Lac
Majeur Italie-
HÔTEL iMMNEl
JEAN CANBSSA
M r JULES-CÉSAR^ 0N
Milan
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E
I
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u
/
UN COUP
D'OEIL
BELGIRATE
LAC MAJEUR
(Italie)
(HÔTEL B0RR0ME0 DE JEAN CANES2A)
EXCURSION-GUIDE
STJÏfc
IjE
VERBANO
PAR
IVïM
QÉSiLB SORÏ
MILAN
TYPOGRAPHIE GUGLIELMINI
LIBRARY
OFTHE
ERSITY OF ILLINOIS
r
tic
UN
•
COUP DŒIL À BELG1MTE
Si en arrivant, n'importe de quel point de
départ, à la petite et ancienne ville d'Àrona,
dont l'origine se perd dans les tourbillons des
temps, vous jetez vos regards à l'entours,
votre ame s'émerveille et s'émue; d'un côté
l'aspect imposant d'un golfe très-immense du
Yerbano; de l'autre des coteaux, de riantes
collines
nueux
et
des
montagnes aux sommets
et ondulés;
si-
à droite des bourgades et
des villages, des ruines de châteaux crénelés
et tant d'autres édifices et
monuments,
et
tom-
beaux; à gauche des palais, et des maisons,
et ensuite le fief
Borromeo sur
le
mont Saint
Charles, et les restes de l'ancien château où
naquit le Saint (Charles Borroineo,
arche-
—4—
vêque de Milan-1538-1584) dont
le
temple et
la statue colossale dominent sur la montagne.
Pour jouir d'un magnifique panorama à
plai-
yeux, entrez dans l'intérieur de cette
sir des
montez à sa tête
statue, et
;
c'est
comme
voir
mille beautés par un grand télescope.
Passés ainsi en revue à coup
d'oeil les
mai-
sons et les hôtels, le théâtre et l'église paroissiale de
pour
embarquez-vous sur
attend,
XV
Sainte-Marie (du
les peintures de
même
pjroscaphe qui vous
le
et parcourez
siècle)
Ferrari et d'Appiani,
G-.
lac
le
d'un rivage à
l'autre, de midi à septentrion \
*
les
Ce sont 35 rivières au
ruisseaux
forment
les
et
moins, sans compter
autres petits courants d'eau 3 qui
affluents de ce
Lac présentant une
superficie d'environ 216,000,000 de mètres carrés
m. sur l'hydromètre de Pallanza;
depuis Magadino jusqu'à
Sesto-Calende est de 66,000 m.; la plus grande
largeur 12,000 m. depuis Laveno jusqu'à Feriolo,
et on évalue la moyenne de 4à5 kilom. tandis qu'elle
n'est que d'un kilom. entre Arona et Angera.
L'élévation du Verbano par rapport à celle de
l'Adriatique est considérée de 189i m. à zéro de
si
et
elle est à 2
dont
la
longueur,
—
l'hydromètre de Pallanza, et sa plus grande pro-
fondeur (mesurée entre Luino
m.
—
Celle du lac de
Como
et Intra) est
est de 1)04.
de S34
—
encore un
Or, du gaillard d'arrière, jetez
dernier regard à cette Àronensia Castra, à
venez de quitter, et
la petite ville que vous
• vous verrez
comme un majestueux amphithéâ-
tre assis sur le rivage, et qui, paraissant
saluer, semble vous dire
Avec
la
est situé entre 26.0
de longitude Est du méridien de
bien entre 6.° 9/
et 6.°
Paris, et entre le 45.0
11
43/
9/
vous
—
à bientôt.
voilà à
de l'éclair vous
rapidité
Le Lac Majeur
—
e t 26.°
31/
du Fer, ou
l'Ile
31/ Est du méridien de
e t 46.° 10/ de lat. Nord.
ne faut pas passer sous silence que,
le
3 octo-
bre 1868 les eaux s'élevèrent jusqu'à m. 7,60 sur
l'hydromètre susdit, de sorte que tous les pays sur
les
bords du lac furent inondés
• frirent des
dommages
et
incalculables;
en souf-
ils
heureux
si
cette inondation ne fut pas de longue durée.
et
Les eaux du Verbano sont limpides, bleuâtres
d'une grande efficacité pour les bains.
Ce
—
lac infiniment pittoresque
les
,
est très-poissonneux
;
agoni (ou agones), les truites, les anguilles et
beaucoup d'autres espèces de poissons de moindre
importance abondent dans ces eaux.
Pour jouir de
riste doit
la
vue générale du Lac,
monter sur
le
sommet de
la
le
Tou-
Gallona
,
montagne tout près de Treffiume, qu'on voit en
allant à Y Orrido di ScuifAnna.
Voyez Cau-
—
nobio, pag.
9.
-
6;-
Angera, puis à Mèina, à Lésa, à Sel^Spate
qui vous accordera tout à l'heure son
hospi-
talité: et ensuite
vous touchez à Stresa et à
l'Isola Bella,
Reine parfumée de tout
Verbano;
et
la
le
supérieurement voilà Baveno et
FérioJo qui fait faire presque le tour de VIsola Superiore ou Isola de Pescatori (île su-
périeure ou des Pêcheurs), tandis que le ba-
teau
file
à Suna, puis à Pallanza,
amoureuse de Ylsolino
di
de Saint-Jean) sorti des
ses
charmes touts
cette ancienne fille
Hôtel vous
paraît
les
la tendre
San Giovanni
flots
(îlot
pour embellir de
des bords de
attraits
de Pallante, dont
grand
le
aujourd'hui le palais des
enchantements. D'ici
si
l'on
pouvait s'arrêter
au milieu de ce vaste bassin,
il
se présente-
rait à la vue, d'un côté
D" un mare interminable
il
cospetto,
(l'aspect interminable de la
d'un autre une
il
mer)
espèce de nouvel Éden. Mais
faut continuer le chemin pour passer à In-
tra, la petite
Manchester du Verbano,
et tra-
verser ensuite en face pour se porter à La-
veno assis au pied de ce géant connu sous
le
nom
de Sasso di Ferro, s'élevant de 1084
mètres, et qui vous donne rendez-vous pour
-
—
7
vous faire réjouir d'un spectacle surprenant,
et qui
«
Leva
di terra al ciel nostro intelletto. »
(Elève de la terre aux cieux notre esprit)*
Allons! vite à Porto- Valtravaglia à votre
droite, puis
à Topposite vers Ghiffa qui s'a-
vance hardiment dans
les flots
comme ayant
marquer la moitié du Lac et de vous
donner la main en s'écriant à votre passage
l'air
de
Corne
—
il
raggio del sole ognor mi bacia,
Si leggiadra e gentil quale
Non m/ obblïare,
Un saluto ed un
•
(Comme
le
gnonne
bacio a
me
premier rayon du
toujours un baiser
et jolie,
mi vedi
o passeggier cortese,
,
telle
que
tu porta.
—
me donne
me vois mi-
soleil
tu
ne m'oublie pas, honnête pas-
sager, et en repassant, apporte-moi tes salutations et ton baiser).
Tout en poursuivant
cette course, on voit
Oggebbio qui abonde de modernes palais et
d'intéressantes villas parmi lesquelles on distingue particulièrement la Solitudine du proet à vingt minutes plus haut
J. Polli
vous avez Cannéro, appelé la tiède Nice du
Verbano, et dont la salubrité du climat en
fesseur
;
toute saison, est proverbiale \ Tournez main-
avez en perspective
tenant à Orient et vous
la pittoresque et active Luino,
Bernardin Luini,
nommé
le
A
Lombarde (1460-1550).
cole
séjournez
apprendrez
dans
ce joli
la
patrie de
Raphaël de
vous
pays, et
petit
les derniers fastes
l'É-
votre retour
de l'intègre gé-
néral Ganbaldi dont on peut admirer la statue de marbre sur la place Garibaldi; et sur
la plinthe du piédestal
on aimerait de
an Héros des deux Mondes
—
lire
Luinois
les
**.
En un trait bien rapide vous passez devant
Maccagno Liferiore et Superiore, deux pays
jumeaux séparés par les eaux du Giona, et
dont
le
premier vous
fait
rappeler par les res-
tes de son ancien château la splendeur
fièreté des ancêtres, et
nom
le
*
de son hôte auguste, Othon
Losque
le
voyageur visitera
n'oublie point de
se
faire
Cannéro
Grand
,
qu'il
Mazzardi ou Mazzarditi et
château La Malpaga.
statue est un ouvrage du sculpteur
,
—
qu'il aille visiter aussi le
Cette
le
raconter la fameuse
histoire des bandits
**
et la
vous étale avec orgueil
fort distingué
Putinati, et
on Y érigez en 1867.
moment de
Elle représente le redouté Général au
mettre fièrement l'épée à la main
est de 3 mètres sur
;
la
hauteur en
un piédestal de 4 environ.
—9—
—
(962).
Le bateau
bouillonner les
faisant
ondes vers nord-ouest, vous transporte à Cannobio où
vous n'oublierez
d'aller voir
point
une des plus ravissantes vues du
lac, et
Y Or-
Sauf Anna et l'établissement hydrothérapique ïi» Sainte (La Santé), érigé par
rido di
le
Docteur Fossati-Barbô (1867-69), et
sins
bramantesques, et
En un
les des-
les fresques de Ferrari.
clin d'oeil et
sans vous en aperce-
voir, vous outre-passez
une ligne qui, chose
étrange et surnaturelle, doit signer sur la surface des eaux par droit politique la limite en-
aux deux points opVal-Mara à occident, Pino et
tre l'Italie et la Suisse,
posés du Lac,
Cavajano à
orient.
C'est
ici
que
l'on
observer Brissago (Riva Ticinese sur
pourra
le
ton du Tésin) beau pays qui peut vous
trer d'intéressantes particularités
laissant derrière vous les îlots
;
de
Can-
mon-
et ensuite,
San Pan-
crazio o de' Conigli (des Lapins) vis-à-vis de
Ronco, vous voyez Ascona, d'origine longobarde. C'est peut-être de ce point de
d'où
le sourire
du
ciel
vue qu'Ascona,
en transportant l'ob-
servateur, lui laisse entrevoir Cajeta, la ville
d'Énée,
comme au travers
Maintenant, en faisant
montoire
d' Ascona, et
d'insensibles nuances.
le
tour du grand pro-
traversant l'embouchure
— 10change tout-à-coup,
de la Maggia, la scène
pour
agréable: en
effet
voilà une
jolie ville de la Suisse-Italienne: la féconde,
commerçante Locarno,
la
la capitale
ou l'un
des trois chefs-lieux du Canton du Tessin avec
Lugano
et Bellinzona. L'ancienne gibeline, la
populeuse Locarno (12,000 habit.) dont
tjmologie parait Loe-ar-no, c'est-à-dire
sur Veau,
le
pays Datai
d'illustres
l'é-
ville
personna-
ges, a bien de quoi entretenir sur ses antiques
fort
remarquables
les visiteurs
;
mais
vais-
le
temps pour
seau ne leur en laisse pas
le
moment, car
manoeuvrer vers
il
lui
le
Magadino, sa dernière
le
station.
Cette insalubre et malheureuse contrée ne
jouit que de l'avantage
d'être l'entrepôt des
marchandises importées de la Suisse en
et vice-versa; c'est enfin la voie de
entre les territoires
bonheur.
circon voisins;
Italie
commerce
voilà son
—
Si pendant une course d'à peu près six heuse déroula devant vos
yeux
specta-
res
il
cle
imposant de magnifiques tableaux, main-
le
tenant à votre retour tâchez d'imprimer dans
votre
esprit une
plus exacte
empreinte
des
scènes variées et des lieux qui méritent réel-
lement toute l'attention;
et tout
en repassant
—
-
11
l'immense embouchure du Tésin, dont
bano prend son
Ver-
le
origine, n'oubliez pas qu'après
dix-neuf stations vous êtes redevable de votre
à Belgirate; car
visite
c'est le
but principal
de notre Coup d'oeil.
B©ï|çiï B at®S Soit que l'on regarde ce char-
mant pays du
milieu du lac, ou du rivage op-
posé sur les rochers escarpés d'Ispra
qu'on
le
laro où
il
ou
encore du point
soit
vue,
il
soit
,
regarde de la hauteur de Sasso Bal-
y a THermitage
le
se présente toujours
de S. 1e Catherine,
plus reculé
à la
s' amusant au
sein
de beaux jardins, caressé d'un air le plus pur,
environné du matin au soir des rayons d'A-
Ohi Belgirate
pollon.
E
il
variopinto mazzolin di
Che Tonde
e
(est le petit bouquet qui
et
fiori
l'aura qui profuma ognorî
embaume
toujours l'air
Tonde),
Afin de rendre encore plus délicieux l'aspect
de ce
chef-Heu dont
bene (tournez
bien,
le
titre signifie
Girate
ou tournez beau; belle
tournée), on Térigea sur un bien aisé pro-
montoire à de petites distances inégales, car
dans
une promenade de dix minutes on se
trouve à Lésa, et l'on est à Stresa en moins
,
—
—
12
de trois quarts d'heures, toujours en parcourant la spacieuse
et belle
Simplon, côtoyant
lie
de
mille jardins et
La
l'autre.
salubrité
route
de riantes
de
villas
douce température du climat
de
du
postale
d'un cure, et embel-
le lac
,
la
l'atmosphère qui entoure Belgi-
rate, la beauté exceptionnelle que lui apporte
cette
charmante couronne de
collines
et
montagnes toutes soigneusement cultivées,
de pampres
couvertes
et
de jolis
de
et
bocages
donnèrent à ce pays une grande renommée:
de sorte que, beaucoup de médecins très-distingués lui assignèrent le premier rang parmi
les
lieux où les étrangers vont annuellement
chercher
*
les plaisirs et la santé
Personne
que
n'ignore
*.
tous
,
ne
jouissant pas d'une bonne santé, se son:
Belgirate, en repartirent quelques mois après par-
faitement rétablis:
de
sorte qu'ils
n'ont jamais
oublié ni les aménités de cet endroit tres-salubre,
ni les honnêtetés toute particulières de? habitants,
les soins surtout
que l'aubergiste, Mr. Jean Ca-
a prodigués
nessa,
leur
qu'ils
ont demeurés
Témoins
pendant tout
ici
mêmes
une parfaite santé,
remercîments qu'on
le
temps
son Hôtel Borromeo.
les visites annuelles de ces
gers qui obtinrent
tres de
dans
lui écrit
étran-
et les let-
de toute part.
Du
port, construit sur
modément élevé sur
en face du
vez
13
un terre-plein com-
la route,
ton duquel vous lisez
Hôtel
Quelque temps
le
*
vous vous trou-
superbe palais sur
avant
le
fron-
Bo^omeo
1870
qu'une petite hôtellerie à étable
il
et
*.
n'y avait ici
à bergerie
,
avec hangard et remise, pouvant servir de relais
pour
les
anciens comtes Borromeo en se rendant
à leurs Iles sur le Verbano
domaines féodaux:
les
chemins de
,
ou bien à d'autres
jusqu'à ce que
et ce fut ainsi
fer n'eurent
donné
les
moyens de
transport jusque sur la route du Simplon (Monte-
Leone), et en coïncidence avec les bateaux à va-
peur. Aujourd'hui
sage d'un hôtel,
le
et
superbe palais construit à
l'u-
que l'on pouvait appeler tout
bonnement îlôtel Canessa ou ISclgirate,
non pas Hôtel Borromeo, pour ne pas le confondre
avec Y Hôtel des îles Borromées, de Stresa, comme
il
arrive bien
souvent
>
possède plusieurs salons
au rez-de-chaussée donnant sur
le lac, et
un nom-
bre considérable de chambres (non moins de 95)
et d'élégants cabinets, disposés sur
vis-à-vis
du Verbano ^
soit
deux étages
soit
du côté des jardins
et
des collines, Toutes les pièces, touts les apparte-
ments
et
sont garnis de
meubles assez commodes
d'une richesse supérieure; d'abord on a l'avan-
tage d'y trouver tout le confort que l'étranger et
les familles,
désirer.
aimant paix
et ais^,
peuvent jamais
- 14M. r Jean Canessa qui en
est le maître, se pré-
sente à votre entrée, et en vous
réception très-civile,
il
se déclare
faisant une
honnêtement
à vos ordres. Alors, tous étant mis à Taise,
Ici toute
et à tout
chose se conforme aux différents goûts
Il y a un bon
moyens d'amusements.
genre de récréation.
lard et tant
d'autres
bilIl
y
a une salle de lecture bien pourvue d'excellents
ouvrages, de journaux de différentes nations, de
Guides, de Voyages et
d"
gues étrangères. Pianos
manquent
n'y
rée,
pour
plusieurs
le
point.
Histoires écrites en lan-
service de
cabinets
musique de tout genre
et
y a aussi une salle sépa-
Il
Anglicane;
l'Eglise
très-propres
peur
les
et
bains
chauds ou froids moyennant
du
lac.
se
les eaux salutaires
Pendant toute l'année l'Hôtel Borrotient ouvert pour la commodité des étran-
—
gers*De petites chaloupes et de jolis petits canots
élégamment pavoises sont toujours aux ordres de
ceux qui aiment
vages.
visiter
les particularités des ri-
De riches voitures
à
plusieurs
chevaux
sont toujours prêtes pour les excursions, et
pour
Il
le
transport au
Simplon,
et
même
au lac d'Orta.
y a aussi des Guides pour aller au Motterone
en est irréprochable, et les prix en sont
:
le service
très-bien réglés. Tous ces avantages enfin, qu'on
n'a pas la satisfaction de trouver partout ailleurs,
attirent les familles, fort contentes
ticute&ient de cuisine, et qui
cependant du
pour cek inouïe s'ac-
—
vous apaisez
pureté de
15
—
haut appétit aiguisé par la
le
de cet endroit
l'air
et ensuite
;
vous
vous établissez dans votre chambre au premier,
non pas en vue du lac mais des jardins, parce
que toutes
les pièces sont prises, touts les
ap-
partements sont loués. Cependant vous êtes
libre
Du
de visiter partout à certaines heures.
haut de cet
édifice,
d'une architecture bien
harmonisée, se déploie à vos regards encore
plus beau et plus riche le
avez
admiré
en
panorama que vous
mier étage en entrant dans la
lieu,
trait de la route
plon et le bassin le plus riant
se
salle
pre-
du mi-
vous passez sur un grand balcon d'où
domine un long
l'on
Au
partant d'Arona.
comme
présentant
limpide
le
du Sim-
du Verbano,
miroir
de
tous les pays environnants, depuis la descente
du Tésin à Sesto-Calende, jusqu'à Pallanza,
et Intra et presqu'à Ghiffa
De
à votre gauche.
ce balcon
Gira più basso
il
guardo,
(baissez vos yeux)
cordent avec
le propriétaire Canessa pour se metlre
en pension dans son Hôtel pendant toute Tannée
ou bien par mois ou par semaines: les prix sont
fixés à 8 f.s plus
et la pusition
ou moins selon
des chambres.
les
appartements
- 16 et
tous verrez quelque chose de plus attrayant
et de plus confortable dont l'expérimenté
a
bergiste
pour
le
voulu
bien
rendre en
ment commode à
parterre-jardin
enrichir son
même temps
plus agréable-
ses chalands. C'est
à la
Au-
Hôtel,
un beau
formation duquel, au-
delà de la route postale et au bord de l'eau,
a présidé
le
bon goût. Des plates-bandes par-
semées de fleurs
;
des compartiments ornés de
vases à grandes fleurs aussi,
de plantes
et
ombrage partout où
il est permis de s'asseoir; car c'est comme un
grand salon à la belle étoile, au sourire des
deux, et dans lequel on peut s'attabler pour
qui donnent un délicieux
y
passer en bonne compagnie toutes les heures
jeux, au milieux de ces ad-
du repas
et des
mirables
singularités dont
la
Nature a bien
voulu être prodigue à l'égard de cette belle
région privilégiée de
et
un parapet en
de
ce
parterre; les
grille sont
l'Italie.
Une
grille
marbre forment
piliers
de
en fer
l'enclos
granit de la
surmontés de réverbères qui du-
rant les joyeuses soirées d'été ressemblent aux
phares des navigateurs parcourant
les
plages
du Yerbano à la recherche de folâtres plaisirs.
Par un large
au lac
soit
escalier
marbré on descend
pour s'embarquer sur
les petits
—
17
-
canots toujours aux ordres des touristes pour
leurs passe-temps, soit pour se retirer tout-àfait
à l'écart dans une logette en charpente à
•fleur d'eau,
afin de prendre
se livrer à la nage.
—
un bain ou de
D'ici bas si
vous re-
gardez encore à l'Hôtel, en plein orient, vous
voyez une suite de trente fenêtres par étage,
et
aux deux extrémités de
gne doucement courbée
la façade
une
per en émicicle la partie postérieure de
difice
rations en
donnant aussi une plus vaste
lui
que chaque année
et des
l'é-
auquel on va apporter d'autres amélio-
étendue du côté nord-ouest; tant
#
li-
comme pour dévelop-
visiteurs
le
il
est vrai
concours des étrangers
dans ces lieux de salubrité
se fait de plus en plus considérable.
Rentrez maintenant,
et portez
vos regards
aux chambres, aux boudoirs, aux salles. En
marchant presque toujours sur de magnifiques
parquets d'un travail exquis, ou sur de superbes pavés de mosaïque vous êtes enchanté
de remarquer
qu'il n'y
a pas une seule pièce
qui ne soit richement meublée et qui ne vou3
présente toutes les commodités
à toute exi-
gence. Les salons au rez-de-chaussée, faisant
au lac, {voyez Note antécédente) peuvent au besoin former un seul et grand sa-
face
-
18
-
Ion pour des réunions extraordinaires.
le riche mobilier,
il
Ici,
outre
existe ce qui arrête da-
vantage l'attention des observateurs; non pas
des tableaux représentant de vaines et inuti-
ou des trivialités indignes, mais
les peintures,
on admire tout autour, pendus aux murs, trente-
mémoire le
Guida Reni de
cinq tableaux qui rappellent à la
pinceau d'André Appiani,
le
ce siècle (i'61-1817). Appiani, que les arts
regrettent toujours, aurait bien pu tout seul
donner une haute renommée au tout petit Bosisio,
son pays natal (sur
le lac
Pusiano \
si
des poètes, Joseph Parini, ne l'avait
le prince
assez illustré de son propre
nom
(1729-1799).
Ces trente-cinq tableaux, ce sont
les
gra-
vures très-estimées de Longhi, Benaglia, Bisi
et
Rosaspina
ment
,
lesquelles reproduisent
les fastes napoléoniens, traités
fidèle-
avec tant
de finesse et de verve artistique par Appiani.
Ainsi
lons,
M/
il
tenir de
Canessa
,
tout en décorant ses
procura autrui
le
temps à autre des
lants de l'histoire
moyen de
sa-
s'entre-
faits les plus sail-
moderne européenne,
et de
mémorable sentence de l'honnête protectrice de
J. J. Rousseau, madame d'Épinay (1725-1783),
se représenter à l'esprit par ces scènes la
qui disait
— Dans
les
tableaux de
l'histoire,
i
—
—
19
on voit combattre et tomber des géants, puis
naître et se jouer des pygmèes.
Dans
la salle de lecture, après avoir passé
en revue
les
journaux
et
tous les ouvrages
étalés sur les tables, ou arrangés
sur étagè-
dans quelque bibliothèque, vous avez
res ou
l'avantage d'y trouver de quoi vous entrete-
vous soulageant en
nir, en
même
tems; car
après une longue promenade, ou après l'ennui
divertissements
des
lecture de
vieille connaissance,
les soucis de
—
a tant!
— En
livre,
si
trop prolongés,
la
quelques bons livres, quoique de
peut adoucir les peines ou
ceux qui souffrent
....
et
y en
il
Si vrai, que Voltaire nous apprend
lisant,
pour
la
première
on doit éprouver
le
fois,
même
un bon
plaisir
que
on faisait un nouvel ami, relire un livre
qu'on a
voit.
tout le
un ancien ami qu'on re-
lu, c est
— Mais,
coupez court et laissez en paix
monde
dérangez
romans à
pas
mange ou
qui
le
s'en
beau
procurer
qui joue, et ne
sexe qui
dévore les
une indigestion, ou
qui fouille dans les atlas, dans les guides, dans
les
impressions
de voyages; une
fois
sorti,
traversez les cours pour aller au jardin sus-
pendu de l'Hôtel;
din
est garnie
celle
qui aboutit au jar-
de treillage en sorte que la
20
douce
plus
y
fraîcheur
est
conservée
et
,
tous pouvez y passer des heures délicieuses
sous les pampres verts,
assis
et
les raisins
d'Amérique, parmi grand nombre d'étrangers
et d'amis.
Par deux
palier,
ple
escaliers
qui
se
rencontrent au
vous montez au jardin; voilà par exem-
un vrai jardin-potager planté sur un
co-
teau bien clos tout autour, de manière à s'y
promener tout librement;
les allées, les plates-
bandes garnies de différentes espèces de fleurs
très-odoriférentes
,
et
les
compartiments
dis-
posés en petits champs pour les herbages et
au service de cuisine, donnent un
les fruits
aspect agréablement varié à ce riant coteau,
sur lequel s'élève
artificiel
du
côté
Est un mamelon
entouré de grands arbres qui don-
nent un ombrage assez confortable pour les
promeneurs
et
les
promeneuses des sentiers
fleuris et des labyrinthes entrecoupés
mamelon, renfermant une
hauteur de ce coteau
jusqu'au
tes,
aux
lac, tantôt
dans
le
De
la
—
vous regardez tantôt
à ces montagnes verdoyan-
diadème de tout
jolies
si
glacière.
le
pays,
tantôt encore
maisons, au paysage pittoresque,
vous éprouvez une sorte d'émotion qui transporte, et qui
engage à monter plus haut
;
c'est
— 21 —
pourquoi Ton vous ouvre une sortie pratiquée
dans l'enceinte,
min
et l'on
vous guide par un che-
fort étroit et escarpé, appelé le Calvaire*
jusqu'à une vieille église dite Santa
Maria
Vecchia, derrière laquelle, vous trouvez avec
une certaine surprise
,
le
cimetière de Belgi-
—
De cette éminence, quel enchentement! Vous y resteriez à jamais si la lugubre
rate.
enceinte ne vous invitait à vous en éloigner
A
vos pieds, un peu à droite
tout doucement, le
à vos jeux
le
charmant Belgirate déroule
parcs
ces
et
qui
décorent
de la colline jusqu'en bas
le
—
tableau de ses beautés. Voyez
donc toutes ces jolies maisonettes,
dins
!
en descendant
,
le
ces jar-
penchant
sur la route, tout
long de laquelle les maisons et les palais
forment un alignement qui vous donnent
dée
d'un
front
de
troupes
attendant
l'i-
votre
passage au-delà même de l'Hôtel Borromeo.
Tout est si beau, tout est tellement élégant,
que
l'on
est
et rien n'y
tenté
de visiter les
manque; maisons de
quartiers
travail,
:
ma-
gasins de tout genre, pharmacies, restaurants,
cafés;
celle-ci
écoles pur-liques,
les
bles à la
Salle
d'Asile.
Pour
Belgiratesi en sont fort redeva-
générosité et à
la
tendresse toute
maternelle de la dame très-distinguée Hélène
22
Conelli
malheureusement déeédée
,
— La route postale,
pour
les
prennent
en
promenade
sert de
le lac,
habitants
ici les
1863 \
le
garnie de parapet devant
et de rendez-vous
pour tous
et
plaisirs de la
ceux
poursuivant cette route jusqu'à
vous passez devant
l'église paroissiale
clocher se regarde
dans
la
qui
campagne. Or
l'Hôtel,
dont
le
miroir des eaux.
Cette église aussi est redevable de sa grati-
tude à feu Ànt. Conelli qui l'enrichit d'un or-
gue de prix, des frères Bossi. Maintenant, au
lieu de
faire
peu plus
loin
halte
et
à l'Hôtel,
filons
vite
un
arrêtons-nous devant cette
maison-villa qui attire l'attention des passants
c'est
ici,
nélia avec ses enfants, les
*
A
la
:
dans ces murs, que la lombarde Cor-
gauche de la
nouveaux Gracques
Chiesa Vecchia (Vieille
Église) et presqu'à Feutrée du Cimetière,
il
y a
deux Monuments dont l'un a été wérigé à la mémoire de la famille très-distinguée Cavallini, et
l'autre à la famille Conelli.
—
Les Belgiratesi conserveront à jamais un doux
souvenir du feu Joseph Conelli qui prodigua tant
de bien à leur pays, et qui ne négligea rien pour
l'instruction des enfants dans le but uniqu? d'en
former des hommes de bien, inspirant dans leur
Rien
tendre intelligence la maxime d'Helvétius
—
n'est impossible à V éducation.
de
l'Italie
rajeunie, venait un jour employer
dignement ses quelques minutes de
ici
loisir.
C'est
d'où Jean Cairoli, mortellement blessé par
* le fer ennemi, donnait le dernier adieu
chère patrie en 1869
— A perpétuité
1
à sa
de ce fâ-
cheux malheur qui trouva aussi un écho dans
le
coeur sensible d'un grand homme, l'ardent philosophe
Guerrazzi
*
une pierre
vous voyez
incrustée à la droite de l'entrée, sur laquelle
tout passant
lit
avec émotion:
QUANDO LA SOLITUDINE DI QUESTA CASA TI PERCUOTA LA MENTE
BENEDETTO CAIROLI
PENSA
DATO A POCHIS31MI SUPERARE LA MORTE
LA MADRE TUA E
*
I
l
FRATELLI IMMORTALI
PERCHÉ IMMORTALE LA RELIGIONE
DI
COLORû
CHE SACRARONSI INTERI
ALLA PATRIA E ALL' UMANITA'
E CONSÔLAT1
BeLGIRATESI t>ECRETARONO QUESTA MEMORIA IN
ONORANZA DELLA CoRNELIA E DEI F.ABÎ LoMRARDI
ANNO 1872, l.o AGOSTO
I
*
François Dominique
initiateur
Guerrazzi
du roman historique en
,
le
premier
Italie, le
géant
—
24
-
(Si jamais la solitude de cette
maison te frappe
Benoît Caïroli, pense qu'il n'est accordé qu'à bien peu d'individus d'être supérieur
au trépas. Ta mère et tes frères sont immor-
l'esprit, ô
tels,
parce qu'immortelle est la religion de ceux
qui se consacrèrent entièrement à la patrie et
à l'humanité, et console-toi.
Les Belgiratesi décrétèrent ce souvenir à la mémoire honorée de la Cornélie et des Fabius Lombards,
le
Août 1872).
l.er
Mais, trêve de plaintes; et reprenons notre
chemin un peu plus vers Stresa: voici maintenant la gracieuse Villa de la comtesse Mes-
garnie d'un parc
tiatis-Castellengo,
magnifi-
que, et ensuite celle très-élégante de la comtesse Biscaretti,
Bonghi.
ministre
des littérateurs,
né à Livourne
le
le
et
le
A
géant des géants de
Firenze
,
9
tout près
cette
d'ici
une
la liberté,
1805, mourut en 1873,
septembre, dans sa Villa
di Cécina
capricieux Chalet du
quelques pas
le
23
Cinqiicuitina, nel Fitto
de Livourne. VAssedio di
création
unique
universellement
connue, est un ouvrage produit dans les prisons
d'États, dans la forteresse Stella di Portoferraio,
où Guerrazzi avait été jeté, coupable d'aimer sa
patrie! (1834).
-
-
25
Villa enchanteresse vous arrête sans cloute, et
•
vous ne manquerez pas d'entrer dans ce nouveau paradis terrestre. C est la VilSa 3alaovaro. Pendant un nombre d'années elle
appartint au marquis de
cesse
du
Brème
;
et cette prin-
lac était alors connue sous le
nom
de Villa dei due riali à cause des deux petits
torrents qui la sillonnent du haut en bas jusqu'au
Verbano. Propriété aujourd'hui de M. r Dano-
varo de Gênes,
la déesse Calypso.
devenue comme un
un nouveau séjour de
est
elle
jardin des Espérides
,
Dans
ces
beaux lieux par-
tout où vous portez votre admiration
chose vous annonce la
me temps
fertilité
du
les soins, la vigilante
sol, et
,
toute
en mê-
attention de
*ceux qui doivent s'occuper de l'horticulture,
et
de l'entretien général. Pas un arbre d'ornement
ou forestier, pas une plante
de serre ou de
pleine terre, indigène ou exotique, des zones
glaciales ou des tropiques, pas un arbrisseau,
un arbuste, pas
même
une fleure n'importe de
quelle catégorie, qui ne prenne vigoureusement
dans ce
sol,
qui ne croisse et ne multiplie en
embellissant touts les coins
jardin-paysager.
le
meraire
Si vous
fantasque
de ce
avez devant vous
de Flore, à vos épaules
il
se
trouve
une foret d'arbres gigantesques de toute espèce;
26
à droite
gétaux
et à gauche, de partout enfin les vé-
les plus
remarquables vous arrêtent
et
vous parlent à l'imagination; car vous êtes
étonné de voir qu'ici des individus de la zone
torride se soient acclimatés et presque naturalisés,
sans souffrir les attaques de
dirait-on,
l'hiver; c'est qu'ici les vents du septentrion,
repoussés par les Alpes, ne peuvent point porter leurs insultes.
Après mille détours en haut,
en bas, après avoir passé par plusieurs labyrinthes,
par des ponts à travers
les
et les petits torrents, après avoir
tes
dans
les lieux
ruisseaux
vu des grot-
les plus reculés,
des piè-
ces d'eau, des fontaines, des jets bizarrement
formés, enfin, après tous les agréments dont
on peut
orner un
transporté
sur
grand vivier
pareil
endroit,
vous êtes
une vaste esplanade:
artificiel
ici
un
renfermant des poissons
dorés et argentins, occupe presque la moitié
de l'emplacement
milieu
jet
du bassin
;
et
du massif qui sort du
jaillit
d'eau qui s'élance
un autre
charmant
haut
pour retomber en bruine. Les parapets qui
décorent ce vivier sont surmontés de jolies
statues en marbre blanc, quatre desquelles
et
s'élève bien
représentent les divinités poétiques
temps , Eté, Automne, Hiver;
—
Prin-
et les autres
—
Y Europe, Y Asie,
Le
27
Y Afrique et Y Amérique.
reste de l'esplanade
terre ou de cirque pour
les exercices
—
gymnastiques
qu'à
bouger
de par-
jeux d'adresse,
les
pour tant d'au-
et
tres récréations de ce genre.
vez
comme
sert
— Oh! vous n'a-
un instant
et
à regarder
n'importe où, pour apercevoir que dans cet
endroit délicieux, le souffle fécondateur de Zé-
phyre
se
mêlant avec l'haleine de Flore, son
aimable épouse, épure
les
airs, et
que par
leurs baisers les fleurs écloses, et toutes les
autres plantes se montrent jalouses de la volupté de ces deux amants, fêtés par le chant
—
très-mélodieux des oiseaux.
Que de parfums enivrants que d'égayantes délices partout ici
Mais à présent prenez bien garde
!
!
—
:
en vous engageant par des sentiers inconnus
et tortueux,
par des méandres à cent
replis,
au but de pénétrer dans quelque creux pittoresque, ou dans un tunnel, ou sous quelque
berceau couvert de pampres et ombragé par
un épais
feuillage, prenez garde,
vous
dis-je;
car tandis que, dans votre étonnement vous
vous
arrêtez par hasard à
tes ces singularités,
et
les
contempler toumaisonettes, les
chalets et les masures, les donjons artificieu-
sement construits à l'imitation des restes des
-28
anciens châteaux, des jets
sent de toute part vous
d'eau qui jaillis-
surprennent au dé-
pcurvu, sans que vous sachiez d'où viennent
tous ces jaillissements, qui d'abord vous cou-
vrent
légère brouée; et vous recevez
d'une
baptême presqu'à
ce
dans
le
la ligne équinoxiale.
riosité
l'imitation de ceux qui,
tems, étaient assujétis au baptême de
Une
par cet amical,
fois
payé notre cu-
non trop agréable
si
tribut, nous allons poursuivre
nade
notre prome-
par d'autres laby-
ailleurs, en passant
une
rinthes, sur des gazons fleuris d'où s'exhale
odeur très-suave,
qui tout en
et
embaumant
notre ame, paraît nous dire avec tendresse
Ne
foulez pas à vos pieds ces fleurs,
vous procurent tant d'agréments.
Non
En
effet,
calpestarci, se
ti
si
—
elle;
—
siam cortesi.
passant n'importe par quel
lieu,
vous
risquez de porter vos pieds sur un de ces êtres
vivants non sans éprouver une sorte de chagrin; car,
comme
nous
l'a
dit
Bernardin de
Saint-Pierre,
une fleur
qu'une
et le plus petit jardin plus
étoile,
tout le firmament.
êtres aimés
nous
— Et
de tout
le
intéresse
plus
que
à la vue de tous ces
monde, au spectacle
imposant de tant de jolies fleurs qui
-
-
29
Di soave ristoro a quei che passa
fond de l'ame des
vous font éprouver dans
le
de
et
sensations
tendresse
vou3
de plaisir,
sentez que vous ne sortiriez jamais de ce sé-
jour enchanteur, n'oubliant de toute la vie
»
Le
elette ccse clie
il
bel loco serra.
»
Ce ne sera donc pas sans beaucoup de regret
que vous quitterez ce
peut-être un peu plus loin
d'autres curiosités
Nature
lieu chéri de la
et de l'Art: une fois sorti cependant,
qui
d'ici
vous irez
afin de
voir
forment la merveille
de ces beaux rivages du Yerbano. Voilà par
exemple un grand
if
en construction
édifice
:
sera un jour la belle Villa de la riche fa-
mille Palestrini; à ce qu'il paraît l'architec-
ture laisse juger favorablement du mérite de
l'ingénieur Déf. Vanini.
Après
sente la Villa Fulvia
autrefois
cesse
,
Méthilde Bonaparte
:
celle-ci se
elle
est
grande étendue, toujours fleurissante
singulier attrait
M. r Nixon,
;
pré-
de la prin-
d'une
et d'un
ensuite la belle Vignolo de
anglais, et à peu de distance, la
superbe Villa Pallavicino qui est certe un autre paradis de charmantes aménités.
En
con-
tinuant de la sorte votre tour, oh! surprise!....
-
30
-
vous vous trouvez devant Stresa qui est vrai-
ment un autre séjour de
mille
les visiteurs et les habitants.
ces
le
l'un (le
S.
nombre,
sont en bon
y
minent
pour
délices
Les beaux
ceux qui ter-
et
pays sont deux grands palais dont
premier)
magnifique Villa de
est la
À. R. la Duchesse de Gènes, la mère de la
bien
aimée Princesse Marguerite, qui sera
un jour
ronne
le
joyau plus
d'Italie.
précieux
—
Or, en retournant
vos pas,
sur
cou-
de la
vous
s'il
tarde de fixer votre attention sur d'autres particularités,
vous comprendrez bien aisément
que votre €os»p d'Oeil
teindra jamais sa
de nouvelles
se
fin,
visites,
a Belgirate
puisque tous
les
de nouvelles excursions
préparent à votre curiosité: mais
voyager
yen de
c'est
tirer
n'at-
jours
apprendre, vous avez
comme
ainsi
mo-
avantage de toutes vos peines.
Presque tous
les
voyageurs
,
—
les touristes
principalement, nous ont laissé que
— Belgi-
rate est le centre des promenades délicieuses,
le
rendez-vous que la Nature et l'Art se don-
nèrent pour s'embrasser affectueusement
ici,
pour y étaler avec pompe cette céleste
harmonie qui formera toujours le délice des
et
amea
nobles, de ces
âmes
sensibles qui pour
— 31 —
s'amuser ont besoin de ce qui est beau et instructif.
—
Donc, vous qui restez à Belgirate,
vous qui avez du penchant pour la contemplation, ne
manquez pas de
à l'aube
sortir
matinale afin de gravir jusqu'aux sommets
des hautes montagnes pour éprouver des satisfactions
surnaturelles:
dessiner et se fermer en
pour voir enfin se
même
tems l'horizon
d'un côté par les crêtes dentelées et neigeuses des Alpes
,
et présenter
de
l'autre
une
vaste étendue qui laisse pousser les regards à
l'infini,
de manière à être transporté d'envie
de s'élever à voltiger
comme
l'aigle
dans
le
plus haut des cieux pour tout voir, pour exa-
miner toute la création.
—
Et sortez aussi
pendant la journée, ou bien au flambeau de
la nuit, dans l'intention d'effectuer une revue
plus minutieuse de tout ce que vous avez vu,
dirait-on, en raccourci; c'est ainsi 'que
bien
serez
que
si
satisfait
,
en découvrant
Belgirate ne peut vous
offrir
vous
encore
ni
des
souvenirs historiques d'anciens aïeux, ni de
froides
ou
fausses
ou de Muséums,
ni
reliques
des
de
vestiges
sanctuaires
de temples
païens ou de châteaux témoins de la peur ou
de la^férocité de ducsjet de barons,
iljjdéploie
pourtant avec un noble orgueuil aux regards
de tout
monde son
le
-
32
activité, son industrie,
son commerce, la fertilité de sa terre promise
dont les vigilants laboureurs savent tirer des
fruits exquis et des vins qui
ter le mérite
peuvent contes-
à tant d'autres, nationaux
et
étrangers.
Enfin Belgirate, arrondissement de Pallanza
et
mandement
de Lésa, est le petit Chef-lieu,
mais d'une importance exceptionnelle, qui en
un laps de temps
fort bref
a su porter bien
haut sa renommée: car Belgirate, jaloux de
l'activité
lière
des
comme
aussi de la beauté particu-
autres
pays voisins, a bien voulu
témoigner sagement de son émulation; et dédaignant l'indolence tel que toutes les autres
populations
elles de
riveraines,
il
Théodore de Bèze comme
seule et
même
foi
—
accordé avec
s'est
graver sur son blason
le
les trois
O^us, Opes, Ops
c'est-à-dire Travail, Richesses, Soin,
klin
explique
si
bien
O
de
symbole d'une
—
que Fran-
dans cette maxime
—
S'appauvrit qui dort trop; se procure santé,
fortune et sagesse qui se lève matin.
O
Provinces italiennes, imitez
lacustres
!
FIN.
—
ces peuples
'
UNO SGUARDO A BELGIRATE
LAGO MAGGIORE
UNO
SGUARDO A BELGIRATE
(
ALBERGO B0RR0ME0
DI
G.
CANISSA)
RAPIDA ESCURSIONE- GUIDA
SUL VERBANO
Dl
©330110©
ess^ai
mai
MILANO
TIPOGRAFIA GUGLIELMINI
'
UNO
•
S&UARDO A BELGIRATE
Se tu giunga non importa da quai punto
di
partenza ad Arona, alla piccola ed antichis'
sima
città cui
1'
origine
,
corne pulviscolo per
T universo, sta perduta fra i vortici del tempo,
e muovi intorno lo sguardo, ti sentirai compreso
da meraviglia
qua Y aspetto d' un golfo interminato dell'azzurro Verbano; là poggi e
;
colline e
monti dalle altissime creste ondulate
a destra borgate
e villaggi e
avanzi
di
;
mer-
lati castelli, e cento e
cento superbi edifici e
monumenti
;
lagi, poi
e
i
il
e sepolcreti
a sinistra case e pa-
feudo Borromeo a monte San Carlo,
ruderi del prisco castello, culla del Santo
che quivi ha tempio, e la oui statua colossale
torreggia sul monte e
l'interno
essa
di
ti
ti
lascia godere, se per
addentri e sali alla sua
testa, d'un îneantevole
panorama a
distesa iu-
définit a.
Veduti a traguardo d'augello caseggiati ed
alberghi, teatro e parrocchiale di Santa
(del
XY
secolo) anche per
G. Ferrari e d'Appiani,
di
scaîb che
spiaggia
confine
*
ti
i
scivola sul piro-
attende e percorri
aU'altra,
dali'
Maria
pregiati dipinti
il
australe
lago da una
al
boréale
\
Alimentato da ben 35 fiumi e correnti
computati
piccoli rivi, questo lago présenta
i
nen
una
superficie di presso che 21 ô. 000.000 di m. q. quan1
d essa
si
trovi a metri
2 sopra Tidrometro
di
Magadino a SestoCalende ne conta 66,000 larghezza massima 12,000
da Laveno a Ferioîo; la média è valutata dai 4
ai 5 chilometri. Da Arona ad Angera non si frapPallanza*, la sua luughezza da
:
pone che un chilometro
del
Verbano
,
di distanza. L*
m. a zéro
tico si calcola a circa 194
metro suddetto,
trovasi
ira
m. 834.
—
La
elevazione
confrontata con quella dell" Adria-
e
Intra e
la
Luino
)
Quella del lago di
giacitura
dell' idro-
massima profondità (che
viene
considerata di
Como
è di
astronomica del
m. 604.
—
Lago Maggiore
*
—7—
Pal
poppa or guarda a
castello di
tua Âronensia
lasciasti, la
colei
Castra,
e
che
ti
si
présentera quale maestoso anfiteatro che dalla
plaga sovra cui è assiso
pare
e sorridendo
Or
manda un
ti
—
dica
ti
ci
saluto,
rivedremo.
—
ad Angera, a Mèina,
eccoti quasi d'un volo
a Lésa, a Belgirate da cui più innanzi vuoi
ricevere ospitalità
trovasi tra
il
26.0
poi vedi Stresa e l'Isola
;
9/
31/
e 26.0
di long, est dal
meridiano deir Isola del Ferro, oppure tra
e 6.0
31/ da quello
10/
e 46.°
di Parigi; e
di latit. nord.
—
tra
Non
il
il
6.° 9.
45.0
è a tacersi
43/
che
nel 3 ottobre del 1868 le acque del lago salirono
fmo a m. 7,63
al di
zese, per cui tutti
i
sopra delFidrometro pallanluoghi di spiaggia ebbero a
9 soffrire danni incalcolabili dalla rapida inondazione
la quale foitunatamente non ebbe lunga
,
durata.
—
Leggiamo che
acque
le
del
Verbano
sieno limpide, pure, leggermente azzurrine ed efficacissime
pei
bagni.
—
Vi
fa
si
pesca abbon-
dante di agoni, di trote, di anguille e d'altri pesci di
la
minor impDrtanza,
velu^a di tutto
il
— Allô
Lago,
il
scopo
çima délia Gallona, monte che
vicino a Trefnume
il
quale villaggio
sulla
,
neir audare
air Orrido
Canuobio a pag.
10,
di
di
godere
saïga
viaggiatore
Sant' Anna.
si
aderge
si
—
tocca
Vedi
—8—
Eella, la profuroata Regina
bano
sopra Baveno
e più
;
quasi
girare
all'intomo
e
cli
tutto
il
Feriôlo che
dell'
o Isola de Pescatori, intanto che volgi a
San Giovanni qua
ingenimare
di
sue amenità
sôrto di
l'
îi
fa
Isola Superiore
poscia a Pallanza, l'amante vezzosa
lino di
Ver-
Suna
dell' Iso-
fronte ad
amenissimo
lido
questa vetusta fiçlia di Pallante, délia
quale il moflerno Albergo ti sembra il ricco
di
palazzo degPincantesimL Se or tu potessi far
sosta nelrnezzo di quest'ampio bacino,
ti
par-
rebbe redere da un lato
D'un mare interminabile
il
cospetto,
dall'altro di spaziare a diporto per un novello
Eden.
Ma
ti
passare ad Intra, la pic-
è forza
cola Manchester del
Verbano,
e
traversais
al gigante Sasso di
Laveno che sta sotto
Ferro alto ben 1084 me-
quale
tua visita per
indi rimpetto
tri,
il
forte
attende la
deli-
dalla volta di un purissimo cielo, d'uno
ziarti,
spettacolo che
»
al
Leva
ti
sorprende e che
di terra al ciel
nostro intelletto.
»
Via dunque per Porto- Valtravaglia alla tua
indi a riscontro per Ghiûa che si
destra
,
—9—
....
-
avanza ardita
tarti la
meta
acque quasi per addi-
cosi nell'
del
Lago, e per porgerti la mano
esclamando al tuo passaggio
Corne
il
—
raggio del sole ognor mi bacia,
Si leggiadra e gentil quale
Non m' obblïare,
Un
Ma
^I
T.
saluto ed
mi vedi
o passeggier cortese,
un bacio a me
tu porta.
=
intanto eccoti Oggebbio adorno di bei pa-
lazzuoli e di
amené
villeggiature fra le quali
signoreggia la Solitudine del chiariss. professore
G-.
Polli;
ed eccoti pure la tepida Nizza
del Verbano, che è Cannèro, saluberrimo an-
che
stagione jemale
nella
oriente ove
il
piroscafo
operosa Luino patria
poi
mostra
rivolgi <ad
l'illustre
ed
Bernardino Luini,
il
ti
di
*;
Raffaello (cosi detto) délia Scuola
Lombarda
(1460-1550). Quivi ripassando soggiorna,
e
udrai pur le geste delF intemerato Garibaldi
e ne ammirerai sulla piazza la
marmorea
sta-
tna, sul piedistallo délia quale vorresti leg*
Quando
il
viaggiatore
dimentichi di farsi
masnadieri Mazzardi o Mazzarditi
visitare
il
Cannèro
visitera
narrare la storia
loro castello
—
,
,
non
famosa dei
ne
La Malpaga.
lasci
—
di
—
Mondi
gère alVEroe dei due
A
pochissimi
Maccagno
minuti
tu
Luinensi \
salve
al
Superiore
acque del Giona, e
rammeruora con
ti
i
fai
Inferiore ed al
divisi dalle
quali
—
10
il
,
—
regio
gemelli
primo dei
estremi avanzi
gli
del suo prisco castello lo splendore o la pre-
potenza degli avi, e
ti
avvisa non senza or-
Germanico Ottone il Grande vi
tenne stanza nel 962.
Or drlzza la prua algoglio che
il
—
quanto a nord-ovest e
aspetta una
fila
a Cannobio, ove
ti
superbe vedute lacuali e
délie
Y Orrido di San? Anna,
limento idroterapico
e
rinomato Stabi-
il
&a sainte
surto per
,
opéra e per nobile pensiero dol conte dottor
Fossati-Barbô (1867-69), e
teschi, e
d'un
freschi
i
tratto
iscorgi
ma
YaKMara
del
disegni
i
braman-
citato Ferrari. Poscia
oltrepassata
linea
che
tu
non
che segna, di diritto politico, tra
ad ovest, Pino e Cavajano ad oriente
Titalico ed elvetico limitare (stranezza vera-
mente troppo
*
La
strana perché
statua è lcdata opéra
contraria
allô
delFegregio seul-
tore Putinati, e venne eretta nel 1869. Essa rap-
presenta
il
temuto
Générale in
alto
di brandire
fieramente la spada; è alta 3 metri sopra un piedistallo di 4 circa.
11
opère e ai
délia
disegni
Natura), tu
salirai
ad osservare Brissago (Riva Ticinese), adorno
indi Ascona, ladi magnifiche particolarità
,
sciàti addietro gl'isolotti di
de' Conigli
San Pancrazio
o
rimpetto a Ronco; la turrita, la
longobarda Ascona, ove
Cotante allieta del Creâto
ti
ricorda,
prima
d'
il
appressarti alla sua rada,
corne in lieve sfumatura, Gaeta.
Ed
riao,
—
or solcando pur l'acque intorno ad im-
mane promontorio,
ti si
appresenta dopo l'im-
boccatura délia rapida Maggia, la bella, la
gentile, l'abbondante e féconda
Locarno,
terna capitale del Canton Ticino, con
le
l'al-
con-
sorelle Lugano e Bellinzona. D'antico e di
moderno assai notevole potrà mostrarti la
celtica ghibellina Città delV acqua (Loc-ar-no
luogo suir acqua) già culla d'illustri per-
—
sonaggi;
ora
il
ma
non te ne lascia qui agio per
tuo naviglio cui preme manovrare verso
Magadino, ultima sua stazione. L'insalubre e
malavventuroso
T essere
tante
il
villaggio
ha compenso dal-
grande emporio délie merci impor-
dalla Svizzera in Italia e viceversa.
Se nel correre
campo
di
12
—
quasi sei ore
ti
onerse
si
contemplare tanti svariati quadri
di
tante variatissime
scène, ora
dunque
e
al ri-
torno, lasciando la foce estesissima del Ticino
d'
onde
mente
Lago prende sua
il
ciô
meglio
clie
ti
vita,
alto interesse, e ritoccando a
scendi e
ti
imprimi nella
parve degno
soffernia: ecco tuo scopo.
Belgirafe!
di più
Belglrate, qua
Sia che tu riguardi
il
—
vezzoso,
F ineantevole paesello dal mezzo deir acque, o
dall'
opposto lido su
le
cui ripide e asprissime
scogliere giace ridente Ispra, o sia più innanzi
dall'erta rupe di Sasso Ballàro o dall' Ereino
di
Santa Caterina, oppur anche da più
lon-
tane terre a stesa dello sguardo, sempre e da
ogni punto tu
il
vedi ricrearsi in grembo alla
verzura, cullarsi tra la soavità de' giardini, ac-
carezzato
dall'
aure
le
più miti, dall' apollineo
raggio in primo albôre, a sera: oh, Belgiraie
E
il
variopinto mazzolin di fiori
Che l'onde
e
Taura qui profama ognor!
A viemaggiormente deliziare la vista del
moderno paese il cui battesimo vale Girafe
bene, venne esso edificato su lieve promonto-
LJBR
—
rio tra
i
ridentissimi
diseguali, dappoichè
brève passeggiata
poco più del triplo
13
—
Lésa e Stresa a distanze
prima si misura con
la
di circa dieci minuti, e
di
cammino quella
con
di Stresa,
sempre sulla spaziosa e bellissima via del
Sempione costeggiante il lago, e cinta in opda giardini e parchi.
posto da villeggiature
e
,
La
dolcezza del clima, la salubrità dell'atmo-
sfera che lo circonda, la leggiadria tutta particolare dei poggi, de' colli e de' monti che a
Belgirate fanno
graziosissima ghirlanda, gli
recarono grande rinomanza per guisa che medici assai distinti
il
assegnarono a Belgirate uno
primi posti fra
de'
forastiere corre
salute
i
luoghi ove
annualmente
ad esilararsi e a procacciarsi
*.
DalF agevole porto costrutto mercè
*
E fama
che
quante persone
di
solido e
malferma
salute convennero a Belgirate, ne ripartirono cosl
confortate e cosi rimesse, da non dimenticare più
mai ne illuogo ameno
e saluberrimo, ne le gentili
cortesie degli abitanti, quelle in ispecial
mcdo pro-
digate da] conduttore delY Hôtel Borromeo a' suoi
ospiti; testimonîMi ciô le Visite che gli
vengono
ri-
petute quasi ogni anno da coloro stessi che quivi
ottennero guarigione.
—
Vedilanotaapag. 14.—
,
—H—
spazioso rialzo che mette sulla postale,
sornnio leggi
*
Prima
I£ô?el
del 1870
Borroineo
trovi
ti
quasi di fronte al grandiose palazzo
cui
al
*.
L' Al-
non era qui che un' umile
osteria a stallaggio e pecorile con tettoja e rimessa
che serrivano di posta per
a
comodo
mute
le
di
aile loro Isole sul
Yerbano, o ad
o del
strutto
tout
non misero sulla strada
Sempione. Oggi
bonnement
pirate
i
mezzi
fer-
Monte Leone
di
magnifico palazzo
il
a mo' d'albergo
pos-
altri loro
sedimenti feudali; e cosi, sino a che
roviarî
ricambio
degli antichi conti Borromei nel recarsi
che
potevasi
co-
intitolare
Alberto Canessa o BelHôtel Borromeo, per evi-
anzichè
tare cosi confusione od errore ai forestieri che di
fréquente scambiano questo con Talbergo di Stresa
detto délie Isole Borromee, è oggi provveduto di
grandiose sale terrene riguardanti
numéro considerevole
gabinetti e
stanzini^
di stanze
di3poste
lago, di
il
sopra due piani
quali di esse a veduta parimente del lago,
rivolte ai
colli e
verso
medesimo. Sale e stanze
il
un
(95 almeno) con
quali
giardino dell'albergo
e gabinetti
samente arredati, nulla mancandovi
sono pompodi quel
fortable tanto ricercato dal forastiero
amante
cond'o-
gni comodità, o dalla famiglia che brama intratnersi corne in propria villeggiatura.
,
-
—
15
bergatore Giov.
Canessa,
primo entrare, e
ti
premure
servitù.
e
ti
si
fa innanzi al
accoglie festoso offrendoti
Posto a tuo
bell'
agio
e
,
•
dato conforto
Quivi tutto
ail'
si
appetito risvegliato gagliardo
conforma ad ogni maniera di gusti
ha ottimo bigliar-
e di occupazioni ricreative; vi
mancano
do, ne vi
altri
giuochi di puro trastullo
;
sala di lettura provveduta di eccellenti opère, di
giornali provenienti da diverse nazioni, di Guide
e di Viaggi, di Storie dettate in varie lingue. Vi
hanno pianoforti con musica adatta ad ogni de-
Euterpe,
voto di
Una
sala
appartata
culto délia Chiesa Anglicana; ed
locali sono destinati ai
diante le
comodo
appositi
bagni caldi o freddi me-
acque del lago.
—
Tutto Tanno, per
de' forastieri, sta aperto
lance e canotti e barche
Y Hôtel Borromeo:
elegantemente
stanno sempre a disposizione di chi
le rive del
serve pel
altri
Verbano. Belle
ama
pavesate
visitare
e comoile vetture a uno,
a due o più cavalli ognora pronte
sioni,
per le escurcon servizio inappuntabile, anche pel pas-
saggio del ^Sempione, e per gite al lago d'Orta.
Vi hanno pur sempre guide per recarsi al Motterone
e il tutto a prezzi veramente modici
onesti; pei quali vantaggi, non comuni al certo,
,
parecchie
famiglie
,
contentissime
trattamento di cucina,
si
eziandio
del
accordano col proprie-
—
16
—
anzi che no dall' aura sottile e pura di cotesti
luoghi, e presa indi tira stanza al
di
riguardo al lago,
ma
primo non
verso giardini e
colli,
trovandosi tutta la parte orientale anche al
secondo già occupata da grande affluenza
di
convenuti, sei libero di spaziare, di salire o
scendere, di
visitare
ove non sia chi
architettato
,
ti
si
e
con
bell'armonia
rinnova
allô
sguardo più
panorama che già
primo piano, se tu venga
e più incantevole
vedesti
;
Dalla soniniità del-
elegantemente
Tedifizio
ampio
ovunque per Talbergo
vietL
'1
e disceso al
introdotto
il
grandiosa
in
centro di tutto
ricchissima
e
palazzo,
il
ti
marmorea balconata capace
e dalla
si
di
sala,
âpre davanti
moite persone,
quale governi la spedita via al Sem-
pione e tutto
vaste specchio del Yerbano,
il
anche assai più lunge da Arona a destra, e
sino a Pallanza,
a manca.
Da
ad Intra
Gira più basso
tario
e quasi oltre Ghiffa
questo balcone
il
guardo,
Canessa onde tenersi in pensione nel suo
albergo sia ad anno, a mese, a settimana, e per
cui trovansi limitati
e più,
i
prezzi dalle 8 lire al giorno,
secondo Y importanza àelV appartamento e
délia Bitaazione
flelle
stanze.
17
e vedrai cosa più confortevole ed attraente di
clie
il
F osperimentato Canessa seppe abbellire
suo Albergo a maggiore comodità de' clienti
oltre la strada è
colo
gli,
ma
•
:
uno spazioso terrazzo a pic-
élégante giardino ombreggiato da
ti-
da rubinie ed altre diverse piante, chiuso
da sicura cancellata,
ad aria
di sala
quanti
libéra,
e
il
quale
a sorriso
amano godersi a mensa,
serve corne
di cielo
per
ricreandosi in
pari tempo fra le mille delizie di cui natura
fu larga in questa si leggiadra [parte d' Italia
Sui granitici pilastri délia
ferrea cancellata
che durante
stanno grandi fanali
serate e le notti estive sono corne
naviganti che vanno
T ondoso elemento
lea, sei
le allègre
il
faro dei
errando a diporto per
del Verbano.
Per larga sca-
guidato a spiaggia, sia allô scopo di
salire in lancia
od in canotto, sempre
tuoi ordini, sia che
tu voglia
di vista in casupolino
ivi a'
chiuderti fuor
espressamente disposto
acqua per appagarti d'un bagno o
per abbandonarti al nuoto. Di qua giuso se
a pelo
d'
volgi alla facciata del palazzo en plein orient,
vedi una distesa di ben trenta finestre ad ogni
piano, e le due estremità laterali di esso che
fanno svolta in
dolcissima curva a guisa di
2
m
—
voler
—
18
tutta la mole, alla quale
V aggiunta
pliazione con
ad emiciclo
posteriormente
informare
si
di
dà ora larga amaltr'
tanto è
settentrione-occidente,
questo luogo di verace salubrità.
AU' interno
,
ala sul latq
il
concorso a
—
stanze e sale e gabinetti a ta-
lavoro, tro-
volati di squisito ed esattîssinio
vansi superbamente arredati con ordine e a
pieno soddisfaciinento d'ogni esigenza.
Le
sale
a
terreno (V. la Nota antécédente) sono pur esse
a veduta del lago e ponno servire, quando bisogno
il
richiegga, ad amplissimo salone per
grandi riunioni o grandi pranzi. Oltre al ben
disposto e ricco mobiliare v'
sta in particolar
modo
ha
ciô cbe arre-
la tua attenzione: non
quadri comuni rappresentanti
vane figure, o
ma
osservi tutt'in
trivialità di
verun conto,
giro aile sale appiccicati sulle pareti trenta-
cinque quadri che
ti
celebrato pennello
del
del rimpianto
rammentano intanto il
moderno Guido Reni,
Andréa Appiani cbe
bastato a far salire in
chiara
solo sarebbe
rinomea l'u-
mile paesello di Bosisio, sua terra natale (17(31-
1817), quando non l'avesse reso abbastanza
illustre Parini,
E
le
il
principe de'poeti (1729-1799).
trentacinque incisioni che riproducono fe-
-19delmente
e tanto
gesta napoleoniche, con tant/ arte
le
ingegno trattate
dall'
Appiani ,
sono
opère stimatissime degli egregi Longhi, Be-
E
naglia, Bisi e Rosaspina.
al
per questo sia Iode
Canessa che, nel recare ornamento e de-
coro aile sue sale, procacciô
tare altrui con V arte
modo a rammenfatti délia mo-
grandi
i
derna storia d'Europa e queste geste del Corso
;
Guerriero
délia
ti
suggeriscono alla memoria
dama d'Epinay (1725-1783),
protettrice
G.
di
tableaux de
G.
l'histoire,
il
detto
l'arnica e
—
Rousseau
Dans les
on voit combattre et
tomber des géants, puis naître et se jouer des
pygmèes.
—
Nella sala
nali ed aile
dato occhio ai gior-
di lettura,
varie opère
schierate sopra ta-
vole o riposte ne' scaffali, tu rinvieni un che
di
buono
e che
puô confortarti
sol
ripensando
che dopo la stanchezza délie passeggiate o la
noja del troppo divertirti,
que' libri puô renderti
il
leggere alcuni di
sollievo
ed utilità in-
sieme, pur rileggendo cose a te già note, imperciocchè, corne disse Voltaire
pour
la
première
fois,
un bon
— En
livre,
lisant,
on doit
éprouver le même plaisir que si on faisait un
nouvel ami, relire un livre qu'on a lu, c'est
—
20 *~
—
un ancien ami qu'on
revoit.
lasciando pace a
saporitamente asciolve o
clii
Or
esci perô,
pranza, a chi suona o giuoca, a chi
piace di rifrustar
guide,
si
corn-
od impres-
atlanti
sioni di viaggi, od a chi divora ronianzi da
patirne indigestione; e traversa le corti onde
passare al pènsile giardino
dell'
albergo
:
quella
che al giardino conduce è bella corte a per-
modo da potervi godere a dolce
una gradevole frescura anche al rag-
golato, e per
rezzo
d'
gio cocentissimo del sole, ed a pôrvisi a
in allegra e nuinerosa brigata.
dinate
difese
da ringhiera
sali
giardino;
al
questo invece è vero jardin-potager
sovra poggio a solido
creato
ricinto, tutt'in giro alla
linea di confine; e vedi scompartito
non solo a
mensa
— Per due gra-
vialetti per passeggio,
coltivate con industre cura a
il
ma
fiori,
terreno
ad ajuole
a
frutti, e
più sopra a tavole o campicelli per ortaglia
secondo
le
bisogne
délia cucina: in
luogo a
sparte su questo poggio sorge montagnôla artinciale tutta guernita di varie piante adulte;
la quale reca
seduti pei
comodo
di
bearsi al fresco ivi
romantici sentieri a labirinto.
Dalla massima elevatezza
di
—
questo poggio se
sguardi al lago, poi alla corona de' monti pam-
—
pinosi,
aile case,
senti brillare
—
21
paesaggio pittoreseo,
al
l'anima cotanto che
ti
ti
muove
desiderio vivissimo di più oltre salire; per cui
si
ti
âpre uscita dal ricinto,
ti
guida sino
si
ad antichissima chiesuola, Santa Maria Vecchia, per una viuzza appellata il Calvario, e
a tergo, trovi con
in prossimità délia quale,
sorpresa la piccola Necropoli
— Quale incantesimo
tiresti più
Da
!
mai. A' tuoi piedi alquanto a de-
stra dolcemente scendendo,
il
Belgirate.
di
quest' altura non par-
gentil Belgirate che
ti si
poggia
présenta a volo
sue case a
le
pendio formanti più in basso un rettilineo lun-
ghesso la strada, corne una fronte
i
quali salutano
tratto
rotte
oltre
l'
soldati
albergo
;
vedi le case inter-
e
quando da ben costrutti palagi, quando
da cancellate o da
invito
di
tuo passaggio sino a buon
il
giardini, laonde tutto fa
a non negargli tua
di nulla trovi nel
visita.
Eppertanto
paese penuria: case
di la-
voro, botteghe, farmacie, caffè; scuole ed asili
infantili de' quali
Belgirate alla distintissima
fondatrice Elena Conelli
*
À
sinistra
sul limitare
délia
va debitore
Chiesa
del Cimitero
*.
Tutta
Vecchia e proprio
sopraccennato sorgono
due monumenti; uno a memoria délia chiara fa-
—
22
—
questa via sul lago serve
di
passeggiata e di
convegno a quei délia terra ed
insino alla
sato
il
vaga
e
ai villeggianti
romantica Lésa; oltrepas-
più grosso di Belgirate, procedendo al-
TAlbergo Borrorneo, vedi la parrocchiale che
specchia il suo campanile ne' flutti del Yerbano essa pure ha debito di gratitudine verso
;
Aru. Conelli che fece ricca la chiesa d'un pregiato organo dei Bossi.
—
Ripassa ora
1'
al-
bergo, ed alla prima casa di villeggiatura
arresta:
è
questa
ove
conveniva la lombarda Cornelia coi proprî
gli,
i
ti
a dimora autunnale
fi-
novelli Gracchi délia ringiovanita Italia.
Gli è qui dove per ferite di prepotente nemico,
Giovanni Cairoli cessava
e délia quale aventura
con
le
si
di
vivere nel 1869,
perpetuava memoria
parole del fervente
filosofo
Guerrazzi
sculte su pietra consacrata ai passant!, che non
senza un
afflittivo dolore
miglia Cavallini
leggono riverenti:
altro délia
famiglia Conelli.
Giuseppe Conelli vivra sempre caro
tudine de' Belgiratesi perché
tanto
—
nella gratiegli
operô a
1
bene del paese anche per l'istruzione de fanciulli
neirintento di farne uomini dabbene e di senno,
instillando nella loro
meute che
alla vera educa-
zione nulla puà riuscire impossibile.
—
QUANDO LA SOLITUDINE
DI
23
—
QUE3TA CASA
TI
PERCUOTA LA MENTE
BEXEDETTO CAIROL]
PENSA
DATO A POCHIS5IMI SUPERARE LA MORTE
LA MADRE TUA E
I
FRATELLI IMMORTALT
PERCHÉ IMMORTALE LA RELIGIONE
CIÎE
DI
COLORO
SACRARONSI INTERI
ALLA PATRIA E ALL' UMANITÀ
E CONSÔLATI
Belgiratesi decretarono questa memoria in
I
ONORANZA DELL A CoRNELIA E DEI FABI LûMBARDI
ANNO
E
*
da qui vinci
1872, 1.0
il
ÀGOSTO
brève cammino e spingiti
alla graziosa Villa délia cont. a Mestiatis-Castel-
lengo, adorna di magnifiée- parco, indi a quella
elegantissima délia contessa Biscaretti sino al
bizzarro e capriccioso Chalet del ministre- Bonghi
;
e a pochi passi più innanzi troverai la ce-
lebrata Villa Danoyaro.
un istante
un giro
di
in questo
Non
ristarti d' entrare
Paradiso terrestre.
principessa del lago air illustre
Brème,
— Per
anni appartenne quest' animiranda
e fu
nomata dei due
marchese
riali
di
pei due
piccioli torrenti
—
24
che la solcano
dall' alto insino
Verbanoj oggi è proprietà del chiarissimo
Danovaro da (rénova, che si piacque di lame
al
come un giardino délie Esperidi; un novello
vago soggiorno délia Dea Calipso.
—
e più
Qua, dappertutto ove
ogni cosa
in pari
ti
arresti a contemplare,
ti
annuncia la feracità del suolo, e
tempo la cura
e la solerzia di chi at-
tende alla coltivazione, alla custodia del luogo.
Non
pianta esotica o indigena, non tropicale
o délie algide zone,
non
flore,
non arboscello
od arbusto che qui non alligni e non cresca
rigoglioso, che qui
non adorai
e
peti; se hai
sacrario
ti
di
fronte
il
maniera
in ogni
scompartimenti ed ajuole,
verdeggianti tapdi
Flora,
meandri una
fusto tra quali primeglauri d'ogni specie, non
trovi a tergo ben disegnata a
foresta
d'
alberi d'alto
giano pini ed abêti e
escluso
il
lauro canfora, non la maestosa ero-
caria imbricata: poi a destra ed a
manca
gi-
ganteschi nespoli del Giappone e superbi cedri
e
innumerevoli agrumi, e alte e fronzute ma-
gnolie, e varî cactus dalle
corolle, arborescenti
tiscono
auree o purpuree
camelie che quivi non pa-
verno; e dopo
sali e scendi, per passi
rigiri
e
labirinti
di ponticelli
a
per
cava-
,
liere
valli
di
per vedute
di
e
rumoreggianti
torrenti
di
e per bacini
recondite grotte
da cui zampillano
mille
-
25
aggraziati e fonti in
getti
guise dirette,
ritrovi
ti
larga spia-
in
nata sul colle sempre, e nella quale un quadrilungo ricetto d'acque pur con altri zampilli,
e questo ad uso di peschiera per argentei pe-
AU'intorno bei pie-
sciatelli dai cento colori.
distalli
suvvi sculte e ben foggiate statuette
in bianco
marmo
raffiguranti le quattro poe-
Autunno ed
tiche divinità Primavera, Estate,
compagnia altre quattro
Inverno, cui fanno
che simboleggiano Europa ed Asia, Africa ed
America.
—
Occupa altra parte
dello
spia-
nato ampia platea destinata a ginnastici ludi,
ad altalena, a giostre o
a toccaferro, e a
qui pure
si
mesce
il
dolce
soffio
tutt' intorno
l'amata sua
Clori, e
di voluttà respirino
ne
sieno
caroselli,
a bômbole,
cent' altre ricreazioni.
Oh,
fecondatore di Zefiro
con l'alito soave del-
sembra che
al loro bacio
erbe,
arboscelli, e
fiori,
avidamente gelosi
quale esilarante delizia!
!
Quale profumo,
— Or bada
ove porti
chè al penetrare per ritorti andirivicni in qualche piccolo speco od in appar-
il
tuo piede
tati latiboli,
;
od
in tempietti
a frascate, o sof-
,
—
-
26
fermandoti ad ammirar serre o lunghe pergole
pampinose, od altro incanto
di caseggiato,
chalet, o di ruinato castello ad artiflzio,
miriade
d'
di
una
improvvisi e celati schizzi d'acqua
scaturiscono
sotterra,
di
crociandosi a curve,
ti
e
alzandosi
ed in-
piovigginano sul capo
e sul corpo cosi da non
uscirne che coniple-
tamente irrigato quasi a maniera
di chi,
pas-
sando l'equatore soffriva l'inatteso battesimo
deir acque
risa
degli
dell'
Oceano. Fatto pagare fra
amici o degli astanti
non sempre comodo tributo
il
le
grazioso
al visitatore, si
corre per altri meandri guerniti di molli erbette e d'un
nuovo mondo
esseri viventi
di
che spargono un balsamico olezzo al tuo passare,
sembrando
linguaggio
Non
—
volerti dire nel loro dilicato
calpestarci se
ti
siam cortesi;
perché da questi inghirlandati sentieri scendendo, tu cammini tra
il
Osiride o boc-
fior d'
caleone e la pudica mimosa, tra dalie grandifiore
tico
e
ed apollinee dafni, tra
la
giorgina variabile,
amaranti, tra vaghe
il
dittarno crè-
tra
geranî ed
ortensie e ginestre ed
—
27
—
azalée, tra primule e verbene e rododendri pur-
purei, e mille e mille altri fiori per
modo che
Di soâve ristoro a quei che passa,
provasi taie un sentimento
sollecitarti
ti
nell'
anima, che nel
a ritornare nel beatissimo
ricinto,
obbliga ad irrompere in subitanea esclama-
zione
—
Oh, giammai potrô obbliare
Le
elette cose che
«
Da
qui
il
bel loco serra! »
con molta dispiacenza uscito,
punge desiderio
di
se
ti
correre più inverso Stresa,
vedi altre Ville e Villini che formano la
me-
raviglia di tutta questa piaggia del Verbano;
prima
ti
si
costruzione,
présenta
che
il
bel palazzo tuttora in
sarà l'amena
villeggiatura
délia ricca famiglia Palestrini, e l'architettura
del quale lascia presagire assai bene in favore
del distinto ingegnere Defendente Yanini. Viene
indi la Villa Fulvia, già délia principessa
tilde
Ma-
Bonaparte, estesissima e sempre florida;
poi la Vignolo dell'inglese Nixon, e ad altri
passi più in là
la spaziosa ed élégante Villa
Pallavicino, culla di altre celesti yaghezze.
E
-
28
--
-
«
se per tal guisa procedi
mino,
ritrovi a Stresa,
ti
2T
continuando
soggiorno delizioso
esso pure per villeggianti
e terrien
ammiri
vasto
bellissimi
edifizî,
di
A. R. la Duchessa
S.
e quivi
;
ed élégante
albergo dopo la superba Villa, ed
parco
cam-
il
il
inagnifico
Genova,
di
madré délia tanto amata e venerata Prlncipessa Margherita, gemma preziosissima
un giorno délia corona
cedere, se in altre
d' Italia.
amenità
rende chiaro bentosto cbe
Belgi
ti
— Ne!
tuo
il
retro-
conduci,
ti
si
Sguardo a
mai avrebbe confine, dappoie nuove e
':
cbè in ogni giorno nuove visite
stanno preparate alla tua curiosité
sioni
largo
compenso
dalla
tua fatica, imperocchè
apprendre,
ti
è
dato sempre
—
Yera essendo
1'
asserzione
cbe cbiamarono Belgirate
seggiate amené,
il
per
le quali
pagni
il
bello
de' loro
e
c'est
viaggiatori
centro délie pas-
il
in
quell'armonia
sempre formera la
voyager,
de'
:
trarre
convegno dove ^satura ed
Arte vennero a stringersi
isfoggiarvi
di
delizia deir
e l'istruttivo
passatempi, tu
dolee amp]
d'
insieme cbe
anime bennate
amano a comquivi
dunque
soggiorna, e piegato quai sei alla contempla-
29
primo saluto del
zione, sorgi al
sole e
ti
reca
sovra alte cime a provare gaudio sovrumano
rivedendo chiudersi da un lato
nevose creste dell'Alpi,
spazî
che
ti
sconfinati
sotto
1'
orizzonte dalle
azzurro e roseo
t'inspira vaghezza
sorride e
dominare
dall'altro
di
cielo
volare
per l'ondeggiante atmosfera onde tutto conoscere, tutto vedere; ed
tuo
pensiero
de' paesi
in altr' ore
pure
esci
anche a notte, determinato in
del giorno ed
d'
più
effettuare
che in iscorcio
ti
minuto esame
passarono davanti,
scoprendo che se Belgirate,
e n'andrai lieto
riveduto per ultimo, non
offre
ti
memorie
antichi avi, non reliquie da santuarî o da
sei,
non medioevali
paura
o
la
baroni, non urne
di
castelli
che attestino la
cattiveria
féroce
di
cruenta polvere,
perô agli sguardi con nobile
sue industrie,
operosità, le
il
duchi e
ti
sue terre che
diligenza, e
site e vini
t'
altri
de'
i
di
dispiega
orgoglio la sua
suo commercio,
oltre ail' eleganza de' suntuosi palagi, alla
gnificenza délie sue
di
Mu-
ma-
ville, alla fertilità délie
Belgiratesi sanno educarè con
da cui traggono pure frutta squiche gareggiano in bontà con quanpaesi
somma, circondario
circostanti.
di
Belgirate
in-
Pallanza e mandamento
di
Lésa,
è
luogo che
piccolo
il
corso di anni
sdegno
telli
itàj
il
rane,
i
spéciale
di lasciare
lacustri
ma
Capo-
intéressante
ha saputo elevare
se
di
-
30
in
brève
rinomanza, avendo a
che altri paesi suoi confra-
superassero in bellezza e atti-
il
perché fia tutte
popolazioni rive-
le
Belgiratesi ignorano
al pari
di
esse
che cosa sia indolenza; e saviamente emulando V altrui operosità,
si
diedero con quelle
l'accordo di tenere Eglino pure sculto sul proprio
stemma
quale sinibolo
Ops
—
cioè
racchiudesi
il
sua massima
i
tre noti
di
O
una fede
di
Teodoro
—
di
Bèze,
Optas, Opes,
Lavoro, Ricchezze, Cura,
in cui
senso del divino Franklin nella
—
non impoverisca,
Non dormir
troppo che tu
tieni gli occhi aperti e sarai
saziato di pane.
Provincie sorelle, fatevi ad imitare
custri!
—
FINE
i
la-
'S/ftW