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2rrté annêe -
N. t
Le numéro L. 20 -
SPEDrzrONE IN ABBONAMENfO POSTALE (Secondo gruppo)
-
5 Janvier 1955
Paraissant deux fois par mois
Rédaction et Administration au Siège de
L'UNION VALDOTAINE
19. Rue Fe~taz . A05 TET éléph. 42.20
ABONNEMENTS
Ordinaire L. 500
Etranger: L . 800
c. .
-
(semeslre L 300)
Soutien: L 1000
•
Organe
du
Mouvement
de
"
.
L'UNION VALDOTAINE
pour
la situation
financière de la
Région
Un système politique, dans lequel
l'on ne discute les problèmes du Pays
qu'au moment de la campagne électorale, n'est pas de la vraie démocratie.
La démocratie n'est pas réelle, lorsque
la participation des citoyens à l'administration de la chose publique (res
publica) consiste dans le seul fait de
jeter leur bulletin de vote dans l'urne,
une fois chaque quatre années.
La démocratie est réelle, lorsque les
citoyens suivent pas à pas les décisions
de ceux qui ont la responsabilité des
intérêts communs.
La démocratie est d'autant plus réelle, lorsque les citoyens interviennent
avant même que les administrateurs ou
~<l:gistrats publics aient pris leur déCISIOn.
De la nouvelle Junte régionale, cinq
membres sur huit sont tout-à-fait nouveaux, tout-à-fait à jeun des questions
régionales.
Il y a un danger pour la Vallée,
pour l'Autonomie: que le désir d'arriver coûte qlle coûte. à un accord avec
le Pouvoir Central (selon la théorie
bien connue du trio Stévenin-F arinetPage) fasse commettre à la nouvelle
Junte régionale l'erreur d'accepter un
pourcentage ;insuffisant pour les besoins de l'Administration régionale.
Il est nécessaire, pour le bien de
tous, que les nouveaux "Consuls" méditent sur le fait suivant: s'ils acceptent
la somme d'un milliard pour chacune
des années 11)51, 1952, 1953, 11)54
(pour lesquelles la Vall~e n'a:, reçu
qu'un acompte d'un milliard et demi),
ils déterminent les déficits suivants:
a)
b)
c)
d)
année
année
année
année
au
195 1
1952
1953
1954
total
L.
L.
L.
L.
L.
194.685.289;
374.624.801;
603.921.551;
583.030.241;
1.816.261.882
c'est-à-dire un milliard et 800 millions
de déficit.
M. le Président Bondaz, M. l'Assesseur aux Finances Bionaz et les autres membres de la Junte Régionale
sont priés de méditer sur ce fait indéniable.
Accepteront-ils un milliard par an?
Voudront-ils provoquer un déficit de
presque deux milliards ?
Cela voudrait dire: plus de travaux
publics, plus d'améliorations à l'agriculture et au tourisme pendant 2 années. Cela voudrait dire: 2 années d'im; mobilité, de chômage et de misère.
Les nouveaux administrateurs de la
Vallée doivent se battre avec énergie
pour obtenir de leurs confrères romains
.bien plus d'un milliard par an.
Fanfani a promis «mirabilia» le 12
novembre 1954,sur la place d'Aoste.
Nous donnons un rendez-vous à lui
et à ceux (Bondaz, Arbaney, Bionaz,
1
~--
...
~.
la
défense
de la l'T'inoritè
ethnique e~ linguistique
valdôt.aine
Madame cunci. député dÉmochrütien dB Trento.
confesse et aVOUE de ne plus etre autonomiste
Les discours des parlementaires démochrétiens, pendant la dernière campagne électorale en Vallée d'Aoste,
démontrent d'une façon indiscutable
que désormais la démocratie chrétienne a abandonné l'idée autonomiste et
régionaliste. Madame Conci, député
démochrétien de T rento, a dit textuellement, dans son discours du 9 Octobre 1954, à Aoste, au théâtre Giacosa:
"Anche noi avevamo · un movimento regionale. ma è quasi scomparso perchè la gente ha compreso. Dicono:
"ma noi valdostani dobbiamo difendere
i nostri interessi". Povera gente, non si
rendono conto çhe i lavori pubblici, le
slrade, tutti i lavori che si fanno, i COTltributi, da chi li ricevono ? Dobbiamo Timanere uniti, se vo~liamo aiulaTci, se non vogliamo ritornare indietro
nella storia, mentre i popoli camminano verso le grandi comunità".
Ceux qui, de bonne foi, ont encore
l'illusion que la démocratie chrétienne veuille défendre les autonomies régionales, resteront bien déçus en lisant
cette prose de madame Conci. que nous
rapportons très objectivelTlent.
Examinons plus attentivement les idées de Madame Conci:
"Anche noi aVevamo un movimento
regionale, ma è quasi scomparso, perchè la Rente ha compreso".
Il est par conséquent clair que:
1) Madame Conci se réjouit que
le mouvement régionaliste (Asar) ait
disparu dans le T rentin;
2) selon Madame Conci la population
du Trentin "ha compreso" qu'un mouvement régionaliste est nuisible, ou pour
le moins inutile.
Mais voilà que Madame Conci prévoit l'objection dl s Valdôtains: " Ma
noi valdostani dobbiamo difendere i
nosiri interessi".
Madame Conci répond: "Povera
gente . ... "
C'est une mani.~re assez étrange de
qualifier ainsi un public auquel on parle; une manière qui révèle une mentalité et une éducation toutes particulières.
Allons donc! qu'est-ce qu'ils croient
être ces députés dé ,no ch ré tiens du T rentin: Conci, Helfcr et C. . ?
Croient-ils d'être les "gauleiters" de
la Vallée d'Aoste?
Ils peuvent bien le penser, puisque
les dirigeants démochrétiens locaux,
dans leur -incapacité et dans leur complexe d'infériorité, ont permis que le
député Helfer, un certain Mali et un
certain Salvadori, tous trentins, prennent en main la direction du parti démochrétien en Vallée d'Aoste.
Monsieur Berthet, secrétaire régional de la D . C. en Vallée d'Aoste,
n'est qu'un instrument dans les mains
des gauleiters Helfer, Salvadori et Mali. Cela est tellement vrai que des jeunes démochrétiens, qui ont encore le sens
de leur dignité, n'ont pas manqué
de protester, en voyant transformer la
Vallée d'Aoste en une colonie des trentins.
Mais. . . . retournons
Conci :
à
Madame
Dans une langue italienne très douteuse elle continue son discours:
"P overa gente! non si rend ono con-
to che i lavori pubblici, le strade, tutti i lavori che si fanno, i contributi, da
chi li ricevono ?
Nous pouvons répondre à Madame
Conci que l'Administration Régionale.
pendant la Présidence Caveri, a accompli des travaux D!lblics, avec ses
moyens, pour la somme de plus de 7
milliards.
Enfin Madame Conci a conclu cette
partie de son discours en disant:
"Dobbiamo rima/lere uniti, se vogliamo aiutarci; se non vogliamo ritor/lare i/ldieiro nella storia. mentre i popoli camminano verso le grandi comunità" .
Quelle confusion d'idées !
Quelle misère intellectuelle
Quelle pauvreté d'idées !
Quelle impréparation politique !
Il est vrai que nous avons vu la formation de grandes communautés, mais
il est aussi vrai que les deux tiers
du globe sont régis aujourd'hui par
des Confédérations ou par des Etats
fédéraux, qui reconnaissent l'existence
et la fonction des petites communautés.
Madame Conci est désormais bien
loin de la doctrine de MT. De Gasperi, qui reconnaissait la fonction des
petites communautés, c'est-à-dire aussI
des Régions autonomes.
Madame Conci n'admet que les
grandes communautés. C'est peut-être
la mentalité d'un asiatiaue du temps
de Xerxès, ce n'est pas· la mentalité
d'un démocrate, et moins encore cel-
Mr. 5. GAVEHI Interpellation de M,me CHANOUX
A
au sujet
OUVERT
SON BURE AU D'AVOCAT
A AOSTE
Rue De Tillier, 33 - Tél. 4265
(Maison Berthod - Andrione)
Berthet et c.) qui ont garanti «peT aval10» ces promesses aux électeurs.
Si Fanfani tiendra ses promesses,
nous l'applaudirons.
Si Fanfani ne tiendra pas ses promesses, si on donnera à la Vallée un
pourcentage- financier insuffisant, ou
si on ne donnera pas la zone franche,
toujours promise et jamais accordée,
si on n'appliquera pas le Statut Régional sur tous les points, nous dénoncerons Fanfani et ses amis d'Aoste
comme des mystificateurs, qui défient
la vengeance du peuple.
S. Caveri
de l'Ecole Régionale
Nous publions ci-dessous le texte
d'une inteTp ellation pTésent ée paT Madame Chanoux au PTésident de la Jun·
te Tégionale et à l'A ssesseuT à l'InstTuction publique.
* * *
A MR. LE PRESIDENT DE LA JUNTE REGIONALE.
A MR. L 'ASSESSEUR A L'INSTRUCTION PUBLIQUE.
La soussignée Marie Céleste Perruchon, veuve du Notaire Emile Chanoux, s'adresse à Vous et Vous expose ce qui suit:
Plusieurs revues scolaires ont publié l'interpellation du député démochrétien Helfer et la réponse du soussecrétaire à la Présidence du Conseil,
M. ,Scalfaro, démochrétien aussi.
Ces déclarations sont très graves et
de nature telle, qu 'elles alarment vivement ceux qUi ne sont pas seulement
des autonomistes de parade. Je vous
interpelle formellement afin qu'à la
prochaine réuni.on du Conseil Vous me
répondiez:
1) si votre volonté est celle de défendre et continuer la compétence administrative pleine et exclusive de
la Région en matière d'école, comme elle a été réalisée depuis le 10
janvier 1946 jusqu'au 14 novembre
1954.
si votre volonté est celle d'instituer
les rôles régionaux des pro.t:esseurs
et des instituteurs.
.3) en cas contraire, quelle est votre programme en matière d'Ecoles, et sur·
tout si vous voulez supprimer la Surintendance et permettre la restauration d'un "Provveditorato" dépendant du Ministre d,e l'Instruction
Publique.
2)
Aoste, le 28 décembTe 1954.
le d'un autonomiste ou d'un régionaliste des temps modernes.
De l'ancien autonomisme des démochrétiens (mode de l'année 1946), on
peut dire aujourd'hui. dans le nouveau
climat nationaliste, étatolâtre et .. promissino" (mode de l'année 1954), qu'il
a vécu, hélas ! ce que vivent les roses ...
l'espace d'un matin.
Un autonomiste
Mgr. BL~n[HET
ayez pitiÉ dB l'art!
La Commission Régionale aux Beaux
Arts v~ent de refuser son approbation
au projet de nouvelle église au Quartier Ouvrier.
L'architecte qui a fait ce projet, l'a
copié de l'Eglise d'Arnad, avant la
restauration faite par l'Administration
Deffeyes-Caveri, lorsqu'il existait encore les super-structures du XVIII et
du XVII - Ces parties ont été éliminées
de l'avis des administrateurs régionaux
et du Prieur d'Arnad, Donat Nouchy. On ne sait pas pour quelle raison
le projet de la nouvelle église les conserve 1.
.
Mais cela n'est rien: l'architecte
ajoute une espèce de portique, en style classique fgrt douteux, une maison
paroissiale en style Renaissance et un
clocher d'un style composite et très
discutable.
Peut-être veut-on créer tout ce mélange hétérogène afin que les professeurs d'histoire de r art puissent montrer à leurs élèves tous les styles possibles et imaginables, et surtout montrer
comment.. ... il ne faut pas bâtir une
église! .
Nous espérons que les autorités régionales et communales voudront inviter les constructeurs à tenir compte
des suggestions de la Commission Régionale aux Beaux Arts.
Nous espérons que M . ring. Fresia, qui est un homme de haute culture et de bon goût, voudra collaborer à
la modification de ce projet malheureux, qu'il est chargé de traduire dans
la pierre, en sa qualité d'entrepreneur.
Nous espérons que les jeunes prêtres
(qui par bonheur apprennent, eux au
moins, une nouvelle matière: l'histoire de l'art) voudront nous épargner à
r avenir ces lamentables projets, lorsqu'ils recevront, à leur tour, de leurs
supérieurs actuellement régnants, la
responsabilité de l'autorité ecclésiastique.
"Quod non fecerunt Barbari fecerunt Barberini"
c!l.ho.ll fil f Z--IJ (JU~ au
•• PEUPIE
VALDOTAIN••
lB journal autonomiste
<.
•
,IÇV
(
;
(
L. Peuple Yald6tain
2
Le succès de l'Union Valdôfaine
et les explications du "PAVS D'AOSTE"
Le grand nombre de suffrages obtenus par l'Union Valdôtaine aux dernières élections a surpris profondément ces
messieurs du "Pays d'Aoste". En effet, ils ne laissent pas passer un numéro
sans éprouver le besoin de donner une
explication à ce qui leur paraît un phénomène des plus 6tranges.
Selon eux, le succès électoral de
l'Union Valdôtaine serait dû à trois
causes principales: à la simplicité des
valdôtains, aux promesses et aux menaces de M. l'avocat Caveri, enfin
aux moyens "considérables" dont l'Union Valdôtaine aurait disposé.
Le "Pays d'Aoste" n'aurait vas nu
donner des explications plus absurdes.
Les raisons nar lesouelles il croit expliquer les 16.000 voix de l'l?nion
Valdôtaine, expliquent au contraIre les
22 de la Concentration gouvernementale.
Considérons d'abord la prétendue
simplicité des valdôtains et voyons si
les "simples", comme les appelle le
"Pays d'Aoste", se trouvent parmi les
électeurs de l'Union Valdôtaine ou parmi ceux de la Concentration.
Nous constatons d'abord que la
"Conc.e ntration" a accaparé hr; suffrages de tous les crétins et gâteux des
asiles, c'est-à-dire des "simples" par
excellence.
Nous remarquons ensuite que sa
propagande ne s'adressait pas en général à la raison, mais aux sentiments
les plus primitifs, les plus élémentaires
et les plus bas de l'homme. La
D. C. mélangeait et confondait ~es questions régionales avec les questIons nationales, la religion avec le parti démochrétien, l'unionisme avec le communisme, tandis que l'Union Valdôtaine
analysait et distinguait toutes ces choses. - Contrairement à l'Union Valdôtaine, ia D.C. a usé et abusé de la
propagande par l'image, allant jusqu'à
représenter ses adversaires sous la forme de monstres et d'ogres. - La D. C.
a fait continuellement appel à la soumission de l'électeur envers le gouvernement, représenté · par elle cOlJlme
un maître qui ôterait le travail et le
pain à ses valets, s'ils ne votaient pas
pour lui. - La D.C. menaçait les bonnes femmes de l'excommunication et
des flammes de l'enfer. - Dans certains
pays, elle allait jusqu'à raconter que
ses adversaires, s'ils gagnaient, viendraient enlever les enfants pour les mettre dans des asiles. En somm'e, il n'y
a pas de ruse grossière et répugnante à
laquelle la D . C. n'ait eu recours pour
obtenir les suffrages de ceux que le
"Pays d'Aoste" appelle, avec quelque
raison, les "simples";.
Examinons à présent les prétendues
promesses et menaces · auxquelles l'Union V aldôtai'Je devrait son succès.
Cette explication est encore plus absurde que la première, car elle n'est
pas seulement contraire aux faits, mais
. contraire à la raison. L'Union Valdêtaine ne pouvait faire ni promesse:; ni
menaces, n'ayant pas le pouvoir central dans ses mains. Celle au contraire
qui pouvait promettre et menacer, c'est
la D. c., qui est au gouvernement. Et
de ce pouvoir, la D. C. en a usé d abusé, tellement que toute sa propagande, en ce qui concerne l'Autonomie et
l'exécution du Statut, a été basée SIU
ce raisonnement spécieux:. sans le gouvernement on ne peut rien, il faut Pd:'
conséquent voter pour le parti au gouvernement. Le "Pays d'Aoste" luimême, le "Pays d'Aoste" surtout, n'at-il pas créé et répété jusqu'à la nausée,
avec la monotonie et l'automatisme qui
le distinguent, le "slogan": "Sans le
gouvernement et contre le gouvernement que pouvons-nous?". Et qu'est-ce
que cela, sinon un concentré de promesses et de menaces ?
Toute la propagande démochrétienne a été faite de promesses et de menaces: si les gouvernementaux avaient perdu, le gouvernement aurait fermé le
Casino de St. Vincent, renvoyé la moitié du personnel de la Cogne, coupé
les vivres à l'Administration régionale; - les communistes seraient venus
prendre les vachc:!s, collectiviser la terre,
dissoudre la famille, emmener les enfants, brûler les églises et tuer les prêtres; - ne pas voter pour la "Concentration" c'était voter pour les "matérialistes", c'était commettre un péché grave, c'était mériter l'excommunication et
les peines de l'enfer. Un curé, pour
ne citer qu'un exemple, avait réduit et
condensé sa propagande dans ces trois
sentences: "La liste n. 1 ("Concentration") est la liste du Paradis; la liste n. 2 (Union Valdôtaine) est celle du
Purgatoire; la liste n. 3 (social-communistes)est celle de l'Enfer". La plupart avaient même supprimé le Purgatoire et relégué purement et simplement
les unionistes en Enfer, avec les communistes.
Et le "Pays d'Aoste", dans l'article même où il attribue les suffrages de
l'Union à des promesses et à des menaces, continue de menacer les unionistes
en ces termes: .
"Ainsi excusons-nous les Unionistes
au point de Vue civil, mais nous ne les
excusons pas qu point de Vue religieux.
Le premier Pasteur du Diocèse avait
parlé. Il avait dit, il avait fait savoir
que voter l'Union c'était comme voter
le Communisme, parce que ces votes
é[?arés, perdus, favorisaient le succès du
rommunisme. IL y A FAUTE; IL
Y A CULPABILITE ,".
Mais de vos menaces, messieurs du
"Pays d'Aoste", les Unionistes s'en
moquent, car, grâce à Dieu, vous n'avez plus le pouvoir de brûler les hérétiques ... ou prétendus tels. Et cela est
fort heureux, non seulement pour les hérétiques mais pour vous-mêmes, car vous
pourriez commettre l'erreur de certain
clergé de Rouen, en France, lequel,
mû comme vous par des intérêts politiques, · condamna comme hérétique et
livra au bras séculier, pour être brûlée vive, la Pucelle d'Orléans. Or la
Pucelle d'Orléans était tellement peu
h~rétique, que· l'Eglise en fit ensuite
une sainte: Sainte Jeanne d'Arc.
Passons à présent à la troisième prétendue explication, celle des moyens de
propagande. Le "Pays d'Aoste", dans
son numéro du 20 décembre, dit textuellement:
"C e qui est encore plus évident c'est
qu'aucun parti ne disposait pas (sic) des
mO.IJens de l'Union Valdôtaine".
Cela est peut-être "évident" pour
ceux qui voient dans le "Pays d'A ',::t~'
l'organe du Saint-Esprit, mais pour les
autres, c'est-à-dire pour ceux qui croient
au témoignage de leurs yeux, de leurs
oreilles et de leur raison, il est évident,
au contraire, qu'aucun parti ne disposait de tant de moyens comme la Dénio·cratie Chrétienne.
Pour s'en convaincre tout de suite,
il suffit de remarquer que la D. C. est
le parti au gouvernement. Or le "Pays
d'Aoste" n'a-t-il pas répété sur tous les
tons que sans le gouvernement l'on ne
peut rien et qu'avec lui Ton peut tout ?
De ces moyens, "considérables", la
D. C. se servit d'abor.d pour imposer à
la Vallée d'Aoste, contre la volonté de
la majorité du Conseil de la Vallée et
contre la volonté de la majorité des
Syndics, une loi électorale qui lui permit d'escamoter 9 sièges aux unionistes et 2 aux social-communistes.
Ces moyens, "considérables", lui permirent d'envoyer une cinquantaine de
d.c. valdôtains à Rome, pour y suivre
un cours de propagande, le tout gratis.
Ces moyens, "considérables", lui
permirent, le 31 octobre, de payer le
voyage et le dîner à des milliers de
personnes, venues assister, en la borine
ville d'Aoste, à la farce de "la première pierre".
Ces moyens, "considérables", lui ont
permis de faire des "charités", également "considérables", à la veille des
élections. (Aux personnes qui s'étonnaient de sa subite et prodigieuse générosité, un chanoine, qui visitait les
familles de Gignod à la veille des élections, répondait: "J e fais la "charité" à qui il me semble, où il me semble et quand il me semble").
Ces moyens , "considérables", lui ont
permis de faire une propagande par
l'affiche deux fois supérieure à celle
des social-communistes et vingt fois
supérieure à celle de l'Union. La différence était surtout frappante à Aoste:
pour deux pauvres banderoles de l'Union Valdôtaine, il y en avait vingt immenses de la D. c.; pour une pauvre
affiche de l'Union Valdôtaine, à une
seule couleur, il y ~n avait dix de la
D.C., à deux, à trois, à quatre couleurs,
que l'on renouvelait continuellement.
Dans la presse, la supériorité de la
D. C. n'était pas moins évidente. Elle
avait à son service six périodiques 10-
caux et trois ou quatre quotidiens d'en
bas. En outre, le "Pays d'Aoste", pour
n'en citer qu'un, a été envoyé gratuitement, pendant une année entière. à
toutes les familles de la Vallée. A cette avalanche de journaux, l'Union Val. dôtaine ne pouvait opposer que son organe, "Le Peuple Valdôtain", qui ne
paraît que deux fois par mois, qui n'a
pu être envoyé en hommage que les derniers temps, et à un nombre très limité
de personnes. Et malgré cela, le "Pays
d'Aoste" a encore l'effronterie de dire,
dans l'article "Comment (il) se fait que
l'Union Valdôtaine a obtenu 15.123
voles" :
"Combien de bons valdôtains trom(:lés par les accusations de M. Caveri J
Combien qui n'ont entendu que lui,
. qui n'ont lu que son journal !".
Comment peut-il y avoir encore des
valdôtains n'ayant lu que notre journal, quand le "Pays d'Aoste" (pour
ne citer que lui) est envoyé gratuitement à toutes les familles de la Vallée
depuis plus d'une année ? Faut-il penser que cette feuille est tellement peu
appréciée par les valdôtains, qu'ils ne
la veulent pas même lire sans qu'il leur
en coûte un sou ?
Mais voici comment les "dialecticiens" du "Pays d'Aoste" prétendent
prouver que l'Union Valdôtaine "disposait manifestement d~ fonds considérables en vue des élections" :
"En effet, disent-ils, dès ce printemps de nombreux galopins électoraux parcouraient notre Vallée en .1./
faisant la "propaganda capillare" pour
l'Union. Pour justifier devant le gros
'ilublic celte évidente ' disposition de
fonds, M. Caveri publia dans le "Peu-
(:Ile V aldôtain" des listes de souscriptions pour soutenir la campagne électorale de l'Union ValdôtaÎne . Mais
voici que plusieurs des prétendus souscripteurs, entre autres M.M. Barmaverai1l et C urtaz, protestèrent de n'avoir
iamais donné leur adhésion ni versé des
fonds et intimèrent au iournal meme
de publier leur démenti".
Donc, selon ces "logiciens", s'il y
a des gens qui font de la propagande
pour J'Union Valdôtaine, cela veut
dire que celle-ci dispose évidemment de
fonds considérables J. Et si le "Peuple
V aldôtain" publie des listes de souscriptions, c'est évidemment pour cacher
la provenance "inavouable" de cet argent !. Et si parmi près de 800 noms
que nous avons déjà publiés dans nos
numéros précédents, il s'en trouve deux
gui ne sont pas exacts (erreur facile
si l'on songe qu'il y a quantité de personnes qui sont désignées tantôt sous
leur premier, tan tût sous leur second
prénom, tantôt sous celui de baptème,
tantôt sous celui de l'état civil) cela
prouve évidemment que ces souscriptions n'ont jamais eu lieu!
Cette "intelligente" argumentation,
ce "solide" é'chafaudage de preuves
satisfera sans doute les rédacteurs du
"Pays d'Aoste" ainsi que les crétins et
les gâteux que l'on a fait voter pour
la D.C ...... mais c'est tout. Les autres
s'étonneront que dans un journal rédigé par des gens "ayant fait leur philosophie", l'on publie de semblables sottises. Et ils s'étonneront surtout que dans
un journal qui se dit" catholique", l'on
ait recours à certaines petites ruses, particulièrement dégoûtantes, comme celle d'insinuer, au moyen d'un" plusieurs"
.,
et d'un "entre autres", qu'un grand
nombre de p~rsonnes ont nié d'avoir
souscrit, alors que ces personnes ne
sont en réalité que deux. et que
leur nom a été publié par erreur. C'est
ainsi que certaines gens. dont la fonction sociale consisterait à enseigner la
morale et la religion, observent le 8'
commandement de Dieu. Heureusement pour la morale et la religion, les
chrétiens, ceux du moins qui lisent l'Evangile, savent qu'il y est écrit.
"0 bservez ce qu'ils vous disent;
mais n'imitez pas leurs oeuvres, car ils
disent et ne font pas" (S.Matt . XXIII
- 3) . .
Le "Pays d'Aoste" n'a pas expliqué le succès de l'Union Valdôtaine.
L'Union Valdôtaine a dû tenir tête
à quatre forces formidables: gouvernement central. capital. clergé et partis. Pour pouvoir résoudre le problème,
il convient d'abord de le poser' comme
il faut, de le poser ainsi:
.
"Comment se fait-il que l'Union
Valdôtaine ait obtenu 16.000 voix?
comment se fait-il qu'elle ait obtenu plus
de voix que les plus grands partis pris individuellelflent - alors qu'elle
avait contre elle le gouvernement central, le capital, le clergé, et tous les partis grapds et petits ?".
Si le "Pays d'Aoste" se posera ainsi la question, et s'efforcera de la résoudre, au lieu de chercher à la brouiller,
il trouvera certainement l'explication de
ce phénomène qui le trouble et le scandalise, mais qui est en réalité très naturel dans une région autonome, dans un
pays comme le V al d'Aoste, où le patriotisme local est très fort.
E.
Proment
,
Ceci' est ma propriete et mon
n'en suis redevable
a'" personne
La formation d'une conscience val·
dôtaine a été un des traits fondamentaux de l'oeuvre du Chanoine Joseph
Bréan.
Nous ne voulons pas ici - et d'abord
les bornes d'un article nous l'empêcheraient - tracer une note biographique à propos de cette branche de son
activité. Nous voulons tout simplement rendre hommage à sa mémoire
en démontrant que ses efforts n'ont
pas été vains et que son idée n'est pas
morte.
Nous jeunes, qui l'avons connu, estimé et aimé, lui avons fait serment
que nous aurions été fidèles à cet esprit d'individualit~ valdôtaine que luimême avait hérité de l'Abbé Trèves et
d'Emile Chanoux et qu'il nous recommandait toujours de maintenir vif parmi les Valdôtains.
C'est donc aussi poussés par un sentiment de devoir et de reconnaissance
que nous écrivons ces quelques mots.
Si quelqu'un peut trouver que le ton
de cet article pèche de présomption,
qu'il pense que nous, jeunes de vingt
ans, nous ne voulons pas du tout pontifier "ex cathedra", mais seulement
nous rendre interprètes d'une partie
des enseignements que le Chanoine
Bréan nous a donnés pour maintenir
vive la flamme valdôtaine.
Avant tOUt nous sentons la nécessité de dénoncer une certaine façon de
penser et d'envisager nos problèmes,
qui est assez répandue et qui nous semble fausse et nuisible.
Pendant la récente campagne élec·
torale nous avons remarqué, d'après
ce que l'on a écrit . sur les journaux et
sur les affiches répandues dans toute
la Vallée, qu e l.'on conçoit l'Autonomie
comme une forme de concession que
le gouvernement central peut faire à
. son gré, à titre de pure libéralité et
sympathie.
Nous ne voulons pas faire maintenant de la polémique stérile sur ceux
qui ont pu être les excès d'une propagande électorale. Ir. présent notre préoccupation est simplement celle de dé-
raciner cette mentalité de servilisme
et d'anti-démocrati e qui ferait des Valdôtains un peuple de mendiants et de
peureux.
Voilà pourquoi nous parlons de contribuer à maintenir et à rendre toujours plus gaillarde une conscience valdôtaine.
Conscience de nos droits.
Conscience de notre liberté.
Ainsi nous adressons-nous à tous les
valdôtains et surtout aux jeunes, quelles que soient leurs tendances, mais
qui comme nous sont soucieux de l'avenir de notre chère Vallée, afin qu 'ils
agissent à la lumière de cet esprit.
Qu'ils se souviennent que l'Autonomie ne nou s a pas été concédée dans
un élan d'amour envers nos pauvres
montagnards, comme l'on voudrait
nous fa ire croire.
Elle a été concédée par les membres de l'Assemblée Constituante en reconnaissance de notre position particulière, de nos anciennes franchises
et de notre individualité.
Qu'il soit clair que ·le jour où nou s
perdrions cette individualité l'Autonomie même n'aurait plus de raisoI)'
d 'être. Alors peut-être un groupe politique pourrait-il 'se présenter comme
l'unique concessionnaire de l'Autonomi e
Mais aujourd'hui non; c'est encore
de notre droit de la prétendre.
Aussi voudrions-nous (et nous craignons, malheùreusement, de pécher
d'ingénuité en réclamant cela) que nos
nouv,eaux administrateurs dénoncent
eux mêmes publiquement toute injustice, violation ou inapplication de lois
que le gouvernement central pourrait
commettre à notre égard.
Mais ce que nous leur demandons
surtout, c'est qu'en jouant leur rôle
d'administrateurs et de représentants
de la Vallée, ils veuillent ne pas présenter l'Autonomie comrne une institution de bienfaisance dont ils seraient
eux mêmes les organisateurs.
Notre Statut, en tant que loi constitutionnelle, ne doit pas paraître appli-
qué seulement en fonction de la couleur
politique d'une administration. Nous
l'avons dit, cela n 'est pas démocratique. Et nous croyons que cultiver les
valeurs spirituelles d'un peuple, le former à l'école d'une démocratie authentique, ·est tout aussi important et méritant que de faire de belles routes ou
de distribuer l'essence ou le sucre à bon
marché.
Gare aux peuples qui perdent leur
personnalité; c'eSt le premier pas vers
leur esclavage et leur anéantissement.
Nous voudrions que tous les enfants
valdôtains apprennent par coeur ces
merveilleux vers d'un poète montagnard:
"Ced est ma roche, ceci est mon
[roc , ]
Ici je pose mon pied,
Je vous ai hérités de mon pèTe,
Je n'en sais gré à personne.
Ceci est mon pré, ceci mon gre[nieT,]
Ceci est ma pUJpTiété et mon droit,
Je n'en Suis redevable à personne.
l ci je suis moi-même le roi,
Ceux-ci sont mes enfants, mon pro[pre sang,]
De mon cheT Dieu le don;
Je les nourTis de mon propTe pain,
Ils dorment sous mon toit.
()h libTe, libre pauvreté
Héritée de mes vieux
J e veux te défendre avec force
Comme la prunelle de mes yeux.
Oui, libre je suis né,
Je veux pouvoir dormir tranquille,
Et libTe j'ai gmndi
Et libre je veux mourir 1"
Ainsi se répandrait toujours plus cet
esprit de dignité, d'indépendance, qui
fera respecter le peuple valdôtain comme minorité et empêchera à notre région d'être considérée comme une simple circonscription administrative plus
ou moins privilégiée.
Seuls cet esprit et cette conscience
de nos droits constituent la charpente spirituelle et morale qui est l'unique vraie base de notre Autonomie.
CORRADO GEX
1
f
Le Peuple Vadôtain
Pour la victoirB dB l'Union ValdôtainB
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1-
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Maintes foi s, en parcourant le Dal' phiné, j'aurais voulu fixer les impr es"ion s de ses paysages, de ses montagnes.
Apr ès a voir quitté Grenoble, somptueusement étalée dans la plaine, on
monte vers les forêts touffues qui couvrent d'une tache verte les flancs de
ses pics rocheux, qui ont des formes
singu lièr es . La route, étroite, se déroule en grands tou rna nts, la issant paraître tout à coup un petit ch a let, des
hameaux coquets; et ~n suit tout cela
avec les yeux éblouis par toute cette
végétation abondante, où lès a rbres se
touch~n t presqu e, se caressant avec
leurs sombres fe uillages . Ce sont des
li eux de paix, de sérénité, où l'esprit retrouve son élan, l'âme apaise
ses tourments, c'est u n e atmosphère ùe
r êverie.
Lista nutoDomistn
per le prossime
elezioni provi nGiali
Nous pu blions ci-après un article de
M. le docteur Guido Calderoli, autonomiste bergam asque et notre abonné
depuis de nom breuses années . Cet article (! ét é env'Jyé aussi à d'autres journaux autonomistes. Son aut eur, s'inspirant de l'exemple de l'Union Valdôtaine, propose q1LC dans d'autres régions aussi l'on forme des listes purement autonomistes, indépendantes, qui
obligent les partis à tenir compte, ma ,_
gré eux, de l'exigence autonomiste .
* * :;:
Siamo stanchi delle continue e progressive piccole soppraffazioni dei centralismo di Roma, a danno degli enti locali e delle popolazioni delle pro-
VInce.
Per sua natura il centralismo avoca a sè le entrate che spettano ai comuni e aile province per distribuirle poi
a suo piacimento, sperperandone moite con un criterio stitico, mentre certe
cricche approfittano della deficienza 0
delle difficoltà dei controlli.
E' naturale che il centralismo accusi
periodicamente~ come in questi giorni
di scanda li, delle ragadi dolorose. Cià
dipende dal sistema, per cui siamo caduti in una servitù burocratica, mai avuta nella nostra storia nazionale e per
10 più alle d ipendenze di gente estranea
a ile nostre province e regioni_
Col pretesto che siamo tutti italiani e che si deve combattere il comunismo, si consumano una q~antità di
piccole ingiustizie.
Parlandone con amici è sorta l'idea
di presentare liste autonomiste per le
e1ezioni dei consiglieri provinciali.
P ensiamo che il successo arriderà
per parecchi motivi, se la loUa sarà
bene impostata_ T anto è il malcontento per i sis terni di Roma, siano pure su ffragati da disposizioni di legge
che vanno mutate.
Il centralismo ne fa di tutti i colori in tutti i campi. Ci vorrebbero témpo e colonne di giornali per numerarle .
Ed è inutile reclamare e discutere,
occorre invece agire, impostando una
lotta elettorale per i Consigli Provinciali. Poi verrà il resto.
In tutti i paesi la lista raccoglierà
voti, da aderenti di tutti i partiti, perchè questi si perdono in chiacchiere e
promesse, venendo meno allagiustizia
distributiva più elementare.
Quando saranno in lista anche le
liste autonomiste si comincerà a rifleUere come è successo in Val d'Aosta
dove i «grandi » sono corsi in allarme
e ne sono usciti, chi più chi meno, con
le corna rotte.
In Val d'Aosta infatti si è dovuto
fingersi più autonomisti degli autonomisti. Consiste in cià la nostra persUélsione, che conta più di tutto scend ere nelle piazze a chiedere voti in nome deI diritto naturale.
Bergamo, dicembre 1954
Dott Guido Calderoli
1
Sur la route qui conduit avec se!>
tourniquets ver s le monastère de la
Grande Ch artreu se, tout a conservé sa
beauté millénaire. Tout près de ces rudes const ru ction s des ancien s moines,
on respire un a ir de sérénité. On ne
vou drait pas a ltérer la paix grave de
ces l)1oines, mais la curiosité de les
voir, même par le petit guich et de la
g rande porte, nous pou sse à sonner la
clochette. Dans l'ombre appa raît la figure du moine, sa vOIX est g rave et
profonde; elle v ient d 'un autre monde
où la prière, la contemplation et l 'amour de Dieu sont la seule raison de
vie. Au delà de l'immense monastère
il ya le monde bruyant, la c01-1rse aux
plaisirs.. . et l'homm e n e réussit pas
à comprendre l'humble existence de ce
groupe de moines louant Dieu et fu yant
les vains plaisirs. On n 'y distille plu s
la douce liqueur, mai s à Voiron, sous
la direction d 'un moine qui connaît les
secrets des herbes a lpestres, il y a encore une distillerie.
Nous poursuivons not re excursion en
méditant sur le mystère de la vie, sur
ces moin es cloîtrés ... mais déjà d'autres vision s viennent nous enchanter :
devant nou s, là-bas, quelque chose brille au x rayons du soleil : c'est le lac
d'Aiglebellette, une de s p erle du Dau phiné, entre le ve rt des rives. Du sommet le spectacle est rav issan t: l' i mmen~·
se amphithéâtre des Alpes, avec ses
pics enneigés, les flancs qui descendent
en p entes tant ôt douces, tantôt ra ides,
les jolis villages, les p etites villes qui
se m irent dans le lac.
On descend à nouveau ver s la p laine: beaucoup de mouvem ent de voitu res en excursion. On parvient à l'Abbaye de H autecombe, le Panthéon
des princes de Savoie. A d isp osition des touristes, quelques prêtres de l'ordre vous mont rent l'église
de l'abbaye. On s'arrêt e avec un visible in térêt devant les statues en m a rbre b lanc r eprésen tant les princcs de
la Maison de Savoie: magnifiques oeuvres sépu lcra les, où l'expression et la
r echerche du beau ont été finement
fixées par des anciens scu lpteur s p iémontais, comme Cacciatori. A chaque
arrêt, le guide instruit les touristes sur
les fresqu es, les effigies, les bas-reliefs
et les nombr euses statues, nous rappelant l'histoire de temps à jamais écoulés. Pour l'homm e moderne, tout
ceci ne dev r ait pas être seulement une
banale sati sfaction de la curiosité, mais
u n moyen d 'améliorer son goût et d'affiner son esprit.
Soudaz Mathurin - Perloz
Juglair Augustin - Perloz
Capellin Emir - Perl oz
Soudaz Abel - Perloz
Crétaz René - Perloz
Dove il Baptiste - P e rloz
Capello Oreste - Perloz
Bonin Benoît - PerIm;:
H erreraz Romain - Perloz
Vignal Louis - Perloz
Vacher Séverin - Perloz
Crétaz Joseph - Perloz
Millesi Ermenegilde - Perloz
Capellin Florentin - Perloz
Bonel Marie - P erl oz
Juglair Henri - Perloz
Juglair Fortun é - Perloz
Jugla ir Paul - Perloz
N. N. - Perloz
Badéry Louis - Perloz
Blesant Franco - Perloz
Gia chino Franco - Perloz
Section Union Valdôtaine - Perl oz
Charbonnier Michel - Aoste
N. N. - Aoste
P. ,S. - Aoste
Vittaz César - Aoste
L azier Vital - Gaby
Georgy Valentin - Villeneuve
Allera - Aoste
Meyn et Chérub in - Sarre
Meynet Désiré - Sarre
Meynet E lisée - Sarre
Besenva l Félicien - Sarre
Chenal Léon - Sarre
Palla is Emma et Césarine - Sarre
Chenoz Marcel - Sarre
N. N. - Sa rre
P alla is A ldo et Carra I Rosine
Boniface Marcel Benoît - Sarre
Boche Damien - Sarre
Avantey Marino - Sarre
Resenval Laurent - Sarre
Meyn et Lino - Sarre
Viérin Ch érubin - Sarre
Pallais - Sarre
Leyi rot N . - Sarre
Cooperative - Sarre
Trentaz
N . N. - Sarre
N. N . - St Pierre
Gerbore David - St. Pierre
Oreiller Laurent - Rhèmes
Vuillermoz Zéphir - P . St. Martin
Haschia Jean - P. St. Martin
Doct. Favre Alexandre - P . St. Martin
N ones Mariu s - P. St. Martin
Ugonino Andr é - P. St. Martin ·
Yeuillaz Ferdrhand
- P . St. Martin
,
ferramenta Aosfana
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FOURNITURE POUR BUREAUX-RELIURES
CARTES DE VISITE - JOUETS
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N. N . P. St Martin
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Jans Martin - P . St. Martin
L.
Rogliano Albin - P. St. Martin
L.
Nicoletta Dante - P. St. Martin
L.
L.
Yoccoz Pacifiqu e - P. St. Martin
Lizzi Ermes - P . St. Martin
L.
Crétaz Delmir - P. St. Martin
L.
Manganone Ha lo - P. St. Martin
L.
Nones Charles - P . St. Martin
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Fassy Jacques - P. St. Martin
L.
Jans Auguste - P. St. Martin
L.
Che nuil Alphonse - P. St. Martin
L.
Jans Pierre - P. ,S t. Martin
L.
Ben chod François - p . St. Martin
L.
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P riod IJerdin - P . St. Martin
Liscoz Rodolphe - P. St. Ma rtin
L.
Fassy Rémy - P. St. Martin
L.
Fassy Auguste - P. St. Martin
L.
N . N. - P . St. Martin
L.
L.
N . N. - P . St Martin
N. N. - P. St Martin
L.
Géom. N apoli ' Vital - P. St. Martin
L
L.
K . N. - P. St. Martin
Stevenin Léon - P. St. Martin
L.
/ P ramotton Alphonse - P. St. Martin
L.
Yoccoz Marc - P. St. Martin
L.
Jans Maximilien - P . St. Martin
L.
Section Union Valdôtaine - P. St. Martin L.
Yon Octave - Donas
L.
Freppaz Frères - Gaby
L.
Annani Aldo - Gaby
L.
Ba ra iller Joseph feu F idèle - St. Marcel L.
Nouchy César feu Victor - St. Marcel
L.
Dem a rchi Joseph f. Amédée - St. Marcel L.
Vincent Révil - Verres
L.,
Favr e Alexis - Verres
L.
Bergu et Romain - Verres
L.
Lanièce Mathieu - Viérin
L.
Nicolo Mortara - Verrès
L.
N icod J ean - Arnad
L.
Clerin Fiorello - Arnad
L.
Lateltin Placide - Arnad
L.
Lateltin Costa n t - Arnad
L.
Favre Arthur - Verrès
L.
Anzülel Oreste - Verrès
L.
Perruch on J ean - Verrès
L:.
Favre Alphonse - Verrès
L.
Rovarey Joseph - Verrès
L.
Colombot Jean - Verrès
L.
Favre Albe r t - Verrès
L.
J ol" Aldo - Verrès
L.
Fruta z Emmanuel - Ver rès
L ..
Dallou Joseph - Verrès
L.
Dallou Humbert - Verrès
L.
Duclos Arthur - Verrès
L.
M. .:VI. - Verrès
L.
Bertolin Claude - Verrès
L.
Prola Loui s - Verrès
L.
le Di eu qui est Amour" .
Un exemple de la
dÉloyautÉ de nos d.~.
A asta . 22 novembre
Il Signor Mario D ,'! {{nès, rappresentante dell' « Union Valdôtaine » al segRio n. 16 di A osta durante le recenti
'elezioni, ci prega di precisare che la richiesta di rimuovere il crocefisso dall'aula. fu preseniata dalla scrutatore
comunis ta. Egli inve ce, d'accorda con
/0 scrll/a/ore d emocrisliano. si oppose
alla damanda e il crocefisso rimase al
suo pasto ».
Rue De Tillier 51
Tél. 3242- Aoste
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La démocratie chrétienne s'approche
toujours p lu s des fascistes du M.S.I. C'est M. Enrico Mattei, le jou rnaliste
gou vern,~ ment al, qui le dit dan s la
revue «Tempo» du 25 novemb re dernier:
(Tiré du "Courrier Savoyard")
C'est contre l'Union Valdôtaine que
les propagandistes de la d. c. se sont
servis des armes les plus d éloyables durant le campagne électorale. Une de
ces armes était constituée par le prétendu communisme d e l'Union Valdôtaine. Pour faire passer les unionistes
pour d es communistes, ils ont eu recours à toutes sortes de p etits trucs malpropres, comme celui par exemple de
faire publier dans un quotidien que d es
scrutateurs unionistes avaient demandé
qu'on enlevât le crucifix d ' un siège électoral. Voici la rectification que la
"Stampa" a publiée à ce sujet dans son
numéro du 23 novembre.
IL CROCIFISSO NON P.~MOSSO
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La DÉmocratiE ChrÉtiEnnE
S' approchE dBS fascistBs
du M. 5. 1.
L'EglisB .Bt 1a.PolitiqUB
On quitta la magnifique église av!'c
"II nous plaît de signaler sur ce point
regret, l'excu rsion devait nous conduidélicat
le point de vue de S. Em. le
re ver s la ville d'Aix les Bains, ct l'a Cardinal F eltin, Archevêque de Paprès-midi avancait. Nouveaux paysa·
ris, dans l'allocution prononcée à la
ges, des collines verdoyantes et, après
dernière
messe annuelle des parlemenun petit peu, un autre lac bien plus
taires français .
grand et imposan t apparaît à nos yeux:
"Le prélat s'est élevé contre l'opisur ses bords s'étale en longu eu r et en
nion
selon laquelle il devrait y avoir
beauté Aix le s Bains; déjà les ombre;;
en
France
un parti catholique uniqu e.
envahissent les flancs des montagnes
et là-bas, da n s le calme du soi r, s'al- . C'es t là une vue incomplète, a-t-il dit.
L ' Eglise n'est pas chargée de l'amélument comme des étoiles les premiè·
nagement
temporel de la cité terrestre.
l'es lumières d e la ville encore incon·
Les membres de l'Eglise peuvent et
nue. La beauté du s pecta cle augmente à
doivent participer à cet aménagement,
mesu re qu e les ombres descendent et
mais avec la liberté de choisir tel parti
envelop pent tout: mille lumières se
ou telle option qui leur paraissent les
reflètent sur les douces vagues du
meilleurs. L'Eglise n' a pas à imposer,
lac, et que lque romantiqu e dn XX sièdans le domaine pratique, une solution
cle est peut-être là sur une barque à
de préférence à une autre. Il reste bien
déclamer les rimes de Lamartine, qui
entendu
qu'un chrétien doit s'inimmortalisa ce lac dan s des \'el'S inou terdire les orientations politiques qui
bliables.
sont en con tradiction avec la doctrine
Maintenant on reprend la rOlIte î10ur
catholique; mais en dehors de cette
Grenob le en suivant le cours de l'1 8èrestricti~n évidente, il reste une granre; et c'est un retour qui a encor e Ju
de liberté d e choix.
ch arme, car le paysage n 'a plv:> de C'.lTI"Il est normal que les catholiques
tours p récis, et le myst èr e de la nuit
adcptent des aptitudes politiques va. plane sur la nature et sur les hommes.
riées, et parfois divergentes. L'essentiel est qu'il n'oublient jamais, par delà
Enfin la ville nous accueille, endices
divergences, la charité, la loyauté
manchée, avec ses ru es anciennes, ses
bou levard s où encore les a rbres JOU -' et la compréhension réciproques, dont
ils doivent toujours donner l'exemple.
ent avec l'ombre des lampions, ses p-Ia·
"L'union des chrétiens dans la chaces bruyantes, ses jardins où les bons
rité , malgré l'opposition de leurs convieux r acontent ' les beaux souvenirs
ceptions politiques, doit être préciséd'antan.
ment un puissant témoignage de la diLUC[() DUC
vinité de l'Eglise. parce qu'en elle vit
PAPETERlE et LIBRAIRIE
L.
L.
L.
L.
L.
1
1
La " Riv ista Romana", una pubblicazione periodica di ispirazione "missina", sorta per trovare, in occasi.':me
dell'anniv eTsario della Conciliazione,
un punto di incontr o tra cattolici e f ascisti, ha pubblicato una seTie di articoli in cui le firme di uomini come Gonella, Giordani, Montini, De Martino,
tutti dernocristiani militanti, si alternavano a quelle di esp.onenti della Repubblica di Salà, quali Basile e Cucco, l' ex-sot tosegTetaTio alla Propaganda
eStampa dell'ultimo Mussolini. Sembra chiaTO di capire, alla Luce di
que ste manifestazioni e di altre ancora (ricorderemo la presa di posizione della " Riv ista Romana" e di "Asso
di Bastani" in fav ore della C.E.D . prima del vot:) al Parlarn ento franc ese ),
came attualrnente il "movimento sociale" sict aTient ato veTSO una politica di
i >tserimento in unD schieramento nazionaZe, cattolico, filoamericano, anticornunista, che i suoi dirigenti, dando C.Q me già scontato il crollo della dem ocrazia in Italia, riteng ono deb ba fatalmente maturare a più 0 meno brev e scadenza, appunto perchè reputano che in questo sc hierarnento non si
possa fare a mena di 1.01'0.
("T empo" - 25 - 11 - 54)
Articles technique s - Machines à calculer électriques «Classic» - Fourneaux à charbon «WarmMorning» - Fabrication de gou rdes en p eau «La
Valdôtaine» - Machines à ra boter pour m enuis iers - Vernis pour parque ts «Syntalecto» - orig.
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AOSTE
L. Peupl. YaldÔtai..
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A
Il risveglio
clegli Unic)nisti
Ir.a vers
la
------_.-- Vallée
, CHA TILLON - Une crêche de
~-
Qualche anno fa, suI le pagine deI
nostro giornale (Union Valdôtaine)
scrissi un articolo riguardo ai congres~
si. In quel periodo, mentre i capi deI
nostro movimento lavoravano attorno
ai tavolini e gettavano le prime basi
della nostra Autonomia, gli unionisti
con delle manifestazioni imponenti si
riversavano suIle piazze di Aosta e
nei paesi, rivendicando i loro giusti di~
ritti. Giusti diritti perchè riconosciuti
dalla Costituente, che priIJla dello sca~
dere dei suo mandata decise di appro~
vare 10 Statuto speciale per la VaIle
d'Aosta.
ln quel periodo turbolento e grave
per nQi, nessun dirigente regionale di
partiti politici si è dimostrato aperto
sostenitore della nostra Autonomia. Ba~
date bene, amici unionisti: oggi sono
tutti convinti sostenitori della Autono~
mia per ragioni politiche; ma i parti~
ti sono diretti dal centro e non potran~
no mai fare gliinteressi regionali. L'Au~
tonomia regionale la sostengono solo .
i movimenti regionali, e nel nostro ca~
. 50 la «Union Valdôtaine».
Il periodo intercorso dal 1948 ad
oggi è stato per i nostri di.rigenti un
continuo lavaro. Presi nell'ingranag~
gio amministrativo, hanno dovuto per
forza maggiore tralasciare un po quel~
10 che era il problema di fondo dd
nostro movimento, l' organizzazione,
tant'è vero che la Democrazia Cristia~
na ha creduto ad un certo momento di
staccarsi dalla Union Valdôtaine, che
secondo qualche «esperto» e· «profon~
do» conoscitore deI popolo valdostano, era ormai ridotta a poche migliaia
di sostenitori. Errori di calcolo, come
i pronostici di certa stampa «indipendente» extra~regionale, secondo j quali 1'« Union» avrebbe dovuto ottenere
al massimo oUomila voti. Si sono illusi, credendo il nostro movimento già
vecchio da camminare con le stampelle. Rallegriamoci, amici, dei nostri 15
mila e più voti di lista, non risèossi con
la propaganda sleale, ma che hanno invece delle radici profonde nell' attività e
nello sviluppo della Autonomia. Cio
dimostra che in Valle il nostro rag~
gruppamento è più forte di qualunque
altro e va sempre rafforzandosi perchè
i valdostani ' riconoscono e riconosceran~
no sempre più dove sono i veri difensori
dell' Autonomia.
Noi siamo stati esclusi dal Consiglio Valle in virtù di una legge anti-
Les chapiteaux de Saint
Ours "sont parmi les
tout meilleurs de leur
style et de leur époque"
M. le prof. Berton, auteur d'un excellent ouvrage illustré sur les chapiteaux de Saint-Ours, à Aoste, a reçu
de M. le prof. Bernard Berenson, cri.tique d'art, la lettre suivante:
"M onsieur,
vous ne vous êtes pas trompé en
m'envtJyant votre précieuse publication
sur les chapiteaux de Saint-Ours.
Je VIJUS remercie inj,i niment.
J'apprécie vos interprétations et suis
heureux de posséder la reproduction
de ces merveilleux chapiteaux. Je les
ai vus p~usieurs fiois, mais i~ y a d'éjà
assez longtemps, et je me les rappelle
avec nostalgie. Ils sont parmi les tout
meilleurs de leur style et de leur époque.
Agréez, Monsieur, l'expression de ma
reconnaissance et estime.
BERNARD BERENSON"
M. le prof. Berenson a été défini par
la revue "Arts", de Paris: "le plus
grand spécialiste mondial de la peintU1'e italienne"_
democratica. Non ha importanza, a~
mici miei, noi staremo a vigilare, e sa·
remo presenti in queJla sala dove si dis. cutono i problemi della nostra Valle.
Noi vi sarema presenti perchè non si
possono cancellare i risultati deI 14 no~
vembre.
N oi andiamo fieri deI nostro movimento, non siamo scesi a certe masche'rate •di piazza, siamo al disopra di certi carnevali fuori programma. N oi giu·
dichiamo seriamente il responso delle
urne.
l nostri avversari ci hanno accusati
di filo~comunismo, di anti~clericalismo,
-gli altri, di appoggiare ancora la D.C.
N oi rispondiamo a tutti: non è vero 1
N oi andiamo soli per la nostrastrada.
«Meglio soli, come pi ce il proverbio.
che male accompagnati» .
N ella campagna elettorale. diversi
giornali locali si sono scagliati contro
di noi neI modo più sleale e volgare.
Finita la campagna, questi giornali han~
no ancora il coraggio di scrivere che
gli unionisti sono ricuperabili, che sono
dei buoni cattolici da confonde.rsi con
loro, che i 15.000 e più voti della li~
sta della Union dovrebbe essere 10 sti~
molo, il pungolo per la realizzazione
dei problemi della Valle.
.
N on ci confonderemo con loro, non
Cl confonderemo con quelli che han-
Remerciement à M. Bottel
ancien Conseiller Régional
Nous recevons de Fénis:
Eg. Sig. Diretlore
La preghiamo di voler pubblicare
la presente per poter esternare pubbli~
camente la nostra gratitudine al Sig.
Bottel Giuse'{Jpe per tutto il Suo ampio
ed infinito interessamento avuto nei riguardi deI nostro paese. durante gli
anni in cui ha disimpegnaio le mansioni
di Consigliere della Valle. T uite quel~
le opere, pubbliche e private, che sono
sorte nel nostro territorio, (lo , testimo~
niano le strade, i telefoni, gli acquedotti
ecc . . . _ oppure i fabbricati rurali,
ecc . .. ), sono opera della Sua dedi~
zione e volontà.
T ulte cose che non si possono maiyiù
dimenticaree nemmeno cancellare. Fer~
cio la nostra rÎconoscenza ed ammira~
zione è infinita e gliene siamo grati, per
sempre.
Grazie Sig. BotteZ, ancora tante grazie ! !
Queste opere rimarranno sempre ad
esmpio della Sua fattil,Jità,· invece nel
nostro animo rimarrà, esempio di rettitudine tanto morale che religiosa, un
nome, il Suo.
Un g~ppo di "F enisan"
VILLEnEUVE
Le pressoir à huile fonctionnera du
15 au 31 janvier. Les intéressés sont
priés de se f.'aire inscrire. On écrasera
les noix sans la vieille pile.
Dévoué Georgy Valentin
La famille Besenval et tous les parents, profondément émus par le témoignage d'estime et de regret donné
à leur père
BESENVAL ETIENNE
BALTHAZAR
remercient de coeur toutes les personne qui par leur présence, par des paroles et par des écrits ont pris part
à leur douleur, et tout particulière-'
ment M. le Rév. -Curé, l'assesseur Arbaney, le Syndic et les autorités présentes, la Direction et les amis des
centrales électriques de la Société Cogne, la Société Ouvrière de Sarre-Chezallet, le Corps des Pompiers, les Chantres, les Orphelines de S. Joseph d'Aoste et les voisins.
Sarre, le 20-12-1954.
no asservito la religione alla politica.
Mai nella Storia della nostra Valle
si sono viste tante persone autorevoli
scomodarsi per venirci a spiegare i nostri problemi. . . . persino delle Eccellenze, che oggi non dovrebbero più e~
sistere in 1talia, perchè abolite da una
legge costituzionale.
Queste persone autorevoli sono ri~
tornate la,ggiù, ma le promesse fatte, gli impegni presi a nome dei partiti
e dei Governo sono rimasti. e noi ne
faremo tesoro, non li dimenticheremo.
N oi saremo vicino a certe persone
ma non da confonderci con esse, noi saremo il continuo pungolo e stimolo per
la risoluzione dei problemi valdostani,
perchè ci è cara la .nostra Valle, e non
possono accusarci di filo~comunismo e
di anti~clericalismo solo 'perchè amiamo
la nostra piccola patria. Anche Gesù
pianse quando suo Padre gli annuncio
la distruzione della sua Patria; non
per questo era contro la legge di Dio.
Percio noi faremo da osservatori e
li giudicheremo secondo quanto sapran~
no attuare, secondo se sapranno mantene~e 0 m~no le promesse faUe in Aosta
e nel paesl.
Viva la Valle di Aosta.
Viva l'Union Valdôtaine.
Bonjean
DECLARA TlON
A la suite de l'oeuvre de conciliation
exercée avec beaucoup de tact et avec
beaucoup de patience par ·M. Calcano, Président du Tribunal de Turin,
et par les juges Bersano et Oliviero,
Mgr. Stévenin a retiré sa plainte. M.
Caveri a signé la déclaration suivante:
DICHIARAZIONE
Il sottoscritto _avv. Severino Caveri .
dichiara di non avere inteso comunque
di recare offesa a Monsignor Giovanni Stevenin con quanto nella concitazione dell'animb ebbe a dire nei di
lui confronti pronunciando il discorso
deI 2 maggio 1954 in Aosta, il cui testo ha poi raccolto nell'opuscolo a stampa edito dalla Imprimerie ITLA-Aosta, pur ammettendo che alcune espressioni da lui usate potessero, contro
sua vOlontà, indurre a un giudizio negativo nei confronti di Monsignor Stevenin.
Si dichiara spiacente di <,\vere occasionato equivoci che non hanno assolutamente ragio(1e di essere dopo la
sentenza deI Tribunale di Alessandria
che prosciolse Monsignor Stevenin da
ogni addebito sia in linea giuridica che
in linea morale, 'e anche a prescindere
da tale sentenza egli riconosce che in
quel dissesto 10 Btevenin non ebbe responsabilità di sorta.
Mentre prende atto con animo gra~
to deI recesso di querela per diffamazione, da parte dello stesso Monsignor
Stevenin, gli att!esta pubblicamente la
personale più ampia stima e considerazione.
Si impegna a t ritirare dalla circolazione gli opuscoli deI discorso e di curarne la distruZione. Si impegna di
pubblicare sul giornale «Le Peuple Valdôtain » e sul ~ Corriere della Valle
d'Aosta» la presente dichiarazione. Si
obbliga a pagare le spese processuali
e quelle deI patrono di MbnsignorStevenin.
Torino, 16 dicembre 1954.
Dott.
Charles MOGAVERO
SPÉCIALISTE MALADIES
Oreilles - Nez· Gorge
AOSTE - Rue S. Anselme 28 -
1,er
étage
de 10 à 12 h.
jours ouvrables 1 » 17 » 19 h.
Reçoit: lous les
\
Noë. bien Va'dôtaine
Les Rds. P. Capucins, cette année,
ont monté une crêche de Noël locale
et d'actualité. Le mécanisme d'éclairage, mis en mouvement par le bouton
électrique au-devant de la grotte, fait
apparaître l'inscription : "JESUS CHEZ
NOUS" . En effet, à l'arrière, s'élève le
Zerbion neigeux avec sa Madone; puis
dans le fond de la grotte, en arrièreplan, on aperçoit un quartier de Châtillon et, à droite, le Casino de la Vallée.
Mais voici que s'éclaire, au milieu,
dans le fond lointain d'une caverne
un coeur. Celui-ci s'éteint et alors ap~
paraissent successivement les emblêmes des listes électorales. .. Pas possible ! . . . Mais si! Le constructeur a
voulu concrétiser le peuple valdôtain
que le Christ est venu aimer, en représentant ces partis sous lesquels se sont
rangés les habitants de chez nous dans
les dernières élections.... Puis s'inscrivent en lettres lumineuses les paroles "Aimez-'vous les uns les autres". Et
les emblêmes disparaissent pour être
remplacés par le coeur: il n'y a plus
de partis, mais un seul coeur. Ce sera
ensuite des apparitions et des disparitions successives, pour donner l'impression de la lutte entre les partis et
l'Amour du Christ .. . Le lendemain
de Noël tout ceci nous fut expliqué par
un beau sermon que nous avons fort
apprécié, d'autant plus qu'il fut prononcé en très bon français.
Il est bien regrettable que c~tte Crêche ne puisse être transportée dans
tous nos villages pour redire partout,
de façon combien frappante, cet "Aimez-vIJus les uns les autres", et que
cette voix puisse être entendue non
-sm: spnu 'salslu01U[l sap lUaruaynas
si de nos Frères de droite et ... de
gauche! En tout cas, lecteur, si tu passes à Châtillon, va voir cette Crêche,
et avec nous tu diras merci à nos
chers Pères Capucins de nous rappeler cela par cette Crêche cent pour
cent valdôtaine .
c.v.
ULlIANES • Décès
Quatre décès ont contristé ces derniers temps la commune de. Lillianes :
celui de M. Juglair Joseph feu François, âgé de 75 ans, survenu le 7-10-54;
celui de M. Billet Pierre, feu Jea.n-Baptiste, âgé de 75 ans ég?lernent, survenu le 18-11-54; celui de Mme Laûer
Marthe feu Moïse, survenu le 25-11-54,
à l'âge de 73 a ns; et celui de M. Juglair Pierre fe\l Jean, âgé de 64 ans.
Nous préaentQns nos condoléances
émues à leurs familles.
A propos de la capture d'un cerf
pour cause renouvellement magasins
~omune
'
.... . . . . _:- -'.
..
_
".
~"".""
SAINT CHRISTOPHE
Dès le premier décembre dernier les
villages de la "Plaine», de la commune
de St. Christophe, ont été raccordés
à Aoste par un parfait service d 'autobus. Notre commune, qui est à trois
km. d'Aoste, ne bénéficiait auparavant
d 'aucun service public de communication, étant assez éloignée de la route, nationale desservie par les lianes
b
d autocars e ne pouvant pas non plus
se servir du chemin de fer. Or la société
«Grand Paradis», qui assure le serVlce
d'autobus à Aoste, a bien voulu adhérer
aux nombreuses demq.ndes et elle a obtenu la concession de la nouvelle ligne.
Cette ligne a une longueur de 8 km. environ, et partant du village de Nicolin, à St. Christophe, traverse ' Aoste et
atteint St. 'Martin de Corléans. Toutes
les heures l'autobus effectue une course, à partir de 5h, 30 jusqu'à 24h. 30.
Le tronçon de la route communale
jusqu'au passage à niveau était dims
un état impraticable, à cause surtout
de la pluie et du gel, mais grâce à l'intérêt témoigné par l'Administration
Communale et à l'aide du Conseil de.
la Vallée, Une épaisse couche de gravier, OppoL'tunément . répandue, a rendu la route plus viable.
Nous tenons à remercier vivement
la Maison Salvitti et la Société ';Grand
Paradis" pour le diligent service et
pour tous les bénéfices qu'ii apporte
aux ouvriers de la Cogne et à la population.
.
.
Un groupe de "Chrétobleins"
-------_.-... .................-_.---
FETE DE5 '~O An5
(Rzstaurant Branchs - La CrÊte)
di LILLIBnE
;
BAL & TUBERE
Rue de Sales, 24
--
SARRE - Décès
Nous avons appris avec regret le décès de M. Besenval Etienne-Balthazar
survenu le 17 décembre, à l'âge de 66
ans.
Homme franc et jovial, travailleur
infatigable, M. Besenval était très connu et estimé. Ses funérailles ont eu lieu
le 19 avec un grand concours de monde.
Nous présentons nos sincères condoléances à sa famille.
A propos des nouvelles publiées par
divers journaux quotidiens et hebdoa ci restoran, i coscri de qua-·
madaires concernant la capture d'un Vouë,
rent'an
cerf dans la zone de "SUC», territoi- '
Sny,èten leur, t'ë pa? de doblé le-s-fLn.
re de Lilliahes, M. Louis Tassoni tient
- 'l" ë permi ?... - vouè ?,., l'est ma verà préciser qu'un cerf fut aperçu aux
necca,
abords du Mont Brengué, territoire de
De
predzé
patoé, tsandzé poletecca,;
Perloz,à une altitude de 1.400 m. ènBon
coradzo:
baillade-vo pa, na, 'na:
viron, et non «pressa colle Carisey,
ren ren pouëre;
quota 2,300-. Il était poursuivi par des
La Tor de Colin no varde di caprice de
chien s inconnus. M.M. Louis Tassoni,
Dzouëre.
Vallomy Emile, Sucquet Joseph, VaiN
o-s-atre,
avouë tseut. nautre coscri
retto Joseph décidèrent d'aller à sa reValdoustan,
cherche et découvrirent au fond du
N '(;men lo Pay que le mon no vârdon
précipice du mont Brengué le corps
la plan!! ! ...
de l'animal, qUi avait cessé de respirer.
",
v 'amen tsantp la Péce, recomenché
La découverte a été dénoncée à M. le
bien de-s-an
Maréchal des carabiniers de Pont-St.A veni: et vardé de l' .(Jtonomia lo son:
Tv! ë, avouë, le caoudo et a la chaou de
noutro fron
In mantegnen lé, in santi de la Péce
lo pon,
'
,
Il Sindaco sottoscritto fa presente
Pe pamë recourir a çalle"s-arrne di ve.
alla popolaûQne quanto già ribadito
z
seun,
nella seduta di Consiglio deI 22-12-54,
Et, pe so.ntinella chum, la Tor de Coche nella riunione dei iSindaci tenutaZeun.
si ad Aosta il giorno 16-12-54 non ebbe
Les membr~s de la classe du 14 re. a proferire parole tali da ledere l'onomercient M. Thomasset, leur ancien insre e l'interesse della classe operaia di
tituteur, d'avoir pris part au dîner et
questo Comune, e cio a smentita delle
M. le syndic Pellin Joseph,
voci infcmciate che vengono propagate
in questi giorni sul suo canto.
DIK RESP. EMILE PROMENT
Lillianes, li 23-12-54.
Enreg. Tribunal d'Aoste .24-5-1954
IL SINDACO
Imprimerie ITLA - Aoste
firmato: Vallomy Umberto
7. rue M. Solarolo - Téléphone 22-59
-
MEUBLES At PRIX REDUIT
Martin et aussi à M. le Président de la
chasse de la zone, lequel est monté
sur place pour récupérer la tête de
l'animal et la faire embaumer.
Ce géant pesait environ 150 kilos.
On se demande de quel pays il pouvait
venir. Nos vieux ne se souviennent pas
de l'existence de ce genre d'animaux
chez nous.
M. Tassoni a tenu à faire publier
ces quelques mots afin dé rétablir la
vérité des faits et d'éviter des malentendus,
Lillianes 17-12-54.
- Tél.
51.37
mat~s
Laines pour
- Chambre!!es
pour pensions et hôtels - Matelas
en gomme· plume.
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