llme Année -
SPEDIZIONE IN Al5BONAMENTO Pf)BTALE (8ecentlo GnlppoJ
N. 4
,osta
Le num. L. 30 -
29 Février 1964
PARAISSANT DEUX FOIS PAR MOIS
Rédaction et Administration au siège de
L'UNION VALDOTAINE
18/ rue des Portes Prétorionnes - Tél , 41120
AOSTE
ABONNEMENTS
Ordinaire L. 500
(semestre L. 300)
Etranger L. 1000 - Soutien
L. 1000
1to di Ao20 gennaio
condanna
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Réponse aux " bonomiens " d'Aoste
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A la suite d 'u ne longue retraite
spirituelle, toute consacrée à la
prière , à la mortification et aux
examens de conscience, les dirigeants de la D.C . d'Aoste ont rétracté publ iquement un jugement téméraire prononcé contre les , assesseurs régionaux Savioz et Manganoni. du parti communiste.
Leur confession, signée par le
supérieur provincial de la congrégation démochrétienne et affichée
sur tous les murs de notre bonne
ville d'Aoste, était ainsi libellée :
«AI sig . Claudio Manganoni
AOSTA
In relazione aquanto diffuso con
il manifestino elettorale dal titolo
"La teoria e la pratica comunista",
contrariamente a quanto è stato ritenuto in base a l sua contenuto ed
aile domande poste a tergo dello
stesso, sono certo che Lei non ha
mai tratto illeciti profitti dalla Sua
carica pubblica per ottenere le
somme necessarie per l'acquisto
dei beni imm,obili e che non ha influenzato mai l'Amministrazione cornunale di Aosta per ottenere una
imposta di famiglia in misura ingiusta .
Le dà atto che la Sua imposta di
famiglia per l'anno 1963 è stata
portata a L. 63 .000.
Nei confronti suai esprimo, con
il mio rincrescimento, la mia personale stima.
Aosta , li 10 febbraio 1964.
Il Segretario Regionale DC
Dante Malagutti »
La lettre adressée à M. Savioz
est identique, excepté dans la partie concernant l'impôt de famille,
où figurent L. 55.215 au lieu de
63.000 .
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«Finchè il PCI comanda alla Valle gli
agricoltori aspettano invano », affirme caté-
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~
goriquement l'organe des «bonomiens»
d'Aoste ... et le « Cortiere della Valle d'Aosta» de répéter, comme s'il citait Aristote:
« Finchè il PCI comanda alla Valle gli agri-
~
coltori aspettano invano! ».
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Cela dit et precise, qu 'on nous
permette de nous réjouir de tout
coeur avec nos pénitents. Nous les
félicitons de la difficile victoire
remportée sur eux-mêmes en ce
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temps de Carême . Ils n'auraient
pas pu donner un plus salutaire
exemple d'humilité, ni se préparer
plus dignement à faire leurs Pâques.
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Il est bien vrai que du point de
vue politique il s'agit plutôt d'une
défaite, ou pour le moins d 'une retraite (cette fois au sens laïque et
vulgaire du mot). Mais nous comprenons parfaitement (et nous espérons que leurs disciples le camprendront également) qu'il n'est
pas touj ours facile , ni même possible, de concilier les besoins du
corps avec les aspirations de l'âme.
L'important est de savoir choisir comme ils ont fait excellemment les vrais biens , les plus solides , les
plus durables. Il ne leur reste plus
qu'à persévérer dans le bon chemin. C 'est le bonheur que nous
leur souhaitons. Amen!
Qu 'ils aillent en paix, et ne pèchent plus !.
Frère Bernard
de la Combe Froide
(O. U. V.)
La paille et la poutre
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Ces braves gens, qui font semblant de se
scandaliser parce que l'Assessorat aux Travaux publics, dirigé par un communiste, a
obtenu de nouveaux millions pour la construction de routes, ne devraient pourtant
pas ignorer que ces routes servent également
aux campagnards, à moins que leur prétendu
amour pour ces derniers consiste à leur refuser la possibilité de travailler plus rapidement et avec moins de fatigue que .leurs
pères.
Ils oublient également le plan régional d'as·
sainissement du bétail, par lequel notre Ad
mini st ration régionale a précédé le Gouvernement central démochrétien. Sans doute préfèrent-ils les palliatifs aux réformes courageuses, comme ils préfèrent les sentiers rocailleux aux route~carrossable~ _( quand il
s'agit dcs jambes dcs ' autres naturellement! )
mais tout le monde n'est pas de leur avis.
Nous venons justement de lire dans le
mensuel « Il Ceto Medio » - qui n'est pas
du tout communiste, comme son titre l'indique d'ailleurs clairement - un article intitulé «Urgente una bonifie a sanitaria degli
allevamenti - 250 miliarùi all'anno vanno
perduti per le malattie infettive del- bestiame ». En voici quelques passages, que nos
« bonomiens» sont priés de lire et de méditer.
« Uno dei problemi più importanti verso il
guale si rivolge attualmente la particolare attenzione delle categorie interessate al settore zootecnico, e che venne puntualizzato
anche nella recente Conferenza nazionale del
mondo rurale e dell'agricoltura, è qLiello della bonifie a sanitaria dei nos~i allevamenti.
Questo problema , per:lltro, per le strette
connessioni esistenti ha alcune malattie degli anim,!1i e de termina te affezioni dell'uomo, già da qualche temp9 viene posto in ri-
Unité sans contrainte ni uniformité
~ost2 L'exemple
Lorsque les hommes de Schwyz, d 'Uri et
1to di Aost
ha pronu d 'Unterwalden se rencontrèrent, le premier août 1291, sur le plateau de Grütli,
penale
pour donr ~L vie à cette entente qui d~·
vait devenir depuis la Confédération Helvétique, aucun d 'entre eux n'eut la pennato !
sée, pourtant si simple, de former un
i residenti
seul Etat, un organisme politique unitaire qui aurait réuni les trois pays en une
seule nation. Et pourtant ils étaient tous
:ui agli artl de race alémanique; ils habitaient tous
n. 2033, pe la même région ; ils paissaient leurs trouun quanti peaux sur les mêmes montagnes, au bord
~ prive dei du même lac.
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La question était qu'à Schwyz on prononçait certaines voyelles d'une façon diffé rente qu'à Unterwalden, et qu 'à Uri on
faisait sonner certaines consonnes qui à
GIOACHI Schwyz, au contraire, étaient sourdes;
dans un pays, le couvre-feu se dono (venticir que
nait
après
la traite et dans l'autre la traite
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se
faisait
avant,
et finalement que la modecreto pe
sui giorna de des couvre-chefs était telle, qu'à
e « Le Pel Schwyz, on reconnaissait tout de suite, à
lffissione ( leur bonnet, les hommes d'Uri.
C'est qu 'en réalité, les hommes de
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Aosta, e j Grütli avaient bien compris, et les Suisses
le savent très bien encore à l'heure actuellsta.
le, que plus on respecte les différences
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de race , de moeurs, de coutumes , de lanERE CAPI gage, plus fortement les peuples sentent
l'1aglio
que leur union est faite et réalisée par
de la ·Suisse
leur libre volonté et non pas par la contrainte .
C'est de cette façon que les cantons
suisses alémaniques ont pu réaliser leur
union , et que finalement trois races , tellement différentes par leurs caractères, parfois même contradictoires, ont pu se réunir au coeur même de l 'Europe et donner
vie à cette confédération helvétique qUl,
pendant des siècles, a résisté aux contrastes intérieurs et à la force d'attraction
des trois grandes nations qui l'entourent.
Ces choses ont été dites, très bien et
d'une façon très brillante, le mois dernier,
au cours d'une conférence que le professeur Volpiœlli a tenue à Rome, à l'Association halo-Suisse, en présence de l'Ambassadeur de Suisse et du Président de
la République italienne. La conférence
avait pour titre «La Suisse dans l'Europe », mais elle venait très à propos pour
s'appliquer également aux projets d'union
européenne qui, en ce moment, sont sur
le tapis devant la diplomatie des «Six»
européens.
Europe des ethnies ou intégration européenne? La Confédération helvétique
et l'histoire sont là pour nous donner
l'exemple.
Il est certain que pour les grandes formations politiques, comme pour les rapports entre les grandes et les petites eth-
nies, ce n'est pas de la contrainte de devoir se sentir tous égaux, de la contrainte
d'annihiler son propre caractère et ses
propres traditions historiques, sa propre
évolution civilisatrice, que jaillit la force de l'union, mais c'est au contraire dans
la notation attentive des différences, dans
la conservation opiniâtre des traditions
historiques et des caractères de la race,
que trouve sa base et sa source la volonté,
lien, libre cette fois-ci, qui unit les
efforts des peuples dans un esprit commun .
Lorsqu'on aura fait comprendre au sicilien et au breton, au bavarois et au bordelais, la nécessité de s'unir pour un
avenir commun qui s'appelle Europe, sans
renier ni oublier, pour cela, leur race, leur
langue, leurs moeurs et leur pays d'origine, on leur aura donné vraiment une
nouvelle patrie , fondée et choisie par
leur libre volonté et on pourra répéter
encore une fois l'apostrophe que le poète
gaulois adressait à Rome: «fecisti unam
de multis gentibus patriam ! ». Les différences de race, de tradition, de langue, de
religion même, seront alors les éléments
nécessaires à la force de l'unité , comme
les différences de couleurs sont nécessaires à la beauté d'un tableau de maître.
Dans le désir de la connaissance des
(Suite page 4)
salto dalla stampa di inf.Jtmazione, destando
una preoccupante risonanza nell'opinione
pubblica per le serie comeguenze nei riguardi della salute umana.
Infatti, il patrimonio zootecnico nazionale è insidiato nella sua integrità sanitaria da
numerose malattie (tubercolosi, brucellosi ,
malattie dei suini, malattie deI pollame, eec.)
contro le quali, per ragioni di carattere tecnico, la normale azione di vigilanza e di repressione svolta dal Servizio veterinario pua
conseguire solo risultati parziali.
Da calcoli elaborati dai tecnici esperti deI·
la materia, confermati anche da rilievi statistici effettuati dal Servizio veterinario ùi
Stato, risulta che le perdite causate da tutte
le dette infezioni superano i 250 miliardi di
lire annui.
Accanto a questo aspetto di natura squi·
sitamente economica esiste l'altro, non mena
importante, di carattere strettamente igienico-sanitario, in quanto specialmente due tra
le più gravi di queste mahttie (tubercolosi
e bruceIlosi) sono trasmissibili dagli animali
all'uomo, sia per éontatto diretto mediato od
immediato, sia attraverso il con sumo dei 10'
ro prodotti (carne, latte, ecc.).
Quest 'ultima eve ntualita, olLte che richiedere l'organizzazione ed il funzionamento di
un impegnativo e costante servizio di vigi·
lanza igienica, in tralcia no tevolmen te il no·
stro conrmercio internazionale dei prodotti
dell'iridusrria salumiera e lattiero-casearia, a
motivo delle restrizioni sanitarie imposte dagli Stati esteri aIle impoLrazioni delle nostre
pregiate specialità.
L'azione sinora svolta dal Servizio veterinario, mediante una serie di interventi diretti ad isolare i vari focolai infettivi, non
è sufficiente a risolvere favorevolmente la
latta contro le malattie ;n argomento nè, attualmente, data la particolare natura di queste forme morbose e l'incremento notevolissimo verificatosi nel commercio interno ed
internazionale degli animali, si pua sperare
che, col sistema suddetto, si possa ragionevolmente contenere la loro diffusione.
Al riguardo, va ricordato, per citare ·solo i
Paesi dell'Europa occidel1tale, che la Danimarca, la Finlandia, l'InShilterra, il Lussemburgo , la Norvegia, la Svezia, l'Olanda e la
Svizzera sono già riusciti , con ben coordi·
nate azioni di profilassi, ad ottenere la completa eradicazione della malattia dai propri
aIlevamenti.
Inoltre, l'Austria, la Germania federale,
il Belgio e la Francia si trovano in avanzata
fase di realizzazione dell'oiJbiettivo suddetto.
In tutti questi Paesi 10 Stato è intervenuto
con massicci stanziamenti di fondi per fin anziare i piani di lotta non solo contro la tu·
bercolosi bovina, ma anche contlo la brucel105i ».
Eh bien, tandis que le pouvoir central
commence seulement à s'occuper de cette
question, la Région Autonome Valdôtaine où commandent paraît-il les communistes a déjà appliqué depuis deux ans un plan
décennal pour l'élimination de la brucellose,
de la tuberculose et des mastites. On sait éga·
lement qu'elle a précédé l'Etat pour la suppression de l'impôt communal sur le bétail,
la loi sur la protection du paysage (repoussée malheureusement par Rome) , l'assurance
pour les écoliers, et ·d'autres initiatives encore. En écrivant que l'Administration régionale est «dirigée» par le PCI , nos farouches anticommunistes attribuent aux communistes le principal mérite de tout cela.
C'est à des anticommunistes de ce genre, particulièrement nombreux en Italie, que le
PCI doit une bonne partie de ses succès.
Les mille milliards
de la Federconsorzi
. Mais revenons à leur « Finchè ... etc .... ».
A Rome, ce ne sont pas les communistes
qui commandent, ce sont bien les démochrétiens , cependant les scandales s'y succèdent
sans interruption. Faut-il leur rappeler les
plus récents: le scandale de la Federconsor-
zi, le scandale du Vajont, le scandale des
bananes?
Commençons par la « Federconsorzi », qui
est le fief de M. Bonomi et de ses acolytes.
A la suite de la «révolte» du président
de la Federconsorzi contre Bonomi, l'hebdomadaire « l'Espresso» - qui n'est pas un
journal communiste - écrivait sous le titre
«Nino Costa denuncia al Governo le gravissime responsabilità della Federconsorzi »:
« Finora le denunce contro il malgoverno della Federazione, contra la mancanza di controlli interni ed esterni, contra la
impenetrabile oscurità delle gestioni per
gli ammassi, erano provenute soltanto da
alcuni settori politici e da alcuni gruppi
di opinione pubblica. Quando lVIanlio Rossi Doria present ô nell'inverno 1963 il suo
rapporto d'accusa contro la Federconsorzi
.alla commissione parlamentare d'inchiesta sulle attività monopolistiche e quando
(Suite page 3)
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Le billet
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Une des grandes joies de l'Emigré
est de lire la presse de son Pays, à
condition, toutefois, qu'elle adopte le
·langage ancestral, le seul capable de
représenter réellement et d'interpréter correctement la pensée valdôtaine.
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Après avoir été soumis à la colomsation étrangère sans presque s' en
apercevoir, les vaLdôtains sont soumis
à la colonisation morale et linguistique par leurs propres com patriotes,
ceci complétant cela. A cette allure,
l'Autonomie ne sera bientôt plus qu'un
souvenir, car elle est plus une question
de coeur et de volonté qu'une affaire
(i.e contentieux matériel, et un coeur
ne s'aliène que s'il le veut.
Il est triste et navrant pour un
~ Emigré d'aHisler à l'indifférence de
~ ses compatriotes, de la masse valdôtai~ ne encore épargnée par la contagion
~ du prurit nationaliste de l'Etat-NatIOn,
~~ envers les carambouilleurs de leur cul~ ture et de leur dignité d'hommes libres.
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Hélas, trois fois hélas! Le titre seul
était de chez nous et, accidentellement,
un article sur l'élevage des veaux. Ce
charmant et utile quadrupède seraitil tout ce qui reste de valdôtain dans
" La Vall ée" ?
enfin, pour qui écrit-on, pour
~ les valdôtains ou pour les gens de ba~ per-lé, pour une clientèle locale ou
~
~ pour une clientèle d'importation, pour
~ défendre une culture ou pour en im·
~ porter une autre? Dans quel but?
~
~
~
Il Y a quelques jours, un .ami dévoué nous a fait parvenir un paquet
de jou rnaux dont nous avons extrazt
celui qui s'intitule " La Vallée". A ce
titre alléchant, bien de chez nous, voilà en fin, auprès du " Peuple Valdôtain", un nouveLliste qui se respecte,
avons-nous pensé.
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Il est triste et navrant de constater ~
que notre langue ancestrale est en ~
train de devenir une vulgaire et trom- ~
peuse étiquette collée sur des marc han- ~~
dises de contrebande, une étiquette ~
qui devient d'année en année plus mi- ~
nuscule et que ['on jettera sans hési- ~
tation au panier, le jour où la mar- ~
chandiJe d'importation se sera imposée. ~
.
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N'attendons pas ce jour pour réagir,
car il serait tro p tard !
R. C.
rl""""""""""""""""""""
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Le Peuple Valdôtain
Nouvelles de l'Administration Régionale
Le deliberazioni ed i eontributi
stanziati dalla Giunta Regionale
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Pubblichiamo alcuni provvedimenti deliberati dalla Giu nta regionale nella prima
quindicina di febbraio.
In totale i provvedimenti adottati sono
stati 203. L a spesa complessiva sup era i
280 milioni.
GIUNTA DEL 5 FEBBRAIO
- Liquidazione della somma di Lire
1.450.000 a titolo di sesta rata di acconto
per i lavori di costruzione d ella strada di
Domianaz, in Comune di Châtillon.
_ Liquidazione della somma di Lire
3.050.000 a titolo di prima rata di acconto
pel' i lavori di costruzione dei 1° tronco
della strada di Pieller, in Comune di
Fénis.
- Liquidazione della somma di Lire
940.000 per u ltima rata di acconto p er i
lavori di costruzione dei 2° tronco della
strada di allacciamento alla frazione Chardonney, in Comune di Champorcher.
- Liquidazione di note per fornitura
di materiali e p el' esecuzione di lavori vari
di manutenzione di strade comunali Approvazione e liquidazione .della spesa
complessiva di L. 1.594.120.
- Liquidazione della somma di Lire
1.950.000 a titolo di terza rata di acconto p el' i lavori di costruzione della strada
di allacciamento alla frazione Combes dei
Comune di Introd.
- Concessione al Comune di Sarre di
un contributo di L. 3.500.000 p er l'esecuzione di lavori di ultimazione della strada
di allacciamento alla frazione Rovine.
- Assunzione delle spese di ricovero
di minori e concessione di sussidi assisten ziali - Approvazione della spesa di
_ L. 1.137.000.
- Liquidazione al Consorzio Idrico di
Maen-Moulin, in Comune di Valtournanche, della somma di L. 580.000 a saldo dei
contributo regionale concesso per la cocostruzione di un serbatoio di riserva p er
l' acq uedotto frazionale.
- Liquidazione dclla somma di Lire
lU.200.000 a titolo di seconda rata di ac
conto per i lavori di costruzione di un
ponte in cemento armato precompresso
sul torrente Lys, in Comune di Lillianes .
- Liquidazione della somma di Lire
1.145.000 a titolo di terza rata di acconto
per i lavori di ampliam ento dei cimitero
di Introd.
- Appalto .dei lavori di costruzione
della strada di allacciamento dal Cimitero alla frazione Garin, in Comune di Châtillon - Approvazione e impegno della
spesa di L. 2.000.000.
- Appalto dei lavori di costruzione
della strad a dell'Envers (tronco in Comune di Pontcy dalla Sezione 90 alla Sezione 111) - Approvazione e impegno della spesa di L. 10.000 .000.
- Concessione e liquidazione di un sussidio di L. 200.000 alla « Mensa St udenti
S. Orso» di Aosta, per l'organizzazione
della refezione a favo r e di studenti.
- - Concessione e liquidazion e di sussidi stràordinari per la costruzione di tetti
in ardesia e di balconi tipici in legno Approvazione e liquidazione della spesa
di L . 7.150.000.
- Concessione di un contributo di
L . l.500 .000 all' Azienda Autonoma di Soggiorno di Cogne p er l'organizzazione della quarta edizione dei premio di pittura
« Valnontey » - Approvazione e impegno
della sp esa.
- Istituzione di un corso di taglio e
cucito nel capoluogo dei Comune di Valsavaranche ~ Approvazione e impegno
della spesa di L. 240.000 .
- Concessione e liquidazione di sussidi
regionali a favore di imprese artigiane
per acq uisto di macchinari e di attrezzi
nuovi - Approvazione e liquidazione della spesa di L . 2.065.000 .
- Approvazione e impegno della spesa
di L. 1.300.000 peI' la premiazione della
fedeltà al lavoro e dei progresso econo mico - Approvazione dei b ando di concorso.
GIUNTA DEL 7 FEBBRAIO
- Concessione e liquidazione di un sussidio straordinario di L. 700.000 alla Sezione di Aosta dell' Associazione Nazionale Mutilati éd Invalidi dei L avoro - Approvazio ne e liquidazione di spesa.
- Concessione di un contributo di Lire
950.000 al Comune di Dou es n elle spese
per l'esecuzione di lavori di pubblica utilità e di L . 1.500.000 al Comune di LaMagdeleine.
GIUNTA DEL 12 FEBBRAIO
- Elezioni deI Consiglio regionale dei
27 ottobre 1963 - Rimborso di spese sostenute dai Comuni della Regione - Ap-
"
nostro lutto
Due gravi lutti si sono recentemente
avuti in sena alla famiglia dei dipendenti
dell'Amministrazione regionale con l'immatura scomparsa dapprima deI Signor
Bérard Efraimo Provino di 39 anni, che
presto servizio per 13 anni, in qual ità di
cantoniere regionale; ed in seguito dei
Signor Roberto Maurizio Rigollet, di 30
anni, da 6 ann i dipendente regionale, addetto al servizio di biglietteria della funivia Buisson-Chamois.
Ambedue seppero guadagnarsi la sUma e la simpatia dei personale regionale
e dei Superiori per la loro capacità e rettitudine.
AI grande dolore dei familiari, si unisce
il profondo cordoglio degli Amministratori e dei dipendenti regionali tutti.
provazione e liquidazione della spesa di
L. 5.628.570.
- Concessione di premi di legittimazione e cont ributi nelle spese di ricovero di
minori - Approvazione della spesa di
L. 266.000. '
- Liquidazione dei sussidio giornaliero assistenziale a favore dei tubercolotici
ricoverati a carico dei Consorzio Antitubercolare d ella Valle di Aosta p er il p eriodo dall'1-7 al 31-121963 - Approva zione e liquidazione della sp esa di Lire
1.240.650.
- Approvazione della spesa di Lire
1.235.000, oltre all'IGE, per l'acquisto di
congelatori e di cassette refrigeranti p er
la conservazione dei vacc ino antipoliom ielitico « Sabin ».
- Liquidazione della somma di Lir e
650.000 a titolo di ultima rata di acconto
pel' i lavori di costruzione dei 40 tronco
della strada di Chamin in Comune di ArVler.
- Liq uidazione della somma di Lire
3.290.000 a titolo di seconda rata di acconto per l'esecuzione di opere murarie
per installa?ione di impianti frigoriferi
nell'edificio sede dei Magazzini Generali
di Aosta - Approvazione di verbale di
concordamento di nuovi prezzi.
- Liquidazione della somma di Lire
5. 120.000 a titolo di terza rata di acconto
per i lavori di costruzione dell'ultimo
tronco della strada di Pléod, in Comune
di Aosta.
- Liquidazione d ella somma di Lire
3.170.000 a titolo di prima rata di acconto
p er i lavori di costruzione dei 2° tronco
della strada . di allacciamento alla fra zione Lies, in Comune di Antey -St -André.
- Liquidazione di note per la esecuzione di lavori vari di manutenzione su
strade comunali - App rovazione e liquidazione d ella spesa complessiva di Lir e
2.020.650 .
- Liquidazione della somma di Lir e
2.354.0 00 a titolo di prim a r ata di acconto
per i lavori di sistemazione della strada
di Sarriod, in Comune di StcNicolas.
- Liquidazio ne della somma di Lire
2.506.000 a titolo di ter za rata di acconto
per i lavori di costruzione della strada
Una strada per Ellraz
dell'Envers (tronco in Comune di Chambave).
.
- Liquid azione della somma di Lire
2.296.000 a titolo di terza rata di acconto
per i lavori di costruzione dei terzo tronco della strada di allacciamento alla frazione Effraz, in Comune di Quart.
- Approvazione dell'ulteriore spesa di
L. 5.000.000 p el' il completamento d ei 3°
tronco della strada di allacciamento alla
frazione Efraz, in Comune di Quart.
- Assegnazione alla Scuolo Media Statale di Aosta della somma di L. 600.000
per acquisto di m ateriale didattico per
l'anno scolastico 1963-1964.
- Concessione di contributi nelle spese per lavori di costrL!zione e di sistemazione di fabb ricati rurali - Approvazione
della spesa di L. 1.915.000 .
- Concessione e liquid azionc di con tributi nell e spese p er acquisto di macchine ed attrezzi agricoli - Approvazione e liquidazione della spesa di L.
2.230 .950.
- Concessione al Consorzio Irriguo deI
canale Cerisey, in Comune di St-Oyen, di
un contributo di L . 7.087.000 per l'esecuzione di lavori di sistemazione dei canale
di irrigazione - Liquidazione di un acconto di L. 4.620.000.
Concessione di contributi in conto ca pitale p er l' esecuzione di opere di miglioramenta fondiario in applicazione della
legge sul piano verde. - Approvazione
e liquidazione della spesa di L. 944.120.
- Liquidazion e della somma di Lire
1.487.000 a titblo di prim a rata di acconto
p er l'esecuzione dei lavori di bonifica dei
tf'ITeni al capoluogo dei Comune di StDenis.
- Lavori di sistemazione di una strada mulattiera in località Pillaz dei Comune di Fontainemore ~ Approvazione c
impegno della spesa di L . 1.200.000 - Autorizzazione ad eseguire i lavori.
- P rosecuzione dei lavori di arginatura in località Fagnan, deI Comune di Fénis Approvazione e impegno della
spesa di L . 1.500.000 - Autorizzazione ad
eseguire i lavori.
-- Lavori di sistemazione di una frana
in località Tollegnaz dei Comune di Challant -St-Anselme - Approvazione e im pegn o della spesa di L . 1.150.000 - Autorizzazione ad eseguire i lavori.
GIUNTA DEL 14 FEBBRAIO
Il grosso villaggio di Effraz, il più alto villaggio d eI Comune di Quart, sito a metri
1496 s.l.m. e abitato tutto l'anllo, era destinato ad un oscuro isolamellto che verrà
definitivamente spezzato con la costruzione di una strada carrozzabile, la quale apporterà notevoli e sicuri vantaggi economici a tutta la zona. Infatti, la strada 01tre a valorizzare i terreni della località potrà permettere la creazione di lluove
iniziative anche a caratter e turistico.
.
Rec entem ente, la Giunta r egionale ha approvato l'appalto deI 30 tronco di strada
stanziando una somma pari a 15 milioni di lire.·Attualmente sono in èorso i lavori
di costruzione deI ponte sul torrente n èch e. Con l'appalto dei quarto tronco la
strada raggiungerà la frazione di Effraz.
- Appro vazione e impegno della sp esa
di L . 20.000.000 p el' la concessione di contributi nelle spese per acquisto di anti
parassita ri p el' la campagna agricola 1963 1964, in applicazione d ella legge sul piano verde.
- Approvazione e impegno della spesa
L . 825.000 per visite di controllo biologiche-sanitarie agli alunni delle scuole se condarie della Regione per l'anno scolastico 1963 -1964.
- Approvazione e impegno d ella spesa
di L. 1.200.000 per acquisto di attrezzature da assegn are all'aula di dattilografia
dell'Istituto Professionale Regionale.
•
Opere di 'pubblica utilità .n nove Comun;
•
per oltre 50 milioni di lire
della reg.one
L'Assessorato ai Lavori Pubblici comunica che il 1° febbraio sono stati
aperti in Valle i seguen ti cantieri dl
lavo ro :
COMUNE DI SAINT-PIERRE
1 lavori consistono nel proseguimento della strada di a ll acciame nto de lle
frazioni Rumi od - Rossa n - Chantel Bressan a l Capoluogo per una lungh ezza
di . 900 met ri ed una la rghezza di m etri 5. Per l'esec uzio ne di questa opera
ver ranno impegnati 15 opera i pe r 76
g iorni, cià c he rappresenta 1.140 g iornate lavorat ive. La spesa di L. 6.764.660
è cos] ripa rtita : quota Stato 1.464 .660
me ntre la quota Regione è di 5.300.000
lire .
.
COI\t1UNE DI VERRES
Il Cantiere d i lavoro in questo Comune rapp re senta il pro lunga mento dei
cantiere n . 074572 / L per la costruzion e
della s trada di ailacciamento delle frazion i Casset, La Balme, Rovarey e Caste llo. Pe r questi lavori che co mporteranno oltre un migliaio di ore lavoratfve è prevista una spesa di L. 7.464.660 di
cui a carico della Regione 6.000.000 e
la rimanenza a carico de lla Stato .
Le caratteristiche della costruend a
strada saranno : lunghezza metri 190 e
larghezza di metri 5.
COMUNE DI AOSTA
Con i lavori di questo ca ntiere si
prosegu irà la costru zione della strada
di allacciamento frazioni Po nt DavisodDuvet. La strada avrà una lun g hezza di
metri 260 e d una larg hezza di me tri
5,50. Saranno impiegate 1.020 giornate
lavorative per la costruzio ne della strada, la c ui spesa a mmonta a L. 5.217.330.
La q uota de ll 'Ammin istrazione regiona le è di L. 4.000.000 mentre la q uota integrati va stata le è di Lire 1.2 17.330.
COMUNE DI CHAM BAVE
Mi lIe ce ntoqu ara nta gio rn ate
lavo rative con quindici opera i e due istruttor i
saranno necessarie per la costruzione,
eseguita con cantiere di lavoro , dei primo lotto della strada d i a llacciamento
delle frazioni Ce illers e Faris al Capoluogo. L'opera verrà eseguita in 5 pe- riodi di cui questo è il primo . Questo
tronco co ste rà 6.964.660 lire di cui
5.500.000 a car ico della Regione e la
rimanenza a carico della Stato. La lung hezza tota le dei tronco sa rà di met ri
1.127 ,10 e la rghezza metri 4.
COMUNE DI GRESSAN
Le ope re eseg ui te con questo canti ere
di lavoro consis to no nella costruzione
dei secondo tronco dell 'arginatura de i
torrente Gressan per una lunghezza di
metri 230. Per tale opera sono previste
76 giorni lavorativ i con 20 operai; il
costa compl ess ivo è di lire 9.310 .780
di cui 7.500.000 a cariee della Regio ne
e 1.810.780 a car ico de ll o Stato .
COMUNE DI FENIS
Con questo cantiere si provvederà al
proseguimento
della costruzione
di
tronchi stradali allaccianti le frazioni
Crétaz - Sollier - Pieller , ecc . Detti tronch i sv iluppe rann o un totale di met!"!
668,83 co n una larghezza di metri 4. il
costo comp les sivo per l'esecuzione de i
lavo ri ammonta a 5.964.660 li re di cui li re
4.500.000 sono stanziati dall a Regione e
1.464.660 a carico de lla Sta to. ·
COMUNE DI SAINT-DENIS
Sarà di 5.485.135 1ire la s pesa prevista per la costruzion e della strad a di
allacciamento della frazione Rafford a
quel la di Orsières . L'opera verrà eseguita in 5 pe riod i di c ui questo è li
primo. La strada avrà una lunghezza
di metri 748,45 ed un a larg hezza di
metri 4.
COMUNE DI SAINT-MARCEL
1 lavor i co ns istono nella sistemazione e nell 'ade mp imento della strada co ·
mu nale di Va lmean az. Per quest'opera
il cui costo è di lire 7.264.660 di cui lire 5.800.000 a cari co della Regione e la
r imanenza a carico dei Ministero dei
Lavo ro e della Prev idenza Social e, oc-
correranno 15 operai per 76 giorni lavorativi. Le earatteristiche della strada
s aran no: lunghezza me t ri 432 e larghezza metri 4.
-----~._._- --
L'Assessorato dei Lavori pubblici ha
ad appaltare in Comun e
di Aosta le seguenti opere:
lavori di costruzione di un tronco di fognatura a sud dei Corso Ivrea
di Aosta , in prolungamento dell a fognatura della circonvallazione sud per
un impo rto complessivo di 11 .000.000
di lire, di cui 8.500.000 per lavori a
base d 'asta . 1 lavori sono stati aggiudicati col ribasso dei 6,21 % su i prezz i unitari di capitolato. Il tronco d i
fogn atura avrà una lunghezza di mi.
453.
provveduto
Borse
di studio
Ur
La Giunta regionale , su proposta
dell'Assessore a ll a Pubblica Istruzione, ha dei iberato la concessione di
n . 20 borse di s tudio di L. 60 .000 caduna a s tudent i meritevol i e bisognosi delle Scuole Secondarie Superiori.
Ecco l'e lenco degli studenti premiati:
- Roll an din Silvio , 4" Rag. ; Thomain Vanda, 4" Rag .; Charles Lea, 4"
Mag .le ; Rodà Enzo , 3" Rag. ; Cavagnet
Lidia, 2" Rag .; Braido Egle, 1" Mg.le ;
Be llà Mari na, 4" Ginnasio ; Bose Edda, 4" Rag. ; Gino Bianca, 4 a Rag .;
Frasson Fulvio, 4" Ginoasio; Girod
Cand ida, 5a Ginnasio ; Sergi Caterina
1" Mag.le; Charles Teresa, 4 a Mag .le;
Peloso M. Grazia , 3" Rag .; Migliorini
Silvana, 5" Rag. ; Rosset Rosina, 3"
Mag. le ; Voyat Fau stina, 4" Mag.le ;
Garzotto Antonio, 3" Geometri ; Roulet Adelina, 4" Mag.le; Coquillard Li ·
na, 4" Rag.
La borsa di s tu d io, intitolata alla
memoria dei Prof . Giulio Brocherel, dell'a mmonta re di Lire 100 .000 , è stata
vinta a nche quest'anno dalla studentessa Piera Asiatiei, dell'Istituto Tecnico « 1 .Ma nzetti " di Aosta .
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M. Motshi
La Valle d'Aosta
a Losanna
Nell'imminenza dell' apertura de! tunnel autos t radale de! Gran San Bernardo
che collegherà direttamente il Vall ese con
la Valle d'Aosta ed in considerazione del
flu sso turistico che' ne potrà derivare
per la nostra Regione, la Giunta regionale ha stabilito che la Valle d'Aosta
sia presente al « Salon International du
Tourisme de Lausanne » .
A t ale importante manifestazione internazionale di carattere eminentemente
turistico che si svolgerà d al 29 febbraio
al1'8 marzo, la Regione Valdostana avrà
per la prima volta, nella suggestiva cornice de! « Palais de Beau-Lieu» un proprio stand nel quale verrà rapp resentata,
sia con diapositive a colori, sia con dischi folkloristici che con pregevoli oggetti
de! nostro artigianato tipico, una pan oramica descrizione della vi ta valdostana.
Saranno inoltre distribuiti migliaia di
p ieghevoli in lingua tedesca, inglese e
francese illustranti le attrattive e le incomparabili bellezze naturali della nostra
Regione.
Corsi per agricoltori
Per migliorare la preparazione professionale degli agr icoltori nel settore frutticolo e viticolo , l'Assessorato
dell'Agricoltura e de lle Foreste ha organizzato un corso di frutticoltura e
viticoltura nel Comune di Montjovet.
Il corso è stato aperto giovedi 13
febbraio aile o re 19,30 pressa l'Albergo Rou x dei Capoluogo dall 'Assessore
a il 'Agricoltura . e aile Foreste Pietro
Fos son, alla presenza delle Autorità
loca li.
Le lezi oni sono state tenute da esperti dell'Istituto di Coltivazioni Arboree dell 'Università di Torino e dai
tecnici dell 'As sessorato Ag ricoltura e
Foreste.
Lunedi 17 febbraio aile ore 20 presso il Municipio di Rhêmes-Saint-Georges, l'Assessore all'Agricoltura, Pietro
Fosson , alla presenza delle Autorità
loca li ha inaugurato un corso di agricoltura montana .
Le lez ioni e le esercitazioni sono tenute dai tecnici della Stazione Sperimental e Alpina di Salice d'Ulzio e dai
t ec nic i de ll 'Ass essorato dell'Agricoltura e Foreste .
PER L'AUMENTO DEI PREZZI
L'assessore Colombo convoca
i rappresentanti dei sindacati
La sera dei 17 jebbraio, ha avuto luaga, presso l'Assessorato dell' I ndustria e
dei Commercio, una riunione alla quale hanno partecipato l'Assenore Mario Colomho - delegato dal Presidente della Giunta regionale - ed i rappresentanti delle
arganizzazioni sindacali C15L, CGIL e SAVY.
La scopo della riunione, indetta dall'Assessorato regionale dell'I ndustria e dei
Commercio, è stato quello di esaminare e di vagliare il problema relativo all'aumento
dei prezzi nella nos/ra Regione.
Dopo aver jatto il ,punto sull'attuale stata dei rincaro dei costo della vita in Valle
l'Assessore . Colombo ha. ampiamente illustrato - su richiesta delle tre , Organizzazio:
nt Szndacalz . la sztuaZlOne rzguardante l'i/er delle licenze richieste per l'apertura di
supermercatl a cooperatzva per la vendita di merci a prezzo lissa nella nastra Città.
l naltre, [' Assessore ha in/nrmata i sindacalisti sull' attuale statu dei lavari di costruziane dei magazzini generali, la cui ultimaziane è prevista per la prassima estate.
Al termine della riuniane le tre Organizzazioni sindacali, appi"ezzando l'interessamento dimostrato, nello specifico settore, dall'Amministrazione regionale, hanna assicurato la loro collaborazione con gli Organi regionali.
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Un de nos amis - très sensible, cÇlmme la plupart des valdôtains
aux problèmes des minorités ethniques - a découvert dans le beau
roman de Llewellin, "Qu'e lle était verte ma vallée », un passage sur
les rapports entre Gallois et Anglais qui l'a vivement touché et qu'il
nous prie de faire connaître à nos lecteurs. Dans ce passage le protagoniste du roman, un jeune gallois fils de mineurs, raconte comment il entra à l'école" nationale n (anglaise) et comment il en fut
expulsé à la suite d'un combat avec un ins tituteur gallois qui rougissait de sa race et qui maltraitait ses jeunes compatriotes. Jadis indépendant, le pays de Galles, à l'ouest de l'Angleterre, devint partie intégrante de celle-ci sous le règne de Henri VIII (1536). La langue celtique
s 'y est conservée.
..
:',16111111111111,',11111111111
Commencer une nouvelle école est certainement bien pire que de se faire arracher une dent. Ce matin-là, j'aurais donné tout au monde pour avoir des ailes et
être une libellule ou autre bestiole sans
mains ni langue. Mais Bron avait l'oeil
sur moi, si bien qu'il ne me resta qu'à la
suivre le long de la grande bâtisse jaune,
aux hautes et étroites fenêtres et de m'engouffrer avec elle dans l'ombre de la porte
d'entrée. Dans le vestibule, cela sentait la
craie.
M. Motshill était Anglais. De taille élevée, les j am bes maigres, l e cou allongé, le
visage encadré de longs favoris blonds, le
crâne chauve, il n'avait pas de moustache.
1
Il sortait de son bureau au moment où
nous entrions.
- Cherchez-vous quelqu'un? demanda-t-il en un anglais grasseyant, comme
s'il avait une corde trop tendue dans la
gorge.
- Oui, dit Bron . Je suis ici avec mon
beau-frère. Ses parents voudraient qu'il
suivît cette école.
M. Motshill lui fit alors subir un interrogatoire: qui était mon père, que faisaitil, quels étaient mes moyens, et autres
questions du même genre. Bron, le visage légèrement préoccup~, répondait avec
politesse, mais je savais que si ses yeux
rencontraient les miens, le fou rire nous
prendrait. Et c'eût été la fin brusquée
de nos projets d'école.
- Eh bien, Master Morgan, dit M. Motshill, prenant un grand bout de ma joue
entre ses doigts et son pouce, et se penchant vers moi, de sorte que je sentis son
odeur. Voulons-nous essayer?
- Oui, monsieur, répondis-je.
- Très bien, dit-il. A demain donc, avec
recommandations, écolage et de quoi acheter les livres. Apportez aussi crayons et
plumes. On vous fera passer un examen
pour se rendre compte de vos connaissances et décider quelle classe vous suivrez ...
Quatorze fois dix-huit?
Vivement, il baissa son visage vers le
mien, et sa voix souffla dans mon oreille.
Si près des miens, ses yeux me parurent
grands, mais ses lunettes les rapetissaient.
De fines veines rouges s'y enchevêtraient.
Sa question n'avait pas de sens. Depuis
ma plus . tendre enfance, nous jonglions
avec les chiffres, et j c marchais à peine,
1 que je savais déjà mon livret.
Je le lui dis. Lentement il ::.e redressa.
- Oui, je vois, marmùtta-L-il, comme
s'il venait de faire une découverte. Oui.
1 Mais dites donc ça en anglais. Il vous fau dra informer ses parents, poursuivit-il,
s'adressant à Bron, que, sous aucun prétexte, il ne doit être autorisé à parler ce
jargon, ni à l'école, ni hors de l'école.
L'anglais, je vous prie, ùniquement l'anglais. Bonsoir.
Il nous quitta. Au bout àu couloir, des
enfants psalmodiaient la table des multiplications. D'après le son et le rythme
j'aurais pu dire à quel chiffre ils en é~
taient. M. Motshill traversa le vestibule et
disparut à l'an~le du corridor. Bron le
suivit des ycux puis, pirouettant sur les
talons, elle m'entraîna vers la sortie et
claqua la porte sur nous.
- Qu'y a-t-il, Bron? demandai-je.
- Tu l'as entendu? exclama-t-elle. Parler anglais! Que va dire ton Papa? Jamais il ne voudra que tu ailles à cette
école, tu verras.
- Oui, et ça va encore faire des histoires à la maison, dis-je.
- Quelles histoires? demanda Bron ,
s'arrêtant au beau milieu de la rue, tandis
que les passants la dévisageaient, parce
qu'elle était ravissante.
- Entre Maman et Papa, dis-je. Papa
dira: pas d'école. Maman répondra: toi,
et ta sale Ecole nationale! Et je continuerai à perdre mon temps à la maison. A
quoi bon leur parler de cette question
d'anglais. Personne n'a besoin de savoir.
Et il n'y aura pas de dispute. Cela ne vaudrait-il pas m.ieux?
Bron me regarda, les mains sur les hanches. Puis elle fixa le bout de son soulier,
et de nouveau, me regarda.
- Tu as raison, mon vieux, dit-elle en
m'embrassant. Ce sera donc l'école. Mais
si cette sale limace te force a parler anglais quand tu as envie de parler gallois,
avertis-moi, n'est-ce pas? Tu n'auras
qu'un mot à dire.
- Et que feras-tu? demandai~je, pour
voir son expression.
- Ce que je ferai! dit Bron, pinçant
les lèvres et rapprochant les paupières
pour n'y laisser que deux fentes étroites.
Je le renverserai sur son sale pupitre, le
fo uetterai et rabattrai le couvercle sur sa
vilaine tê te 1
- Bien dis-je. - Et nous nous mîmes
à r ire, à la pensée des jambes maigres de
M. Motshill, gigotant dans l'air.
L' instituteur
Jonas-Sessions
(Le jeune Huw trace le portrait moral de
M. Elijah Jonas-Sessions, l'instituteur qui
rougissait de son origine galloise.)
Je crois qu'il se mit à me haïr, parce
qu'il sentait que je n'avais aucune coniiance en lui, et que la pensée qu'un gamin comme moi ne l'estimait pas à la va-
..... .
..
........
......
....
..
......
~
........
....
..........
..
IIIIIIA"II~I,'IIIIIIIIIIIIII ~
leur qu'il s'attribuait à lui même, le blessait. Aimant à s'imaginer beaucoup plus
grand qu'il n'était en réalité, son amourpropre devait le tourmenter, et le rendait
cruel.
Mais ce qui le torturait surtout, c'était
son sang gallois. Il en éprouvait une honte
telle qu'il eût tout fait pour le cacher.
Rien de ce qui touchait au pays de Galles ou aux Gallois n 'avait de valeur à ses
yeux. Il les poursuivait de son mépris,
jusque dans son enseignement, et l'histoire, pour lui, comportait un trou, entre les
Actes des Apôtres et le Grand Cadastre
d'Angleterre de Guillaume le conquérant.
Sans doute, le bâtard normand, qui écorcha le sanglier sur les beaux sables du
Sud, et engendra une arIstocratie anglaise,
était-il le parrain de M. Elijah Jonas-Sessions.
S'il se souvenait de l'existence de Rome ,
ce n'était que de la ville où Néron brûlait
les chrétiens. Il s'efforçait d'oublier que,
pendant des siècles, ses aïeux, l'épée à la
main, avaient lutté pour refouler les Romains hors de chez eux; il était prêt à
ignorer que Rome se brisa l'échine, que
Vikings, Danois, Goths, se brisèrent le
coeur, pour avoir essayé d'empêcher ses
ancêtres de se battre et de défendre ce qui
leur appartenait, et que, si ses aïeux a'!aient dû finalement céder, ce n'était pas
faute d'esprit belliqueux, mais parce que
la fleur de leurs guerriers était tombée au
cours de l a lutte, et que leurs femmes ne
pouvaient mettre au monde assez de fils
pour regarnir leurs rangs.
De toute cette histoire-là, M. Elijah Jonas-Sessions avait honte.
Le sang
gallois
Nous arpentions le préau, James Dafydd el moi, répétant des passages du Roi
I,ear, afin de les fixer dans notre mémoire pour l'examen.
Déj à les lilas du jardin voisin allumaient leurs torches, d'un bleu t irant sur
le violet, tandis que dans la mousse au
sommet du mur, les primevéres aux visages innocents s'épanouissaient encore.
Un bruit d e pleurs nous parvint de la
classe enfantine, comme si un enfant s'était fait du mal en tombant. Puis les sanglots se rapprochèrent, la porte s'ouvrit
et une fillette sortit, venant dans notre
direction. Mais elle nous aperçut, ravala
brusquement ses sanglots et, honteuse,
s'arrêta, ses petites mains potelées étalées
sur son visage.
Puis, si menue dans son tablier empesé,
tout raide et brillant des coups de fer de
sa mère, ses chaussettes rou~es réduites
fi rien dans de minuscules sabots, luisants,
astiquées, gais comme la poésie, bordés
de petit çlous de laiton, ses cheveux noués
d'un bout de ruban, elle se remit à sangloter.
A son cou, retenue par une corde neuve
tombant jusqu'à ses tibias qu'elle blessait
lorsqu'elle marchait, pendait une planche
sur laquclle s'étalaient, écrits à la craie
de la main de M. Jonas-Sessions, les mots:
'" Je ne dois pas parler gallois à l'école. ».
A ce moment, M. Jonas parut sous le
porche, en compagnie de Miss Cash et,
les mains dans les poches, se mit à sourire.
Cependant, l'écriteau tirait la petite en
avant, car elle était presque encore un
bébé, la corde écorchant sa nuque e la
planche meurtrissant ses tibias. Secouée
de sanglots bruyants, aigus, jusqu'à en
perdre le souffle - si bien que vous aviez
envie de respirer pour elle - un petit
bout de langue apparaissant entre ses
dents, un filet de salive coulant sur son
menton, elle avait les yeux pleins de ces
grosses larmes de l'enfant en proie à la
souffrance, à la honte et à la peur.
Mais comme je m'approchais d'elle et
que, redoutant sans doute quelque nouveau tourment, elle levait vers moi un
craintif regard, j'aperçus ses yeux, tout
proches encore du berceau; et ses larmes,
qui coulaient brillantes, se gonflèrent soudain cristallines sous mes paupières, m'aveuglant. Comme à travers une brume
matinale, je vis alors dans un jaillissement d'herbe arrachée, de pierres et de
terre, une troupe d'hommes, bardés de fer,
aussi à l'a ise dans leurs armures que moimême dans mon tweed, brandissant des
épées flamboyantes. Cependant, dans la
voix de l'enfant, je percevais une note, -retentissante comme l'appel des trompettes
au combat, et, avec le roulement des ta mbours, un grand cri monta, poussé par les
hommes, tandis que des chariots passaient
à fond de train, que ruisselait le flot des
bannières, que partaient les flèches de la
corde tendue par l'archer, que dans les
rangs s'entrechoquait l'acier et que la
pointe des lances étincelait au soleil.
Rouge, le sang coulait; mes mains en
étaient couvertes, mes pieds · y glissaient,
sa chaude odeur m'enveloppait. Et l'ivresse du combat me possédait.
Puis, la brume se dissipa, et je découvris IvI. Motshill, livide, la cravate dénouée, tiraillant ses favoris, et qui me regardait. Derrière lui, se tenait Mme Motshill, portant une cruche. Je m'ap er,~us
alors que j'étais trempé et que ma gorge
était à vif d 'avoir trop crié. Assis près de
moi, son casque posé à terre, la moustache
tombant d 'un côté, les cheveux en désordre, un agent de police me contemplait.
Sur mes poings du sang séchait.
Le voilà qui revient à lui, dit l'agent. Je
le connais, je l'ai souvent vu en VIlle.
Morgan r dit M. Motshill avec bonté,
mais sans conviction. M'entendez-vous?
- Oui, monsieur, répondis-je, me dressant sur mon séant .
- Vous savez, sans doute, ce que vous
venez d e faire? dit M. Motshill.
- Non, monsieur, répondis-je, en proie
à une vive appréhension. Qu'ai-je fait?
- Vous avez f ailli tuer M. Jonas-Sessions, dit M. Motshill. Vous êtes un terrible garçon!
.
Ce n'est pas tout à fait aussi grave que
ça, dit l'agent . Mais, il faut l'admettre,
vous avez proprement t ravaillé!
- Va-t-oll me mettre en prison? demandai-je à M. Motshill.
- Cela dépendra de M . Jonas, répliaua-t-il. Vous sentez,vous assez bien pour
rentrer ehez vo us?
- Oui, monsieur, répondis-je.
- Alors, partez, dit M. Motshill d'un
ton las, en faisant signe de la main à Mme
Motshill. J'écrirai à votre père dès que
j'aurai vu M. Jonas.
- Merci, monsieur, dis-je.
- Allons, venez, mon garçon, dit l'agent en remettant son casque. Puis apercevant sa moustache dans le vitre d'un
tableau, il fit la grimace, et d'un vigoureux coup de po uce, redressa le côté affaissé.
Je sortis et je d escendis la rue a vee l'agent. Une foule s'était rassemblée près
de la grille pour me regarder partir, mais
j e ne vis que des pieds.
- Que lui ai-je fait? demandai-je à l'agent, au moment où nous arrivions près
du pont.
- Que je sois foudroyé si vous ne l'avez
pas bien arrangé !. répondit-il. Deux yeux
pochés, et toutes ses dents à ramasser!
Quand j e vous ai séparés, il était par
terre, et vous vous acharniez encore sur
lui.
- Qu'est-ce Que l'on va me donner
pour ça, croyez-vous? demandai-je, redoutant sa réponse.
- Rien, répondit-il avec uri sourire. Et
quand Mme Stephens racontera à son
m ari ce qui pendait au cou de la petite, '
on m'appellera de nouveau.
Va-t-il mourir? demandai -je.
- Mourir! dit-il en s'esclaffant. Mais,
Bon Dieu, mon garçon, c'est du poison
qu'il faut pour tuer les rats! Non, non.
Vous ne lui avez donné qu'un avertissement: rien de plus. Je ne savais pas qu'on
employait encore le carcan. Moi, j'ai eu
les mains en sang pour avoir parlé gallois
à l'école. mais c'est d e l'histoire ancienne!
Mon père aussi, dis-je. Je crois que c'est
de voir cette corde autour de son petit
cou qui, tout à l'heure, m'a rendu fou.
- Ne vous tourmentez plus, ça n'a pas
d'importance, dit l'agent. Filez à la mai-
son. Mais méfiez-vous de vos colères et
de vos poings. Ils risquent de vous jouer
de mauvais tours ...
La langue
des ancêtres
(Conseillé par son pasteur, le jeune gallois présente ses excuses à M. Jonas et
réussit à avoir le dernier mot.)
M. Jonas était assis, le visage bandé autour des yeux et de la bouche, un emplâtre sur la main droite, qu'il leva pour
faire signe à Mme Jonas de fermer la
porte.
- Eh bien, dit-il, je suppose que vous
venez solliciter mon pardon?
- Oui, répondis-je. Je regrette ce que
j'ai fait, M. Jonas.
- Je me passe de vos regrets, dit-il.
Vous méritez l'expulsio n, et je l'ai obtenue. Sinon, je vous citais en justice. Et
maintenant, aplatissez-vous, l échez mes
bottes! Je ne vous pardonne pas et ne
dirai pas un mot à M. Motshill.
- J e ne souhaite pas votre pardon, disje. Je suis simplement venu vous faire
mes excuses.
- En voilà assez, dit-il. Je ne connais
que trop les gens de votre espèce. Des fumistes! Tou$., tant que vous êtes. Vous
vous abusez vous-mêmes, et vous trompez
les autres ; Oui, je vous connais, et vous
m'écoeurez. Sale race d'hypocrites!
- Je regrette, dis-je, car sa voix chevrotait désagréablement et n'avait pas sa
sonorité habituelle.
- Vous regrettez. Bon Dieu! s'écria-til. Vous ne serez pas sorti d'ici, que toute
la ville vous entendra faire des gorges
chaudes. Si je vous ai fait monter. ce n'est
que pour vous dire ce que je pense de
vous, espèce de rat d'égout. Et maintenant, sortez!
Il aurait pu me dire n'importe quoi sans
que je lui répondisse, tant j'étais stupéfait d'être t raité d'hypocrite.
- Pourquoi suis-je un hypocrite; IvI.
Jonas? demandai-je. Relevant la tête, il
me regarda, de sous son bandage, et j'aperçus un peu de sa chair meurtrie, bleue,
el mon regret s'en aviva.
- Pourquoi? dit-il, chassant impatiemment de l'air de ses narines. Vous voulez
un exemple : votre conduite à l'école. Délibérément, vous avez cherché à me discréditer auprès de M. Motshill et, comme
le diable protèe-e ses favoris, vous avez
pleinement réussi. Pendant un temps du
moins. Peut-être sera-ce pour vous une
consolation de savoir que, dorénavant , je
reprends la Sixième.
- Mais pourquoi suis-je un h ypocrite?
répétai-je.
- Parce que vous feignez d'être ce que
vo us n'êtes p as, dit-il, la colère altérant
sa voix. Du reste, pourquoi s'att endre à
a utre chose de vous? Voyez d'où vous
sortez! Comme je le disais à M. Motshill,
il n'y a p as lieu de s'étonner. D 'un bouge
de mineurs, vivant comme des pourceaux,
ne songeant qu'à boire et à se battre, et
se servant de la Chapelle comme d'un paravent ! Gallois! Bon Dieu, quelle race!
- Mais pourquoi suis-je un hypocrite,
M. Jonas? répétai-je pour la troisième
fois.
- Sortez 1 fulmina-t-il. Sous le prétexte que je m'efforce d'extirper l'usage de
votre jargon à l'école, vous vous livrez
sur moi à une attaque meurtrière, et maintenant vous avez l'audace de me questionner en anglais! Simoniaque, fumiste,
hypocrite!
- Vous m'avez adressé la parole en anglais, dis-je. Et je croyais que jamais vous
n'usiez du gallois, sinon je vous l'aurais
parlé .
- Ecoutez, Morgan, dit-il, se soulevant
sur le coude, comme s'il s'apprêtait à me
jeter dehors dès a u'il aurait terminé il
n'y a p as de raison-pour que je vous p~rle
ainsi, et Dieu sait pourquoi je le fais. Mais
je désire vous dire ceci avant que vous
ne partiez. Le gallois n'est pas une langue,
jamais il n'a été autre chose qu'un grossier moyen de communication entre des
tribus de barbares puant le guède. Si
vous voulez un conseil, cessez d'en faire
u8age.
- Oh! dis-je, pensant à ma mère, à
mon père , a Bron.
- Oui, poursuivit-il. L'anglais ! Voilà
une langue superbe, parlée par la Reine
et par toute la noblesse. Quant au gallois,
Bon Dieu! N'est-ce pas l e nom qu'on donne aux détrousseurs des champs de courses?
- Mais n'êtes-vous p as Gallois, M. J onas? dis-je.
- Le malheur veut que je sois né dans
Cl' pays, dit-il.
- Votre voix, votre accent sont gallois,
impossible de s'y tromper, dis-je en me
levant - Et votre haine n'y changera
rien! »
DEMENTI
de l'Administration Régionale
au journal d.c. "La Région"
Dans son numéro du 25 février, l'organe démochrétien « La Région" a brodé un
article polémique sUr une nouvelle dénuée de tout fondement, la prétendue
nomination de M. Ferdinand Panelli à la
place de contrôleur de l'Administration
Régionale au Casino de Saint-Vincent.
Nous apprenons que le Bureau de Presse
de i'Administration Régionale a envoyé
au directeur de " La Région " un démenti
catégorique, en le priant de le publier
dans le prochain numéro de son journal.
La paille et la poutre
(Suite de la page 1)
"L'Espresso", pubblicando quel documento, affermà che nemmeno il ministro dell'Agricoltura conosceva i rendiconti finanziari pel' un ammontare di oltre mille
miliardi di lire, l'on. Mariano Rumor, che
a quell'epoca reggeva il dicastero dell'Agricoltura, smenti tutte le affermazioni fatte da Rossi Doria, dall' "Espresso"
e da altri giornali, affermando che il ministeru disponeva di tutti i dati e garantendo la perfetta regolarità delle gestioni
d ella Fedérconsorzi.
Fu subito evidente che le affermazioni
dell'on. Rumor erano false, poichè 10 stesso ministro fu costretto, nello stesso momento in cui copriva col suo nome la responsabilità della Federconsorzi, ad ordinare aIle commissioni provinciali di controllo di predisporre in tutta fretta i rendicont i, che sono stati poi presentati al
Par lamento qualche mese fa dal suo successore nel governo Leone, Bernardo Mattarella.
Ma, tralasciando p cr ora l'esame di quei
rendiconti, i quali constano so11anto di
poche cifre globali, senza nessuna spiegazione, senza nessuna pezza d 'appoggio,
e sono quindi inutilizzabili per un serio
controllo parlamentare, il discorso di Costa apre una fase nuova nella polemica
sulla Federconsorzi e soprattutto contiene una notizia finora ignorata da tutti.
DaI punto 3 dell'ordine deI giorno che
abbiamo sopra pubblicato risulta infatti
che le gestioni svolte dalla Federconsorzi
per conto dello Stato non soltanto non
sono state controllate dai funzionari deI
ministero dell'Agricoltura, nè da quelli
deI Tesoro, nè da alcun altro organo di
controllo pubblico; ma che esse non sono
conosciute neppure dallo stesso consiglio
d'amministrazione della Federconsorzi, il
quale, eome ha affermato il suo presidente, «ignora le condizioni concordate
con gli organi statali, l e misure dei compensi e la situazione attuale dei versamenti effettuati dallo Stato alla federazione e da questa ai consorzi ». Si ha COS1
la prova autentica - che suona accusa
di falso nei confronti dell'on. Rumor e di
tutti coloro che 10 precedettero e che
l'hanno seguito al ministero d ell'Agricoltura - che m ille miliardi di lire sono stati amministrati da un gruppo di uomini,
capitanati da Paolo Bonomi e da Leonida
Mizzi, senza neppure che 10 stesso consiglio di amministrazione della Federconsorzi ne abbia mai saputo nulla ».
Vajont, bananes 'et pommes de terre
Quant aux scandales du Vajont et des Bananes, voici ce qu'en disait récemment, sous
le titre « Gli ultimi scandali », le périodique
mensuel « Noi repubblicani », rédigé par dcs
membres du parti républicain:
«Altri nuovi e gravi episodi di malcostume sono venuti ultimamente a confermare quanto abbiamo sempre detto . Quale è, infatti, l'essenza dello scandalo delle
banane? Non sta solo n ell'asta truccata;
ma piuttosto nello strapotere politico , che
dovendo scegliere tra i competenti per da- .
re un Presidente ad una Azienda di Stato,
preleri gratificare dell'alta carica un incomp etente; uno deI partito insomma. E
quella deI Vajont? Funzionari che non
sanno e non se ne curano, lasciando che
l e cose vadano come vogliono andare e
come i superiori desiderano e per i quali
tutto va sempre b ene appunto perchè non
se ne occupano.
Di chi allora le responsabilità? DaI
modo in cui il governo è stato finora in te 50 ed adoperato dal partito che si è
att ribuito il diritto di dirigere lui le cose
deI paese per servirsene a proprio van-
taggio .Ma ci sembra arrivato il momento
perché questa storia debba finire ».
A Rome, ce ne sont pas les communistes
qui commandent, ce sont bien les démochrétiens, cependant nous apprenons que les agriculteurs des provinces de Cuneo ( très démochrétiens) et d'Alessandria sont en train
de protester parce qu'ils n'arrivent pas à
vendre leurs pommes de terre . Voici ce que
nous lisons, à ce propos, dans la « Stampa »
du 22 février, sous le titre «Regalano ventimila sacchetti di patate con un polemico
volantino d i pro testa »:
« Castelnuovo Scrivia, 21 febbr.
Gli agricoltori di Castelnuovo e dintorni sono mobilitati per preparare la manifestazione di domenica prossima. Vogliono protestare, in modo vistoso, per la crisi
de lle patate a cui si aggiunge; in questa
zona, la crisi delle cipolle. Entrambi i
prodott i ingombrano magazzini e cantine,
e i comprat ori non si presentano . « Se
proprio vogliamo disfarci delle patate dice un coltivatore - dobbiamo portarle
a Novara dove le acquistano per produrre la fecola. E sa quanto ce le pagano?
Cinque lire il chilo ».
La manifestazione di protesta, secondo
i coltivatori più esasperati, doveva essere
« alla francese », ossia con numerose sfilate
di carri e trattori; oppure con bloèchi
stradali, ma poi prevalse un progetto più
prudente e più accorto: perchè dar fastidio
alle colonne di automobilisti che se ne
vanno per la loro strada? Invitiamoli, invece, ad essere nostri alleati.
Nacque COS1 il progetto «della cortesia ».
Ai caselli di Tortona e Castelnuovo dell'autostrada Milano-Genova, alla periferia di Alessandria dove si biforcano le rotabili pel' Torino e Casale, e in alcune città della provincia, stuoli di ragazze campagnole offriranno agli automobilisti un
sacchétto di plastica, contenente un chilo
e mezzo di patate e cipolle, con un biglietto che comincia compitamente COS1:
« Egregi Signori, vi offriamo un sacchetto delle nostre patate e cipolle di cui abbiamo forti quantitativi invenduti a causa delle esagerate importazioni dall'estero. La poca quantità venduta ci viene pagata al prezzo massimo e irrisorio di lire
10 al chilo ».
'
Il foglietto invita il pubblico a fare confronti col prezzo al minuto e chiede la
solidarietà dei consumatori con i produttori nel reclamare una più efficace politica economico-alimentare. « Aiutateci conclude il manifestino - , rifiutate ' le
produzioni importate e date la preferenza
alle nostre patate, migliori anche per qualit à e gusto ».
Castelnuovo Seri via e la zona che la
circonda - Sale, Pontecurone, Alluvioni,
Isola, Grana e altri paesi - producono
100 mila quintali di patate e 70 mila sono
an cora invenduti. Le patate, insieme con
le cipolle (lOOmila quintali invenduti
nella provincia) costituiscono il prodotto
t ipico di queste campagne ».
Enfin, il ne faut pas oublier notre Autonomie . Personne ne peut contester que les
démochrétiens , qui détiennent le pouvoir à
Rome depuis plus de quinze ans, ne soient
les principaux responsables de l'inexécution
de notre Statut d'autonomie.
Pour toutes ces raisons, les « bonomiens »
d'Aoste et leurs amis du «Corriere della
Valle» auraient mieux fait d'écrire: «Finchè la D.C. comanda a Roma, aspelteremo
invano la moralizzazione della vila pubblica,
la valorizzaziane dei prodotti agricoli e l'applicazione della 5tatuto valdostano» ... ou
simplement se taire, vu qu'on ne peut prétendre d 'eux , pour des raisons évidentes,
qu'ils aient le courage de dénoncer les vices '
de leur très démocrate et lrès chrétien parti.
Le Vieux Cordelier.
Hme Anr
Le Peuple Valdôtain
4
Chronique agricole
Soignons nos prairiBS
zo te et de la potasse, tel l'engrais chimique
Nous ne croyons pas nous tromper en
Tcrnape 13 : 13 : 20.
affirmant qu'en Italie il n'existe pas un problème national agricole, mais plusieurs proL'engrais chimique ternaire ne doit pas
blèmes se rapportant chacun à un territoire
être administré en une seule fois, mais en
déterminé et demandant des solutions diffédeux fois: 60 % de la quantité annuelle
ren tes pour chacun d'eux . Si l'on confond
au printemps, et 40 % après avoir fauché
ce qui doi t être distingué, on ne conclura
le fo in. La quantité d'engrais chimique t erjamais rien de bon ni de positif.
naire à répandre sur nos prairies, par quartanée et par année, est d 'environ 10-12 kiSuivant notre modeste avis, on ne peut
los, soit Kg. 6-7 au printemps et Kg. 4-5
pas appliquer aux terrain de montagne de la
après qù'on aura fauché les foins.
Vallée d'Aoste les solutions adoptées dans
la plaine. Il faut, en un mot, revoir l'améSi nos prairies sont convenablement trainagement de nos terres, démêler le bon du
tées et fumées, nous pouvons compter sur
mauvais, le possible de l'impossible. Aujourune augmentation de la quantité et de la
d'hui, il y a déjà en Vallée d'Aoste de vastes
qualité du fourrage récolté. On estime auespaces abandonnés, et d'a.u tres suivront le
jourd'hui que pour alimenter une vache à
même sort si on ne prend dès à présent des
lait il faut disposer d'une surface de 8-10
mesures énergiques.
quartanées en plaipe et de 13-14 quartanées
lorsque la prairie est située à une altitude
Ce ne sont certes pas les agriculteurs qui
de 1200-1300 mètres. En suivant la marche
pourront, à eux seuls, effectuer cette réorgadu progrès agricole nos campagnards pournisation; nos campagnards continueront de
ront nourrir une vache à lait avec une surse plaindre que leur vie est dure et qu'ils
face de 6-7 quartanées en plaine ou de 9- 10
ne gagnent pas assez, et tâcheront par tous
quartanées en montagne.
les moyens de trouver un autre travail , dans
l'industrie, dans les transports, ou dans toute
Enfin, le choix de la semence est primorautre activité, pourvu qu'elle ne soit pas
dial, et il faut tenir compte surtout de sa
agricole.
pureté et de sa germinabilité . On a tout intérêt à acheter des semences fourragères proIl est nécessaire d'affron ter organiquement
duites dans des régions semblables à la nôtre,
ce problème par zone, promouvoir, diriger,
c'est-à-dire dans des régions de montagne.
assister, créer l'union des forces agricoles
Les semences pour prairies doivent être choiexistantes, l'organisation sociale, la coopésies avec soin afin de garantir un bon déveration. Il suffit de réunir un groupe d 'agriloppeme nt et un produit nutritif et équiculteurs de bonne volonté et de commencer.
libré.
Les autres s'uniront ensuite spontanément et
Théapo.
en peu de temps . Naturellement, le premier
pas est toujours le plus difficile.
La Vallée d'Aoste étant une Région à
forte densité de prairies et pâturages, nou s
voudrions donner aujourd'hui quelques indications concernant la culture et les possibilités d'augmenter le rendement de nos
prairies.
On sait qu'en Vallée d'Aoste 44,3 % de
la surface agraire-forestière est occupée par
des prairies, soit au total près de 98.000 hecLabourer toutes terres destinées aux plantares, dont environ 80.000 constitués par des
tes sarclées, notamment aux pommes de teralpages et mayens, 14.000 par des prairies de
re et aux céréales de printemps. En mars on
fauche irriguées, et 4.000 par les prairies de
sème
avoine, orge et froment de printemps.
fauche non irriguées.
Si le temps es t favorable, vers la fin du
Or il est reconnu que nos prairies de faumois on sème les betteraves.
che peuvent augmenter d'une façon sensible
Exécuter aux arbres fruitiers un premier
leur rendement en fourrage. L'augmentation
trai tement antiparasitairè.
de la production fourragère se base essentiellement sur les facteurs suivants :
Exécuter le deuxième épandage d'engrais
azotés aux céréales d'au tomne.
1) labourage des prairies;
Terminer la taille des arbres fruitiers.
2) semences sélectionnées;
Au jardin, continuer les semailles de pois
3) aménagement rationnel;
montants à grains ronds, planter échalotes,
4 ) fumures abondantes et équilibrées.
oignons, carotes et salades à tondre . Tailler
Le labourage des prairies doit être exécuté
les rosiers et les arbustes à floraison estivale.
partout où cela est possible. Or ce n'est un
En mars on sème également sous chassis
mys tère pour personne qu'en Vallée d'Aoste
les tomates, les poivrons, les courgettes, les
il existe une extension considérable dc praipoireaux, les laitues pommées et romaines.
ries qui n'ont jamais été labourées depuis
Il est regre ttable qu'en Vallée d'Aos te on
un lemps immémorial.
n'ait pas encore pris l'habitude de construire
Le labourage des prairies doit être effecdes chassis pour la culture précoce de légutué tous les quinze ans, par tranches ou
fractions annuelles d'un quinzième de la - mes . La culture sous chassis peut fournir
des récoltes anticipées d 'un mois, un mois
surface labourable de la ferme . Les terrains
et demi, sur les autres récoltes exécutées en
labourés sont d'abord semés à pommes de
plein air. Ces scmis peuvent être effectués
terre, l'année suivante on y cultive du frobeaucoup
plus tôt, puisqu'ils sont à l'abri
ment, et la troisième année ils sont tb nsdes gelées.
formés en prairies . Personne n'ignore l'imA la vigne on achève la taille, on met en
portance d 'une rotation triennale, car les
demeure les échalas et piquets, on tend les
terres au contact de l'air s'enrichissent en
fils de fer zingués , et par beau temps on
éléments fe rtilisants, surtout en azote; d'aucommence de lier la vigne .
tre part, on a la possibilité d 'enfouir dan s
le terrain une grande quantité de fumier
de ferme et d'engrais chimiques; enfin, le
labourage détruit les mauvaises herbes qui
trop souvent naissent spontanément et ne
sont d'aucune utilité.
D'après les calculs que nous avons faits,
nous pouvons affirmer que nos vieilles prairies donnent des rentes minimes. Par contre,
la première année après le labou rage, la
surface semée à pommes de terre peur ren(Suite de la page 1)
dre une somme nette au n'JOins 7 fois supérieure ; la deuxième année, avec la culture
moeurs d es uns et des autres, dans la
du grain, la rente nette s'élèvera au double
compréhension mutuelle des caractèreSj
de la renle de la prairie préexistante; mais
différents , qui sont propres à chaque raée ,
surtout, il ne faut pas oublier qu'au cours
résident les raisons profondes de la vodes années qui suivent les prairies nouvellonté
d 'union , ainsi que, pour rappeler
lement reconstituées rendront en fourrage au
encore une fois l 'exemple suisse, le disait
moins le double du fourrage récolté avant le
Francesco Chiesa , tessinois: « nous somlabourage.
mes des italiens suisses », c'est-à-dire des
Nous conseillons vivement à nos campahommes de race lombarde qui avaient lignards de herser chaque année leurs praibrement adhéré à un idéal commun d'inries, surtout celles qui par leur positiori ne
sont pas labourables. Le hersage des prairies
dépendance, de liberté et de paix qui
s'effectue au printemps, assez tôt, avant l'és'appelle Suisse. Mais lorsqu'on aura
pandage du fumier ou de l'engrais chimique.
obligé le sicilien et le breton, le bavarois
Ce travail s'effectue avec une bonne herse
et le bordelais à se mélanger sou s une
métallique, et il ne faut pas craindre de
étiquette inanimée, par la brimade de
passer pl)lsieurs fois sur le même endroit;
leurs traditions, ils retrouveront bien vile hersage , en brisant la croûte, permet à
te leurs différences de race , de civilisal'aIr de pénétrer dans le terrain qu'il enrition, de langue, mais dans l'hostilité et
chi t d'azote ; il facilite la pénétration de
l'eau d'arrosage et tonifie la composition
dans la rancu ne .
chimique du sol.
En somme, il faut vouloir être difféIl faut aussi fumer convenablement les
rents , s'apercevoir des différences, pour
prairies. Les techniciens ont calculé que pour
pouvoir choisir librement d 'être unis. Car
chaque 100 quintaux de fourrage (ou pour
la nature des peuples et des états reschaque 400 quintaux d'herbe) récoltés , on
semble beauco up à celle des corps physiemporte du terrain les quantités suivantes
ques;
si l 'unité se manifes te par la synd'éléments fertilisants: azote Kg. 200, anythèse , il est indiscutable par con tre que
dride phosphorique Kg. 70, oxyde de pola solidité se retrouve dans l'analyse. C'est
tasse Kg. 250. Il est évident que si on ne
en effet sur la solidité et la perfection des
veut pas que la prairie dépérisse, il faut cha
que an née réincorporer au terrain les quanatomes et des molécules que se fonde
tités d'engrais chimique ci-dessus indiquées.
l 'harmonie des corps, comme c'est sur la .
Généralement nos prairies sont fumées tous
solidité et la bonne souche d e chaque
les trois ans avec du fumier à raison de
pierre de taiUe , que se fondent l'équiliKg. 1.000 environ pour chaque quartanée ,
bre et l'harmonie de s constructions humais les deux an nées suivantes on devra
maIlles
.
fumer le terrain en employant un engrais
Alban de Ré.
complexe ternaire contenant surtout de l'a-
Travaux
du mois de mars
l'exemple
de la Suisse
Aoste - La police a
découvert les auteurs
d'une série de vols
La questure d'Aoste a dénoncé à l 'autorité judiciaire une bande de cinq jeunes
gens, qut seraient les auteurs d'une série
de vols commis dernièrement à Aoste. Il
s'agit de Giovanni Paolotti Buffone, 20
ans, de Cleto (Cosenza), Antonio Nania,
23 ans, de Taurianova (Reggio Calabria),
Franco Mastroianni, 18 ans, de Conflenti (Cosenza), et des mineurs G.M . et S.S.
La bande devrait répondre des vols subis récemment par le menuisier Primo
Franco ( L. 5.000 ), par l'horloger Pasquettaz, rue St-Anselme (L. 730.000 en
comptant et des montres pour une valeur de L. 600.000), par l'entreprise Mattioda (L. 770 .000 en comptant et trois
millions en titres), par l'entreprise Agudio (L. 110.000) , et enfin par le commerçan t Peraglie, de Nus (L. 20 .000 en
comptant et L. 10.000 en denrées alimentaires ) .
Une partie des objets volés a été découverte et récupérée dans un petit bois
situé près du village de Porossan .
Naissance
Un beau garçon , premier-né, est venu
réjouir le jeune foyer de M. le géom.
François Cugnod. Le petit a reçu le nom
de Paul-Manuel. Nos félicitations aux pa rents et nos voeux de prospérité pour
l'enfant .
Décès
Le 13 fé vrier, après une longue maladie, supportée avec une grande résignation , est décédée Mme Secondine Rollin
veuve Bionaz, âgée de 74 ans .
Bonne mère de famille, travailleuse et
femme d e grand coeur, la défunte laisse
un grand vide parmi tous ceux qui l'ont
connue et ont pu apprécier ses grands
mérÎtes . Les funéraille s eurent lieu le sa~
medi 15 février avec un grand concours
de monde . La d épouille mortelle a été accompagnée jusqu'à Porossan, où a eu lieu
l'inhumation .
Nous présentons nos plus vives condoléances à ses fil s Augustin, Léon et fa milles , à ses filles Alda, Clémence et familles , à ses soeurs , à ses neveux et ni èces,
ainsi qu'à toute sa nombreuse parenté.
Fénis - Décès d'un
. ,. ,
.anmen emlgre
ture en montagne qui a duré du 17 au
23 févrie r , sous la direction du prof.
Moltoni, d e la station d 'expérimentation
de Salice d'Ulzio _ Les agriculteurs de Rhémes sont très satisfaits parce qu'au cours
de ces soirées ils ont pu comprendre que
l'agriculture , même dans la h aute montagne, peu t encore re ndre quelque chose
si elle est pratiquée avec soin et avec
méthode .
Jeudi soir, l'assesseur Fosson a voulu
se rendre en personn e sur l 'endroit pour
remercier les participants et leur illustrer
les mesures p rises par l'Administration
régionale en faveur de l'Agriculture. Enfin il a invité tout le monde à s'unir et à
former des consorteries pour la construction de chemins ruraux et l 'achat de machines agricoles, car c'est la seule façon
d 'arrêt er le dépeuplement de la m-ontagne.
Vendredi, un fonctionnaire de l'Assessorat a parlé des lois en faveur de l'agriculture et expliqué la manière de profiter
des subsides, qui arrivent, dans certains
cas, à couvrir 80 % de la dépense totale. Samedi ce fut le tour du vétérinaire
régional , qui a expliqué et fait comprendre l'importance du plan d 'assainissemen t
du bétail pour l 'élimin a tio~ de s mastites,
de la brucellose e t de la tuberculose.
St -Christophe - Une
"Veillée Valdôtaine"
organisée par le C.T. V.
Un public nombreux a assis té, le 22
février, dans une salle de l'hôtel Casale,
à une intéressante « Veillée Valdôtaine»
organisée par le Comité des Traditions
Valdôtaines.
Les mem bres du Cercle culturel du
CTV et la « Compagnie di Beuffet » d 'Arnad ont récité des farces et des dialogues
s'inspirant de la Comédie de l'art ainsi
que des pièces de poètes valdôtains d 'autrefois, tandis que les deux groupes fo lkloriques du CTV et de « La Clicca» de
Saint-Martin-de-Corléan s ont exécuté des
chants et des ballets caractéristiques.
L 'Hymne Valdôtain, chanté en choeur
par tout le monde, a clôturé ce tte inoubliable soirée, qui a fait revivre les saines
veillées valdôtaines d 'autrefois.
St-Pierre --Décès
Mme Vaucher Lina, épou se Lale-Murix
Henri, vient de nous quitter à l 'âge de
79 ans, le 14 février 1964.
L'enterrement a eu lieu le dimanche
Le 15 février ont eu lieu les funérailles
de Piccot Juste âgé de 71 ans. Le défunt
avait passé d e longues années en France ,
' où il avait travaillé dans de grandes usines comme forgeron. Il y avait juste une
année qu'il était revenu à son pays natal
pour jouir de sa retraite bien méritée,
quand il fu t atteint d 'une grave maladie
qui l 'emporta en peu de jours.
A sa ·famille en deuil et surtout à son
fils Sylvius, membre de notre mouvement ,
nous présentons nos condoléances émues.
St -Vincent - Méridional
mais mari complaisant
Il est imputé d'avoir tiré profit de la
prostitution de sa femme, Maria Reale,
25 ans, également d e la province de Lecce, surprise par les carabiniers en compagnie de Mario Grigollo, 26 ans, de Bettinozza, dans une auto arrêtée près du stade
de St-Vincent. Pendant que les agents de
l 'ordre interrogeaient le couple - surpris
par eux dans une attitude qui ne devait
pas être des plus édifiantes le mari
sortit d'une autre voiture et fit connaître
ses noms et qualités (maritales ) . Mais au
lieu du résultat esp éré, il en obtint un
tout contraire, comme nous avons vu précédemment. Quant aux deux autres, ils
ont été dénoncés pour actes immoraux.
Nous avons le plaisir d'annoncer la
naissance de la petite Patrizia , qui est
venue réjouir le fo yer de M. Baptiste P ersonnettaz et de son épouse Joséphine,
née Trèves. Nos compliments aux parents
et nos voeux de prospérité pour le b ébé.
Rhèmes-St-Georges -Décès
Le 13 février, est d écédé subitement
M. Sylvain Martin à l'âge de 87 ans. Bon
père de famille et travailleur infatigable ,
il a su, avec les seules ressources de la
campagne, élever une nombreuse famille.
Ses funérailles ont eu lieu le 15 fé vrier
à Villeneuve, où le regretté défunt d escendait en hiver. Nos plus vives condoléances à toute sa nombreuse famille.
Cours d'agriculture
L'Assesseur régional à l'Agriculture. en
collaboration avec le Syndic, a organisé
dans notre commune un cours d'agricul-
BB
tri
Dans la voiture du mari, les carabiniers
eurent encore la surprise de découvrir
deux enfants, de deux et de quatre ans,
fils de Maria et de Giuseppe Tramacere.
Ceux-ci ont également un troisième enfant de trois mois seulement, qui se
trouve en ce moment dans un hôpital.
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Une interpellation
du valdôtain Gex et de
députés des autres
régions autonomes
4-
Le 6 février, un groupe de députés indépendants des 4 Régions
autonomes à Statut spécial a présenté au Pr és id ent du Consei l l'interpellation suivante , concernant la
participation des susdites Régions
à l"élaboration du plan économique
-national :
« 1 sottoscritti chiedono di inte rpellare l'Onorevole Presidente deI
Consiglio e l'Onorevole Ministro
dei Bi lancio perchè renda noto se
inte nde inserire i rappresentanti
delle Reg ion i a Statuto speciale (e ,
date le particolari norme statutarie
della regione Trentino-Alto Adig e,
quelli delle provincie di Trento e
Bolzano) nella attuale fase e nella
elaborazione della programmazione
nazionale ".
L'inte rpellat ion porte les signatures des sici ie ns Corrao et Grimaldi, du sarde Melis , du tyrolien Mitterdorf et du valdôtain Gex.
1
16 avec un grand concours de monde.
Nous présentons nos plus sincères condoléances à son mari, à ses fil s Robert
et Marcel et familles, ainsi qu'à sa fille
Simone et famille , à ses soeurs Mathilde
et Jeanne résidentes en Suisse, à ses neveux, nièces et parents.
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A Thorigny-sur-Marne
Connaissance de la Vallée d'Aoste
Le 1.er février, grâce à la collaboration
d'un ami de la Vall ée d'Aoste, M. R ené
Meunie r, le Photo-Club de l'association "Culture et L oisirs" de Thorig ny a vu sa première
réunion dédiée à la Région Valdôtaine remporter un remarquable succès devant une
salle comble.
Les jours précédents des affiches frappées
de l'écusson valdôtain apparurent dans les
rues de cette coquette commune de la grande
bmûieue Est de Paris; quant à la salle ellemême, elle reçut une décoration appropriée
avec Ctu·tes et dépliants touristiques largement déployés sur fond rouge et noir.
Autour de M. Poyau, maire de Thorignysur-Marne, on notait dans l'assistance de
nombreux enseignants de la localité.' directeur, professeurs et instztuteurs. Mais pour le
déroulement de la séance nous empruntons
quelques lignes à l'a l'ticle paru dans le quotidien " Le Parisien Libéré" :
"M. Poyau, maire, prit tout d'abord la
parole pour remercier l'assistance et expliquer les raisons qui ont amené la création
de " Culture et loisirs".
" M . R. Salua rd parla ensuite du passé de
la Vallée d'Aoste, donnant de nombreux
détails sur sa géographie et surtout sur son
histoire jusqu'en 1945, date à laquelle elle
' -. '
Un certain Giuseppe Tmmacere , 2Î
ans, né à Monterone ( Lecœ) et résidant
à Lessolo , a été ~mêté par les carabiniers
à Saint-Vincent, le soir de vendredi 31
février, et transféré le lendemain aux prisons d 'Aoste .
Job.
Montjovet - Naissance
,."
devint territoire autonome. Il décrivit avec
beaucoup de précision ce petit pays si pittoresque, au folklore coloré, qui attire chaque
année de nombreux touristes. Une petite exposition permettait d'admirer divers produits
et objets typiques du val d'Aoste.
"A l'issue de cette brillante causerie saluée de vifs applaudissements, M. Meunier,
vice-président de "Culture et Loisirs", projeta ses diapositives en couleurs, près de 300
vues prises à la suite de dix ans -ie vacances
en Vallée d'Aoste. Al . Meunier aime ces
paysages et, par ses photos de qualité , il nous
fit partager son enthousiasme.
" On ne sait qui complimenter le plus,
M. Salua rd pour son exposé sur Aoste ou
M. Meunier, grâce à qui chacun a pu faire
samedi soir un magnifique voyage en faisant
découvrir près de notre pays de charmants
lieux de vacances".
DIR. RESP. EMILE PROMENT
Enreg. Tribunal d 'Aoste 24-5-1954
Imprimerie LT.L.A. - Aoste
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