FESTIVAL
FÉLICIEN DAVID, DA PARIGI AL CAIRO
DAL 5 APRILE AL 17 MAGGIO 2014
Palazzetto Bru Zane – domenica 6 aprile, ore 17
Panorama
Trio Chausson
Philippe Talec, violino
Antoine Landowski, violoncello
Boris de Larochelambert, pianoforte
PALAZZETTO
BRU ZANE
CENTRE
DE MUSIQUE
ROMANTIQUE
FRANÇAISE
Il trio con pianoforte in Francia nell’Ottocento
Agli albori dell’Ottocento appare in Francia un’abbondante
produzione di trii: si tratta spesso di opere scritte per fortepiano (o clavicembalo), violino (o flauto) e violoncello, con
parti complesse per la tastiera, destinate a valorizzarne la
tecnica esecutiva. Fino al 1815 il repertorio d’uso privato, suonato da amatori, non conosce, o quasi, esecuzioni pubbliche:
è costituito da opere di francesi di nascita o di adozione, come
Pleyel, e da quelle di Haydn, Mozart e Beethoven. Il genere
fiorisce in Germania sotto l’influsso di pianisti virtuosi e i trii
di Schubert, Schumann e Mendelssohn costituiscono i modelli di riferimento per i compositori francesi. Onslow, che ne
compone une decina, riceve così il soprannome di «Beethoven
francese». Si generalizza la forma in quattro movimenti, con
delle parti pianistiche brillanti che non escludono un lirismo
effusivo degli archi. Anche se molti rendono più o meno regolarmente tributo al trio con pianoforte (come Chopin, David e
Reber), sarà la fondazione della Société nationale de musique,
nel 1871 a favorire una fioritura di composizioni strumentali:
Saint-Saëns, Dubois, Widor, Castillon, quindi Fauré, Debussy,
Ravel o, ancora, Roussel ne scriveranno a loro volta.
Le trio avec piano en France au XIXe siècle
À l’orée du XIXe siècle apparaît en France une abondante production
de trios : il s’agit souvent d’œuvres écrites pour pianoforte
(ou clavecin), violon (ou flûte) et violoncelle, avec des parties
exigeantes pour le clavier, destinées à mettre leur jeu en valeur.
Jusqu’en 1815, le répertoire d’usage privé, joué par des amateurs,
ne connaît guère d’exécutions publiques : il est constitué d’œuvres
de Français de naissance ou d’adoption, tel Pleyel, et de celles de
Haydn, Mozart et Beethoven. Le genre s’épanouit en Allemagne
sous l’influence de pianistes virtuoses et les trios de Schubert,
Schumann et Mendelssohn constituent des modèles par rapport
auxquels se positionnent les compositeurs français. Onslow, qui
en compose une dizaine, porte ainsi le surnom de « Beethoven
français ». La forme en quatre mouvements se généralise, avec
des parties pianistiques brillantes qui n’excluent pas un lyrisme
démonstratif des cordes. Si beaucoup sacrifient plus ou moins
ponctuellement au trio avec piano (tels Chopin, David et Reber),
c’est la fondation de la Société nationale de musique, en 1871,
qui suscite une floraison de compositions instrumentales :
Saint-Saëns, Dubois, Widor, Castillon puis Fauré, Debussy, Ravel
ou encore Roussel en écriront à leur tour.
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Félicien David
Trio avec piano no 3 en ut mineur :
Allegretto – Andante – Scherzo – Finale. Allegro
~ Intervallo/Entracte ~
Hector Berlioz
« Un bal », deuxième mouvement de la Symphonie fantastique
(transcription pour piano, violon et violoncelle réalisée par le Trio Chausson)
René Lenormand
Trio pour violon, violoncelle et piano en sol mineur op. 30 :
Allegro – Andante – Prestissimo – Allegro
Durata del concerto / Durée du concert
1h15
Il Palazzetto Bru Zane vi dà appuntamento dopo il concerto per un brindisi insieme ai musicisti
Le Palazzetto Bru Zane vous donne rendez-vous après le concert pour un verre en compagnie des musiciens
Le opere
Les œuvres
Félicien David: Trio con pianoforte n. 3 in do minore
Allegretto – Andante – Scherzo – Finale. Allegro
Félicien David : Trio avec piano no 3 en ut mineur
Allegretto – Andante – Scherzo – Finale. Allegro
Anche se la sua celebrità è dovuta ad ampie partiture per voce
e orchestra come Le Désert, La Perle du Brésil o Lalla-Roukh, Félicien David ha nondimeno riservato una parte non trascurabile della propria produzione alla musica da camera. Ne sono
testimonianza in particolare Les Quatre Saisons per quintetto
d’archi, quattro quartetti d’archi (il quarto incompiuto) e tre
trii con pianoforte. Scritti nel 1857, questi ultimi sono scevri
di quell’orientalismo a cui il compositore è generalmente associato. Il Trio n. 3 è dedicato ad Arlès-Dufour, membro (come
David) della comunità sansimoniana, il quale fece in seguito
fortuna con la produzione di seta e la finanza. Grande filantropo, l’industriale scrisse per l’amico musicista lettere di presentazione che gli consentirono di incontrare Mendelssohn
e Meyerbeer durante il suo viaggio in Germania nel 1845. E
proprio Mendelssohn la partitura ricorda per la sua ricerca
di chiarezza, il suo misto di classicismo e di romanticismo.
Nell’Allegro moderato il materiale tematico è quasi sempre affidato agli archi, sugli accordi ribattuti o a batteria del pianoforte. L’Andante, dal ritmo cullante e dalla candida freschezza,
combina una danza popolare all’eleganza di un salotto. Qui
gli strumenti dialogano maggiormente, nello spirito di una
conversazione galante. Gli staccati pungenti del terzo movimento rammentano vari Scherzi di Mendelssohn, mentre uno
dei motivi (formula ascendente sulla nota di pedale) presenta
Si Félicien David doit sa célébrité à d’amples partitions pour
voix et orchestre, comme Le Désert, La Perle du Brésil ou
Lalla-Roukh, il a toutefois consacré une part non négligeable
de sa production à la musique de chambre. En témoignent notamment Les Quatre Saisons pour quintette à cordes, quatre
quatuors à cordes (le quatrième inachevé) et trois trios avec
piano. Écrits en 1857, ces derniers sont dépourvus de l’orientalisme auquel le compositeur est généralement associé. Le
Trio n o 3 est dédié à Arlès-Dufour, membre de la communauté saint-simonienne (comme David), qui fit ensuite fortune
dans les soieries et la finance. Grand philanthrope, l’industriel
remit des lettres de recommandation à son ami musicien, qui lui
permirent de rencontrer Mendelssohn et Meyerbeer lors de son
voyage en Allemagne en 1845. La partition rappelle justement
Mendelssohn par sa recherche de clarté, son mélange de classicisme et de romantisme. Dans l’Allegro moderato, le matériau
mélodique est presque toujours confié aux cordes, sur les accords
répétés ou les batteries du piano. L’Andante au rythme berceur
et à la fraîcheur candide fusionne une danse populaire avec l’élégance d’un salon. Ici, les instruments dialoguent davantage,
dans l’esprit d’une conversation galante. Les staccatos piquants
du troisième mouvement se souviennent de maints scherzos de
Mendelssohn, tandis que l’un des motifs (formule ascendante
sur note pédale) possède une parenté troublante avec la neuvième
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una singolare somiglianza con il nono pezzo dei Papillons di
Schumann. L’energico finale si basa su ritmi sincopati e fonda
il proprio discorso serrato su una scrittura imitativa.
pièce des Papillons de Schumann. Le vigoureux finale repose sur
des rythmes syncopés et fonde son discours foisonnant sur l’écriture en imitation.
Hector Berlioz: «Un bal», secondo movimento della
Symphonie fantastique
(trascrizione per pianoforte, violino e violoncello realizzata
dal Trio Chausson)
Hector Berlioz : « Un bal », deuxième mouvement de
la Symphonie fantastique
(transcription pour piano, violon et violoncelle réalisée par le Trio
Chausson)
Oggi non viene più eseguita la «Fantastique» di Berlioz, prodezza di un genio ventisettenne che nel 1830 offre alla musica
francese uno dei suoi monumenti imperituri. L’opera è stata
più volte trascritta, per esempio da Franz Liszt per pianoforte solo (1833), da Charles Bannelier per pianoforte a quattro
mani (1878) o, in tempi più recenti, da Jean-François Heisser per due pianoforti. Anche il Trio Chausson propone una
propria trascrizione per pianoforte, violino e violoncello del
secondo movimento della partitura, «Un bal». La Symphonie
fantastique evoca i tormenti di un giovane artista ossessionato dalla visione della donna che ama: programma autobiografico, poiché Berlioz è innamorato dell’attrice Harriet Smithson
allorché compone l’opera. Nei cinque movimenti ricorre il motivo musicale dell’Idée fixe, simbolo dell’amata, sottoposto a
differenti trattamenti orchestrali. Il protagonista, spiega Berlioz a proposito del secondo episodio della Symphonie fantastique, «ritrova l’amata a un ballo nel corso di una brillante
On ne présente plus « la Fantastique » de Berlioz, coup d’éclat
d’un génie de 27 ans qui, en 1830, offre à la musique française
l’un de ses impérissables monuments. L’œuvre a été plusieurs fois
transcrite, par exemple par Franz Liszt pour piano seul (1833),
par Charles Bannelier pour piano à quatre mains (1878), ou plus
récemment par Jean-François Heisser pour deux pianos. Le Trio
Chausson propose également sa transcription, pour piano, violon et violoncelle, du deuxième mouvement de la partition, « Un
bal ». La Symphonie fantastique évoque les tourments d’un
jeune artiste hanté par la vision de la femme qu’il aime – programme autobiographique, Berlioz étant amoureux de l’actrice
Harriet Smithson lorsqu’il compose l’œuvre. Le motif musical de
l’« Idée fixe » apparaît dans les cinq mouvements, symbole de la
bien-aimée soumis à différents traitements orchestraux. Le héros,
explique Berlioz à propos du deuxième épisode de la Symphonie
fantastique, « retrouve l’aimée dans un bal au milieu d’une fête
brillante ». Dans sa version originale, cette page célèbre s’ouvre
festa». Nella versione originale questa celebre pagina si apre
con l’irreale scintillio degli archi e degli arpeggi delle arpe
che creano uno straordinario effetto. È interessante osservare come la malia agisca anche nell’abile trascrizione del Trio
Chausson. Un elegante tema di valzer evoca poi il vortice nel
quale l’innamorato si trova trascinato, alla ricerca di colei che
ama. Finalmente la scorge in mezzo al tumulto: ed è in quel
momento che si leva l’Idée-fixe, affidata nella partitura originale a oboe, flauto e clarinetto. Il tema tornerà a interrompere
la brillante coda del movimento.
par le scintillement irréel des cordes et des arpèges de harpes, en
un effet saisissant. Il est intéressant d’observer que le charme
opère encore dans l’habile transcription du Trio Chausson.
Puis un thème de valse élégant évoque le tourbillon dans lequel
l’amoureux se trouve emporté, à la recherche de celle qu’il aime.
Au milieu du tumulte, il l’aperçoit enfin : c’est alors que s’élève
l’« Idée fixe », aux hautbois, flûte et clarinette dans la partition
originale. Le thème reviendra interrompre la brillante coda du
mouvement.
René Lenormand: Trio per violino, violoncello e
pianoforte in sol minore op. 30
Allegro – Andante – Prestissimo – Allegro
René Lenormand : Trio pour violon, violoncelle et
piano en sol mineur op. 30
Allegro – Andante – Prestissimo – Allegro
Il Trio in sol minore di Lenormand, pubblicato a Brema da
Schweers & Haake nel 1893, è dedicato al violinista Édouard
Nadaud. «Le Ménestrel» del 27 maggio 1894 segnala che esso
ha appena riscosso grande successo alla Queen’s Hall di Londra nell’interpretazione della pianista Agnes Bartlett (allieva
di Liszt), del violinista Hans Wessely e del violoncellista Alfred
Gallrein. L’opera si contraddistingue per il respiro melodico
(in particolare nei primi due movimenti), la vivacità ritmica, i
contrasti di scrittura e di carattere. L’Allegro iniziale fa sentire
energici ritmi puntati e tessiture sinfoniche (ampi accordi del
pianoforte, triple corde del violino e del violoncello ). Anche
se prevalentemente in modo minore, è spesso rischiarato da
Le Trio en sol mineur de Lenormand fut publié à Brême par
Schweers & Haake en 1893, et dédié au violoniste Édouard
Nadaud. Le Ménestrel daté du 27 mai 1894 signale qu’il vient
d’obtenir un grand succès au Queen’s Hall de Londres, interprété
par la pianiste Agnes Bartlett (ancienne élève de Liszt), le violoniste Hans Wessely et le violoncelliste Alfred Gallrein. L’œuvre se
distingue par son souffle mélodique (en particulier dans les deux
premiers mouvements), son alacrité rythmique, ses contrastes
d’écriture et de caractère. L’Allegro initial fait entendre d’énergiques rythmes pointés et des textures symphoniques (larges
accords du piano, triples cordes du violon et du violoncelle). Essentiellement en mode mineur, il est néanmoins souvent éclairé par
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incursioni in maggiore. Anche l’Andante gioca su analoghe iridescenze armoniche. Si apre su una linea discendente, espressiva ma interiorizzata. La scrittura si fa via via più densa,
mentre il lirismo s’intensifica e diviene ancor più doloroso.
La sezione centrale, Allegro moderato, introduce un inatteso
barlume di luce, troppo breve per dissipare la malinconia che
domina questo bel movimento. Ancor più impressionante risulta la contrapposizione con il Prestissimo: una ronde dagli
accenti popolareschi, leggera e trasparente. Due intermezzi
in quattro tempi, indicati Moderato, vengono a interrompere
per un attimo il vortice della danza. Il finale inizia in maniera
esitante, come se la melodia fosse alla ricerca di se stessa prima d’imporre il suo ritmo vigoroso. Un mosaico di atmosfere
si sussegue poi fino alla smagliante coda che disperde tutte le
ombre della partitura.
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des incursions en majeur. L’Andante joue lui aussi sur de telles irisations harmoniques. Il s’ouvre sur une ligne descendante, expressive mais intériorisée. L’écriture se densifie peu à peu, tandis que le
lyrisme s’intensifie et devient encore plus douloureux. La section
centrale, Allegro moderato, introduit une lueur inattendue, trop
brève pour dissiper la mélancolie qui domine ce beau mouvement.
L’opposition avec le Prestissimo n’en est que plus saisissante : voici une ronde aux accents populaires, légère et transparente. Deux
intermèdes Moderato à quatre temps viennent momentanément
interrompre le tourbillon de la danse. Le finale commence de façon hésitante, comme si la mélodie se cherchait, avant d’imposer
son rythme vigoureux. Une mosaïque de climats se déroule alors
jusqu’à la coda éclatante, qui chasse toutes les ombres de la partition.
I compositori
Les compositeurs
Hector Berlioz (1803-1869)
Per il grande pubblico Berlioz incarna da solo il romanticismo
musicale francese. La sua Symphonie fantastique (1830), eseguita pochi mesi dopo la “battaglia di Hernani” e la Rivoluzione di
Luglio che ispira a Delacroix La Libertà che guida il popolo, costituisce un “Manifesto del romanticismo” quale viene inteso da
Berlioz: la forma, concepita in funzione dell’“idea”, si emancipa
dalle strutture prestabilite; l’orchestrazione di un’originalità
senza precedenti traduce il “vago delle passioni” e stimola l’immaginazione visiva dell’ascoltatore. Le audacie del compositore
incontreranno numerosi ostacoli, che in compenso alimenteranno nuovi mezzi espressivi. Dopo l’insuccesso di Benvenuto
Cellini (1838) Berlioz elabora le singolari forme drammatiche di
Roméo et Juliette e de La Damnation de Faust. Nell’intento di difendere la propria musica e quella dei compositori che ammira,
egli scrive recensioni che rivelano un notevole talento letterario, prende in mano la bacchetta e diventa uno dei maggiori
direttori del proprio tempo. La virulenza con cui denuncia l’accademismo non deve tuttavia far dimenticare la sua solida formazione con Reicha (contrappunto) e Le Sueur (composizione)
al Conservatorio di Parigi. Berlioz si presenta per cinque volte
al concorso per il prix de Rome (vinto nel 1830), di certo indispensabile per farsi eseguire all’Académie royale de musique.
Appassionato di Beethoven e Weber, Shakespeare e Gœthe,
Berlioz venera anche Gluck e l’opéra-comique settecentesca,
s’ispira a Virgilio per Les Troyens. Poiché in lui l’ardore delle
passioni si accompagna sempre alla disciplina della ragione.
Hector Berlioz (1803-1869)
Pour un large public, Berlioz incarne à lui seul le romantisme musical français. Sa Symphonie fantastique (1830), créée quelques
mois après la « bataille d’Hernani » et la Révolution de Juillet qui
inspire à Delacroix La Liberté guidant le peuple, constitue un
« Manifeste du romantisme » tel que l’envisage Berlioz : la forme, conçue en fonction de l’« idée », s’émancipe des structures
préétablies ; l’orchestration d’une originalité sans précédent traduit le « vague des passions » et stimule l’imagination visuelle
de l’auditeur. Les audaces du compositeur rencontreront bien des
obstacles, lesquels nourriront en retour l’invention de nouveaux
moyens d’expression. Après l’échec de Benvenuto Cellini (1838),
Berlioz élabore les formes dramatiques singulières de Roméo et
Juliette et de La Damnation de Faust. Afin de défendre sa musique et celle des compositeurs qu’il admire, il rédige des critiques
qui révèlent un remarquable talent littéraire, prend la baguette
et devient l’un des plus grands chefs d’orchestre de son temps. La
virulence avec laquelle il dénonce l’académisme ne doit toutefois
pas faire oublier sa solide formation auprès de Reicha (contrepoint) et Le Sueur (composition) au Conservatoire de Paris. Berlioz
se présente cinq fois au concours du prix de Rome (obtenu en
1830), certes indispensable pour être joué à l’Académie royale
de musique. Passionné par Beethoven et Weber, Shakespeare et
Goethe, il vénère aussi Gluck et l’opéra-comique du XVIIIe siècle,
s’inspire de Virgile pour Les Troyens. Car chez lui, l’ardeur des
passions s’allie toujours à la discipline de la raison.
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Félicien David (1810-1876)
Orfano fin dall’età di cinque anni, Félicien David cominciò la sua formazione nella cantoria della cattedrale di Aix-en-Provence prima di
iscriversi al Conservatorio nel 1830. Qui frequenta le classi di Millault (armonia), Fétis (contrappunto) e Benoist (organo), seguendo
contemporaneamente l’insegnamento di Reber. Periodo di breve
durata tuttavia, poiché già nel 1831 abbandona l’istituzione senza
aver ottenuto alcun premio e aderisce, sotto l’influsso del pittore Pol
Justus, alla comunità saint-simoniana, della quale diventa il compositore ufficiale. Lo scioglimento di quest’ultima da parte del governo
un anno dopo, lo spinge a lasciare la Francia per un lungo periplo alla
volta dell’Egitto attraverso il Medio Oriente. A questo periodo risale
la sua spiccata passione per l’esotismo, di cui sono testimonianza
le ventidue Mélodies orientales per pianoforte, pubblicate nel 1836,
poco dopo il suo ritorno a Parigi. Anche se non riesce a integrarsi
nell’ambiente musicale, David compone in questi anni ventiquattro
piccoli quintetti per archi (Les Quatre Saisons), quattro sinfonie e due
nonetti per ottoni. Ma è con la prima esecuzione de Le Désert, nel
1844, che acquista un’autentica notorietà: questa ode symphonie descrittiva e orientaleggiante suscita un entusiasmo che non verrà mai
meno per tutta la seconda metà dell’Ottocento. Con La Perle du Brésil
(1851) David si rivolge per la prima volta all’opera; seguiranno Herculanum (1859), Lalla-Roukh (1862), La Captive (terminata nel 1864) e
Le Saphir (1865). Ricoperto di onori negli ultimi anni di vita, succede
a Berlioz nel 1869 come bibliotecario del Conservatorio e membro
dell’Institut de France.
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Félicien David (1810-1876)
Orphelin dès l’âge de cinq ans, Félicien David commença sa formation à la maîtrise de la cathédrale d’Aix-en-Provence avant
de s’inscrire en 1830 au Conservatoire. Là, il fréquente les classes de Millault (harmonie), Fétis (contrepoint) et Benoist (orgue),
tout en suivant l’enseignement de Reber. Période de courte durée
toutefois, puisque dès 1831, il quitte l’institution sans avoir obtenu de prix, et intègre, sous l’influence du peintre Pol Justus, la
communauté saintsimonienne, dont il devient le compositeur
officiel. La dissolution de cette dernière par le gouvernement,
un an plus tard, l’incite à quitter la France pour un long périple
vers l’Égypte à travers le Proche-Orient. De cette période date son
goût prononcé pour l’exotisme, dont témoignent les 22 Mélodies
orientales pour piano, publiées en 1836, peu après son retour à
Paris. Sans pour autant réussir à s’intégrer au milieu musical,
David compose à cette époque 24 petits quintettes à cordes (Les
Quatre Saisons), 4 symphonies et 2 nonettes pour cuivres. Mais
c’est à l’occasion de la création du Désert, en 1844, qu’il acquiert
une véritable notoriété : cette « ode symphonie » descriptive et
orientaliste suscite un enthousiasme qui ne faiblira pas toute la
seconde moitié du XIXe siècle durant. Avec La Perle du Brésil
(1851), il se tourne pour la première fois vers l’opéra ; suivront
Herculanum (1859), Lalla-Roukh (1862), La Captive (achevé en
1864) et Le Saphir (1865). Couvert d’honneurs dans ses dernières
années, il succède à Berlioz en 1869 comme bibliothécaire du
Conservatoire et membre de l’Institut.
René Lenormand (1846-1932)
Nato a Elbeuf, figlio di un industriale, Lenormand inizia il proprio apprendistato musicale con la madre rivelando doti precoci.
Rispettoso della volontà paterna, si lancia in un primo tempo
negli affari. Ma nel 1868 decide di dedicarsi completamente alla
musica. Si stabilisce a Parigi, dove studia con Berthold Damcke.
Sostenuto da Fauré, viene eseguito alla Société nationale de musique. Benché componga varie partiture strumentali, Lenormand
rivela il proprio talento soprattutto nella musica vocale. Autore
di alcune opere teatrali (Le Cachet rouge, dramma lirico da Vigny;
La Nuit de juillet, mimodramma su libretto di Pierre Veber), egli dà
il meglio di sé nelle numerose mélodies. Mette in musica Nerval,
Baudelaire, Verlaine, nonché autori meno noti come il figlio Henri-René Lenormand o Pierre Veber. Emancipandosi a poco a poco
dallo stile dei suoi contemporanei, elabora un linguaggio personale. A partire dal 1909 utilizza modi e ritmi extraeuropei senza
aderire a un esotismo di facciata né citare melodie «folkloriche».
La sua apertura mentale e il suo interesse per culture assai diverse traspaiono anche dalla scelta dei testi: Lenormand compone
su poesie arabe, persiane, africane, cinesi e indiane. Strenuo difensore della mélodie e del Lied germanico, nel 1885 dà vita alla
Société de musique d’ensemble, dove il pubblico francese scopre
partiture di Wolf, Musorgskij, Debussy e Ravel. Nei concerti di
«Lied en tous pays», società che Lenormand fonda nel 1907, spesso il musicista presenta personalmente le opere accompagnando
i cantanti al pianoforte.
René Lenormand (1846-1932)
Né à Elbeuf, fils d’un industriel, Lenormand entame son apprentissage musical avec sa mère et révèle des dons précoces. Respectueux de la volonté paternelle, il se lance d’abord dans les affaires.
Mais, en 1868, il décide de se consacrer totalement à la musique. Il
s’installe à Paris, où il étudie avec Berthold Damcke. Soutenu par
Fauré, il est joué à la Société nationale de musique. S’il compose
plusieurs partitions instrumentales, il s’épanouit surtout dans la
musique vocale. Auteur de quelques œuvres théâtrales (Le Cachet
rouge, drame lyrique d’après Vigny ; La Nuit de juillet, mimodrame sur un livret de Pierre Veber), il donne le meilleur de luimême dans ses nombreuses mélodies. Il met en musique Nerval,
Baudelaire, Verlaine, ainsi que des écrivains moins connus, tels
son fils Henri-René Lenormand, ou Pierre Veber. S’émancipant
peu à peu du style de ses contemporains, il élabore un langage
personnel. À partir de 1909, il utilise des modes et des rythmes
extra-européens, sans souscrire à un exotisme de façade, ni citer
de mélodies « folkloriques ». Son ouverture d’esprit et son intérêt
pour des cultures très diverses apparaissent aussi dans le choix
des textes : Lenormand retient des poèmes arabes, persans, africains, chinois et indiens. Fervent défenseur de la mélodie et du lied
germanique, il crée en 1885 la Société de musique d’ensemble, où
le public français découvre des partitions de Wolf, Moussorgski,
Debussy et Ravel. Lors des concerts de « Lied en tous pays », société
qu’il fonde en 1907, il présente souvent les œuvres et accompagne
lui-même les chanteurs au piano.
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Gli interpreti
Les interprètes
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Trio Chausson
Philippe Talec, violino
Antoine Landowski, violoncello
Boris de Larochelambert, pianoforte
Trio Chausson
Philippe Talec, violon
Antoine Landowski, violoncelle
Boris de Larochelambert, piano
Fondato nel 2001, il Trio Chausson è Premier prix del
Concours international de musique de chambre di Weimar ,
poi eletto «Rising Star». I tre musicisti hanno registrato dischi
largamente plebiscitati dalla critica per Mirare. Il repertorio
del Trio Chausson testimonia la sua passione per la musica
francese e il classicismo viennese; sedotti d'altra parte dalla
generosità e dalla poesia di Ernest Chausson, sta loro a
cuore l'esecuzione di trii di compositori romantici francesi,
talvolta ingiustamente dimenticati. Ugualmente interessati
alla trascrizione, hanno al loro attivo più di una decina di
arrangiamenti per trio, tra cui La Valse di Ravel o L’Introduction
et Polonaise Brillante di Chopin. Philippe Talec, Antoine
Landowski e Boris de Larochelambert si sono incontrati al
CNSMD di Parigi, dove hanno beneficiato dell'insegnamento
di Pierre-Laurent Aimard e Claire Désert. Essi hanno quindi
integrato l’European Chamber Music Academy, dove hanno
seguito in particolare i corsi di Hatto Beyerle, personalità
musicale che è stata la pietra angolare della loro carriera. Il
Trio Chausson inoltre si è esibito nelle più prestigiose sale del
mondo.
Fondé en 2001, le Trio Chausson est Premier prix du Concours
international de musique de chambre de Weimar puis élu
« Rising Star ». Les trois musiciens ont enregistré quatre disques
largement plébiscités par la critique chez Mirare. Le répertoire
du Trio Chausson témoigne de sa passion pour la musique
française et le classicisme viennois ; d’autre part, séduits par
la générosité et la poésie d’Ernest Chausson, ils ont à cœur de
jouer des trios de compositeurs romantiques français parfois
injustement oubliés. Également friands de transcription, ils
ont à leur actif plus d'une dizaine d'arrangements pour trio
tels que La Valse de Ravel ou L’Introduction et Polonaise
Brillante de Chopin. Philippe Talec, Antoine Landowski et Boris
de Larochelambert se sont rencontrés au CNSMD de Paris, où
ils ont bénéficié de l'enseignement de Pierre-Laurent Aimard et
Claire Désert. Ils ont ensuite intégré l’European Chamber Music
Academy où ils ont suivi plus spécialement les cours de Hatto
Beyerle, personnalité musicale qui a été la pierre angulaire de
leur carrière. Depuis, le Trio Chausson s'est produit dans les
plus prestigieuses salles du monde.
Prossimi eventi al Palazzetto Bru Zane
Prochains événements au Palazzetto Bru Zane
Martedì 8 aprile, ore 18
Conferenza di Adriana Guarnieri: L'esotismo nell'Ottocento
Ingresso libero. Info: [email protected] / 041 5211005
Sabato 12 aprile, ore 17
Sogni a occhi aperti
Musiche di DAVID, LISZT, DEBUSSY, MASSENET/SAINT-SAËNS,
WAGNER/LISZT
Jonas Vitaud, pianoforte
Domenica 13 aprile, ore 16
Concerto per le famiglie
Laboratorio alle 14.30
Concerto alle 16
Info: [email protected] / 041 5211005
Giovedì 17 aprile, ore 20
Concerto preceduto da una guida all'ascolto alle 19
Le quattro stagioni
Musiche di DAVID, ONSLOW
Opus V
Sabato 26 aprile, ore 17
Nei salotti del secondo impero
Musiche di DAVID, SCHUBERT
Olivia Doray, soprano
Philippe-Nicolas Martin, baritono
Jeff Cohen, pianoforte
Giovedì 8 maggio, ore 20
I quartetti dalla Restaurazione al Secondo Impero
Musiche di DAVID, REICHA, JADIN
Quatuor Mosaïques
Domenica 11 maggio, ore 17
La Nuit
Musiche di DAVID, DUBOIS
Quatuor Giardini
Contributi musicologici
Hélène Cao, Fanny Gribenski, Étienne Jardin, Nicolas Southon
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Traduzioni
Paolo Vettore
Palazzetto Bru Zane
Centre de musique romantique française
San Polo 2368, 30125 Venezia - Italia
tel. +39 041 52 11 005
bru-zane.com
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