de fortifications et
des immeubles à l’intérieur de la forteresse.
L’on peut affirmer que la poursuite de recherches archéologiques plus systématiques dans la
forteresse de Prizren offrira sûrement une connaissance bien plus approfondie de cet objet
archéologique et historique. L’on dispose déjà d’informations sur l’ancienneté de
l’occupation, attestée depuis trois millénaires, et qui continue, malgré les aléas historiques,
jusqu’à nos jours. En tant que telle, cette forteresse apparaît donc d’un grand intérêt aussi bien
pour la recherche scientifique ultérieure que pour la promotion du tourisme historique dans le
territoire de la Kosovë.
28
ILLYRICUM AND EPIRUS ACCORDING TO THE DATA OF
BYZANTINE SEALS FROM BULGARIA.
Ivan JORDANOV
I have been working on the project Corpus of Byzantine Seals found in Bulgaria for
more than thirty years. So far nearly 3,500 Byzantine lead seals have been located and
documented from the territory of modern Bulgaria. Their data serve as valuable sources for
the history of the Byzantine rank hierarchy, administration and prosopography. Since the
provenance of most seals is known, their data can be used as sources for the history of the
settlement they were found.
The present paper presents Byzantine seals from the territory of modern Bulgaria relating to
various settlements and regions from Epirus and Illyricum. These are mostly seals having
belonged to Byzantine governors of various administrative units in the mentioned territory as
well as to individuals originating from these lands.
29
THE TERRITORY OF AMBRACIA AND THE COLONIES OF ELIS IN
CASSOPAEA: A REASSESSMENT.
Vivi KARATZENI
The results of geological core samplings by the Greek-American Surface Survey
Programme in the prefecture of Preveza during the 1990s make revisiting long-standing views
on the topography of the northern coast of the Ambracian Gulf necessary.The area was part of
the territory of Ambracia and, until the mid-fourth century BC, the colonies of Elis. This
paper compines the above findings with archaeological data and ancient sources to re-assess
the location of Ambracos and the Elean Bouchetion, two settlements on the coast of the
Ambracian Gulf.
30
LA NECROPOLI MERIDIONALE DI PHOINIKE: IL NUOVO
SETTORE MONUMENTALE
Giuseppe LEPORE
Le ricerche più recenti nell’area della necropoli meridionale di Phoinike (2003-2008)
hanno messo in luce un nuovo settore caratterizzato da una spiccata regolarità
nell’organizzazione spaziale e da una cospicua monumentalità.
A differenza delle aree funerarie finora indagate, caratterizzate da una disposizione piuttosto
casuale delle sepolture, questa nuova area è organizzata intorno ad una grande arteria stradale
con andamento nord-sud, ai lati della quale si dispongono almeno 6 monumenti, il cui elevato
è difficilmente ricostruibile. Tra queste strutture spicca, tuttavia, per dimensioni e impegno
decorativo, il tempietto 6, attribuibile alla metà del I sec. a.C. Sul lato opposto della strada si
collocano poi due grandi tombe ellenistiche ad incinerazione (tombe n. 22 e 24), segnalate,
per chi percorreva la strada, da due poderosi segnacoli in blocchi di pietra, coronati, con ogni
probabilità, da una grande stele iscritta.
L’importanza di questi ultimi ritrovamenti risiede, oltre che nell’antichità dei resti (III-II sec.
a.C.), nella composizione urbanistica di quest’area, che risulta già pienamente strutturata già
in età ellenistica, secondo un percorso “scenografico” che vede sullo sfondo il teatro di
Phoinike (in corso di scavo proprio sul versante sud della collina). Tale strada, dunque,
doveva rappresentare un importante “palcoscenico” per le classi emergenti della città di
Phoinike, che qui esibivano i segni del proprio potere.
31
LES ETHNIQUES EPIROTES : ETUDE LINGUISTIQUE
Eric LHÔTE
Les ethniques épirotes, c'est-à-dire les noms propres servant à désigner les peuples
épirotes (Molosses, etc.), les tribus, les clans, n'ont jamais été l'objet d'une étude linguistique
systématique. La remarque vaut d'ailleurs pour presque toutes les régions grecques, y compris
l'Attique. Alors que l'onomastique des divers peuples grecs occupe depuis longtemps les
savants, tout se passe comme si les ethniques constituaient une catégorie linguistique
échappant par définition à toute systématisation. On espère, à partir du cas particulièrement
favorable de l'Epire, montrer qu'il n'en est rien. On montrera :
a) que presque tous les ethniques épirotes sont justiciables d'une étymologie grecque. Il arrive
évidemment que cette étymologie nous échappe, mais la remarque vaut aussi pour les termes
du lexique et pour les anthroponymes. Il faut donc se garder, quand on est en présence d'un
ethnique de forme curieuse, d'y voir immédiatement une forme illyrienne ou préhellénique,
même si le cas peut se présenter.
b) qu'en s'inspirant des meilleures méthodes de l'onomastique (Bechtel 1917), il est possible
de proposer une taxinomie des ethniques épirotes :
1) les ethniques tirés du lexique.
2) les ethniques dérivés de toponymes.
3) les ethniques tirés de noms de héros ou d'êtres fantastiques.
4) les ethniques épirotes tirés d'ethniques orientaux.
L'enquête porte sur environ 160 ethniques épirotes recensés à ce jour, et chaque nouvelle
inscription est susceptible de nous en faire connaître de nouveaux. L'exposé ne portera
évidemment que sur quelques cas représentatifs.
32
THE RECENT ARCHAEOLOGICAL RESEARCH OF THE BURIAL
MONUMENT IN RIZIANI, THESPROTIA
Garyfalia METALLINOU
The present statement will focus on the presentation of the results of the
archaeological research carried out during the second half of 2007 in a monument at Riziani,
Thesprotia, identified in the existing bibliography as hellenistic temple. According to the
recent archaeological data, there is now enough evidence supporting the burial character of
the monument. The excavation of its seven graves confirms a picture of an undisturbed burial
site, located intact and without important deteriorations, while at the same time it presents an
exceptional variety regarding pottery shapes and typology.
At the same time, there will be a primary presentation of the rich pottery material, which was
found during the above mentioned excavation and is currently under study. A first typological
and chronological regrouping of the pottery findings will be attempted as well as their
connection with other pottery material of the same period found in the wider region and in
other burial sites of the same period in the rest of Thesprotia.
33
CONTRIBUTION A LA TOPOGRAPHIE D’EPIDAMNE-DYRRHACHION :
DONNEES NOUVELLES, HYPOTHESES ET QUESTIONS.
Arthur MULLER, Fatos TARTARI
La topographie de la ville antique reste très mal connue, surtout pour les siècles qui
vont de la fondation de la colonie jusqu’à la fin de l’époque hellénistique. On rappellera
d’abord l’argumentation qui permet d’identifier comme Artémision le sanctuaire de la colline
de Dautë, au nord-ouest de la ville, dans lequel on voyait naguère un Aphrodision : on dispose
désormais d’un point de repère essentiel, utilement complété par la mention d’Appien qui, à
propos d’un épisode de la guerre civile de 48 av. J.-C., dit la proximité de ce sanctuaire avec
une porte de la ville. Quelques données supplémentaires suggèrent d’ailleurs que cet
Artémision n’est qu’un élément d’une couronne de sanctuaires périurbains.
À partir de là se dessine l’extension probable de la ville, sensiblement plus grande que ce que
l’on restituait jusqu’à présent, et surtout en parfaite conformité avec le site dont le cadre de
collines impose naturellement l’emplacement des défenses. Il en découle de nouvelles
propositions sur la ville haute et l’acropole, qu’il ne faut sans doute pas imaginer comme un
ensemble de monuments réduit à une seule éminence. Quant à la ville basse et la région du
port, observations anciennes et sondages récents commencent à en dessiner les contours. Mais
du fait de l’extrême mobilité du paysage, aussi bien sur les hauteurs que dans la région de la
lagune, seul un programme associant géographes et archéologues permettrait de lever un
certain nombre d’inconnues et de clore de longues discussions.
34
NUOVI DATI DALLE INDAGINI ARCHEOLOGICHE AD
HADRIANOPOLIS (SOFRATIKË) E NEL TERRITORIO
DELLA VALLE DEL DRINO
Roberto PERNA
Le indagini archeologiche intorno alla città romana di Hadrianopolis, nell’area di
Sofratike (Albania) sono state avviate da due équipes dell’Università degli Studi di Macerata
e dell’Istituto archeologico albanese nel corso del 2005 ed i risultati dei primi due anni di
ricerche, sono confluiti nel volume: A. BAÇE- G. PACI – R. PERNA (edd.), Hadrianopolis, I. Il
Progetto TAU, Jesi 2007, volume che ha anche previsto l’ipotesi di Schema direttore del
costituendo Parco archeologico. In questa sede si vogliono presentare i risultati delle
campagne 2007 e 2008 -in particolare quelli legati alla prosecuzione degli scavi archeologici
nell’area pubblica antistante il teatro e presso il teatro stesso- ed alla realizzazione di indagini
remote sensing finalizzate alla delimitazione ed alla caratterizzazione planimetrica dell’area
urbana e della necropoli.
I primi risultati consentono di verificare come le più antiche strutture archeologiche sembrino
collocabili all’inizio del II sec. d.C., mentre, ad esclusione di alcuni muri di campagna relativi
ad una prima ed antica fase di ruralizzazione dell’insediamento, le ultime fasi di vita dello
stesso sono collocabili in età tardoromana e bizantina, documentandosi una intensa continuità
di vita per la città. Particolare attenzione è stata posta infine anche alla realizzazione della
carta archeologica della valle del Drino implementata in ambito GIS.
35
RECHERCHES SUR LES FORTERESSES DE LA BASSE ANTIQUITE SUR
LA VOIE LISSUS – NAISUS.
Luan PËRZHITA
La voie de Drini, avec ses deux branches principales Drini i Bardhë et Drini i Zi, nommée
"Via Lissus-Naissus", parcourant la contrée nord-est de l'Albanie depuis Lissus (Lezha) et
réunissant tout le territoire de la province de Dardanie (la Kosovë actuelle), a joué un rôle
important dans le développement culturel et économique de cette zone. A la période de la basse
antiquité, le tracé Lissus-Naissus englobait environ 36 centres fortifiés, stations routières et
postes de contrôle (bénéficiaires). Les stations routières qui côtoyaient la voie Lissus - Naissus
et qui ont été mentionnées dans Tabula Peutingeriana par Miller sont: Lissus (Alessio) XXXAd Picaria (Pukë) XXX - Creveni (Spas-Drin) XVII - Gabuleo XXX - Theranda (DuljePrizren) XXV - Viciano (Ulpiana) XII-Veclanum (Prishtina) XIX, Vindenis (Podujevë) XX - Ad
fines (Kushumli) XX -Hammeo (Prokupje) VI - Ad Herkulem - Naisso (Nish). La fréquence de
ces fortifications sur une superficie relativement restrinte dans cette région est le reflet de
l'organisation militaire, le témoignage de la présence d'un système de défense programmée et très
efficace qui se fait remarquer aussi dans d'autres régions de certaines provinces, apparaissant
le long de la voie Egnatia, du bassin de Korçë etc. La re-fortification des citadelles d'origine
préhistorique et la construction des citadelles nouvelles sont une autre caractéristique de cette
période-là. Un autre indice à relever tient dans la localisation au VIe siècle, des pôles défensifs
dans la province de Praeval et de Dardanie. L'extension des fortifications durant cette période
reflète la stratégie poliorcétique de l'empereur Justinien, qui établit, entre deux lignes de
fortifications parallèles, la ligne frontalière et celle des grandes citadelles (Ulpiana, Lissus,
Scodra, Dyrrah, Scampis), une série de petits postes servant d'abri et de soutien.
36
BETWEEN CENTRE AND PERIPHERY. THE ROLE OF THE ORACLE OF
DODONA IN THE MEDITERRANEAN BACIN.
DID THE SPARTAN CONSULT ZEUS DODONEUS?
Jessica PICCININI
Most of modern scholars agree in claiming the non-involvement of the oracle of
Dodona in political matters. They affirm that the oracle of Zeus Dodoneus was widely
consulted, but just private and personal matters, such as health, family, business and
inheritance. A few voices disagrees with this view, they are isolated opinions and not
supported by literary and epigraphic evidence. Recently A. M. Prestianni Giallombardo
advanced the hypothesis of a wider use of the oracle of Dodona by Greek and non-Greek
constituents. She believes that the oracle not only was used by single individuals worried by
their private businesses, but it was consulted for maritime and commercial trades, political
changes and residential shifts. According to her, oracular consultations did not come only
from local koina, such as Bylliones and Chaones, who lived in the neighbourhood and for
whom the oracle of Zeus Dodoneus could be preferential for its proximity, but from other
more distant poleis, such as Sicilian and Magna Graecia colonies, Sparta and Athens.
However, she did not bring any evidence in supporting her view. In this occasion, I will
develop this point (political consultations at Dodona), but for time constraints, I will limit my
analysis on the Spartan ones and I will deal with the trustworthiness of the literary evidence
reporting them.
37
COMES ET ETHNE. L’ORGANISATION SPATIALE DU BASSIN DE
IOANNINA A LA LUMIERE DU MATERIEL ARCHEOLOGIQUE.
Georgette PLIAKOU
Le bassin de Ioannina se trouve au centre de l’arrière pays épirote et a été le centre de
l’ethnè des Molosses. Les points de vues qui se sont formés sur la recherche archéologique et
historique en relation avec l’évolution de l’occupation et la composition ethnique de la
population dans le bassin de Ioannina, se sont fondés en grande partie sur l’interprétation des
sources écrites et sur les approches théoriques mais très peu sur les données archéologiques.
Les thèmes, comme le cadre chronologique des acropoles et des occupations non fortifiées,
l’identification des villes connues des sources et le développement de l’urbanisme, sont
réexaminés par rapport à l’étude des ensembles archéologiques fouillés ainsi que du matériel
et des objets provenant de l’ensemble des sites du bassin.
Il apparaît que dans le bassin de Ioannina, le territoire était principalement organisé en comès
jusqu’à la fin de l’époque hellénistique et que des cités ne se sont jamais créées. Les acropoles
ne disposent pas d’un réseau urbain mais constituaient les centres administratifs par
excellence. Les comès non fortifiées, en groupes ou dans leur ensemble, correspondent à la
périphérie géographique et sont sous la direction d’un ethnos ou d’un Koinon, alors que les
acropoles prennent en charge leur rôle administratif. Enfin, l’identification de Passarona à
Magalo Gardiki-Rodotopi devra être examinée, attendu que le mobilier provenant du temple
de Rodotopi ne comprend pas d’indices du culte de Zeus.
38
LA DECORAZIONE ARCHITETTONICA DI ETÀ ELLENISTICOROMANA NELL’EPIRO DEL NORD (CAONIA).
Marco PODINI
Questo contributo intende presentare i risultati di una tesi di dottorato condotta fra il
2003 e il 2006, nel quadro di un progetto, tuttora in corso di realizzazione, di schedatura,
catalogazione e studio degli elementi di decorazione architettonica dell’Epiro del nord. I
materiali considerati si datano dall’età alto-ellenistica a quella romana. L’analisi decorativa e
tipologica dei singoli elementi ha permesso di identificare la provenienza dei modelli formali,
apportando dati significativi in merito alla loro distribuzione e circolazione, ai gusti e alle
esigenze della committenza (sia pubblica, sia privata), così come agli aspetti più propriamente
tecnici connessi alle officine, al reperimento e all’uso del materiale. È dunque possibile
ricomporre, soprattutto per l’età ellenistica, un quadro piuttosto organico e coerente della
produzione architettonica nella regione. In particolare, si potuto intravedere una relazione fra
la presenza di determinati modelli e i dati a nostra disposizione sulla topografia e sulla
viabilità in età antica. È stato, inoltre, possibile circoscrivere alcuni caratteri “regionali”
nell’ambito della decorazione architettonica epirota, riconoscendo cioè alcune delle tipologie
intenzionalmente selezionate o, al contrario, “rifiutate” dalla committenza.
39
NOUVELLES RECHERCHES DANS LES TERRES ENVIRONNANT
EPIDAMNOS–DYRRACHION.
Iris POJANI
Cette communication présente un panorama d’ensemble des nouvelles recherches sur
les territoires situés au Nord de la cité moderne de Durres. La zone correspond dans la période
de l’Antiquité aux terres autour d’Epidamnos–Dyrrachion (la chora). Environ 30 nouveaux
sites potentiels ont été découverts, suite à une prospection organisée par l’Université de
Cincinnati, le Centre Internationale pour l’Archéologie Albanaise et l’Institut d’Archéologie
dans la zone immédiate au Nord de la cité moderne jusqu’au Porto Romano.
-Des fouilles systématiques ont été organisées sur un des 30 sites potentiels, notamment à
Spitalla (2004-2006). Ces fouilles ont fourni de nouvelles données. Il s’agit des vestiges d’un
lieu de culte, datant de l’époque archaïque jusqu’à la période hellénistique. Toutes les
indications portent à penser qu’il s’agit des traces d’un sanctuaire extra-urbain.
-L’autre endroit d’intérêt est situé dans la zone du Golfe de Porto Romano, limité par le Cap
Palla. Les travaux concernant le plan d’aménagement du territoire pour la construction d’un
Parc Industriel ont mis au jour, en les détruisant, d’autres vestiges archéologiques. Les
fouilles au Cap Palla (2006-2008) ont permis de mettre en évidence deux zones d’aspects
différents: l’une englobant les vestiges appartenant l’époque archaïque–hellénistique y
compris les restes d’un sanctuaire extra-urbain maritime; l’autre, un site préhistorique de
l’époque Néolithique tardive–période du Bronze.
Le programme de recherches sur la Chora antique d’Epidamnos - Dyrrachion reste une
enquête toujours en progrès. Les recherches sont centrées essentiellement sur l’étude des
rapports entre la polis et les terres environnantes.
40
ECONOMIC AND SOCIO-POLITICAL GLIMPSES FROM
GITANA IN THESPROTIA:
THE TESTIMONY OF STAMPED AMPHORA HANDLES,
COINS AND CLAY SEALINGS.
Kalliopi PREKA-ALEXANDRI, Yannis STOYAS
The ancient city of Gitana in Thesprotia is located on the north bank of Thyamis river,
near its junction with the Kalpakiotikos tributary. This fortified settlement was built at an
advantageous spot, having access both to the fertile lands of Cestrine and to the sea through
Thyamis (mod. Kalamas). Virtually unknown besides one passage by Polybios and another
one by Titus Livius, Gitana came into the spotlight of research after 1986 when the first
excavation was conducted on the site. Excavations became systematic and are still continued
in the present-day, revealing major architectural remains and yielding highly important finds.
Archaeological data pointed out early on that this was not just an urban settlement, but from
the late 4th century BC it emerged gradually as the capital city of the ethnos of the
Thesprotians and later as a major centre of the Koinon of the Epirotes. As a case study the site
in question turns out to be particularly interesting, in order to evaluate political and economic
organization in a region rather neglected by research, as well as to get a closer look to the
development of the ethnos-states, especially towards the formation of a larger confederacy
engulfing most of north-western Greece.
In tracing commercial relations with other territories evidence obtained from stamped
amphora handles is very useful: the most remarkable examples so far come from Rhodos and
Italy (mainly from Apulia). Coin circulation is of course a crucial factor in gathering
information both for everyday transactions in this area that were made with the use of local
coinages and for the documentation of the presense of foreign coins that gives a characteristic
mosaic of monetary contacts. The several issuing authorities (Epirote Koinon, Ambracia,
Corcyra, Macedonian kings, Illyria, Cassope, Corinth, Acarnania, Aetolia, Leucas, Rome,
Ptolemies, etc) can be viewed in perspective according to the number of the found coins and
the dating of the issues employed, alongside with other intriguing remarks. The discovery of
approximately 3,000 clay sealings in the ‘Building A’ (probably the Prytaneion) of Gitana
gives a rare chance to study an extremely valuable public archive, since the seal impressions
had been used on papyri documents that were incinerated during the destruction of the city by
the Romans in 167 BC. The significance of this material can be fully appreciated in due time;
the pieces of information already extracted change radically the picture regarding the city’s
institutions, its economy and administration, the contacts with other communities and polities,
the prosopography of the broader area and other aspects of a society barely familiar to us until
now.
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LES PLAQUES DE CEINTURES PROVENANT DES CONTREES
ILLYRIENNES ET DE DASSARETIE
Nade PROEVA
Dans ma communication je me propose d'analyser la plaque de ceinture provenant de
la tombe no 3, de type macedonien du village de Basse Selce, près de la ville Podgradec, en
Dassarétie et les plaques trouvées dans la partie occidentale des Balkans. A la différence des
plaques provenant des contrées illyriennes, habitées par des Daorses et des Labeates, ainsi que
celles trouvées chez les Iapodes (le plus souvent du type trapézoïdale décorées de symboles
solaires), les plaques de forme rectangulaire sont décorées avec des scènes de combat:
agonistique ou bien des scènes de bataille réelle.
La comparaison de la plaque de Basse Selce avec les plaques provenant de contrées
illyriennes et avec la plaque trouvée à Pergamon, apparemment de provenance macédonienne,
montre des différences significatives, surtout dans les armements ce qui nous autorisent de
confirmer que cette plaque se réfère à un événement historique de l’ancienne Macédoine et
qu’elle était issue probablement d’un atelier macédonien.
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LE MONUMENT EN FORME D’OBELISQUE
D’APOLLONIA D’ILLYRIE
François QUANTIN
Cette étude de l’ « obélisque » d’Apollonia d’Illyrie, dont l’identification comme
agyieus d’Apollon est bien admise, propose un bilan archéologique du monument. Tel qu’il
est visible aujourd’hui à Apollonia, le monument est remonté, ses assises sont scellées par du
ciment, et le lieu de l’anastylose ne correspond pas au lieu de découverte. Comme on le croit
d’ordinaire, le monument ne fut pas découvert pendant les fouilles que l’Institut des Sciences
organisa à Apollonia après 1948, mais par Léon Rey, ce dont témoignent les photographies
prises par l’archéologue. Il fut exhumé dans le secteur du portique à abside au sud de l’odéon
dans le « centre monumental ». Près de la porte lancéolée du mur d’analemma méridional de
la colline 104, les archéologues découvrirent des vestiges qui correspondent
vraisemblablement à la base moulurée utilisée dans le remontage du monument. L’obélisque
est ensuite décrit, sa forme originelle restituée, et une datation est proposée.
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LES SIRENES DE DURRËS ENTRE GRECE,
GRANDE GRECE ET ILLYRIE.
Sara SANTORO, Michela FERRARINI
Dans le Musée archéologique de Durres sont conservées deux petites sculptures de
Sirènes ployantes. Elles appartenaient probablement à des stèles funéraires, d’une typologie
bien connue également à Apollonia. On présentera les résultats d’une recherche
iconographique sur ce sujet figuratif, qui a connu beaucoup de succès à Athènes, aussi qu’à
Tarente et Ambracie, en essayant de replacer le destin de cette représentation dans le cadre
des échanges culturels et des rapports politiques entre Grèce, Grande-Grèce et côtes de
l’Illyrie à l’époque hellénistique.
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UNE NOUVELLE IMAGE DE L'URBANISME D'EPIDAMNOSDYRRACHIUM DEPUIS LES FOUILLES ET LES RECHERCHES DE LA
MISSION ARCHEOLOGIQUE DE L'UNIVERSITE DE PARME.
Sara SANTORO, Barbara SASSI et alii
L'Université de Parme est présente dans la ville de Durres depuis 2002. On a réalisé
avant tout une carte du risque archéologique comme outil pour la conservation du patrimoine
archéologique dans cette nouvelle phase urbanistique et elle est impliquée dans le nouveau
plan régulateur de la ville. Depuis 2004 en collaboration avec le Département d'Archéologie
de Durrës et avec le soutien du gouvernement italien, l’UNPR a fouillé dans l'amphithéâtre
romain et a conduit beaucoup de recherches archéométriques, géophysiques et
géologiques dans la ville, en collaboration avec le Département d’Archéologie de Durrës,
surtout dans les fouilles de sauvetage menées par celui-ci. A l’aide de toutes ces données, on
est en train de redessiner l’image de la ville ancienne et de ses transformations urbanistiques
aussi que de son environnement depuis la fondation de la colonie grecque, à la fin du VIIe
siècle av. J.-C.
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PEOPLES ON THE NORTHERN FRINGES OF THE GREEK WORLD:
SOUTHERN ILLYRIA SEEN BY STRABO
Marjeta ŠAŠEL KOS
Strabo (who was born after 63 BC and died after 23 AD) came from Amaseia, a city in the
Hellenized kingdom of Pontus (from Nero on the province of Pontus-Bithynia) and spent
much time in Rome. He is the author of the Geography in 17 books, the most important
source for ancient geography, which can only be correctly assessed as a product of the age in
which he was living, that is, the Augustan age. He was also the author of a lost history
(Historical notes), which continued Polybius’ History. Polybius was one of the main sources
Strabo used, and he very much relied also on the work of the stoic philosopher and historian
Posidonius (ca. 135–ca. 51 BC), obviously sharing his interest in geography; Strabo was
himself a Stoic. The reliability of his data depended mainly on his sources; however, he was
not a compiler but created his Geography according to his own concept. He valued positively
the advantages offered by the Roman conquest of the Mediterranean world and of many
regions beyond it, and regarded the Roman Empire as a civilizing power.
Strabo’s seventh book is mainly devoted to the Balkans, notably to Illyria/Illyricum as it was
created after the Augustan conquest, further to Thrace, Epirus, Macedonia, and Greece, as
well as to the immediate neighbouring areas. The most important is chapter 5, which is
wholly devoted to Illyria: first Strabo described the Dacians, Pannonians, and the Taurisci,
then the Iapodes, Liburnia, the Delmatae, and Dalmatian coast, further Dardania and southern
Illyria, and he finished the chapter with a short description of the Autariatae, Scordisci and the
neighbouring peoples. In the beginning of chapter 7, Strabo once again delimited the Balkan
regions and peoples geographically, adding the “southern parts of the mountainous regions,
as well as territories below them, to which belong both Greece and the adjacent barbarian
regions as far as the mountains”. In what remains of the seventh book, Strabo described the
regions along the Egnatian Road and the Illyrian peoples bordering on Epirus.
In the paper Strabo’s views about the so-called Illyrian peoples will be explored, with an
emphasis on southern Illyria, and in particular with regard to their barbarity. This opens a
number of further interesting problems related to his narrative, such as the choice of his
sources. He mainly relied on the Hellenistic writers and omitted many data from his recent
contemporary past. Their inclusion should have – at least in our eyes – greatly influenced his
image of the ‘Illyrian’ landscapes, which in several details appear antiquated in his narrative.
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LE FRONT NORD DES FORTIFICATIONS DE DYRRHACHIUM.
DONNEES NOUVELLES ET HYPOTHESES.
Eduard SHEHI, Brikena SHKODRA-RRUGIA
Toutes les études faites jusqu’ici sur la topographie de Dyrrhachium on été basées sur
la publication faite par Heuzey, Daumet (1876), qui avaient distingué deux lignes de
fortifications dans la face septentrionale. Toutes les recherches suivantes se sont
systématiquement basées sur cette publication, en reprenant souvent la même interprétation,
spécialement sur les fameuses « trois enceintes », sans distinguer les différentes périodes de
construction.
Notre présentation est divisée en deux parties. Dans la première, est décrit de manière
générale le parcours des fortifications hellénistico-romaines ; dans la deuxième, sont décrites
les fortifications byzantines, avec des hypothèses pour des datations, divisant en deux
diffèrent périodes les murailles de Durres.
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LA CAMPAGNE ROMAINE EN ILLYRIE MERIDIONALE ET EN EPIRE
DU NORD. FORMES D’ORGANISATION, ECHANGES ET
DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE.
Saimir SHPUZA
La campagne en Illyrie et en Épire n’a jamais fait l’objet d’études spécifiques. Cependant,
les sources anciennes nous offrent de nombreuses informations sur la vie rurale. Dans cette
présentation, je vise premièrement à établir un cadre général de la distribution de l’habitat
rural romain en Albanie. Ensuite une analyse de l’organisation de cet habitat suivra, pour
parvenir à comprendre le rôle joué par les activités économiques dans le développement de la
campagne pendant la période romaine.
L’analyse des conséquences de la présence romaine sur l’économie de ce territoire, comme la
construction des routes, l’installation des entrepreneurs italiques et l’introduction de nouvelles
technologies dans l’agriculture retiendra particulièrement notre attention. Une telle étude
offrira un cadre complet de l’organisation du territoire et des principales ressources
économiques des illyriens et des épirotes : l’élevage et le pastoralisme, l’agriculture et les
exploitations minières.
En conclusion, on analysera particulièrement l’originalité de ce monde rural illyrien produit
dans le contexte de l’Empire Romain.
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TWO LABYRINTHS AND DARDANIAN, GREEK AND ROMAN
RELATIONS BY DEA DARDANICA’S MONUMENT
Edi SHUKRIU
Presentation will point out the importance of the two labyrinths present on the votive
monument from Smira (Kosova), which is dedicated to the Dardanian Dea. The objective is
also to spotlight the Dardanian, Greek and Roman relations by Dea Dardanica’s monument as
well as some philosophical-religious aspects of the Dardanians.
The importance of the votive monument built in the year 211 consist on its theonomy
architecture and unique relieve iconography. It is built on white marble quadrant, holding
four treated sides: two identical texts placed in opposite faces and two labyrinths also placed
in opposite faces.1 One texts is preserved at all and the other cat from the middle of the line 4.
Two other opposite faces hold two labyrinths: the circle labyrinth and quadrant labyrinth.
The face with the close circle labyrinth seems to be unique by itself and having in mind that in
its composition the grape vine, the ivy lives and the knot are placed in the same frame.
Including the dedicant serving at Roman army this monument has specific importance and it
opens the door to study the religious and philosophy thoughts of the pre-roman and Roman
period Dardanians / Illyrians.
1
The monument is found in 1988 in Smira (municipality of Vitia, western part of Kosova), when the
old mosque was destroyed. There it was used as spolia with four other epigraphic monuments. It is
now at the Archaeological Collection of the Faculty of Philosophy in Prishtina. See: E. Shukriu, Dea e
Dardanisë dhe mozaiku i Orfeut, Seminari Ndërkombëtar për Gjuhën, Letërsinë dhe Kulturën
Shqiptare, XIV/1989, Filologic Faculty, Prishtina 1989; Dea e Dardanisë dhe monumentet e tjera
epigrafike nga Smira, Bulletin of Faculty of Philosophy XXVI, Prishtina, 2001, 17-37.
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L’ÉDIFICE À MOSAÏQUE À APOLLONIA D’ILLYRIE
Altin SKENDERAJ
L’édifice à mosaïque d’Apollonia, constitue l’un des monuments les plus intéressants
découverts lors des fouilles de la Mission franco-albanaise, qui ont lieu dans ce site depuis
1994. L’édifice, avec sa pièce centrale, pavée en mosaïque monochrome, et ses couloirs en
tesselles de briques, présente une forme quasi rectangulaire de dimensions 19,90 x 19,20 m.
Partie intégrante de cet édifice sont aussi un porche de dimensions 0 x 5,90 m se trouvant à
l’est, ainsi que des pièces s’étendant sur une terrasse à l’ouest, de dimensions 10,90 x 6,30 m.
En total, l’édifice couvrait une surface d’environ 531 m2.
Du point de vue de construction, l’édifice présente au moins 4 phases allant du VIème siècle
avant notre ère jusqu’à l’époque impériale.
En ce qui concerne son rôle, on pense qu’il s’agit plutôt d’un pompéion, liée avec les deux
aires sacrées des deux acropoles. La liaison entre ces monuments se faisait par la Grande Rue
en gravier partant de l’extrémité est de l’édifice et montant vers l’est.
Dans l’état actuel de sa découverte, l’édifice représente sa phase la plus importante, celle de
l’époque augustéenne, les autres phases étant constatées par des sondages.
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LE PASSAGE DU BRONZE RECENT AU FER ANCIEN SUR LE SITE DE
SOVJAN (BASSIN DE KORÇË, ALBANIE) : NOUVELLES DONNEES
CHRONOLOGIQUES
Gilles TOUCHAIS, Cécile OBERWEILER et Petrika LERA
Les périodes du Bronze Récent et du Fer Ancien sont parmi les mieux documentées de
la protohistoire albanaise, notamment dans le bassin de Korçë. Cependant la documentation
archéologique provient pour l’essentiel de tumuli, beaucoup plus rarement de sites d’habitat,
qu’ils soient fortifiés, de plaine ou lacustres. En outre, si les éléments de chronologie relative
fondés sur l’étude de la céramique ou des objets métalliques – retrouvés en abondance dans
les tumuli – ont permis un découpage en phases chrono-culturelles bien définies, la
chronologie absolue demeure encore très flottante.
Dans cette optique, de nouvelles séries de datations radiocarbones ont été réalisées sur le site
de Sovjan, afin de caler avec plus de précision les derniers niveaux d’occupation du site, qui
sont assignables à ces périodes. L’intérêt de ces nouvelles datations, réalisées sur des graines,
tient à leur contexte d’échantillonnage particulièrement précis puisque ce sont des sols
d’habitat qui ont été datés, l’un appartenant à une phase tardive du Bronze Récent, comme
l’atteste notamment la présence de tessons mycéniens, l’autre au début de l’Âge du Fer. Ces
datations permettent de proposer un premier calage absolu du passage de l’Âge du Bronze à
l’Âge du Fer en Albanie méridionale, et aussi d’apprécier le degré de concomitance des
phases céramiques entre la Grèce et ses marges nord-ouest.
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ANCIENT GREEK COIN FINDS FROM RISAN
Dubravka UJES MORGAN
This work presents an overview of the classical and Hellenistic coins discovered at
modern Risan in Montenegro, which is located on the site of the ancient Rhizon, in the Gulf
of Kotor, the ancient Sinus Rhizonicus.
Numerous archaeological finds from Risan, including Greek coins, are kept in many
museums, with their largest number in Sir Arthur Evans’ collection (Ashmolean Museum,
Oxford). The ancient coins, Greek as well as Roman, are most frequently found at Carine, the
site of the ancient lower town of Rhizon, where several coin hoards and cumulative site-finds
and innumerable single coins have been discovered. These coins were issued by a variety of
authorities, such as Corinth, her colonies, the Paeonian kings, Damastion, “Illyro-Paeonians”,
various cities on the eastern and western coasts of the Adriatic and Ionian Seas, and also by
Rhizon and king Ballaios. The chronology of issuing ranges from the end of the 5th to the 1st
century B.C. The greatest concentration is in the later 3rd and early 2nd century B.C., when
Rhizon, then a city of considerable importance, was mentioned by Polybius (2.11.16) and
Livy (45.26. 2 and 13) in connection with the wars between the Illyrians and the Romans.
52
PROSPETTIVE ADRIATICHE NELL’ATENE DEL V SECOLO E UN
NUOVO PROGETTO DI RICERCA SULLE COMUNITÀ
DELLA «TERZA GRECIA».
Amedeo VISCONTI, Stefania DE VIDO, Adele D’ALESSANDRO
Studiare le modalità secondo le quali sono andate strutturandosi le comunità,
tipologicamente difformi, della Grecia nord-occidentale, dall’Illiria meridionale all’area
dell’Istmo di Corinto, è l’obiettivo ambizioso perseguito da un nuovo progetto di ricerca, che
vede impegnati studiosi di diverse università italiane. Di suddetto progetto si provvederà,
nella prima parte della comunicazione, ad illustrare le linee portanti. Operazione preliminare
per tutti i gruppi di ricerca coinvolti nel progetto, è, com’è ovvio in ordine alle specifiche
finalità di ciascuno, la raccolta dei dati ricavabili dalle diverse evidenze disponibili. Proprio il
lavoro di raccolta e sistemazione dei dati, in particolare quelli forniti dalla tradizione
letteraria, ha portato a confrontarsi con ben noti passi tucididei dedicati all’ambito geografico
oggetto di studio. Alcune riflessioni scaturite dalla lettura di questi passi (segnatamente quelli
sull’area epirota) saranno proposte all’attenzione nella seconda parte dell’intervento.
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WHAT’S IN A NAME? NOMENCLATURE AND ETHNICITY IN ROMAN
MACEDONIA (ILLYRIA AND EPIRUS) WITH REFERENCE TO THE
COLONIAL SETTLEMENTS AT DYRRACHIUM,
BYLLIS AND BUTHROTUM
John WILKES
Prompted by the funeral stele of P. Ventidius and his family (now in Durres Museum), the
paper reflects on the epigraphic evidence for the settlers in the three Adriatic colonies. The
following questions are considered:
1. Caesar’s settlements along the east coast of the Adriatic following his victory over
Pompeian forces in the civil war.
2. Octavian’s expulsion of Antonian supporters from Italy after Actium (31 BC) and their
settlement in Macedonia
3. The epigraphic evidence for Octavian’s settlement of Antonian veterans in Macedonia
and Achaea.
4. The survival or extinction of existing communities following the colonial settlements.
5. Epigraphic indications for the character of the original colonial settlers.
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