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Villerupt est une petite ville lorraine d’environ
10 000 habitants, à la frontière avec le Luxembourg et
à quelques kilomètres de la Belgique et de l’Allemagne.
Dans le passé, c’était une ville minière et sidérurgique et,
du coup, de forte immigration italienne, mais pas seulement. à la fin des années 1970 la sidérurgie a disparu,
seules quelques cités ouvrières témoignent encore du
passé industriel. Aujourd’hui, une grande partie de la population active travaille au Luxembourg.
C’est en 1976 qu’est né un peu par hasard le Festival du
Film Italien de Villerupt. Dans le cadre de la Maison des
Jeunes et de la Culture, un groupe de jeunes passionnés de cinéma organisait des week-ends thématiques sur
le western, la comédie ou encore la science-fiction... et
cette fois-là, le cinéma italien connaissant un grand succès en France, ils décidèrent de présenter, du 9 au 14
novembre 1976, une douzaine d’œuvres en distribution
ou en avant-première, toutes en version originale avec
sous-titres en français. Le nombre insolite de spectateurs
(plus de 3 500) a conduit les organisateurs à renouveler
l’expérience l’année suivante. D’édition en édition le succès a été grandissant jusqu’à dépasser 30 000 entrées
en 1983.
Les organisateurs, tous bénévoles, étaient environ une
dizaine, dont quelques italophones. Chacun avait des
responsabilités différentes selon ses compétences, mais
les décisions étaient collectives, conformément à l’esprit du temps. Toutefois durant la période du festival, le
groupe atteignait une centaine de personnes. Comme
la ville n’avait plus qu’un seul cinéma, il fallait adapter
certains lieux, la mythique Salle des Fêtes de l’Hôtel de
Ville (600 places), rouvrir des salles de cinéma fermées
depuis de nombreuses années et organiser une restauration vu le nombre de spectateurs qui venaient, car à
Villerupt il n’y avait pas de restaurants.
Le nombre de films augmentait, jusqu’à 30, et la durée du
festival était portée à deux semaines pour englober les
ponts de la Toussaint et du 11 novembre. Les programmations faisaient la part belle à la comédie, très largement importée en France à l’époque, aux films à contenu
social et politique, aux Maîtres (Petri, Rosi, Visconti...)
mais proposaient aussi une ouverture aux nouveaux auteurs. Mario Brenta fut le premier invité du festival, lors
de la deuxième édition, pour présenter Vermisat. Il a été
suivi par Luigi Comencini, Ettore Scola, Francesco Rosi,
Florestano Vancini, Franco Nero, Paolo Taviani, Nanni
Moretti, Franco Brusati, Ugo Tognazzi, Lina Wertmüller,
Luigi Magni...
Au début, le public était local et composé de nombreux
Italiens ou descendants d’Italiens, puis, progressivement,
il s’est élargi à l’ensemble de la Grande Région SarLorLux (Sarre, Lorraine, Luxembourg), avec un nombre
croissant de spectateurs cinéphiles attirés par des films
difficilement visibles ailleurs, dans la région du moins. Le
festival s’est arrêté en 1983. Il subissait avec quelques
années de retard, la grave crise du cinéma italien, ainsi
que celle des activités traditionnelles de la région qui entraînait la diaspora de nombreux organisateurs. Dans la
région, cette période est devenue mythique. Un certain
organisateurs souhaitent prin“ Les
cipalement contribuer, sans aucun
esprit polémique, à l’élargissement
de l’offre cinématographique en
direction d’un public varié
”
nombre de films tels que Pane e cioccolata, La classe
operaia va in paradiso, Amarcord, Una giornata particolare, Un borghese piccolo piccolo... ont marqué durablement la mémoire locale.
En 1986, quelques membres de l’ancienne équipe ont
réussi à créer un nouveau groupe de bénévoles et le festival est reparti. Au début les spectateurs ont été surpris
par la nouveauté des films présentés. La crise des genres
traditionnels a généré une certaine nostalgie et il a fallu
quelques années pour imposer de nouveaux auteurs et
de nouveaux comédiens. Mais dès le début des années
1990, les films de Tornatore, Verdone, Salvatores, Moretti, Mazzacurati, Nichetti, Luchetti, Benigni attiraient de
nouveau plus de 30 000 spectateurs à chaque édition.
En 1998, le festival a été professionnalisé et modernisé, il s’est détaché de la Maison des Jeunes et de la
Culture, tout en continuant à mobiliser plus d’une centaine de bénévoles. Le schéma culturel est défini dans sa
forme actuelle et le nombre de films est porté à plus de
soixante. Chaque année le festival inclut une section thématique avec une rétrospective, un panorama des films
de l’année et diverses compétitions. La sélection des
films vise principalement à refléter autant que possible la
pertinence du cinéma italien sans aucune autocensure,
même et surtout lorsque les auteurs, les comédiens et
les thèmes évoqués sont ignorés en France. Contre le
cliché maintes fois ressassé « le cinéma italien est mort
», contre ceux qui décrètent son déclin ou sa renaissance
uniquement au vu des films sélectionnés dans les sections du Festival de Cannes, contre les nostalgiques de
toutes sortes pour lesquels une œuvre nouvelle ne saurait être prise en considération si elle ne rappelle pas le
néoréalisme ou la comédie à l’italienne. L’adhésion du
public (plus de 46 000 spectateurs en 2010), plus jeune,
plus international, prouve le bien-fondé de cette stratégie,
validée par les institutions françaises, luxembourgeoises
et italiennes.
Le succès de la manifestation et son originalité (Villerupt
n’a aucune des caractéristiques des villes de festival) ont
suscité l’intérêt de nombreux chercheurs en sciences sociales qui entendaient en définir l’identité, entre émigration et milieu ouvrier, ethnographie et multiculturalisme,
mais les organisateurs ne tiennent pas à être enfermés
dans ces catégories.
Le festival est au centre d’une vaste zone d’« italianité
diffuse » (les sous-titres sont toutefois nécessaires pour
la grande majorité des spectateurs) et contribue à actualiser l’image de l’Italie et de sa production culturelle mais
telle n’est pas l’ambition des organisateurs. Ils souhaitent
principalement contribuer, sans aucun esprit polémique,
à l’élargissement de l’offre cinématographique en direction d’un public varié, et donner à ce public l’opportunité
de prendre part à un événement qui allie culture populaire
et élitaire, de rencontrer directement les œuvres et ceux
qui les produisent, hors de la médiation de l’industrie
culturelle traditionnelle.
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Villerupt è una cittadina francese di circa diecimila abitanti al confine con il Lussemburgo, a pochi chilometri dal
Belgio e dalla Germania. Nel passato è stata una città
di miniere e ferriere e, come tale, di forte immigrazione,
italiana ma non solo. Dalla fine degli anni ’70 la siderurgia è scomparsa, a testimoniare del passato restano solo
alcuni quartieri di case operaie. Oggi, per lo più, la popolazione lavora in Lussemburgo.
Nel 1976, è nato un po’ per caso il Festival du Film Italien de Villerupt. Nell’ambito della Maison des Jeunes et
de la Culture, un gruppo di giovani cresciuti nei ciné-club
organizzava vari week-end tematici, western, commedia,
fantascienza ... e quella volta, sull’onda del successo che
il cinema italiano aveva in Francia, dal 9 al 14 novembre
1976, costituì una rassegna di una ventina di film in anteprima o in distribuzione, tutti in versione originale con
sottotitoli in francese. L’insolito numero di spettatori (oltre
3500) indusse gli organizzatori a replicare l’anno successivo con maggior successo e via via fino a giungere a
oltre 30 000 presenze nel 1983.
Gli organizzatori, tutti volontari, erano circa una decina e
pochi parlavano italiano. Ognuno aveva responsabilità diverse a seconda delle competenze ma le decisioni spettavano al collettivo, in armonia con lo spirito dell’epoca.
Il gruppo poi si allargava a circa un centinaio di persone
durante il periodo del festival. In città era rimasto un solo
cinema, occorreva quindi allestire certi spazi, la mitica
Salle des Fêtes de l’Hôtel de Ville (600 posti), riaprire i
cinema chiusi da vari anni ma ancora agibili, organizzare
una mensa per il numero crescente di spettatori che venivano da lontano perchè Villerupt non aveva.
Il numero dei film salì fino a trenta, il festival si allungò a
due settimane per comprendere i ponti di Ognissanti e
dell’11 novembre, festa nazionale francese. In programma, tutta la commedia largamente importata in Francia, i
film di impegno sociale, i maestri (Petri, Rosi, Visconti...)
e un’apertura a nuovi autori. Primo ospite del festival, Mario Brenta, presente alla seconda edizione per presentare
Vermisat (1977). Seguirono poi Luigi Comencini, Ettore
Scola, Francesco Rosi, Florestano Vancini, Franco Nero,
Paolo Taviani, Nanni Moretti, Ugo Tognazzi, Franco Brusati, Luigi Magni, Lina Wertmüller...
All’inizio il pubblico era locale e composto da molti italiani
o discendenti di italiani. Poi, man mano, si è allargato a
tutta la Grande Région SarLorLux (Saar, Lorena, Lussemburgo), con un numero sempre maggiore di spettatori cinéphiles che venivano a vedere film invisibili altrove.
Il festival si è fermato nel 1983, subendo con ritardo la
grave crisi del cinema italiano assieme a quella delle attività tradizionali della zona e la conseguente diaspora di
tanti organizzatori. Nella regione, per molti, quel periodo
è diventato mitico ed è legato al ricordo di sale sempre
piene. Alcuni film quali hanno lasciato il segno.
Nel 1986, alcuni organizzatori sono riusciti a creare un
organizzatori intendono soprat“ Gli
tutto contribuire in maniera non
polemica ad un allargamento
dell’offerta cinematografica per un
pubblico vario.
”
nuovo gruppo e il festival ha ripreso. All’inizio gli spettatori sono rimasti sconcertati dalle novità proposte. La crisi
dei generi tradizionali generava nostalgie e ci sono voluti
alcuni anni per imporre i nuovi autori e i nuovi attori. Ma
all’inizio degli anni ’90 i film di Tornatore, Verdone, Salvatores, Moretti, Mazzacurati, Nichetti, Luchetti, Benigni
attirano di nuovo oltre 30 000 presenze ad ogni edizione.
Nel 1998 il festival si è professionalizzato e ristrutturato,
staccandosi dalla Maison des Jeunes et de la Culture, ma
alla manifestazione continuano a collaborare oltre cento
volontari. Lo schema culturale viene definito nella forma
attuale e il numero dei film portato oltre i sessanta. Ogni
anno il festival comprende una sezione tematica con
una retrospettiva, un panorama dei film dell’anno e vari
concorsi con altrettante giurie. La selezione dei film mira
soprattutto a riflettere quanto possibile l’attualità del cinema italiano di qualità senza nessuna autocensura, anche
e soprattutto quando autori, attori e tematiche sono ignorati in Francia. Contro il luogo comune “le cinéma italien
est mort”, contro coloro che decretano declino e rinascita
solo attraverso le sezioni del Festival di Cannes e contro
i nostalgici di ogni sorta per cui ogni novità può essere
considerata solo se richiama il neorealismo o la commedia all’italiana. L’adesione del pubblico (oltre 46 000 presenze nel 2010), più giovane, più internazionale, dimostra la validità di quella strategia, convalidata anche dalle
istituzioni francesi, lussemburghesi e italiane.
Il successo della manifestazione e la sua originalità (Villerupt non ha nessuna delle caratteristiche delle località
di festival) hanno suscitato l’attenzione di molti studiosi e
ricercatori che ne volevano definire l’identità, tra emigrazione e operaismo, etnografia e multiculturalismo, ma gli
organizzatori non intendono farsi imprigionare in quelle
categorie. Chiaramente il festival è al centro di una zona
di italianità diffusa (ma i sottotitoli sono indispensabili
per la stragrande maggioranza degli spettatori) e contribuisce tuttora a aggiornare l’immagine dell’Italia e della
sua produzione culturale, però non è quella l’ambizione
degli organizzatori. Essi intendono soprattutto contribuire
in maniera non polemica ad un allargamento dell’offerta
cinematografica per un pubblico vario per età e cultura
a cui offrire la possibilità di un’esperienza culturale insieme popolare ed elitaria, l’incontro diretto con le opere
e con chi le produce, al di fuori delle classiche mediazioni
dell’industria culturale.
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A : Amilcar
Le nom du trophée du Festival sculpté par Amilcar
Zannoni est remis chaque année aux lauréats.
Audun-le-Tiche
L’autre site français traditionnel du Festival, où setrouvent
deux des salles : le Cinéma Paradiso et la MJC.
Avant-premières
Les bonnes relations avec les distributeurs français et la
qualité qu’ils nous reconnaissent nous permettent d’avoir
chaque année en avant-première les films les plus prestigieux. Ainsi en 2014 nous avons présenté entre autres
I nostri figli (Ivano de Matteo), Il capitale umano (Paolo
Virzì) et Hungry Hearts (Saverio Costanzo).
B : Bénévoles
L’essentiel du staff est composé de plus de cent
bénévoles qui ont acquis au cours de ces années une
expérience et une excellente qualité professionnelle.
Baru
Baru est le créateur de l’affiche du Festival du Film
Italien de Villerupt en 2015, pour la 11e fois.
D : Débats
De nombreux réalisateurs et acteurs viennent à Villerupt
pour rencontrer le public après la projection de leurs
films. Rencontres appréciées par le public autant que
par les artistes.
E : Esch-sur-Alzette
L’un des sites luxembourgeois du Festival qui donne à la
manifestation sa dimension transfrontalière.
F : Frioul Vénétie Julienne
Frioul, région frontière. Située au nord-est de l’Italie,
la région confine avec l’Autriche et la Slovénie. Invitée
d’honneur cette année, la Friuli Venezia Giulia (FVG) Film
Commission, très active dans le soutien aux tournages.
G : La Grande Guerra
Film célèbre de Mario Monicelli, Lion d’Or à Venise en
1959. Le 23 mai 1915 l’Italie déclare la guerre à l’Autriche, ouvrant un troisième front contre les empires centraux. Le jeune état italien entre ainsi dans le concert des
grandes nations européennes. Le Festival comportera
une rétrospective de films rendant compte de l’événement.
H : Hommages
Chaque année, un ou plusieurs invités sont mis à l’honneur. Le Festival présente tout ou partie de leur œuvre et
une rencontre avec le public est organisée.
I : Inédits
Le comité de sélection visionne des dizaines et des dizaines de films en vue de la programmation qui propose
chaque année une vingtaine d’œuvres inédites en France :
le Festival est l’une des rares occasions offertes au public de les découvrir.
J : Jeunes
Des lycéens et des étudiants de Longwy, Nancy, Metz,
Esch-sur-Alzette et Luxembourg composent le Jury
jeune.Ils passent trois jours au festival, voient les films
de la sélection qui leur est préparée et remettent un prix
après des délibérations souvent homériques.
Jury
Un Jury composé de personnalités françaises, italiennes
et luxembourgeoises du cinéma et des médias distingue
un film parmi une sélection de premiers et seconds films.
La découverte de nouveaux talents est ainsi assurée.
L : Lorraine et Luxembourg
C’est dans la Grande Région, dans un rayon de 120 km
autour de Villerupt que réside 90 de notre public. Mais les
spectateurs qui viennent de plus loin (Alsace, Bourgogne,
Champagne, Région Parisienne, Belgique et même Italie)
sont chaque année plus nombreux.
M : Médias
Grâce à eux, ceux qui raffolent du 7e art, ou souhaitent
simplement le vivre ou le découvrir, peuvent apprécier
des films de répertoire ou inédits. Saluons les journalistes qui nous soutiennent et participent au jury de la
critique chaque année.
P : Petri
Carte blanche à Jean Gili qui présentera un hommage à
Elio Petri en cinq films.
Q : Quand est-ce que ça commence ?
Patience, le festival débutera le 30 octobre 2015, pour
être précis.
R : Il Racconto dei racconti et Il Ragazzo
invisibile
Deux films fantastiques, un genre peu fréquent dans la
production italienne.
S : Séances
6 séances, à partir de 11h les samedis, dimanches et
jours fériés. 3 séances à partir de 15h les jours ouvrables.
T : Trieste
Port autrichien en 1915, Trieste est la ville symbole de la
revendication italienne au parachèvement de l’unité. Elle
devient italienne après la Grande Guerre.
V : Villerupt
Villerupt, 9 600 habitants et tous les ans plus de 40 000
spectateurs à la découverte du cinéma italien.
W : Wonder
Chaque année, à partir du dernier week-end d’octobre,
le miracle se reproduit pendant quinze jours.
Z : Zoran
Un oncle pas très doux et son neveu un peu débile…
Une comédie familiale entre Frioul et Slovénie.
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Cette année le Festival du Film Italien de Villerupt a choisi de mettre à l’honneur la région Frioul-Vénétie
Julienne et sa Film Commission.
C’est une région du nord-est italien qui confine avec l’Autriche et la Slovénie.
Elle a été le théâtre d’affrontements meurtriers pendant la Grande Guerre. La bataille pour Gorizia a laissé un
souvenir impérissable dans une chanson (Oh Gorizia tu sei maledetta…).
À la fin de la seconde guerre mondiale elle a aussi connu des règlements de comptes sanglants entre fascistes et antifascistes et entre Italiens et Yougoslaves.
C’est dans le Frioul, à Casarsa, qu’est né Pier Paolo Pasolini le 5 mars 1922. Ses premiers poèmes rassemblés dans La nuova gioventù, 1941-1974, sont en dialecte frioulan.
La Cineteca del Friuli a vu le jour parmi les décombres du tremblement de terre de 1976. Elle se trouve
justement à Gemona, l’une des villes les plus touchées par la catastrophe.
À Pordenone ont lieu chaque année depuis 1982 Le giornate del cinema muto, l’un des rendez-vous les
plus importants dans le domaine du cinéma des origines.
À Udine, depuis 1999 le cinéma asiatique est à l’honneur dans le Far East Film Festival.
À Trieste se tiennent deux festivals importants, le Festival del cinema latino-americano (créé en 1986), le
Trieste Film Festival (créé en 1988) et Trieste Science+Fiction (crée en 2000).
Trieste est le siège de la Friuli Venezia Giulia Film Commission qui a été créée en 2000 et a contribué à
plusieurs centaines de tournages de films, de documentaires, de spots publicitaires, de clips vidéos… Elle a
soutenu plus 40 longs-métrages de fiction.
Maria Zef • Vittorio Cottafavi • 1981
La sconosciuta / L’inconnue • Giuseppe Tornatore • 2006
Come Dio comanda • Gabriele Salvatores • 2008
Amore, bugie e calcetto • Luca Lucini • 2008
Bella addormentata / La belle endormie • Marco Bellocchio • 2012
Zoran, il mio nipote scemo • Matteo Oleotto • 2013
Il ragazzo invisibile / Le garçon invisible • Gabriele Salvatores • 2014
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Nous sommes comme
en automne
sur les arbres
les feuilles
Giuseppe Ungaretti, Soldats, 1918
Il faut dire les motifs qui m’ont poussé à faire ce film. Je considère, en effet, que la connaissance de l’histoire
nous fait mieux comprendre le moment actuel que nous vivons. Francesco Rosi, à propos de Uomini contro.
Le 23 mai 1915 l’Italie déclara la guerre à l’Empire Austro-Hongrois contre lequel s’était réalisée cinquante
ans plus tôt l’unité du pays. Mais des contentieux demeurent, et l’Italie revendique entre autres le Trentin et
la Vénétie Julienne encore autrichiens.
Dans l’esprit des nationalistes, il s’agit de parfaire l’unité en rattachant au pays les « terres irrédentes ».
Trento et Trieste sont les villes symboles de cette reconquête.
S’ouvre ainsi en 1915 le troisième front de la Grande Guerre.
La Grande Guerre a donné lieu à une floraison d’œuvres littéraires d’inégale importance, de la grande poésie
de Giuseppe Ungaretti (1888-1970) qui a aussi combattu sur le front français, aux romans qui relatent la vie
des soldats et des civils, aux innombrables journaux de guerre.
En revanche le cinéma italien jusqu’à ces toutes dernières années n’avait que rarement représenté cette
guerre. Le premier film fut Maciste alpino (Giovanni Pastrone, 1916) qui transposait dans le conflit en cours
le héros herculéen rendu célèbre trois ans plus tôt par le peplum Cabiria (Giovanni Pastrone, 1913). Des
extraits sont visibles sur internet.
Avec La grande guerra Mario Monicelli remporte en 1959 le Lion d’Or à la Mostra de Venise.
Il faut cependant attendre 1970 pour que Francesco Rosi revienne sur le sujet avec Uomini contro.
À l’occasion du centenaire de la Grande Guerre, un certain nombre de films ont repris le sujet.
Rétrospective organisée avec le concours du Ministero degli Affari Esteri et de Luce Cinecittà
La grande guerra / La grande guerre • Mario Monicelli • 1959
Uomini contro / Les hommes contre • Francesco Rosi • 1970
Torneranno i prati • Ermanno Olmi • 2014
Fango e gloria - La grande guerra • Leonardo Tiberi • 2014
Lacrime delle Dolomiti di Sesto • Hubert Schönegger • 2014
Soldato semplice • Paolo Cevoli • 2015
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Carte blanche à Jean A. Gili
Classé de façon un peu réductive «cinéaste politique», Petri a souvent été rangé dans une catégorie plus
proche de Damiani que de Rosi.
Bien qu’il soit un héritier direct du néo-réalisme - d’une certaine manière, il a appris son métier aux côtés de
Giuseppe De Santis -, Elio Petri a transformé les influences socioculturelles de ses origines pour évoluer vers
un cinéma baroque où l’invention figurative le dispute à la rigueur du propos. Petri choisit une mise en scène
de nature expressionniste, il joue des enseignements brechtiens et des ressources du grotesque, il brouille
les pistes en se servant des réflexions de Marx et de Gramsci mais aussi de Freud et de Reich, il bascule
dans l’onirisme et nous déroute par des plongées kafkaïennes dans les méandres de la scission de l’être et
de la schizophrénie. Petri dérange là ou d’autres rassurent. Son style en trompe-l’œil se sert de l’artifice pour
mieux cerner le réel, des approches métaphoriques pour observer les aberrations du pouvoir.
Jean A. Gili
L’assassino / L’assassin • 1961
I giorni contati / Les jours comptés • 1962
Il maestro di Vigevano • 1963
La decima vittima / La dixième victime • 1965
A ciascuno il suo / À chacun son dû • 1967
Un tranquillo posto di campagna / Un coin tranquille à la campagne • 1968
Indagine su un cittadino al di sopra di ogni sospetto / Enquête sur un citoyen
au-dessus de tout soupçon • 1970
La classe operaia va in paradiso / La classe ouvrière va au paradis • 1971
La proprietà non è più un furto / La propriété, c’est plus le vol • 1973
Todo modo / Todo modo • 1976
Buone notizie • 1979
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Paolo Virzì
Paolo Cioni
Edoardo Winspeare
Alessandro Contessa
Matteo Bini
Giorgio Pasotti
Sebastiano Riso
Matteo Scifoni
Pippo Delbono
Mario Brenta
Karine de Villers
Giuseppe Bonito
Marco Simon Puccioni,
Antonio Morabito
Alessandro Rossetto
Diego Bianchi
Vittorio Omodei Zorini
Sophie Chiarello
Carlo Verdone
Francesco Bruni
Ivano De Matteo
Davide Minnella
Carlo Verdone
Le Jury : Laurent Witz, Jules Werner, Stéphanie Valloatto, Philippe Claudel
Giorgio Pasotti
Edoardo Winspeare
Ivano De Matteo
Pippo Delbono
Paolo Virzì
Vittorio Omodei Zorini
Marco Simon Puccioni
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Amilcar Jury
Piccola patria
Alessandro Rossetto
Amilcar Jury JEUNE
Pulce non c’è
Giuseppe Bonito
Amilcar DE LA CRITIQUE
I nostri ragazzi
Ivano De Matteo
Amilcar DES EXPLOITANTS
In grazia di Dio
Edoardo Winspeare
Amilcar DU PUBLIC
La nostra terra
Giulio Manfredonia
Amilcar DE LA VILLE
Carlo Verdone
Palmarès 29e édition Festival du Film Italien
de Villerupt 2006
• Amilcar du Jury : Billo il grande dakhaar, de
Laura Muscardin
• Amilcar du Jury Jeune : Non prendere impegni stasera, de Gianluca Maria Tavarelli
• Amilcar du Public : Notte prima degli esami, de Fausto
Brizzi
• Amilcar de la Presse : Anche libero va bene, de Kim Rossi
Stuart
• Amilcar Spécial : Maurizio Sciarra, réalisateur
Palmarès 30e édition Festival du Film Italien de Villerupt 2007
• Amilcar du Jury (ex aequo): Notturno bus, de Davide Marengo
Le ferie di Licu, de Vittorio Moroni
• Amilcar du Jury Jeune: Il 7 e l’ 8 de S. Ficarra, de V. Picone Et G. Avellino
• Amilcar du Public : Non pensarci, de Gianni Zanasi
• Amilcar de la Presse : Saturno contro, de Ferzan Ozpetek
• Amilcar Spécial : Beppe Caschetto, producteur
Palmarès 31e Édition Festival du Film Italien de Villerupt 2008
• Amilcar du Jury : Mar nero, de Federico Bondi
• Mention Spéciale du Jury : Pranzo di ferragosto, de Gianni Di Gregorio
La terramadre, de Nello La Marca
• Amilcar du Jury Jeune : Mar nero, de Federico Bondi
• Amilcar du Public : Amore, bugie e calcetto, de Luca Lucini
• Amilcar de la Presse : Pranzo di ferragosto, de Gianni Di Gregorio
• Amilcar de la Ville de Villerupt : Nicola Piovani, compositeur et pianiste
Palmarès 32e Édition Festival du Film Italien de Villerupt 2009
• Amilcar du Jury : Dieci inverni, de Valerio Mieli
• Mention Spéciale Du Jury : La bella gente, de Ivano De Matteo
• Amilcar du Jury Jeune : La casa sulle nuvole, de Claudio Giovannesi
• Amilcar du Public : Si può fare, de Giulio Manfredonia
• Amilcar de la Presse : Vincere, de Marco Bellocchio
• Amilcar des Exploitants : Si può fare, de Giulio Manfredonia
• Mention Spéciale du Jury Exploitant : La bella gente, de Ivano De Matteo
• Amilcar de la Ville de Villerupt : Wilma Labate, réalisatrice
Palmarès 33e Édition Festival du Film Italien de Villerupt 2010
• Amilcar du Jury : Il richiamo, de Stefano Pasetto
• Amilcar du Jury Jeune : 20 Sigarette, de Aureliano Amadei
• Amilcar du Public : La prima cosa bella, de Paolo Virzì
• Amilcar de la Presse : La solitudine dei numeri primi, de Saverio Costanzo
• Amilcar des Exploitants : Basilicata coast to coast, de Rocco Papaleo
• Amilcar de la Ville de Villerupt : Maurizio Nichetti, réalisateur et acteur
Palmarès 34e Édition Festival du Film Italien de Villerupt 2011
• Amilcar du Jury : Sette opere di misericordia, de Gianluca et Massimiliano
De Serio
• Amilcar du Jury Jeune : Ruggine, de Daniele Gaglianone
• Amilcar du Public : Scialla !, de Francesco Bruni
• Amilcar de la Presse : Corpo celeste, d’Alice Rohrwacher
• Amilcar des Exploitants : Tatanka, de Giuseppe Gagliardi
• Amilcar de la Ville de Villerupt : Gianluca Arcopinto, producteur
Palmarès 35e Édition Festival du Film Italien de Villerupt 2012
• Amilcar du Jury : I primi della lista, de Roan Johnson
• Amilcar du Jury Jeune : La Kryptonite nella Borsa, de Ivan Cotroneo
• Amilcar du Public : Tutti i santi giorni, de Paolo Virzì
• Amilcar de la Presse : Romanzo di una strage, de Marco Tullio Giordana
• Amilcar des Exploitants : Il rosso e il blu, de Giuseppe Piccioni
• Amilcar de la Ville de Villerupt : Luigi Lo Cascio, acteur réalisateur
Palmarès 36e Édition Festival du Film Italien de Villerupt 2013
• Amilcar du Jury : Cosimo e Nicole, de Francesco Amato
• Amilcar du Jury Jeune : L’arbitro, de Paolo Zucca
• Amilcar du Public : Amiche da morire , de Giorgia Farina
• Amilcar de la Presse : Alì ha gli occhi azzurri, de Claudio Giovannesi
• Amilcar des Exploitants : Una piccola impresa meridionale, de Rocco
Papaleo
• Amilcar de la Ville de Villerupt : Paolo Virzì
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SITE INTERNET DU FESTIVAL DU FILM ITALIEN DE VILLERUPT
Cette section a pour but de permettre aux internautes de pouvoir consulter toutes les fiches de films
d’archives (depuis 1976) que nous possédons.
Les archives bénéficient d’un formulaire de recherche permettant aux différents utilisateurs de retrouver
facilement l’élément recherché.
Le formulaire, quant à lui, se décline en quatre zones distinctes (ne peuvent être utilisées en même temps) :
•­ Par titre : titre de film en italien ou en français
• Par nom : nom de réalisateur, nom d’acteurs, etc.
• Par année : année officielle de sortie du film
• Par édition du festival
La fiche de film, quant à elle, est semblable à celle des fiches des films en programmation.
Les informations que nous pouvons y trouver ne se cantonnent pas aux titres (italien et français) et à
l’affiche, mais bien en une description quasi complète de l’équipe du film. Allant du réalisateur aux prix que
le film a reçu en passant par l’image, le montage, le(s) producteurs(s), ou encore les
années de diffusion au festival, sans oublier la phrase d’accroche et le résumé. De plus, toutes les
fiches bénéficient de la mention concernant la demande d’autorisation du Pôle de l’Image pour la
réutilisation de la fiche.
Cette base de données regroupe aujourd’hui 1109 fiches de films diffusés au festival. Toutes les
informations contenues dans les enregistrements proviennent exclusivement des archives du Pôle de
l’Image.
Ci-dessous vous trouverez un exemple de présentation d’une fiche de film qui sera diffusée sur le
site :
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SOCIÉTÉ D’ÉCONOMIE MIXTE
IMMOBILIÈRE DE LA VILLE
DE VILLERUPT
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• Délégué Général : Antoine Compagnone
[email protected] - Tél. 0033 (0) 6 08 01 92 87
• Délégué Artistique : Oreste Sacchelli
[email protected] - Tél. 0033 (0)6 65 61 59 51
• Pôle de l’Image
Assistante au Délégué Général : Sandrine Garcia
6, rue Clemenceau BP 30 - 54190 Villerupt
Tél : 0033 (0)3 82 89 40 22 - Fax : 0033 (0)3 82 89 54 02
[email protected] - Site Internet : www.festival-villerupt.com
RELATIONS PRESSE & MEDIAS
SG Organisation
50 rue Saint-Georges - 54000 Nancy
Tél : 0033 (0)3 83 28 58 05 - Fax : 0033 (0)3 83 28 08 08
Anthony Humbertclaude
[email protected]
Sophie Gaulier
[email protected]
REGGI&SPIZZICHINO Communication
Maya Reggi
[email protected]
Tél.: 0039 347 6879999
Raffaella Spizzichino
[email protected] - Tél. : 0039 338 8800199
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Le Festival de A à Z - Centenario Prima Guerra Mondiale 1914