9me Armée -
SPEDIZIONE IN ABBONAMENTO POSTALE (Seconda Gruppo)
N. 9
Le num. L. 20 - 31 mai 1962.
Paraissant deux fois par mois
ur,
Rédaction et Administration au siège de
de
ABONNEMENTS
Ordinaire l. 500 - (semestre l. 300)
Etranger: l. 800
Sou lieN L 1000
L'UHION YALDOTAINE
19. Rue Fef>taz
AOSTE
Téléph. ~20
" mesurera
aussi haut
n pourra
:W, c'est-à:trielles seprévoit, cn
:er 2 ou 3
ar jour.
llivies avec
nouveaux
~n minerais
,art bénéfinsidérable :
Innes, dans
revue
"re lapourrait
tian idéale
•
Organe du Mouvement de L'UNION VALDOTAINE pour la défense de la minorité ethnique et linguistique valdôtame
t Aron
i
Théâtre populaire valdôfain
fi propos d'une affiche en langue française
Le
La sBulB manièrB dB défBndrE
lBS droits Bt lBS intérets valdôtains
~
Cuignon,
s'éteindre
une cour-
a défunte
:ultés. Ces
üt encore
1.age. Elle
ance jus-
Si nous piétinons sur place, c'est parce que notre action de défense
des intérêts valdôtains manque de décision, de vigueur, d'unité
Nécessité d'une action énergique et unitaire conduite par l'U. v.
nt la vie
iil et à la
de perdre
, qui l'ont
ses nomlions nos
Le Statut spécial pour la Vallée
d'Aoste, approuvé en 1948 par l'Assemblée Constituante, dit ,à l'art. 37:
Job.
"Nella Valle d'Aosta la .lingua francese è parificata a quella italial;la ".
)MENT
Mais il faut croire que certains de
24-5-1954
nos compatriotes d'outre-Lys, ou plus
probablement d'outre-Rubicon, igno~oste
rent ce détail, ' car ils ne peuvent pas
one 22-59
voir une affiche en français sans éprouver le patriotique besoin de la
barbouiller.
C'est ce que j'ai eu encore l'occasion de constater le matin du 17 mai,
en sortant de chez moi, rue Edouard
Aubert.
Une affiche en langue française annonçant une conférence du prof.
IS, seul,
Franco Berlanda, avait été conscienvaldônénagècieusement salie sur toute la surface.
ve. DisL'auteur de l'épique exploit s'était
~rire ou
servi d'une bouteille de la meilleure
.sumeci.
encre indélébile. Le "corps du délit ..
i\oste - comme l'on dit je crois en langage
judiciaire ~ gisait à quelque distance de là, au pied du mur.
Je crus tout d'abord que l'affiche
contenait quelque déclâration politique explosive qui avait eu le pouvoir
d'exaspérer un adversaire intolérant,
'1
mais l'ayant regardée de plus près,
-je constatai qu'il s'agissait seulement
innocente conférence sur "les
l'entre; d'une
toits, volumes e(paysages valdô.t ains ..
[)cages:
qui n'aurait pas même irrité un échappé des petites maisons. Il n'y a~) . S'avait plus de doute possible: le détraquement cérébral du barbouilleur
ace E.
nocturne avait été provoqué par la
langue. Je me trouvais en présence
d'une typique manifestation de gallophobie.
Je n'en fus d'ailleurs que médiocrement étonné. Non seulement parce que n'ai jamais cru que cette maladie disparaîtrait avec le régime fasciste (elle existait déjà avant), mais
7854.
parce que ses symptômes, qui n'ont
jamais cessé tout à fait, sont devenus
stati
plus nombreux et plus évidents ces
dernières années. Quand on a vécu
~
sous le fascisme, on ne s'y trompe
pas. Il faudrait d'ailleurs être volontairement sourd, pour ne pas enten~
dre les raisonnements stupides, et
parfois même les propos hostiles, de
certaines gens d'en bas touchant le
patois valdôtain et l'usage du français en Vallée d'Aoste. L'année dernière, lors de la fête des chorales valdôtaines à l'amphithéâtre d'Aoste, un
groupe de jeunes gens tournait au
milieu du public en répétant à haute voix que la Vallée d'Aoste n'était
ni suisse ni française et que c'était un
scandale que d'y entendre chanter
des chansons en francais et en allemand. Le "siamo in !talia .. de l'époque fasciste est en train de redevenir
le slogan d'une foule de troglodytes à
demi analphabètes.
"Siamo in Italia", sans doute, mais
nous sommes également dans la Région Autonome de la Vallée d'Aoste,
où le français, langue des Valdôtains
pendant des siècles, a les mêmes
droits que l'italien, introduit depuis
1861 seulement.
Certains de nos compatriotes d'ou- ,
tre-Lys, et plus encore d'outre-Rubicon, sont de curieuses gens. Ils se
. scandalisent du "privilège" accordé
aux Valdôtains de parler et d'écrire
en français; mais le privilège accordé
à une minorité d'Italiens de vivre
e
te
:ti
rediti
,
dans l'abondance, pendant que le reste de leurs compatriotes végète dans
la gêne 'et souvent même dans la misère et la plus crasse ignorance, ce
privilège de caste les laisse parfaite·
ment indifférents: ce n'est plus un
privilège, c'est une loi de nature, une
distinction inévitable ... qui cessera
d'ailleurs dans l'au-delà, où le bon
serf de nos contrées méridionales,
confortablement assis dans un fauteuil du Paradis, aura l'appréciable
satisfaction de voir griller éternelle- .
ment le mauvais baron dans les flammes de l'Enfer. (Un argument ·qui ne
doit pas laisser insensibles des tempéraments particulièrement vindicatifs).
Le bilinguisme des Valdôtains les
inquiète comme s'il constituait un
danger pour l'unité de l'Italie, mais
l'injustice sociale les laisse olympiquement tranquilles; l'injustice so·
ciale ne constitue pas un danger pour
l'unité matérielle, elle ne constitue
un danger que pour l'unité spirituelle, chose tout à fait secondaire, quand
on a soin d'entretenir une police nombreuse et bien armée.
Si des Valdôtains allaient barbouil·
1er des affiches et briser des plaques
au delà du Rubicon (je fais allusion
à l'ancienne plaque de feu le notaire
Norat, également. rue Edouard Aubert) nos compatriotes italiotes ne
manqueraient pas de nous traiter de
vandales et de nous réexpédier chez
nous à coups de pied dans le derrière; peut-être même nous expédie·
rai.ent-ils tout droit au cimetière à
coups de couteau ou de "lupara";
mais si c'est eux qui le font en Vallée
d'Aoste, c'est différent: ils travaillent pour la bonne caUse; ils ne font
qu'apprendre aux Valdôtains à se
comporter en bons Italiens; c'est un
privilège dont ils jouissent depuis
1861 et auquel ils n'entendent pas renoncer.
A un de ces troglodytes qui me jetait à la fi~ure, comme une massue,
(Suite page 3)
" Charaban "
a'" Aoste
Les 28 et 29 mai, à Aoste, nous avons eu le plaisir d'applaudir de nouveau, après une année, les excellents
acteurs du théâtre populaire vaJdôtain en patois "Lo Charaban».
L'immense salle du cinéma-théâtre
"Splendor» était bondée de monde.
Le parterre, les galeries, les loges,
tout était occupé. Beaucoup de personnes durent même se résigner à
rester debout pendant tout le spectacle.
Le programme comprenait quatre
pièces comiques intitulées "La coueffa de Sainte Catherine", "La veillà
valdoténa », "Lo retor de Catàro »,
"Touéno et le comeehon» ; une' réévo-
Pour nos villages isolés
NUS - Le village de Faverges, relié au réseau routier par une
route d'embranchement que l'on vient de terminer ces jours-ci.
L'anoiei~
et 1e nouveau
Arnad se transforme
Au petit matin d'un jour brumeux
de novembre, ils sont venus nombreux, de l'autre versant, les ouvriers au teint hâlé, ces hommes qui
savent manoeuvrer des machines,
des engins assourdissants. Je les ai
observés en plein mouvement, ces
monstres aux bras d'acier, qui res~
semblent étrangement aux animaux
disparus après le grand déluge ...
Et la terre du Grand-Pré, avec son
manteau d'herbe roussâtre, dernière
poussée de l'automne, a été ravagée.
Cette terre quia vu jadis, au temps
paisible des siècles écoulés, d'autres
sueurs plus humaines, s'est ouverte
en larges blessures sous la gueule
dentée des machines ...
Ce petit coin d'Arnad, jusqu'à ce
jour prairie prospère, a souffert pour
son h erbe tranchée, pour ses vignes
abandonnées sans tuteurs, qui baissent leurs pampres vers la terre"
tristement ...
Tout s'entasse, se transforme,
tout est bouleversé : là où souriait
au vent ami, _ondulant comme la
m er, le vert gazon, là où broutaient
les vaches, marchent affairés des
hommes, vrombissent des machines
aux gueules affamées.
Ils bâtissent, sans arrêt, des pans
de murs, qui n'ont ni âme ni pierre
taillée, et l'usine se dessine jour après jour, contre le fond de la montagne. Béton et fer dressent des colonnes vers le ciel; il n 'y a que la
montagne qui sourit de ses plis verdoyants et regarde fourmiller ces
hommes, les laboureurs de demain.
Plus bas, au delà des vergers et
des vignobles, l'ancienne église et
.son clocher chantent sans fin le
triomphe de la pierre: toutes ces
pierres, arrachées aux flancs de la
montagne, savent encore garder la
douceur de la prière ...
L'ancien et le nouveau, l'usine et
l'église s'observent, et leurs grands
vitraux clignotent comme des yeux
sous les rayons du soleil. Saura-ton, malgré tout, conserver tradition
et progrès au même niveau?
Arnad, pays vierge, s'agite en ces
jours, autour de l'usine: combien
d 'yeux émerveillés ont suivi le travail immense, l'effort constant, les
machines puissantes! Combien de
discours, en rude patois, émaillés de
noms étrangers: caterpillar, bulldozer, etc . Combien de bavardages
entremêlés d'espoirs nouveaux, de
craintes inutiles, de plaintive nostalgie.
Arnad, pays valdôtain, s'est ouvert à l'industrie: une nouvelle ère
va commencer: j'ai bon espoir que
ses habitants ne perdront jamais,
au contact froid de nouveaux engins,
leur esprit foncièrement valdôtain;
je souhaite que les Arnajots demeurent attachés à leur terre, à leur
champs, à leurs vignobles, qui, jusqu'à ce jour, ont été leur unique
source de bonheur· et de vie.
Lucio Duc
cation historique: "Le grand Gorret
ou l'Ours de la montagne »; et "Euna
conta de Bàtezar».
La troupe était composée de Catherineet Pierrette Bovio, A. Bus, Emile
Danna, Marise Diémoz, Elviro Désandré, Emilie Gabal, Venance Lugon,
Charles Marguerettaz, Gino Menegon, François Pastoret, François Rosset, Célestin Trento, Emile Vallet,
Raymond Vautherin, Cornélius Vietti, Pierre Vietti et Joséphine Vittaz;
auxquels il faut ajouter le groupe des
"Frustapots» d 'Etroubles dirigé par
M. Diémoz.
Cornélius de Veulla, inimitable
pour son air bonhomme et son accent
traînard d'Aoste, qu'il exagère à dessein, remplissait le rôle de speaker.
(L'année dernière, étant absent
d'Aoste, il avait été remplacé par l'émou stillante Catherine Bovio, au genre tout différ ent, mais fort agréable
également) .
C'est la quatrième fois depuis 1958,
date de sa création, que la troupe dirigée par M. René Willien donne des
représentations ' à Àoste, et sa popularité n 'a fait que grandir. Cette. année aussi elle a obtenu un vif succès.
Il nous semble cependant que ses progrès, constants jusqu'à l'année dernière, viennent de subir un arrêt. En
effet, la plupart des pièces présentèes
étaient dues à la plume d 'qn même
auteur, l'actif René Willien; aucune
farce n'avait la . «vis comica» de"Lo
dzambon de Tanteun» de l'année dernière; l'es thèmes n 'ont guère changé;
le nombre des acteurs a diminué. Ce
n'est pas un déclin, sans doute, ma~s
l'on sent un léger ess~)Ufflement,
"ceucca de ranfanan dirait-on en patois.
A quoi devons-nous attribuer ce.
fléchissemen t?
Les acteurs sont hors de cause: la
troupe est fort bonne et comprend
même quatre ou cinq éléments de
premier ordre, notamment les deux
cousins Vietti (Pierre et Cornélius)
d'Aoste et A ttilio Bus de Signayes.
Nous ne croyons pas non plus que
notre théâtre populaire en patois ait
épuisé tous les sujets, même s'il faut
admettre que le dialecte ne se prête
guère qu'au genre comique. Le mal
réside plutôt dans le manque d 'auteurs.
Nos principaux auteurs de pièces
en dialecte ne sont guère que t rois;
René Willien, Pierre Vietti et Raymond Vautherin. M. Willien est le
plus fécond ; ses farces sont bien construites et il sait exploiter à fond certains thèmes, comme par exemple celui du médecin Catàro. M. Vietti (Ba tezar), qui est également acteu~' et
même notre meilleur acteur, dépasse
M. Willien par la connaissance de la
psychologie paysanne et le sens du
comique, qu'il possède à un t rès haut
degré. A ce point de vue sa "Veillà de
la Vallàda di Grand-St-Bernard" est
franchement supérieure à la « Veillà
de Cormeyauo » écrite par le directeur du ((Charaban». Quant à M. Vautherin, qui est plus jeune gue ses
deux collègues, il ne possède pas encore leur talent: il se contente de moyens faciles; son art doit encore trop
à l'imagination et pas assez à l'observation: cc défaut est particulièrement
sensible dans le dialogue "Touéno et
le comechon», où il tire la plupart de
ses effets comiques de l'invraisembla(Suite p.~ge 3)
1
2
Le Peuple Valdôtain
Nouvelles de l'Administration Régionale
La cloture des cours a" l'Ecole Provvedimenti
adottati
dalla
Giunta
Régionale d'Agriculture
GIUNTA DEL 4 MAGGIO
Liquidazione della somma di lire 800.000 a favore dél Com une d i Quart a t itolo di primo accon-
L e 5 mai, à 9 h . 30, a eu lieu à l'Ecole
r égionale d'Agriculture la cérémonie de
la clôture annuelle des cours d'enseignement. De nombreuses autorités p articipaient · à- cette sympathique fête qui revêt comme toujo urs un cach et bien valrôtain, bien de ch ez n ous. Nous avons noté parmi les personnalités présentes: M.
Pierre F osson, Assesseur à l'Agriculture
et Forêts, M. Corrado Gex, Assesseur à
l'Instruction Publique, M. Ernest P age,
ancien sénateur, M. H enri P areyson, ex pert en m atière agricole p our la commission réJi!ionale d'agric ulture, M. Piaggio,
des Ecoles P rofessionn elles
d irecteur
d'Aoste, Messieurs Pier re Vietti et Clé ment Alliod, ainsi que plusieurs parents
d'élèves qui furent accueillis par le direc t eur, M. le Chanoine Vaudan ainsi que
p ar le corps enseignant de l'école pratiq ue d'agriculture.
Avant de procéder à la distribution des
certificats et diplômes aux élèves, M. le
Chanoine Va uda n, directeur d e l'Ecole excusa l 'absence du Président de la Junte
R égionale due à des enga gements précé dents et improrogeables et après avoir r emercié les autorités régionales de. l'aide
accordée à l'Ecol e et des bourses d'études
qui permettent aux enfants de famipes
modestes de bénéficier ' des cours agrIcoles M. Vaudan lut son rapport sur l'activité déployée dur ant l'année scolaire
1961-1962.
Dans son rapport M. Vaudan insista tout
particulièrement sur la formation professionnelle des a griculteurs. L'agriculteur
- a-t-il dit notamment - a le devoir
d'acquérir la form ation requise pour une
culture r ationnelle de la terre. Une bonne formati on professionnelle perfectionne l'individu et m et l'agriculteur sur un
rang d'égalité avec n'importe quel technicien des autres secteurs. Au moyen de
la connaissance et de l'application de
techniques modernes, on p eut obtenir de
meilleurs productions, en quantités supérieures et à des prix d e revient infér ieurs.
L'agriculteur - rem arqua M. Vaudan
- n'est pas un simple travailleur manuel,
il est aussi un entrepreneur assumant des
risques économiques, un spécialiste astreint à posséder des connaissances de
plus en plus étendues et le propriétaire
d'un capital qui mérite d'être rémunéré.
Le directeur de l'Ecole exhorta les élèves et anciens élèves à faire germer les
Le premier de la classe, René Magnin
d'Aoste, visiblement ému, reçoit les com- '
).JUments des Assesseurs Fosson et Gex.
to
COMUNE DI SARRE
lavori di costruzione dei secondo lofto
dei terzo tronco della strada di allacciamento a Ville sur Sarre per un importo
interamente a base d'asta di l. 7 milioni
600 mila. 1 lavori sono stati aggiudicati
col ribasso dei 4, 18% sui prezzi unitari di
capitolato.
Il lotto di strada in parola si diparte
appena a valle dei torrente lorietaz ed
ha une sviluppo di ml. 282, la larghezza
st radale è di ml. 4,00.
COMUNE DI ETROUBLES
lavori di costruzione della strada di
allacciamento alla frazione Echevennoz
di sotto per un importo inleramente a
base d'asta di Lire 7.000.000. 1 lavori sono stati aggiudicati col riba sso dei 7,85
per cento su i prezzi unitari di capitolato.
la strada in parola si diparte dal la Statale n. 27 e sviluppandosi per una' lunghezza di ml. 460 allacc ia la fraz ione d i
Echevenoz di sotto. la larghezza strâdale è d i ml. 4 .00 .
COMUNE DI QUART
lavori di costruz ione di un primo lotto della fognatura dei capoluogo per un
importo interamente a base d'asta di lire 1.600.000. 1 la vori sono stati aggiu-
d ella
reg io nale
concesso
per
fognatura per la frazione
la
co-
Vi llai r.
l avori di co~tr u z i one de i seconda tronco della
-
strada di La Revoire-Gioanne t in Co mu ne di Gignod - Appalto dei lavori - Importo a base d'asta
lire 6.000.000 .
-
l ava ri di co st ru zione de i quarto fr anco della
strad, di Ozein in Com une di Aymavil les - Appalto dei lavori . Importo a base d'asta lire 6.000.000.
-
Lavor i d i ripararzione e sistem azio ne d e lla pa-
vimentazione
bit umi nosa
di
un
tro nco
della
stra-
dicati col ribasso dei 3,27% sui prezzi
unitari di capitolato.
Il suddetto lotto di fognatura ha una
lunghezza di ml. 363 .
Cantieri di lavor,;
COMUNEDI LA SALLE
1 lavori -consistono nella cOStrûzione di
un primo tratto di strada per il collegamento delle frazioni Arbettey e Chaffjery
al Capoluogo.
le caratter istiche principali della costruenda strada saranno le seguenti: lunghezza ml. 511 , larghezza ml. 3,50 più
ml. 0 ,50 di banchina e ·ml. 0', 50 di cu netta praticabile.
Per l'esecuzione di questa opera saranno impiegati n . 15 operai. La quota stato è di Li re 1.449.460 men tre la quota a
carico dell'Amministrazione regionale è
di lire 4.000.000 (Lire 850.000 per integrazione paghe e Lire 3.150.000 per acquisto materiali) ,
Lavori ultimati
Ne l mese di aprile sono stati ultimati
n. 2 lavori per un importo complessivo
d i Lire 13.500.000. Ess i concernono la costruzione della strada di allacCÎ'ame nto alla frazione Champeille in Comune di
Challant Saint-Victor per un importo di
lire 10.000.000 e la costruzione della fognatura di Pied de Ville in Comune di
Issogne per una spesa di L. 3.500.000 .
no m an;festa la sua semplicità e genuinità salvandosi dalla standardizzazione.
p er chè ha saputo èonservare quel sapor e di arte extra-europea che aveva nel
passato.
Proprio p er quest o sua peculiarità il
nostro stand , che, si è classificato tra i
migliori - (4.000 erano gli espositori e 35
le nazioni ester e p a rtecipantil - è stato
scclto p er una ripresa diretta da parte
dèlla televisione italiana.
N'ello stand della Valle d'Aosta che si
estend sva su. un are'a di 50 m etri. quadrati erano esp osti le opere di oltre 60
a r ti:5ia ni valdostani p e,r un valore di olt r e
2 m '.lioni di lire. Tra i numerosi elaborati
si notavan o: i f a mosi pizzi al tombolo op era d elle merlettaie di Cogne, le .maschere in corteccia di artisti di SaintNicolas, l e caratteristiehe maschere in
lcgno di H ans Sa voye di Pré SaintDid er e di Feliciario Savoye di Courmayeur, le graziose sculture in legno raffiguranti a nimali (le "cornailles"); inoltre spièca vano per la loro pregevol€' fatt ura lant erne e croci in f erTo
battuto, opera dell 'artista Luciano Savin
di Ver rès.
D egn e di ammirazione le ceste in vimini dell'artigiano F erd inandoVagneur di
Nus, le g rolle e le coppe scolpite in aeero montano da i famosi fratelli Domenico
e Amato Brunodet di ValtournanChe, i
santi in legn o d i artigiani della Valle di
Bionaz, le bellissime cuBe di Augusto F avre di Ayas, ogge,t ti di posateria e piatti
per polenta , opere dei fratelli Urbano e
Zeffirino Gorret di Valtournanche; pregevoli utensili agricoli e domestici dell'art igiano Alfonso Laurent d i Gressoney.
Faceva bella mostra di sè, suscitando
vivo interesse, una splendida cassapanca
da i tradizionali fregi artistici, dovuti all'estro d eI p;ttore Lucio Bulgarelli.
Grande su ccesso hanno poi ottenuto le
famose eeramich e, gli arazzi e i fa zzoletti in seta, realizzati da! bravo e noto pittore F rancesco Nex.
Lo stand è stato poi completato da
una tavola e quattro sedie, in stile rustico, e vivamente ammirate per la loro ot_
tim a fattura e dovute all'opera d ell'a rtigiano Osvaldo Milliery di Avise.
Due graziose r agazze in costume di
Gressoney e di Saint-Vincent ricevevano
i visitatori offrendo loro libri, opus coli e
"dépliants" sulla nostra Regione.
Il nostro stand è stato visitato dal Presidente d ella R epubblica, dal Sindaco di
Firenze, La Pira, e da una schiera numerosissima d i visitatori e turisti.
Lo scultore H a ns Savoye h a offerto in
donc al Ca po d ello Stato una carat teristica maschera in legno.
Erano presenti a ll'in a ugunizione gli
Assessori Giul:o Nicco e Enrico Chante!.
L'Assessore Giulio Nicco, in . una intervista con cessa alla Rai , ha espresso la
sua soddisfazione per il sem pre maggior
successo riportato dalla Mostra-Mercato
d ell'artigianato di Firenze ed in parti.c ola re per i lusingh ieri ottimi risultati ottenuti dallo stand della Regione valdostana .
z'one dei p rimo tronco e costruzione dei secondo
tronco della fognatura dei Comune di Char vensod Liquida z:one della somma d i lire 3.317 .000 pe r
la q uarta rata di acconto per i lavori di sgombro neve
sulla strada Chati ll on-Breui l (tralto ValtournancheBre uil) - Approvazione della ma ggiore spes a di lire
2.500.000.
-
L iq u i dazion~
della somma d i lire 2.325 .. 400 per
p rima rata di accanta sui lavori di sistemazione ,e
pavimentazione de ll a strada di
Froi des-Modze).
Pila (tron co Eau x
-
seconda rata di accon to per i lavo ri di costr"uzione
trici de i servlzio d i sgombro neve sulle strade regionali - Spes. compless iva lire 2.039.245.
laver i di costruzione dei primo tronco della
strada di allacciamento alla fra zione Fiusey dei
di u na fog natura pe r acq ue di pioggia lungo la stata le 26 p resso il Capol uogo de i Comune di Do nnaz.
i.mporto di li re 424.200.
Liq u idazione di note p er esec uzione di iavori vari
di man utenzione ord ina ria e straord in a ria di strade reg io nali e comuna li - Spesa lire 1.126.200.
Liquidazione dell a spesa di lire 290.685 per
lavori di sgombro nell 'a lveo dei torrente Bellet
in Comune di Donnaz.
Liq uid azione della
-
somma
di
li re
188.225
Li q uidazione de ll a somma di lire 5.650.000 pe r
rata di acco nto per i lavori di cosfru zione
dei quarto tronco d e lla strada di alla ccia menlo al
Santu a rio di Plout in Comune di Saint Marcel.
Costruzione dell'ed;ficio scolastica dei . capoluodi Bionaz - appa lto dei lavori - Im porto spesa a
base d'asta lire 10.00 0.000 .
terza
a
Comunicato
ciamento alla f razione Ruvère in Comune di Challa nt Saint Anselme.
Aumento de Worar io di lavoro in cantie ri d i lavaro
gesti t i dall'Assessorato
ai
Lavori
Pubblici
Si comunica che, in seguito alla
a dozione, in via di esperimento, della settimana lavol"ativa di cinque
giorni, l'orario di servizio e per il
pubblico presso gli umci dell'Amministrazione regionale è stabilito
come segue: dalle 'ore 8,30 alle ore
12,30 e dalle ore 15 alle ore 18,30 di
ogni giorno della settimana, escluse
le giornate di sabato e festive.
-
Approvazione della magg iore spesa d i lire 1.415.120.
Approvazione e imp egno della spesa di lire
2.000.000 per lavor i di co struzione della strada di
allacciamento all a faz ione Ecl o d in Comune di Quart.
App rova zione ed impe g no della spesa di lire
25.000.000 pe r opere di compl e tamento dei Campo
di av iazione di Aosta.
Liq u idazione della somma di lire 11 .070.000 a
titolo di q uarta rata di acconto sui lavori di costruzione della Caserma dei Vig il i d e i Fu oco di Aosta.
Liqu idazione de lla somma di ' lire 1.050.000 a
t itolo di q u inta rata di acconto pe r lavori di co-
L'Assessore ha poi brevemente illustrat o le iniziative e i p r-ovvedim enti che il
suo dicastero ha intrapreso per il potenziamento di questo importante ramo
deHa vita economica della nostra Valle
nell'intento precipuo di contribuire ad
u n maggior incremento dell'attività artigian a ed allo scopo di fa vorire 10 sviluppo d ell'economia dei nostri comuni di
montagna arginando i fattori n egativi
d ello spopolamento della montagna .
Liquidazi one della somma di lire 1.865.000 per
-
sa ldo fatture lavori di costruzione strada d i allac-
'La Valle d'Aosta - a"aii Mostra - Mere,a to
Internazionale de'" Arifiianato;}r: aT[Flrë'nze
Ottimo successo ha riscosso 10 stand
della Valle d'Aosta alla Most ra-Mercato
Internaziona le dell'Artigianato di Firenze.
.
Lo stand valdostano è stato allestito
quest'anno da l noto cult ore d'a rte Amedeo Berihod, consulente a rtistico del
"Comité des Traditions Valdôtaines" il
qua le ha saputo con squisito gusto e con
la sensibilità artistica che gli è propria,
render e accessibile al gran pubblico gli
elaborati dei nos tri artigiani, valorizzando al m assimo la presentazione delle oper e espost€'.
Sono sta te mtesse in mostra le migliori op er e della produzione dell'artigianato tipico valdostano che, come è noto costituisee l'esprE'lSsione più genuina della tradiz:one d ellavoro e d,ell'arte delle popolazioni valdostane. Negli artistici elaborati presentati rivive la storia regionale è cià che
è più importante l'artigianato valdosta-
harmoni~
Liquidazione della somma di lire 1.580.000 a
t italo di t e rza ra ta di acconto sui lavori di ult ima-
liq u idazione di fatture a ile va rie Ditte assun-
un
id ées de transfor mation du domaine et des ' les structures de notre agriculture et diversifie les cultures adoptant d e n ouvelm éth odes de culture pour que l'agriculture valdôtaine puisse vivre. Cette trans- . les techniqu es qui rationnellement appliformation ne doit cependant être impoquées, pourront offrir à nos p aysans une
sée du dehors de la p aysannerie, m ais doit
production supérieure et surtout plus r engermer et se développer d ans son sein,
table. On procéda ensuite à la distribution des prix consistant en des livres en
afin de conserver sa propre physiono mie
langue fr an çaise et ayant trait à l'agriculet pour continu er à assurer dans l a société
ture.
humaine l'act ion d'équilibre qu'elle a to uL es élèves du troisième cours qui ont
jours exercée.
r eçu le diplôme sont: Magnin René d'AosPriren t ensuite la parole, l es Assesseurs
te et L affranc Maurice de Jovençan.
Fosson, Gex et monsieur P age lesquels
Ont r eçu le certificat: Iacchi Franco de
soulignèrent tour à tour l'importance
Donnaz, Dalle Dario d e Donnaz, Bois Elia
d 'une formation professionnelle, car la
de Valgrisanch e et Chevrère Elio d'Introd.
possession - soulignèrent les orateurs -Elèves reçus avec une bonne moyenne:
d'une bonne technique agricole est indisMatha Aldo de Br usson, Carrel Prosper
pensable à nos jeunes agriculteurs, nod'Aymavilles, L aIe-Lac roix Louis de St.tamment auj ourd'h ui où l'on transforme
Pierre.
-
-
-
L es élèves, les autorités et le corps enseignant à la cérémonie d e clôture des cours.
struzione della strada Meysattaz-La Cre!az in Comune di Sai nt Christophe.
Liquidaz ion e della somma di lire 2.240.000 a
t ito lo di secondo acconto per i lavori d i costruzione
de i primo tron co de ll a strada di allacciamento ail e
frazoni alte de i Comu ne d i Gressa n.
(Suite dE
l'imbécil«
je réponc
ce cas r(
respectez
nomie u •
xemple (
da regiona le Châtillon-Br eui l - Appal to dei lavori;
importo a base d'asta lire 30.000.000.
Comune di Montiove t - Li quidazione di fa tture per
Opere pubbliche per 34 milioni
l'Assessorato dei lavori Pubblici ha
provveduto ad appaltare le seguenti
opere :
contributo
Esecu zio ne di opere d i p u bb lica u til ità in Comune d i Saint Vincent - Concezione d e i contrib uto
di lire 1.950 .000 pe r la sistemazione de i ma rc iapiede dei Viale Duca d'Aosta.
ASSESSORATO AI LAVORI PUBBLICI
lavori appaltati
sul
'st ru zione
La
- Concezione d i sussi d i ad alunni delle scuo le se·
conda rie appa rtenen ti a famiglie bisognose residenti nella Regione - Liq uidazione della spesa di lire
. 7. 500.000.
-
Concessione d i sus.id i straordinari d i studio ad
alun n i mer itevoli e bisognosi - Approvazione e liquj-
dazione de lla spesa di lire 150.000 .
- Liq uidaz ione a favore deWaero Club della Valle d'Aosta de lla somma di lire 1.100.000 a titolo
di accon to su l contributo regionale nelle spese di
gestione pe r l'an no 1961.
Concessione di contributi regionali per un importo di li re 2.905. 666 per spese riguardanti l'inc;emento ed il migl iora mento della altrezzalUra turis tico-albergh iera in Valle, f jnan ziati con mutu i bancari.
-
Concessione di contri b uti straordinari per rifa-
c; mento d i telti e balcon i a ·scuol e e lavatoi nei Com un i di Po nt Bozet, Avise e Lillianes - spesa lire
382.300.
Concesione di un contributo di lire 250.000 a
favore dello Sei Club Gressoney nelle spese pe r
l'organ.izzazione dei cam pionati Nazionali di sei per
l'a nno 196 1.
différent,
et la val«
(argumel
néraleme
les gens 1
tradictiOl
européen
gue la pli
des plus (
voquai l'
culture; :
j'avoue q
cessives
ces argu:
vaincre cl
simples il
maires b
Avec d
a qu'une
employel
français
ment. Po
chirée, il
et ainsi
chansons.
livres" le
pour cha
nos 'père~
nes, dix,
immédiat
gue et à
çon de lei
droits. El
déchirent
plaques €
les sont r
gue fran ,
trangère,
mettons 1
l'employ~
droits, c' €
d'en fain
de respel
savons p ;
premiers
sommes t
de l'être.
Et cela
gue fran
droits, po
cation d
le « ripaI
la Cogne
d 'oeuvre
nous piét
que notrl
térêts val
de viguet
taire, sup
radique,
contradic
tout parc
souvent J
re, l'inté
particulie
tre porté,
pas ." Le~
valdôtain
qu'ils pr,
tuelle: il
sée, une 1
Le "
Una veduta parziale dello stand valdostano allestito alla Mpstra-Mercato dell'Artigianato di Firenze.
ASSESSORATO OELLA SANITA'
AMPLIAMENTO DELL' ISTITUTO RE610NALE
DI ASSISTENZA MATERNA ED INFANTILE
La Giunta regiona;le ha stabilito di
appaltare ad as ta pubblica il pr imo lotto dei lavori di ampliamento e sis temazione œ911'edif icio sede dell'I stituto regionale di Assistenza Materna e Infa.ntile di Aosta per un importo a base d'asta lire 165 mi/ioni.
Con qwes to primo stanziamento si
provvederà alla costruzione delle opere
murarie principali, di copertura, serramenti e rifiniture varie, previs te dal progetto esecutivo elaborato dall' Ufficio Tecnico regiona le d'intesa con l'Assessorato
alla Sanità e Assistenza Sociale.
L'ampliamento e la sistemazione dello
stabile della [stituto regiona le di Assistenza Materna è stato previsto sui due
l ati dell'attuale esistente sede e avrà un
aumento di capienza per un totale di
236 posti letto.
L a spesa globale sarà di 240 milioni di
lire (165 milioni per opere murarie principali, 55 miliQni per impianti tecnologici e 18 milioni per l a sistemazione e i col-
legamen t i con la parte di fabbricato esistente, comprensivo di impianto di ascensori) .
Questi l avori si sonoresi necessari in
qua.nto la capilmza dell'attua.le edificio
era insufficiente.
Da alcuni anni a questa parte si è verificato. nello 1stituto stesso un affollamento che d i anno in anno si incremernta con affluenza proveniente da tutte le
località della Regione.
Infatti, la Valle d' Aosta si trova ai pri m i pos t i fra tutte le Regioni d'Italia nella percentuale di ospedalizzazione ostetrica; cio è indice non solo della perfezione
ne ed efficienza degli impianti e welle
attre,z zature sanita rie dovuti agli stanzia m enti elargiti dall' Amministrazi one
regionale, ma anchg dal grado di civiltà e d ella f i ducia che la popolazione ripone n ella razionale pronta assistenza
ostetrica sanitaria ass icurata dall'Istituto,
diretto con amore e scAgnza dal bravo
prof . Emilio Ruggeri.
(Suite de
ble b ê tiSE
b iscuits à
etc . ... L 'e
fait malI
t r aité a VE
lisme.
Parmi
lien, il f
historiqw
ti.tue unE
est t rès 1:
tonie et r
le divisar
et -brèVE
"l 'Ours d(
son antic
d'esprit, (
le représE
re Vietti)
f aciliter ~
Enfin
gréa ble s
teu'r qui
Casino d,
pas prévu
chet , fils
ris. M. B<
chanta ql
rent long
Nous n
bref camI
acteurs d
rée de bo
offerte et
les voir 1
d 'Aoste, (
un seu l n
1
Le
aldôtain
lta
'taz in Co-
1.240.000 a
costruzione
lmento aile
a
1.580.000
i di ultima·
lei seconde
harvensed .
117.000 per
ombre neve
'tou rnancheJesa di lire
25 .. 400 per
emazione ,e
ronco Eaux
165.000 per
costruzione
Inge la sta·
di Donnaz.
,50.000 per
costruzione
:iamenro al
nt Marcel.
el . capeluo·
ta spesa a
'0
o alla
~,
del-
~inque
per il
ll'Amlbilito
le ore
1,30 di
scluse
scuole se·
,se resldenesa di lire
studio ad
:me e liqui.
della Val·
JO a titolo
e spese d i
)er un im-
rdanti l'in·
zzatura tumutu! ban·
i per rifa·
toi nei éospesa lire
250.000 a
spese per
di sei per
à Aoste
tALE
TILE
·icato eto di a~ssari
in
edificio
si è veaffollacrementutte le
ai priIlia nelostetri'rfezione
e welle
li stantrazione
di civil:ione ri:sistenza
'Istituto,
1 bravo
'1
(Suite de la page 1)
l'imbécile refrain: "siamo in ltalia",
je répondis un jour: "Fort bien! Dans
ce cas respectez les lois italiennes..,
respectez l'art. 37 du Statut d'autonomie". Une autre fois je citai l'exemple de la Suisse, où vivent · en
harmonie des populations de langues
différentes; je rappelai le loyalisme
et la valeur guerrière des Valdôtains
(argument classique de nos pères, généralement interprété à rebours par
les gens d'en bas); je mon irai la contradiction entre l'aspiration à l'unité
européenne et l'aversion pour la langue la plus connue en Europe (et une
des plus connues dans le monde); j'invoquai l'intérêt du tourisme et de la'
culture; j'accumulai les raisons, mais
j'avoue q."e j~ ne me fis, ja~ai~ ~'ex­
cessives IllusIOns sur 1 efflcacIte de
ces arguments, qui pourraient · convaincre des personnes cultivées ou de
simples ignorants mais jamais des primaires bourrés de préjugés.
Avec des gens de cette sorte, il n'y
a qu'une méthode ' de persuasion à
employer: un usage intensif de ce
français qu'ils condamnent injustement. Pour une affiche salie ou déchirée, il faut en plaquer dix autres;
et ainsi pour les inscriptions, les
chansons, les articles de journaux, les
livres" les discours, les conversations:
pour chaque attaque à la langue de
nos 'p ères ou à nos libertés valdôtaines, dix, vingt, cent manifestations
immédiates d'attachement à cette langue et à ces libertés. C'est la .seule façon de leur apprendre à respecter nos
droits. En effet, si des gens d'en bas
déchirent des affiches et brisent des
plaques en français, c'est pal'ce qu'elles sont rares; s'ils considèrent la langue française comme une langue étrangère, c'est parce que nous commettons l'erreur et le crime de ne pas
l'employer assez; s'ils attentent à nos
droits, c'est parce que nous négligeons
d'en faire usage; s'ils nous manquent
de respect, c'est parce que nous ne
savons pas nous faire respecter. Les
premiers coupables, c'est nous. Nous
sommes traités comme nous méritons
de l'être.
Et cela non seulement pour la langue française, mais pour tous nos
droits, pour l'autonomie, pour l'application du Statut Valdôtain, pour
le "riparto ", pour le problème de
la Cogne, pour l'emploi de la maind'oeuvre valdôtaine, pour tout. Si
nous piétinons sur place, c'est parce
que notre action de défense des intérêts valdôtains manque de décision,
de vigueur, d'unité. Elle est fragmentaire, superficielle, désordonnée, spO- ,
radique, Ilésitante, souvent même
contradictoire. Pourquoi cela? Avant
tout parce que nous confondons trop
souvent le principal avec l'accessoire, l'intérêt commun · avec l'intérêt
particulier, les moyens qui sont à notre portée avec ceux qui ne le sont
pas Les sentiments autonoluistes et
valdôtains ne suffisent pas: il faut
qu'ils prennent une forme conceptuelle: il faut des principes, une pensée, une doctrine autonomiste et val-
Le "Char~ban"
liTA'
Valdôtain
3
La défBnsB dBs intérêts valdôtains
0<0
lell'Ar-
~euple
(Suite de la page 1)
ble bêtise de Touéno, qui achète des
biscuits à kilos et du pain à grammes,
etc ... . L 'excellent thème du mari qui
fait mal les commissions pouvait être
t r aité av ec plus de finesse et de réalisme.
Parmi les compositions de M. Willien, il faut signaler la réévocation
historique du Grand Gorret, qui constitue une nouveauté. L'auteur s'en
est t r ès bien tiré. Il a évité la monotonie et rendu vivant le spectacle en
le divisant en monologues, dialogues
et ' brèves scènes. L'originalité de
"l'Ours de la montagnell, célèbre pour
son anticonformisme et ses traits
d 'esprit, et l'habileté de l'acteur qui
le représentait sur la scène (M. Pierre Vietti) ont d'ailleurs contribué à
faciliter sa tâche.
Enfin les spectateurs ont eu l'agréable surprise d 'entendre un chant eu'r qui se produit actuellement au
Casino de St.-Vincent et qui n 'était
pas prévu au programme, M. Guy Bochet, fils d'émigrés valdôtains à Par is. M. Bochet, en art Guy d'Angelis,
chanta quatre belles chansons qui furent longuement applaudies.
Nous ne voulons par terminer ce
br ef compte rendu sans remercier les
acteurs de "Lo Charaban ll de la soirée de bonne humeur qu'ils nous ont
offe rte et sans exprimer le souhait de
les voir plus souvent sur les scènes
d 'Aoste, où l'on n'entend plus, hélas!
un seul mot de patois ou de français.
dôtaine qui les fixe; il faut apprendre à raisonner en autonomiste et en
valdôtain, sans quoi nous finirons par
perdre tout le fruit de nos victoires
de 1945.
Mais que signifie - me demandera
quelqu'un - raisonner en autonomiste et en valdôtain?
Eh bien, raisonner en autonomiste
et en valdôtain c'est raisonner en partant d'un postulat ou principe fondamental que l'on ne doit jamais perdre de vue et qui consiste à donner
la priorité aux problèmes de la Vallée d'Aoste, la priorité aux solutions
valdôtaines de ces problèmes, et la
priorité à la méthode autonomiste et
valdôtaine de les résoudre.
Je reviendrai là-dessus dans les
prochains numéros. J'expliquerai en
particulier ce que j'entends par solution valdôtaine et méthode autonomiste et valdôtaine.
Mais je ne veux pas terminer cet
article sans insister encore une fois
sur la 'nécessité d'une action énergique et unitaire conduite pal' l'Union
Valdôtaine.
Ce n'est qu'ainsi que nous obtiendrons l'application intégrale du Statut.
Ce n'est qu'ainsi que nous rendrons l'autonomie parfaitement féconde.
Ce n'est qu'ainsi que nous nous ferons estimer.
Ce n'est qu'ainsi que nous nous ferons respecter.
E. PROMENl'
PONT St. MARTIN - Noces d'or de
l'ex-syndic Soudaz
AMMINISTRAZIONE REGIONALE
DELLA VALLE D'AOST A
L'ex-Syndic de Pont-St.-Martin, M.
Joseph Soudaz et son épouse Madame Brigitte, âgés respectivement de
75 et 74 ans, ont fêté leurs noces d'or
entourés de leurs trois filles, de leur
fils, d'une foule de petits-fils et d 'arrière-petits-fils, ainsi que de nombreux parents èt amis, parmi lesquels
Mgr. Laurent Glésaz de Perloz et M.
l'abbé prof. Perrenchio, curé de PontSt.-Martin.
Après avoir assisté à la cérémonie
religieuse célébrée dans l'église de
Pont-St.-Martin, tout le monde se
rendit à Perloz, pays d'origine des
très estimés époux Soudaz, où les attendait un bon dîner à l'Hôtel de Plan
de Brun.
Que Monsieur et Madame Soudaz
reçoivent les félicitations et les meilleurs souhaits du "Peuple Valdôtainll
et de la Section de l'U.V. de Pont-St.Martin. Ad multos annos !
IL PRESIDENTE
è>ella Giunta Regionale
nombreuses personnes qui ont pris part
à leur profonde douleur, et d'une façon
toute particutière M.me veuve EMILE'
CHANOUX, M. ROSSET VICTOR, la direction de, la section de l'Union Valdôtaine de SENIN, ainsi que les représentants
de la section des Anciens Combattants
et du Syndicat Autonome, Valdôtain,
"Tra vailleurs".
St. CRHISTOPHE 23/5/62
AVVISA
·proprietari dei terreni inclusi nel comprensorio deI costituendo Consorzio di
Miglioramento Fondiario "Ru de Courtaud" in Comune di st. Vincent e quanti
altri possano avervi interesse, che il
verbale deU'Assemblea gener.ale degli
utenti deI Consorzio· stesso, tenutasi in
St. Vincent il giorno 29 Aprile 1962, resterà depositato presso la. Segreteria deI
Comune di St. Vincent, pel' il periodo di
giorni 20 (ventil a decorrere dal giorno
della pubblicazione deI presenti avviso,
affinchè chiunque ne abbia interesse 10
possa esaminare e produrre eventuali r~­
c1ami od osservazioni entra il venticinquesimo giorno dalla data di pubbl1cazione
Il presente avviso sarà portato a conoscenza degli interessati mediante manifesti da affiggersi all'albo pretorio deI
Comune di St. Vincent e mediante inserzione sul Foglio Annunzi Legali e sui
giornali "Le Peuple Valdôtain" e "Il Cor'rIere della Valle", a cura e spese dei promotori deI Coruiorzio.
Aosta, li 18 Maggio 1962
IL PRESIDENTE
F.to Avv. O. Marcoz
Cantine de Proz
A vendre
Remerciement
Vie de
1'Unio~
Très touchés des marques de sympathie reçues à l'occasion du de,uil qui les
a frappés, la veuve, les fils, frères et neveux du regretté
Réunions à St. Martin de
Corléans et à St. Denis
Le 20 Mai, les unionistes de SaintMartin de Corléans ont célébré, comme chaque année à cette saison, la fête sociale de leur section.
Plusieurs autorités, parmi lesquelles M. le Président Marcoz, Mme veuve Emile Chanoux, l'assesseur régional Colombo, le vice-président du
Conseil régional Vuillermoz, ainsi
que des membres du Comité Central
de l'U.V: et de nombreux unionistes
des autres sections avaient répondu
à l'invitation qui leur avait - été adressée.
Après avoir assisté à la Messe célébrée dans la pittoresque église de St.
Martin, un long cortège d'unionistes
s'achemina vers le cimetière d'Aoste,
à Chesallet, pour y déposer des Heurs
sur les tombes d'Emile Chanoux,
d'Albert Deffeyes et de Joseph Vuillermoz, un excellent unioniste de
Corléans disparu dernièrement.
Pendant ce temps, des cordonsbleus leur préparaient un succulent
dîner à la Cantine de Crau. toute enguirlandée et pavoisée de drapeaux
valdôtains. Au retour de Chesallet,
plus de nonante convives prirent place dans une grande et claire salle, autour de trois immenses tables disposées à forme de fer à cheval. Deux
places avaient' été réservées à la mère et à la soeur du regretté prof. Albert Deffeyes, qui arrivèrent bientôt
et furent saluées par des vivats et de
vigoureuses poignées de main.
Au dessert, après une brève allocution de M. Jans, président de la section de Corléans, M. le Président
Marcoz prononça un vibrant discours
qui fut longuement applaudi. De vifs
applaudissements conclurent également les discours · des orateurs qui
suivirent: le vice-président du Conseil Vuillermoz, l'assesseur régional
Colom b 0, l'assesseur communal
d'Aoste Andrione, le conseiller communal Salval et l'éloquent Marcel
Villaret de Derby.
Puis les habiles joueurs de "La
Clicca» de St. Martin nous firent un
brin de musique et la sympathique et
fraternelle réunion se termina au
chant de "Montagnes Valdôtaines» "
de la "Clicca dzeusta II et d'autres
passionnantes chansons de chez nous.
Une fête analogue eut également
lieu la veille à Saint-Denis, où les unionistes de l 'endroit organisèrent un
joyeux spuper qui réunit une cinquantaine de convives, parmi lesquels plusieurs syndics unionistes et
présidents de section des alentours
ainsi que MM. Victor Rosset, Adolphe
Thérivel et Lucien Salval d'Aoste.
Nos félicitations aux présidents
Hector Jans et Bernard Gyppaz et à
leurs adifs comités de Corléans et de
Saint-Denis. Nous souhaitons vivement qu'ils soient imités par d'autres
sections et que les membres du Comité Central de l'U.V. participent
toujours plus nombreux à ces sympathiques réunions authentiquement
valdôtaines.
Deuils dans la
famille de l'Union
Oswald Alfred Thérivel
décédé à st. CHRISTOPHE - BENIN le
20/5/62, remercient viv·e ment toutes les
début à notre Mouvement ,et fut toujours un actif et ardent unioniste.
Les funérailles de ce bon et fidèle
combattant de la Cause Valdôtaine
ont eu lieu le 22 mai avec un grand
concours de monde. De nombreuses
personnes étaient accourues d'Aoste
<;linsi que des communes de Roisan,
Doues et Ollomont, où il était bien
connu. Dans le cortège, l'on remarquait également la présence de représentants de l'Union Valdôtaine, des
Anciens Combattants et du Syndicat
Autonome Valdôtain "Travailleurs -;,
avec leurs drapeaux respectifs.
Nos ' bien sincères condoléances à
tous ses parents.
Visto il verbale dell'Assemblea Generale degli utenti deI Consorzio di Miglioramento Fondiario di "Ru de Courtaud" deI Comune di St. Vincent;
Visto il propr!o precedente decreto n.
71 deI 28 Marzo 1962 - proto n. 1665/6;
Visto il R.D . 13 Febbraio 1933, n . 215;
Visto l'art. 4 deI D.L.L. 7 Settembre
1945, n. 545;
Vista la Legge Costituzionale 26 Febbraio 1948, n . 4;
Grand St. Bernard, Café-Restaurant, demande jeune fille ou
dame pour aider tous travaux
(pas de lessive) juin à fin septembre, gage 250 Frs. suisses par
mois, pension, logement.
Offre à Troillet Francis - Orsièl'es (Valais).
l
à Chambave, prés poUl' l'entretien de deux vaches et bocages:
maison (civil et rustique). S'adresser à:
Publicité Musumeci, Place E.
Chanoux 33, Aoste.
St. MARTIN DE CORLEANS
F • Iii
La section de St.-Martin de Corléans vient de perdre un de ses meilleurs membres, M. Joseph Nicolas
Vuillermoz, pensionné de la Cogne,
décédé subitement le 13 mai, à l'âge
de 61 ans.
M. Vuillermoz fut membre du comité de direction de la section depuis
la fondation de celle-ci jusqu'en 1958,
date à partir de laquelle il dut passer
de longues saisons dans des hôpitaux
à cause d'une grave forme de silicose.
Une foule nombreuse prit part le 16 ·
mai à ses funérailles. Le cercueil était suivi de plusieurs couronnes ainsi que des drapeaux de l'Union Valdôtaine, du Syndicat Autonome Valdôtain "Travailleurs II et des Invalides du travail.
Nos condoléances émues à sa veuve, à ses trois enfants et à tous ses
parents.
BENZO
li piazza Roneos,
Tel. 23.15 . Aosta
Nuavi Cancessionari esclusivi per Aosta
dei prodotti deI . Colorificio italiano
Max Meyer
TintaI
Maxoloid
.nella più vasta gomma di calori
a prezzi d'assoluta concarrenza
IMPIANTI DI RISCALDAMENTO E SANITARI
razionali - moderni - di alto renèlimento
a prezzi convenienti
CARLO LUCN'IN'
Industria
DIR. RESP. EMILE PRO MENT
Enteg. Tribunal d'Aost~ 24-5-1954
Valdostana
Termica
Sanitaria
Via Monte Pasubio, . 26 - Aosta - Tel. 3266
,
Imprimerie LT.L.A. - Aoste
7, rue M. Solarolo - Téléphone 22-59
BRUCIA TORI NAFTA E SER8ATOI
•
Lo sapevate che ln
Aosta nel 2° semestre deI
sono avuti protesti cambiari per L. 95.417.85'i.
Negli altri Comuni della Valle nel 2° semestre 1961
protesti cambiari sono stati
pan a L. 122.374.462.
1961
SI
,
Il rimedio c'è =
Controllo telefonico protesti
l'unico sistema per accertare tempestivamente, telefonando
al
71-54.,
la
solvibilità dei VIs. clienti.
Meditate e premunitevi:
Informazioni, accertamenti, ricerche ovunque, visure ipocatastali, recupero çrediti
St. CHRISTOPHE
Le 20 mai, est décédé à Senin, à
l'âge de 73 ans, M. Alfred Thérivel,
personne estimée pour son honnêteté,
son affabilité, sa droiture de caractère et son amour du travail.
De sentiments profondément valdôtains, M. Thérivel prit part à la résistance antifasciste, adhéra dès le
Vulkeol
Via De Tillier, 23
Telefono 7 }-54
A OSTA
( Autorizzazione Ouestura N. 27380)
Membro Federpol
Fondata 1957
4
Nouvelles de l'Administration Régionale ·
Operazione senza precedenti in Italia
Mezzi aerei in Valle d'Aosta per la lotta contro il maggiolino
Perfetta riuscita dell'operazione - Sorprendenti i risultati raggiunti nelle zone interessate dall'esperimento: la quasi totalità degli insetti è stata eliminita
La Val d'Aosta, insieme alle altre vallate
delle alpi occidentali e orientali, è gravemente infestata dal maggiolino. La notevole diffusione dei bosco e il sistema di
coltivazione attuata che lascia un modestissimo posto alla rotazione agraria e
quindi ai lavori deI terreno, sono for se le
principali ragioni che favor iscono la diffusione dell'insetto.
l danni allc colturc sono da considerarsi senz'altro gravi.
l'ale, pur tutta via costituiscono elementi
da valutarsi attentamente al fine d i porre
in atto idonei accorgimenti per eliminarli
o quanto mena per ridurli al minimo.
le possibilità future
gravi danni
provocati dal parassita
L'insetto perfetto prov oca, ogni tre anni, la ben nota defogliazione delle piante
arboree da tutti conosciuta 'e che costituiscc l'aspetto più appariscente che attira l'attenzione anche dei profano. 'l'ale
danno perà non è, purtroppo il solo c
nemmeno il più grave. Allo stadio di l arva, che dura per ben tre stagioni, il maggiolino rode continuamente le radici capillari (e , non solo queste) di quasi tutt"
le piante erbacee ed arboree. Private cosl
dei mezzo con il quale esse traggono il
nutrimentto dal suolo, intristiscono rapidamente e spesso giungono a morte.
Sono tristemente noti agli agricoltori, le
ampie chiazze gialle e secche della cotie a
dei prati stabili, la quasi improvvisa morte in piena estate dei meli, i danni ai vivai di piante agrarie e forestali ed altri
simili misfatti.
Numerosi i mezzi di lotta consigliati,
ma pochi di sicuro effetto, ancora meno
Un agricoltore di Quart esterna il suo vivo
compiacimento all'Assessore ' Fosson per
gli ottimi risultati raggiunti dalla prima
prova pratica dell'esperimento ' di lotta
contro il maggiolino, attuata mediante
..elicottero.
quelli la cui applicazione si conêilia con
la convenienza economica.
La distruzione dell'irisetto perfetto du ..
rante 10 sfarfallamento, prima che abbia
deposto le uova, ha sempre attirato l'attenzione dei tecnici e dei pratici. Un po'
più difficoltosa anche se non deI tutto
impossibile, la lotta contro le larve svernanti nel terrel).O.
Analogamente alle altre lotte ingaggia·te dall'uomo contro gl'insetti" che oppongono alla lora piccolezza, la incredibile
potenza dei numero, perchè si riesca vit·toriosi è indispensabile estendere la lotta stes sa il più possibile, us are mezzi elficaci, essere tempestivi, agire con serietà e larghezza di mezzi.
E' da queste premesse, e dopo di avere
esaminato a fondo -tutti gli aspetti tecnici
ed economici della lotta,che l'Assessore
all'Agricoltura e aIle Foreste, Pietro Fosson, ha tratto il fondato convincimenio
che la lotta contro il maggiolino, nella
Regione, assume aspetti tali che superano l'interesse e le possibilità dei sing'oli
per divenire d i indubbio interesse generaIe.
Pertanto, con 10 scaôere dei cielo biologico triennale dei maggiolino, l'Assessore
Fosson si è preoccupato prima di tutto di
rendere obbligatoria e generale la lotta
contro questo temibile parassita su tutto
il territorio infestato, mediante la emanazione deI Decreto deI Presidente della
Giunta regionale n. 116 dei 10 maggio
1962.
D'altra parte l'inconsueto e massiccio
vola degli insetti, decisamente superiore
a quello delle precedenti annate, i noti
modesti effetti (anche se tutt'altro che
trascurabili) raggiungibili con i metodi
tradizionali di lotta; la serietà dei danni
arrecati; il citato interesse generale assunto dalla infestazione, hanno consigliato l'Assessore aIl' Agricoltura e aIle Foreste di prendere in esame anche la possibilità di porre in atto più moderni ed efricaci mezzi di lotta.
L'operazione aerea
E' sorta co SI la giustificata opportunità
di istiLuil'e una prova pra tic a di lotta contro il maggiolino da attuarsi con trattamenti insetticidi eseguiti mediante l'impiego di un elicottero.
La prova è stata impostata con stretto
rigore tecnico, con fini eminentemente
pratici e tale che, pel' la sua ampiezza sia
di mezzi impiegati che di superfici trattate, possa risultare largamente significativa.
La prova, organizzata e diretta dall' As·
sessorato dell' Agricoltura e delle Foreste
« L'Augusta-Bell» che ha effettuato 113 voli irrorando la superficie interessata al
trattamento. Sono stati impiegati 5 quintali e mezzo di Iiquido insetticida.
è stata eseguita dalla Società « ELICOPTER» m ediante l'uso di un elicottero; 10
insetticida usato fu il Rogor L 40 della
Società Montecatini.
La superficie complessivamente interessata si aggirava sui 1.500 ettari e le zone sono state le seguenti :- zona pianeggiante a monte della statale n. 26 ' per una profondità media di
km. 1 compresa tra la Regione Beaure gard in Comune di St. Christophe c la 10calità Vieille Morte in Comune di Quart;
- La fascia boscata in sinistra d ella
Dora compresa fra la Regione Sogno in
Comune di St. Christophe e la località
Vieille Morte in Comune di Quart; la fascia bosc-ata in destra della Dora compresa fra il torrente Arpisson in Cornu ne di
Pollein e la strada Quart-Brissogne; costone boscato a monte della strada Pollein -Brissogne;
- La fascia boscata in sinistra' della
Dora in Regione -Montfleury e l'azienda
agraria omonima; l'alberata stradale
compresa ' fra l'azienda agraria Montfleury e la località Villa des Fleurs in Comune di Sarre;
- Zona a querceto a monte d egli abitati delle frazioni Sorreley, Seriin e Porossan; zona Beauregard e Scuola Militare Alpina.
Naturalmente, la sceHa delle zone, dei
mezzo aereo impiegato, dell' epoca dei
trattamento e delle ore di esecuzione, dell'insetticida da usar~, della concentrazione deI prodotto, l'esame deI costo unitario
e complessivo dell'operazione, hanno richiesto la soluzione di' alt"rettanti pro blemi tecnici. Cià perchè tali sceHe erano
strettamente condizionate dall'ambiente
agrario, dalle colture estremamen.t e varie,
dalle condizioni met eorologiche, dal delicato ciclo biologico dell'insetto.
A cio aggiungasi che non esistevano, in
Italia, precedenti esperienze di loUa eseguita con mezzi aerei contro il maggiolino sulle quali potersi in certo quaI modo
basare.
Si riportano ora i principali dati tecni c
ci relativi aUa. prova ed ai suoi risultati.
l trattamenti sono iniziati aile ore 5,50
dell'Il Maggio 1962 e si sono conelusi aIle
alle ore 9,25 deI 16 maggio 1962. Le ore
effettive di vola sono state 16 e minuti 15.
l voli sono stati 113. Il quantitativo totale d'insetticida impiegato fu pari a q.li
5,30; la superficie complessivamente interessata al ,trattamento ha.1.500; quella effettivamente trattata circa ha. 700.
La durata media di ogni volo dell'elicottero comprensiva deI. tempo necessario
pel' la preparazione della soluzione dell'insetticida, per il carico e pel' la dis tri buzione è stata di minuti 8 e 37 secondi.
La quantita di soluzione distribuita per
ogni volo è stata di litri 125; la superficie
effettivamente trattata per ogni vola fu
poco superiore ai sei ettari.
Il costo complessivo dei trattamento,
comprese le spese generali (I.G,E. , ecc.) è
risultato di lire 4.860 ad ettaro.
Per ragioni meteorologiche ' (pioggia e
soprattutto vento) le ore di forzata inattività furono molte come è facile d ecjurre
daglI êlementi sopra riportati.
Va rilevata la ottima organizzazio'ne dei
lavoro documentata dalla rapidità e semplicità delle operazioni di preparazione,
carico e distribuzione della soluzione insetticida.
Circa i risultati raggiunti dalla prova
occorre subito affermare, come giudizio
tecnico generale, che essi sono stati decisamente positivi, significativi e definibili
ottimi senza riserve di ·s orta.
Gli effetti dei trattamenti si manifestarono già dopo circa un'ora e si protrassero con intensità crescente nelle seguenti
24 ore. Senza entrare nei dettagli tecnici
si rileva qui che la massiccia caduta a
terra degli insetti ha potuto essere constatata con icastica evidenza da tutti, non
solo nelle zone boscose ed in piena campagna, ma ariche lungo le strade dove, il
fitto strato d'insetti ha costituito, fra l'a1tro, un insolito spettacolo che h a attirato
l'attenzione dell'opinione pubblica normalmente aliena da questi pr,oblemL
La densità di insetti caduti a terra nelle
prime 24 ore dall'inizio deI trattamento
variava da un minimo di 80-100 insetti
ad un massimo di 860 illsetti per mq. Si
tratta di cifre veramente imponenti. A
meglio rendere l'idea della efficacia deI
trattamento e della imponenza della infestàzione puo essere utile ricordare che
nella superficie corrispondente alla proiezione !1ella chioma di un comune pioppo delle nostre ' alberate, aggirantesi sui
30 mq., il numero d'insetti distrutti raggiullgeva la rispettabile cifra di 24.000.
Avuto r iguardo al tipo di coltura e al
n umer o medio di pian te arboree per ettaro di superficie effettivamente trattata e
sulla scorta dei rilievi effettuati è risul tato che il numero medio d'insetti distrutti per ogni mq . si aggira sui 150 pari a
ben 1.500.000 per ettaro.
Risultati altamente positivi
Per valutare appieno il giustificatll fondamento della lotta e senza entrare nei
particolari dei ciclo biologico dei maggio- ,
lino, non sarà male ricordare che, grosso
modo, p er ogni individuo attualmente esistent e si avranno in ' media 15-20 ' soggetti nel prossimo volo. Cio che equivale
a dire che distrug'gendo nella corrente
primavera un insetto aduIto, significa distruggerne 15-20 fra tre anni, 225-400 fra
sei anni e cosi via in progTfssione geometrica .
E' interessante infine rilevare che l'efficacia dei trattamento non si è limitata
a lla zona trattata, ma si è estesa a tutta
la fascia circostante pel' una profondità
di 2-3 Km.
Ribadito che l'esperimento è stato nettamente positivo sia pel' l'esito, sia per gli
elementi di studio che ha permesso di
raccogliere è necessario obiettivamerite rilevare che ogni attività nel settore agricolo si accompagna sempre a difficoltà ed
a piccoli inconvenienti che, se non m enomana per nulla il risultato positivo gene-
Anche sotto questo aspetto la pro va è
stata preziosa ed ha permesso di tra1're,
già fin d'ora, non pochi titili ammaestram enti che consentiranno, di eliminare vari piccoli inconvenienti rilevati, nel casa
s'intendesse per il futuro estendere la lotta con mezzi aerei.
In sostanza si pué affel'mal'e che il trattamento antiparassitario eseguito a mezzo
di elico ttero contro il maggiolino non richiede altre mis ure di sicurezza che non
siano le consuete e ormai ben note norme
prudenziali che normalmente gli agricoltori mettono in atto nella esecuzione dei
trattamenti seguendo i metodi tradiziona li.
Serie mis ure prudenziali e di sicurezza
dunque, che non vanno affatto sottovalutate e trascurate da chi esegue trattamenti antiparassitari; cià che è ben lontano
dagli inutili allarmismi che sarebbe bene
sostituire con una seria collaborazione
fondata per esempio sulla istruzione e
sulla diffusione di buone cbnoscenze tecniche, sulle misure prudenziali da adottare in occasione di ogni trattamento antiparassi tario.
Alcun inconveniente si è riscontrato
negli allevamenti delle zone trattate anche se sovente, a motivo dell'eccezionale
andamento stagionale che ha ridotto anzi
tempo le scorte di fieno, moiti animali bovi ni furono condotti ugualmente al paseo10 nell e zone trattate e durante la eseeuzione dei trattamenti.
Si è ripresentato invece, come d'altra
parte previsto, il ben noto e vecchio problema della difficile conciliazione fra trattamenti antiparassitari e apicoltu1'a. Problema questo che viene rego1armente alla
ribalta ogni anno aU'epoca dei trattamenti eseguiti con 0 senza mezzi aerei, di non
facile soluzione e che in ogni casa non è
affatto specifico dei trattamenti eseguiti
con elicotteri ma purtroppo legato all'esercizio di tutta la frutticoltura.
Nel casa specifico gl'inconvenienti rilevati e ricondotti nelle loro giuste dimensioni, non sono risultati affatto superiol'i
a quelli che si riscontrano nei consueti
trattamenti antiparassitari eseguiti con i
normali ,mezzi.
E' bene invece aggiungere che la prova
ha proprio permesso di poter suggerire,
per il futuro, validi accorgimenti atti a
ridurte, se non ad eliminare alcuni inconvenienti riscontrati.
.E' ancora appena il casa di osservare
che la modesta entità degli inconvenienti
rilevati è dei tuttb trascurabile se raffrontata agli enormi vantaggi che la lotta pué
arrecare all'agricoltura valdostana tutta . A conclusione di queste brevi note che
vogliono sia pure sommariamente, ma 0biettivamente informal'e gli agricoltori
dell'esito di un esperimento che li riguarda da vi cino, è doveroso ringraziare tutta
la popolazione delle zone interessate ai
trattamenti per la loro comprensione c
fattiva eollaborazione pr.estata all'Assessorato all'AgricoItura e alle Foreste n011chè per l'unanime apprezzamento dimostrato per l'iniziativa che puo aprire nuove vie nell'interesse di tutti.
1 positivi risultati raggiunti: sono stati distrutti, nelle zone irrorate, ben 1.500.000
insetti per ettaro.
Le Peuple Valdôtaln
ç
Indette dall'Assessorato all'Agricoltura
Rassegne
di bestiame
selezÎonato
Nel comune di St. Pierre, si è svolta il
18 maggio la rassegna di bestiame selezionato della raz za valdostana pezzata
rossa, iscritto alla locale società di allevamento.
L'Assessorato all' Agricoltùra, ha provveduto allo stanziamento di premi che sono stati distribuiti nel corso della l'assegna ai migliori allevatori.
1 responsabili delle sezioni di Alleysin Bussan, Borgo e. Rumiod, rappresentati rispettivamente dai signori Dujany
Marcello, Pallais Luigi, Besenval Giuseppe e Chappuis Renato, hanno p1'esentato
complessivamente n. 148 bovine.
l premi distribuiti ammontavanà complessivamente a 742.400 lire.
Alla premiazione erano presenti l'Assessore all' Agricoltura, Pietro Fosson, il
veterinario condotto, Dr. Gianni Carrel,
l'esperto zootecnico dell'Assessorato ' e i
controllori zootecnici.
Il 24 maggio un'altra importante rassegna ha avuto luogo nel Comune di Etroubles.
Le due società di allevamento di Etroubles-Echevennoz e Etroubles-Capoluogo
hanno presentato bestiame di razza valdostanza pezzata rossa, iscritto alle locali società di allevamento.
La società di Etroubles-Echevennoz che
è presieduta dal Sig. Marietty Gustavo, ha
presentato n. 78 bovine; i premi distribui- .
ti ammontavano a 224.800 lire.
Le bovine presentate dalla società di
allcvamento di Etroubles-Capoluogo, presieduta dal Sig. Chentre Samuele, coadiuvato dal segretario sig. Eliseo Marcoz, sono state n. 195.
.
L'importo dei premi distribuiti è stato
di 1.070.900 lire.
Hanno presenziato aH'importante rassegna, l'Assessore Fosson, il Sindaco Deffeyes, il dr. Cantatore ed il dl'.. Milloz, veterinario condotto.
NOTA STA nSTICA
Movimento turistico
1961-1962
E' uscito il foglio d'informazioni dell'Istituto Centrale di Statistica sugli Alberghi ed il Turismo con i rapporti tra il
movimento turistico italiano deI gennaio
1961 con quello dei gennaio 1962.
Paragonando le medie nazionali con '
quelle della ' Valle d'Aosta si possono rilevare alcuni dati di notevole interesse:
10 ) La percel1tuale di aumento delle
nostre presenze è di gran lunga superiore
alla media di aumento nazionale, mentre
siamo leggermente al di sotto ' per la media degli arrivi, il che è giustificabile dal
fatto che nella media nazionale sono com- .
presi negli arrivi, tutti i movimenti - non
solo turistici - delle grandi città.
Il nostro distacco nella percentuale di
aumento delle presenze sta a dimostrare
che i turisti che vengono in Valle d'Aosta trovano condizioni a loro gradite che
li inducono a soggiornare in Valle d'Aosta sempre più a lungo.
20 ) Le percentuali che indicano il numero di stranieri sul totale delle presen-:
ze e degli arrivi, per la Valle d'Aosta sono leggermente inferiori alla media na- ,
zionale; perà le cifre percentuali di aumento deI gennaio -1962 rispetto al gennaio 1961 riferentesi agb stranieri sono
di molto superiori a quelle nazionali e
questo ci indic a che un sempre più grande numero di stranieri che vengono in 1ta lia p refer iscono la Valle d'Aosta alle altre regioni italiane.
Italia - gennaio 1962: 1.1 ï8.931 arrivi
con un aumento dei 5,6 % rispetto al gennaio 1961.
Valle d'Aosta - gennaio 1962: 5.697 arrivi con un aumento dei 3,07% rispetto al
gennaio dei 1961.
Italia - gen'naio 1962 : 3.609.542 giornate
di presenza negli alberghi con un aumento dei 5,3 % rispetto al gennaio 1961.
Valle d'Aosta - gennaio 1962 : 36.192
giornate di presenza negli alberghi con
un aumento dei 15,93 % rispetto al gennaio 1961.
Halia - stranieri: 14,2 % sul totale degli arrivi, aumento dell'8,4 %.
Valle d'Aosta - strapieri: 7,91 % sul to tale degli arrivi, aumento dell'1l,35%.
Italia - stranieri: 17,8 % sul totale delle
presenze, aumento dei 6,1 %.
Valle d'Aosta - stranieri 12,92 % sul totale delle presenze, aumento deI 27,48 %.
Nuovi edifici pubblici . per Gabv
Ir
No
pas c
mes
scien
maXl
jours
prix,
dent
rédui
diffé!
Qu
mini!
de la
des
sont
triga
pui d
aujol
pour
ce es
N'.
leur
bonn
trer
leurs
régio
leur
tes 1
majo
Si
cOUr!
nal
moin
de CI
posit
cons1
présE
où SI
culiè
qu'w
gonf
tant
unb
dôtai
M:
desti
que.
couli
ser t
Ol'ga:
oeuv
née
profe
fam~
une
ronf]
un f
une
terie
tingl
leur
se ql
Pe
l'aut
Pari<
N(
N<
ving
les é
vive.
Domenica .27 maggio autorità regionali e comunali hanno solennemente inaugurato i nuovi edifici pubbHci deI Comune di Gaby.
Alla simpatica cerimonia hanno partecipato l'Assessore regionale alla Pubblica Istruzione ; Dr. Corrado Gex, l'As sessore ai Lavori Pubblici, Claudio Manganoni, l'Assessore all'Agricoltura, Pietro
Fosson, il Vice Presidente dei Consiglio,
Geom. Vuillermoz, il Senatore, Avv . Renato Chabod. Essi sono stati ricevuti dal
Sindaco, Emilio Freppaz, e dai componenti
della Giunta e dai membri deI Consiglio
Comunale di Gaby.
Le opere inaugurate consistono in un
stabile che occupa una superficie di 550
mq. con un volume di 7.700 metri cubi.
Al piano rialzato della stabUe sono ·
stati sistemati: gli uffici deI Sindaco e
dei segretario comunale, una bella e ampia sala consiliare, una sala pel' le col'aH e la banda municipale, l'ambulatorio,
e gli uffici p er il turismo.
Al primo piano si trovano t re aule
scolastiche e l ~alloggio per l'insegnante;
un'aula è riser vata alla Scuola tecnica
profession ale. Al seconda piano ci sono
a ltre due aule scolastiche ed un locale
riservato alla Stipel per il servizio auto-
matico interurbano
Troveranno posto in queste aule, costruite seconda i m ïgHori dettami della
moderna edilizia, oltre cento scolari e
studenti.
La spesa complessiva pel' tali opere ammontante a 31 milioni di lire è stata sostenuta interamente dall'Amministrazione regionale.
NeHa stessa mattinata è stato pure
inaugurat o l'Asilo dei capoluogo la cui
spesa globale è stata di 25 . milioni di
lire (19 milioni sono stati stanziati dal10 stato con la legge Tupini e 6 milioni
dall'Amministrazione regionalel.
Il
de d
tisal1
chas
réca:
les ~
nant
le ré
sans
poss
Il
allié
ou à
Scarica

La sBulB manièrB dB défBndrE lBS droits Bt lBS